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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2603777

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2603777

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2603777
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande d'une mère visant à enjoindre à l'administration de rétablir l'accompagnement AESH de son fils. Le juge estime que le litige, qui concerne une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) relative à l'aide humaine, relève de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative permettant un rejet sans instruction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mars 2026, Mme C... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’administration de rétablir dans les plus brefs délais l’accompagnement AESH nécessaire à la scolarisation de son fils.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
‑ le code de l’action sociale et des familles ;
‑ le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Reymond-Kellal, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative.

Aux termes de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles : « I.- La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées est compétente pour : / 1° Se prononcer sur l’orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale (…) ». Aux termes de l’article L. 241-9 du même code : « Les décisions relevant du 1° du I de l’article L. 241-6 prises à l’égard d’un enfant ou un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l’objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire (…) ». Aux termes de l’article L. 351-3 du code de l’éducation : « Lorsque la commission mentionnée à l’article L. 146-9 du code de l’action sociale et des familles constate que la scolarisation d’un enfant dans une classe de l’enseignement public ou d’un établissement mentionné à l’article L. 442-1 du présent code requiert une aide individuelle dont elle détermine la quotité horaire, cette aide peut notamment être apportée par un accompagnant des élèves en situation de handicap recruté conformément aux modalités définies à l’article L. 917-1 (…) ». Aux termes de l’article D. 351-7 du même code : « 1° La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées se prononce sur l’orientation propre à assurer la scolarisation de l’élève handicapé, au vu du projet personnalisé de scolarisation élaboré par l’équipe pluridisciplinaire et des observations formulées par l’élève majeur ou, s’il est mineur, ses parents ou son représentant légal (…) / 2° Elle se prononce sur l’attribution d’une aide humaine conformément aux dispositions de l’article L. 351-3 (…) ».

Il résulte des dispositions précitées que la demande de la requérante tendant à contester la décision prise le 3 mars 2026 par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Loire concernant l’aide humaine mutualisée sollicitée pour son fils A..., statuant sur son recours administratif, est insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif puisqu’il n’appartient qu’aux tribunaux de l’ordre judiciaire de connaitre des décisions prises par celle-ci concernant la scolarisation des enfants atteints de handicap en milieu ordinaire qui requiert une aide individuelle.

Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C... ne peut qu’être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C....

Fait à Lyon, le 20 mars 2026.


Le juge des référés,




R. Reymond-Kellal


La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier,


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