Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2610596

samedi 1 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2610596
TypeOrdonnance
PublicationD
Avocat requérantBOUHALASSA

Texte intégral

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, Mme B... A..., représentée par Me Bouhalassa, avocat, demande au juge des référés du tribunal :
1°) de suspendre, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution des décisions du 29 avril 2026 par lesquelles la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) à titre principal, d’enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet du Rhône de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 400 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- il y a urgence à suspendre l’exécution des décisions en litige ;
- les décisions attaquées sont entachées de doutes sérieux quant à leur légalité ; en effet :
le refus de titre de séjour contesté est entaché d’incompétence de son auteur ;
il est insuffisamment motivé ;
il est entachée d’un défaut d’examen particulier de sa situation personnelle ;
il est entaché d’erreur d’appréciation au regard des dispositions du premier alinéa de l’article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
l’obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l’illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et est entachée d’erreur manifeste d’appréciation de sa situation personnelle.



Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2607463 tendant notamment à l’annulation pour excès de pouvoir des décisions contestées.


Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Drouet, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.




Considérant ce qui suit :



Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. » Selon l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. »

Aucun des moyens susvisés et invoqués par Mme A... à l’encontre des décisions du 29 avril 2026 par lesquelles la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, n’est manifestement de nature, au vu de la requête, à créer un doute sérieux sur la légalité de ces décisions. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions à fin de suspension de la requête n° 2610596 selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions de cette même requête à fin d’injonctions et celles à fin de mise à la charge de l’État des frais exposés et non compris dans les dépens.




ORDONNE :


Article 1er : La requête n° 2610596 est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....




Fait à Lyon, le 1er août 2026.




Le juge des référés,




H. Drouet






La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Une greffière,