mercredi 4 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-1912941 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | POISSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 juin 2019 et le 13 octobre 2019, M. et Mme C A, représentés par Me Poisson, demandent au Tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont a été assujettis au titre des années 2014 et 2015, ainsi que des majorations correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent, dans le dernier état de leurs écritures, que :
- le droit de communication exercé auprès de l'autorité judiciaire est irrégulier dès lors qu'il a été fait de façon informelle ;
- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que la demande d'éclaircissements ou de justifications ne comportait pas le relevé et les pièces d'origine judiciaire D6068 et D5676 qui ont permis de calculer la balance des espèces ;
- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que la proposition de rectification n'indique pas la raison pour laquelle la réponse à la mise en demeure du 27 septembre 2017 est insuffisante ;
- la procédure d'imposition est irrégulière, dès lors que l'administration n'a pas répondu aux critiques formulées par l'avocat des requérants dans un courrier du 27 octobre 2017 en réponse à la demande d'éclaircissements ou de justifications ;
- l'imposition n'est pas fondée dès lors que les charges en cause sont déductibles et ne constituent pas des revenus distribués ;
- le virement qualifié d'origine indéterminée n'est pas imposable ;
- la balance des espèces reconstituée n'est pas suffisamment exhaustive ;
- l'application en matière de prélèvements sociaux d'une majoration de 1,25 aux revenus réputés distribués est contraire à la Constitution ;
- la majoration pour manquement délibéré n'est pas fondée en l'absence de démonstration du caractère intentionnel des omissions constatées ;
- les requérants réclament la communication de la pièce D 5676.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 juin 2019, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- et le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Merino, rapporteur,
- les conclusions de M. Pottier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A ont fait l'objet d'un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle à la suite de laquelle ils ont été assujettis à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2014 et 2015. Ils en demandent la décharge ainsi que des majorations correspondantes.
Sur les conclusions à fin de décharge :
Sur la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes, d'une part, de l'article L. 81 du livre des procédures fiscales : " Le droit de communication permet aux agents de l'administration, pour l'établissement de l'assiette et le contrôle des impôts, d'avoir connaissance des documents et des renseignements mentionnés aux articles du présent chapitre dans les conditions qui y sont précisées () ". L'article L.82 C de ce livre prévoit quant à lui : " A l'occasion de toute instance devant les juridictions civiles ou criminelles, le ministère public peut communiquer les dossiers à l'administration des finances " et l'article L. 101 du même livre prévoit que : " L'autorité judiciaire doit communiquer à l'administration des finances toute indication qu'elle peut recueillir, de nature à faire présumer une fraude commise en matière fiscale ou une manœuvre quelconque ayant eu pour objet ou ayant pour résultat de frauder ou de compromettre un impôt, qu'il s'agisse d'une instance civile ou commerciale ou d'une information criminelle ou correctionnelle même terminée par un non-lieu ".
3. Il résulte de l'instruction que les rehaussements en litige procèdent de la consultation par l'administration fiscale des pièces d'instruction réunies dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 2015 auprès du tribunal de grande instance de Bordeaux et de la mise en examen de M. A des chefs d'escroquerie en bande organisée par le transfert de numéraire vers des comptes non déclarés en Israël et association de malfaiteurs en vue de préparer un délit puni de 10 ans d'emprisonnement. En particulier, les pièces mises sous scellés et les procès-verbaux d'investigations et d'auditions des mis en cause, qui ont été communiqués à l'administration fiscale le 3 juillet 2017, ont permis de constater que M. A avait engagé en 2014 la somme de 1 157 050 euros en espèces au casino Barrière d'Enghien pour un montant final de 800 060 euros en espèces, engendrant une perte de 357 010 euros. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, c'est à sa demande, formulée le 20 juin 2017, que l'administration fiscale a été autorisée à consulter le dossier d'instruction par le procureur de la République le 25 juin 2017 puis par le Vice-président chargé de l'instruction le 22 juin 2017. Par conséquent, l'administration fiscale a obtenu régulièrement communication de pièces détenues par l'autorité judiciaire.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales : " En vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, l'administration peut demander au contribuable des éclaircissements. Elle peut, en outre, lui demander des justifications () ". Aucune disposition législative ou réglementaire n'oblige, pour les documents obtenus auprès des tiers, qu'une copie soit transmise au contribuable avant l'envoi d'une demande de justifications. Par un courrier du 8 septembre 2017, l'administration a demandé à M. et Mme A de justifier notamment du solde inexpliqué de la balance des espèces constaté au titre des années 2014 et 2015, lequel a été déterminé en comparant les apports en espèces effectués par les membres du foyer fiscal sur les comptes bancaires connus du service et ceux figurant sur le relevé client remis par le casino d'Enghien avec les retraits et des gains en espèces figurant sur ces mêmes comptes bancaires et sur ce même relevé. Il résulte de l'instruction que ces données ont été détaillées en annexe de la demande d'éclaircissements et de justifications. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, l'administration n'était pas tenue, en tout état de cause, d'annexer à sa demande d'éclaircissements et de justifications les pièces du dossier d'instruction obtenues dans le cadre de l'exercice de son droit de communication auprès de l'autorité judiciaire. Ce moyen ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales : " Les bases ou éléments servant au calcul des impositions d'office et leurs modalités de détermination sont portées à la connaissance du contribuable trente jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions. Cette notification est interruptive de prescription. ". La proposition de rectification doit ainsi indiquer les bases ou éléments qui ont servi au calcul des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales en litige notifiées selon les procédures d'évaluation et de taxation d'office.
6. La proposition de rectification du 27 novembre 2017 indique les bases ou éléments qui ont servi de calcul aux cotisation supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour l'année 2014. Par conséquent, alors que les requérants ont été régulièrement taxés d'office en application des articles L. 16 et L. 69 du livre des procédures fiscales, le moyen tiré de ce que la proposition de rectification serait insuffisamment motivée doit être écarté, quand bien même l'administration n'aurait pas exposé en quoi les éléments apportés par l'avocat de M. et Mme A dans un courriel du 27 octobre 2017 en réponse à la mise en demeure qui a fait suite à la demande d'éclaircissements ou de justifications adressée le 21 juillet 2017 étaient insuffisants.
7. Au demeurant, dès lors que l'administration a mis en œuvre la procédure de taxation d'office prévue aux articles L. 16 et L. 69 du livre des procédures fiscales, les requérants ne sauraient utilement soutenir que les critiques formulées dans ce courriel contre la méthode de détermination de la balance des espèces n'ont pas été soumises à un débat contradictoire.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition () ". Il résulte de ces dispositions qu'il incombe à l'administration, quelle que soit la procédure d'imposition mise en œuvre, et au plus tard avant la mise en recouvrement, d'informer le contribuable dont elle envisage soit de rehausser, soit d'arrêter d'office les bases d'imposition, de l'origine et de la teneur des documents et renseignements obtenus auprès de tiers, qu'elle a utilisés pour fonder les impositions, avec une précision suffisante pour mettre à même l'intéressé d'y avoir accès avant la mise en recouvrement des impositions qui en procèdent. Lorsque l'administration fonde les rectifications envisagées sur plusieurs motifs distincts et autonomes, le défaut de communication des informations utilisées pour établir l'un de ces motifs n'est pas de nature à entacher d'irrégularité, dans son ensemble, la procédure d'imposition, dès lors qu'elle a bien communiqué les informations concernant les motifs justifiant à eux-seuls l'imposition.
9. Si, dans le dernier état de ses écritures, les requérants réclament la communication de la pièce D 5676 dont l'administration fait état dans son mémoire en défense, il ne résulte pas de l'instruction qu'ils en auraient demandé la communication avant la date de mise en recouvrement des impositions contestées.
Sur le bien-fondé :
Sur les suppléments de cotisations d'impôt sur le revenu :
En ce qui concerne les revenus distribués :
10. L'administration fiscale a considéré que M. A était le bénéficiaire de distributions en provenance de la société D@T@RISK détenue à parts égales par M. et Mme A mais dont M. A était seul maître de l'affaire en sa qualité de président et de détenteur de la signature bancaire exerçant seul le contrôle effectif de la société. Les requérants qui se bornent à soutenir que des charges étaient déductibles n'assortissent pas ce moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne les revenus d'origine indéterminée :
S'agissant de la charge de la preuve :
11. En application du dernier alinéa de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales, il incombe à un contribuable taxé d'office en application des articles L. 16 et L. 69 du même livre, de démontrer le caractère exagéré des sommes imposées au titre des revenus d'origine indéterminée.
12. Il résulte de l'instruction que les redressements en litige, qui concernent des revenus d'origine indéterminée ont été établis selon la procédure de taxation d'office, en application des articles L. 16 et L. 69 du livre des procédures fiscales. Les requérants supportent, dès lors, la charge de la preuve de leur exagération.
S'agissant des crédits bancaires :
13. Le vérificateur a constaté que le total des sommes figurant au crédit des comptes bancaires et assimilés du foyer fiscal composé de quatre personnes dont un enfant majeur rattaché, s'élevait à 1 101 276, 66 euros en 2014 et à 494 320,21 euros en 2015 alors que M. et Mme A avaient déclaré avoir perçu 40 597 euros de revenus en 2014 et 39 656 euros en 2015. Il a également constaté des virements de compte à compte à hauteur de 746 248,66 euros en 2014 et de 371 131,37 euros en 2015, soit un montant de crédits nets de 355 028 euros en 2014 et de 123 188,84 euros en 2015, soit encore une discordance nette entre les revenus déclarés et les crédits nets de 314 431 euros en 2014 et de 83 532,84 euros en 2015. En l'absence de justification sur l'objet, la nature et l'origine de certains dépôts de chèques et virements, le service a assimilé à des revenus d'origine indéterminée 21 500 euros de crédits non justifiés en 2014 et 35 278 euros de crédits non justifiés en 2015. Les requérants, qui soutiennent que " le virement qualifié d'origine indéterminée n'est pas imposable ", sans préciser lequel ni apporter la moindre justification, n'assortissent pas ce moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
S'agissant de la balance des espèces :
14. Le service a établi la balance des espèces à partir des débits bancaires et des apports en espèces figurant sur les comptes bancaires ouverts au nom des membres du foyer fiscal et d'après les informations nominatives obtenues officiellement du casino Barrière d'Enghien qui figuraient au dossier pénal retraçant les opérations enregistrées au nom de M. A. Cette balance a fait ressortir un solde bénéficiaire de 347 839 euros pour 2014 et de 112 830 euros pour 2015. Si les requérants soutiennent que la balance des espèces n'est pas suffisamment exhaustive, ils n'apportent aucun élément au soutien de leurs allégations alors qu'ils supportent la charge de la preuve du caractère exagéré des rehaussements notifiés.
Sur les cotisations supplémentaires de contributions sociales :
15. Les revenus considérés comme distribués ont été retenus pour leur montant net, sans majoration de 1,25 s'agissant de l'assiette des contributions sociales. Par conséquent, le moyen tiré de ce que l'application en matière de prélèvements sociaux d'une majoration de 1,25 aux revenus réputés distribués est contraire à la Constitution ne peut qu'être écarté.
Sur les pénalités :
16. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
17. Pour établir le caractère délibéré des manquements reprochés aux requérants, l'administration s'est fondée sur l'importance des sommes dont l'origine ou la nature n'étaient pas justifiées, et dont le caractère imposable ne pouvait être ignoré et ce, pour les deux années vérifiées. Dans ces circonstances, l'administration apporte la preuve, qui lui incombe, de l'intention délibérée des requérants d'éluder l'impôt. Dès lors, ils ne peuvent prétendre à la décharge des pénalités appliquées sur le fondement du a. de l'article 1729 du code général des impôts.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme A demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C A et au directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Perfettini, présidente,
Mme Merino, première conseillère,
M. Guiader, premier conseiller.
Rendu public par sa mise à disposition au greffe le 4 janvier 2023.
La rapporteure,
M. B
La présidente,
D. PERFETTINI La greffière,
L. REGNIER
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires publics à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°1912941/1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026