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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2004819

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2004819

jeudi 9 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2004819
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1re Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET EVENSTEN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 mars et 14 décembre 2020 et le 11 février 2021, la société Redele et Cie Paris, représentée par Me Pommerol, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision de rejet du 7 janvier 2020 ;

2°) de prononcer la réduction de la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement et de la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2015 à 2018 ;

3°) de prononcer la restitution des sommes indûment perçues assorties des intérêts moratoires ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

-les locaux 075 118 0493520 R ont fait l'objet d'une double imposition et ont été pris en compte pour une surface supérieure à leur surface réelle ; en outre l'adresse est inexacte ;

-les locaux 075 118 0875851 P, qui sont à usage de congrès, doivent être exonérés de la taxe ;

-la superficie des locaux 075 118 0268669 R retenue par l'administration est erronée dès lors que sont inclus les locaux divers, les rampes d'accès, les voies de circulation et les dégagements ;

-ces locaux, qui sont des surfaces de stationnement accessibles au public, ne sont pas annexés à des bureaux et locaux commerciaux et ne rentrent pas dans le champ de la taxe sur les bureaux et de la taxe sur les surfaces de stationnement.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 octobre 2020 et le 26 janvier 2021, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France conclut au non-lieu à statuer à raison des sommes dégrevées d'un montant de 83 443 euros et au rejet de la requête.

Il soutient que :

-un dégrèvement de 83 443 euros a été accordé à la société le 7 octobre 2020 ;

-les surfaces de stationnement 075 118 0268669 R devaient être assujetties à la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement sur le fondement des dispositions du 2° du III de l'article 231 ter du code général des impôts et non sur le fondement des dispositions 4° du même III ;

-aucun moyen de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme A,

-et les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La Société Redele et Cie Paris est propriétaire de locaux au sein d'un ensemble immobilier situé 9 et 11 rue Forest, dans le 18ème arrondissement de Paris. A l'issue d'un contrôle sur pièces dont elle a fait l'objet pour les années 2015 à 2018, le service a notifié à la société, par une proposition de rectification du 30 novembre 2018, des rappels de taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement et de taxe annuelle sur les surfaces de stationnement pour chacune des années vérifiées. La société Redele et Cie Paris demande l'annulation de la décision du 7 janvier 2020 par laquelle l'administration fiscale a rejeté sa réclamation ainsi que la décharge des impositions mises en recouvrement le 31 mai 2019.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 7 octobre 2020, postérieure à l'enregistrement de la requête, l'administrateur général des finances publiques de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France a prononcé un dégrèvement, en droits et pénalités, d'un montant total de 83 443 euros. Les conclusions de la requête de la société Redele et Cie Paris sont, dans cette mesure, devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. La décision par laquelle l'administration fiscale statue sur la réclamation contentieuse d'un contribuable ne constitue pas un acte détachable de la procédure d'imposition. En conséquence, elle n'est pas susceptible être déférée à la juridiction administrative par la voie du recours pour excès de pouvoir et peut seulement faire l'objet d'un recours de plein contentieux selon les modalités fixées par les articles L. 199, R. 199-1 et suivants du livre des procédures fiscales. Par suite, les conclusions de la société Redele et Cie Paris tendant à l'annulation de la décision du 7 janvier 2020 par laquelle l'administration fiscale a rejeté sa réclamation contentieuse sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin de décharge :

4. Aux termes de l'article 231 ter du code général des impôts dans sa version applicable aux années en litige : " I. - Une taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement annexées à ces catégories de locaux est perçue, dans les limites territoriales de la région d'Ile-de-France, composée de Paris et des départements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val-d'Oise et des Yvelines. / II. - Sont soumises à la taxe les personnes privées ou publiques qui sont propriétaires de locaux imposables ou titulaires d'un droit réel portant sur de tels locaux. / La taxe est acquittée par le propriétaire, l'usufruitier, le preneur à bail à construction, l'emphytéote ou le titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public constitutive d'un droit réel qui dispose, au 1er janvier de l'année d'imposition, d'un local taxable. / III. - La taxe est due : / 1° Pour les locaux à usage de bureaux, qui s'entendent, d'une part, des bureaux proprement dits et de leurs dépendances immédiates et indispensables destinés à l'exercice d'une activité, de quelque nature que ce soit, par des personnes physiques ou morales privées, ou utilisés par l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements ou organismes publics et les organismes professionnels, et, d'autre part, des locaux professionnels destinés à l'exercice d'activités libérales ou utilisés par des associations ou organismes privés poursuivant ou non un but lucratif ; / 2° Pour les locaux commerciaux, qui s'entendent des locaux destinés à l'exercice d'une activité de commerce de détail ou de gros et de prestations de services à caractère commercial ou artisanal ainsi que de leurs réserves attenantes couvertes ou non et des emplacements attenants affectés en permanence à la vente ; / 3° Pour les locaux de stockage, qui s'entendent des locaux ou aires couvertes destinés à l'entreposage de produits, de marchandises ou de biens et qui ne sont pas intégrés topographiquement à un établissement de production ; / 4° Pour les surfaces de stationnement, qui s'entendent des locaux ou aires, couvertes ou non couvertes annexées aux locaux mentionnés aux 1° à 3°, destinés au stationnement des véhicules, qui ne sont pas intégrés topographiquement à un établissement de production. () V. - Sont exonérés de la taxe : () 3° Les locaux à usage de bureaux d'une superficie inférieure à 100 mètres carrés, les locaux commerciaux d'une superficie inférieure à 2 500 mètres carrés, les locaux de stockage d'une superficie inférieure à 5 000 mètres carrés et les surfaces de stationnement de moins de 500 mètres carrés annexées à ces catégories de locaux ; () ".

En ce qui concerne les locaux référencés 075 118 0493520 R :

5. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. / Il en est de même lorsqu'une imposition a été établie d'après les bases indiquées dans la déclaration souscrite par un contribuable ou d'après le contenu d'un acte présenté par lui à la formalité de l'enregistrement ".

6. Il est constant que dans sa déclaration 6660-REV-K du 9 septembre 2018, la société requérante a indiqué que les locaux référencés 075 118 0493520 R sont situés 11 rue Forest, qu'ils sont d'une surface de 151 m², qu'ils sont occupés à titre gratuit, qu'ils constituent un lieu de dépôt couvert et que l'activité principale exercée dans ce local est " galerie ". L'administration fiscale a soumis lesdits locaux à la taxe prévue par l'article 231 ter sur la base de ces informations. Ainsi, dès lors que la taxe a été établie d'après les bases indiquées par la société Redele et Cie Paris dans sa déclaration, il appartient à cette dernière d'établir le caractère exagéré de ces impositions en application des dispositions précitées de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

7. La société Redele et Cie Paris soutient que le local en cause correspond à l'entrée commune du parking, de la société " Le Dernier Etage " et de l'hôtel en cours de rénovation et que la superficie de ces locaux a déjà été prise en compte pour leurs quotes-parts respectives pour définir la superficie des locaux occupés par l'hôtel, la société et le parking. Toutefois, la production du bail conclu avec l'ancien occupant d'une partie de ces locaux qui a quitté les lieux le 17 avril 2015 et de photographies des lieux prises depuis la rue ne sauraient suffire à établir que la surface en cause aurait été soumise deux fois à la taxe litigieuse.

En ce qui concerne les locaux référencés 075 118 0875851 P :

Quant à l'application de la loi fiscale :

8. La société Redele et Cie Paris se prévaut du fait que les locaux référencés 075 118 0875851 P, situés au 7ème étage sont loués depuis le 21 juillet 2015 par la société Le Dernier Etage qui les occupe à usage de congrès. Toutefois, la loi fiscale ne prévoit aucune exonération spécifique pour les locaux à usage de congrès. Par suite le service était fondé à soumettre lesdits locaux à la taxe litigieuse au regard de la loi fiscale.

Quant à interprétation de la loi fiscale :

9. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par 1'administration. / Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que 1'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente. Sont également' opposables à l'administration, dans les mêmes conditions, les instructions ou circulaires publiées relatives au recouvrement de l'impôt et aux pénalités fiscales ".

10. La société Redele et Cie Paris se prévaut, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des dispositions figurant au n° 190 de la doctrine fiscale référencée BOI-IF-AUT-50-10-10 n° 190 du 28 novembre 2012, applicable au litige, qui ont été reprises au n° 190 de la doctrine référencée BOI-IF-AUT-50-10-10 du 9 février 2022, qui précise que " Les parcs d'exposition et les locaux à usage principal de congrès constituent par nature des locaux commerciaux mais sont cependant assimilés, pour l'application de la TSB et en application des dispositions prévues au VI bis de l'article 231 ter du CGI, aux locaux de stockage ". Toutefois, le n° 240 de la même doctrine précise : " Un local à usage de congrès est un local spécialement conçu pour la tenue des réunions de personnes qui délibèrent sur des recherches, des études communes ou des intérêts communs en différents domaines (congrès de membres de professions libérales, conférences professionnelles, assemblées générales d'associations ou de sociétés). Les parcs locaux à usage principal de congrès constituent par nature des locaux commerciaux mais sont cependant assimilés, pour l'application de la taxe prévue à l'article 231 ter du CGI, aux locaux de stockage. / Doit être regardé comme un local à usage principal de congrès celui qui, au cours de l'année d'imposition est affecté, pour au moins la moitié de son temps d'utilisation, aux manifestations mentionnées ci-dessus. () Par conséquent, les locaux affectés à usage de congrès ou assimilé pendant moins de la moitié de leur temps d'utilisation relèvent de la catégorie des locaux commerciaux ".

11. En l'espèce, alors que le bail signé le 21 juillet 2015 par la société Redele et Cie Paris et la société Le Dernier Etage stipule que cette dernière exerce au sein de ces locaux l'activité de promotion et l'organisation d'événements, centre de réunions, séminaires et congrès et d'organisation d'événements privés, cocktails et mariages, il n'est pas établi que les locaux en litige sont affectés à usage de congrès pendant plus de la moitié de leur temps d'utilisation. Par suite, la société n'est pas fondée à soutenir qu'ils ne pouvaient être soumis à la taxe pour ce motif.

En ce qui concerne les locaux référencés 075 118 0268669 R :

12. Aux termes de l'article 1599 quater C du code général des impôts dans sa version applicable : " I. - Il est institué, au profit de la région d'Ile-de-France, une taxe annuelle sur les surfaces de stationnement. Cette taxe est perçue dans les limites territoriales de cette région. Le produit de la taxe est affecté en section d'investissement du budget de la région, en vue de financer les dépenses d'investissement en faveur des transports en commun. / II. - Sont soumises à la taxe les personnes privées et publiques propriétaires de surfaces de stationnement ou titulaires d'un droit réel portant sur celles-ci. / La taxe est acquittée par le propriétaire, l'usufruitier, le preneur à bail à construction, l'emphytéote ou le titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public constitutive d'un droit réel qui dispose, au 1er janvier de l'année d'imposition, d'une surface taxable. / III. - Les surfaces de stationnement mentionnées au I s'entendent des locaux ou aires, couvertes ou non couvertes, annexées aux locaux mentionnés aux 1° à 3° du III de l'article 231 ter, destinés au stationnement des véhicules, qui ne sont pas intégrés topographiquement à un établissement de production. / IV. - Sont exclues du champ de la taxe : / 1° Les surfaces de stationnement exonérées en application des 1° à 2° bis du V de l'article 231 ter ; / 2° Les surfaces de stationnement mentionnées au III du présent article d'une superficie inférieure à cinq cents mètres carrés. () ".

13. Il résulte de ces dispositions que les surfaces de stationnement situées dans la région Ile-de-France, indépendamment de l'usage qui en est fait ou de la qualité de leurs utilisateurs, sont imposables aux taxes prévues par les articles 231 ter et 1599 quater C du code général des impôts si elles sont destinées au stationnement des véhicules, sont annexées à des locaux à usage de bureaux, à des locaux commerciaux ou à des locaux de stockage et ne sont pas topographiquement intégrées à un établissement de production. Pour déterminer si les surfaces de stationnement doivent être regardées comme annexées à l'une des catégories de locaux ainsi énumérées, il y a lieu de rechercher si leur utilisation contribue directement à l'activité qui y est déployée.

14. Il est constant que les locaux référencés 075 118 0268669 R comprennent des surfaces de stationnement accessibles au public et que les places sont louées à l'heure aux clients extérieurs à l'immeuble et font l'objet d'une exploitation commerciale distincte et indépendante de celle des locaux compris dans les étages de l'ensemble immobilier litigieux. Ainsi, l'utilisation de ces places de stationnement ne contribue pas directement à l'activité déployée dans les locaux situés dans les étages du même ensemble immobilier et elles ne peuvent donc être regardées comme des surfaces de stationnement annexées à un local relevant de l'une des catégories visées aux 1° à 3° de l'article 231 ter du code général des impôts dans sa version applicable eu litige. Dans ces conditions, les locaux litigieux ne pouvaient être soumis aux taxes prévues par les articles 231 ter et du III de l'article 1599 quater du code général des impôts.

15. L'administration soutient que les locaux en cause devaient être assujettis à la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement sur le fondement du 2° de l'article 231 ter dès lors qu'y est exercée une activité de prestation de services. Toutefois, d'une part, les surfaces de stationnement ne sauraient être considérés comme des locaux au sens des dispositions de l'article 231 ter du code général des impôts. D'autre part, les surfaces de stationnement qui font l'objet d'une exploitation commerciale ne sont passibles de la taxe prévue par cet article que depuis l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2019, de la loi n° 2018-1317 du 29 décembre 2018 qui a modifié à cette fin le 4° du III de l'article 231 ter du code général des impôts. Par suite, la demande de substitution de base légale présentée par l'administration doit être rejetée.

16. Il résulte de ce qui précède que la société Redele et Cie Paris est fondée à demander la décharge des rappels de taxe sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement et de taxe annuelle sur les surfaces de stationnement auxquels elle a été assujettie au titre de ces locaux pour les années 2016 à 2018, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête concernant ces redressements.

Sur les intérêts :

17. En cas de remboursements effectués en raison de dégrèvements d'impôt prononcés par un tribunal, les intérêts dus au contribuable en vertu de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales sont, conformément aux dispositions de l'article R. 208-1 du même livre, " payés d'office en même temps que les sommes remboursées au contribuable par le comptable chargé du recouvrement des impôts ". La société Redele et Cie Paris ne fait état d'aucun litige né et actuel avec le comptable compétent pour procéder au paiement des intérêts dus sur le fondement de ces dispositions. Dans ces conditions, les conclusions tendant au paiement de ces intérêts doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à la société Redele et Cie Paris au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société Redele et Cie Paris à hauteur du dégrèvement de 83 443 euros prononcé en cours d'instance.

Article 2 : La société Redele et Cie Paris est déchargée des rappels de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement et de taxe annuelle sur les surfaces de stationnement auxquels elle a été assujettie au titre des années 2015 à 2018 en ce qui concerne les locaux référencés 075 118 0268669 R.

Article 3 : L'Etat versera à la société Redele et Cie Paris la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Redele et Cie Paris et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Bachoffer, président,

Mme Dousset, première conseillère,

M. Khansari, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.

La rapporteure,

A. A

Le président,

B.R. BACHOFFER

La greffière,

L. REGNIER

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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