LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2004975

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2004975

jeudi 10 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2004975
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5e Section - 1re Chambre
Avocat requérantBOHBOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mars 2020, M. C A, représenté par Me Bohbot, demande au tribunal :

1°) de condamner le garde des Sceaux, ministre de la justice à lui verser la somme globale de 12 000 euros en réparation des préjudices résultant de la mauvaise gestion de son dossier de retraite ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'administration a commis une faute de nature à engager sa responsabilité pour avoir manqué à son obligation d'information en matière de retraite, ce manquement fautif lui ayant fait perdre des droits à pension ;

- il ne lui a pas été précisé qu'une demande de prolongation d'activité ne pouvait être déposée qu'une seule fois et qu'elle devait nécessairement l'être avant la survenance de la limite d'âge, soit avant le 5 novembre 2017, de sorte que la deuxième demande de prolongation d'activité qu'il a présentée le 13 février 2018 et que l'administration a, à tort, acceptée le 20 février 2018, lui a seulement permis de continuer son activité sans toutefois lui ouvrir de droits à pension ;

- il peut prétendre à une réparation dès lors qu'il n'a pu percevoir une retraite à taux plein malgré son maintien en activité ;

- le préjudice financier subi, correspondant au manque à gagner sur sa pension de retraite sur une période estimée de 14 ans, se chiffre à la somme de 11 480 euros ;

- son préjudice moral peut être estimé à 520 euros.

Une mise en demeure a été adressée au garde des Sceaux, ministre de la justice le 30 septembre 2021.

Par une ordonnance du 22 novembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 décembre 2021 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 ;

- le décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de M. Schaeffer, rapporteur public,

Considérant ce qui suit :

1. M. A, attaché principal d'administration de l'Etat exerçant des fonctions de rédacteur-expert au sein de la direction des affaires civiles et des grâces a atteint, le 5 novembre 2017, l'âge limite d'activité dans la fonction publique. Sur sa demande, présentée le 31 janvier 2017, il a été autorisé à prolonger son activité au-delà de la limite d'âge, pour une période de neuf mois et 25 jours, entre le 6 novembre 2017 et le 31 août 2018, sur le fondement de l'article 1-1 de la loi du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public, et de l'article 69 de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites. Souhaitant continuer à exercer son activité professionnelle pour quatre trimestres supplémentaires afin de lui permettre d'atteindre les 164 trimestres requis pour une retraite à taux plein, M. A a, le 13 février 2018, demandé le bénéfice d'une nouvelle prolongation d'activité sur le fondement des mêmes dispositions que précédemment. Par un arrêté du 20 février 2018, le garde des Sceaux, ministre de la justice l'a maintenu en activité pour une année supplémentaire, du 1er septembre 2018 au 31 août 2019. Toutefois, par un courriel du 24 mai 2019, le Service des Retraites de l'Etat a informé l'intéressé que sa seconde demande de prolongation d'activité ne pourrait être prise en compte au titre des droits à pensions au motif qu'elle avait été présentée au-delà de la date de la limite d'âge. Par la présente requête, M. A, admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis le 1er septembre 2019, demande au tribunal, après avoir saisi l'administration d'une demande en ce sens, de condamner le garde des Sceaux, ministre de la justice, à lui verser une somme de 12 000 euros en réparation de ses préjudices résultant de la faute commise par l'Etat dans la gestion de son dossier de retraite.

Sur la responsabilité :

2. Aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe général du droit n'impose à l'administration d'informer le fonctionnaire des dispositions législatives qui le concernent. Dans ces conditions, et alors même que le garde des Sceaux, ministre de la justice a explicitement reconnu dans ses échanges avec le Service des Retraites de l'Etat avoir manqué à son devoir d'information faisant ainsi perdre au requérant le bénéfice d'une retraite à taux plein, aucune faute de nature à engager sa responsabilité ne saurait être imputée à cette administration. En outre, le requérant reconnaît lui-même n'avoir d'abord demandé une prolongation que jusqu'au 31 août 2018, et non jusqu'au 31 août 2019 qui lui aurait permis de bénéficier du taux plein, par sa crainte de ne pas être en mesure physiquement et psychologiquement d'effectuer une année supplémentaire. S'il indique qu'il n'aurait pas hésité, dès le 31 janvier 2017, à faire une demande de maintien en activité jusqu'au 31 août 2019 s'il avait été informé que cela lui était possible quitte à partir à la retraite avant s'il le souhaitait, il n'établit pas, ni même d'ailleurs n'allègue, avoir été induit en erreur ou incité à faire sa demande de prolongation en deux temps comme il l'a fait. Dans ces conditions, le garde des Sceaux, ministre de la justice n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité en s'abstenant de porter cette possibilité à la connaissance de l'intéressé.

3. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que le garde des Sceaux, ministre de la justice aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en lui faisant perdre des droits à pension en raison d'une absence d'information sur le régime de la prolongation d'activité.

Sur le préjudice :

4. Il résulte de ce qui précède que l'Etat n'a commis aucune illégalité fautive de nature à engager sa responsabilité. Par suite, M. A n'est pas fondé à demander le versement d'une somme de 12 000 euros en réparation des préjudices financier et moral qu'il prétend avoir subi.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le garde des Sceaux, ministre de la justice, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, verse à M. A une quelconque somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au garde des Sceaux, ministre de la justice.

Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Duchon-Doris, président,

Mme Lambrecq, première conseillère,

Mme Kanté, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.

La rapporteure,

C. B

Le président,

J.C Duchon-DorisLa greffière,

V. Lagrède

La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions