mercredi 6 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2006631 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | GALIMIDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 avril 2020, M. A C, représenté par Me Galimidi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le recteur de l'académie de Paris a rejeté sa réclamation préalable du 20 décembre 2019 ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 123 550 euros au titre des préjudices subis résultant de son voyage scolaire effectué à Londres du 7 au 11 avril 2016 ;
3°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise avant dire droit afin de décrire son état de santé actuel, de déterminer et chiffrer les préjudices subis et de fixer une date de consolidation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la responsabilité pour faute du collège Molière est engagée en raison d'un défaut d'organisation du voyage scolaire effectué à Londres du 7 au 11 avril 2016 dès lors que l'hôtel qui a été retenu pour héberger les élèves durant le voyage scolaire cumulait de nombreuses recensions négatives de voyageurs sur des sites internet spécialisés, qu'il y a été piqué par des insectes et qu'il y a bu une eau non potable ;
- la responsabilité sans faute de l'Etat peut également être retenue à raison du risque que l'administration a fait encourir aux participants du voyage scolaire ;
- ce défaut d'organisation du voyage a causé des préjudices évalués à la somme total de 123 550 euros dont 28 620 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence, 15 000 euros au titre du préjudice scolaire et universitaire, 8 000 euros au titre de la perte de chance de poursuivre sa scolarité dans la formation choisie, 7 000 euros au titre du préjudice d'agrément, 42 930 euros au titre de l'assistance d'une tierce personne, 10 000 euros au titre du préjudice moral et 12 000 euros au titre du pretium doloris.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2021, le recteur de l'académie de Paris conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et à titre subsidiaire, à son rejet.
Il fait valoir que :
- la requête est présentée devant une juridiction incompétente dès lors que l'hôtel Smart Hyde Park Wiew à Londres, qui a hébergé le requérant durant son voyage scolaire, est à l'origine des préjudices allégués ;
- les moyens sont soulevés sont inopérants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Pottier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
Par un mémoire, enregistré le 9 juin 2022, M. C déclare se désister purement et simplement de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte. Dès lors, il y a lieu de donner acte du désistement de la requête de M. C.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au recteur de l'académie de Paris.
Délibéré après l'audience du 22 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Perfettini, présidente,
Mme Merino, première conseillère,
M. Guiader, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juillet 2022.
Le rapporteur,
V. B
La présidente,
D. PERFETTINI
La greffière,
S. CAILLIEU-HELAIEM
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la Jeunesse en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2006631 /1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026