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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2008305

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2008305

vendredi 23 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2008305
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I°) Par une ordonnance du 8 juin 2020, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal administratif de Paris la requête présentée par M. B A le 11 février 2020.

Par cette requête, enregistrée sous le numéro 2008305 le 15 juin 2020, et des mémoires, enregistrés le 17 novembre 2020, le 21 décembre 2020 et le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par la SCP Nataf et Planchat, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la décharge, en droits, intérêts et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2011 à 2013 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il est recevable à demander la décharge des impositions supplémentaires mises à sa charge au titre des revenus distribués par la société Vent d'Ouest ;

- la procédure d'imposition est irrégulière dès lors que les avis d'imposition ont été envoyés à une adresse erronée et que le délai de reprise était prescrit ;

- les propositions de rectifications sont insuffisamment motivées en droit ;

- l'administration ne peut se prévaloir, pour établir une imposition, de pièces ou documents obtenus par une autorité administrative ou judiciaire dans des conditions déclarées ultérieurement illégales par le juge ;

- la méthode de reconstitution de la comptabilité de la société Class J par l'administration, permettant d'identifier des revenus distribués n'a pas été explicitée et a été jugée comme radicalement viciée par la cour administrative d'appel de Paris dans un arrêt n° 20PA03435 du 10 novembre 2022 ;

- l'administration ne justifie pas des dates et des montants en litige crédités sur ses comptes courants d'associé ;

- l'administration ne pouvait pas regarder les sommes créditées à son compte bancaire comme des revenus distribués par les sociétés Class J et Vent d'Ouest, alors qu'elle ne rapporte pas la preuve d'une confusion entre son patrimoine et celui de ces sociétés ;

- pour les sommes réputées distribuées en 2012, le service doit prendre en compte la date d'enregistrement des sommes litigieuses dans son compte courant d'associé à la date de clôture de l'exercice comptable de la société Vent d'Ouest, soit le 30 juin 2012 ;

- les sommes que l'administration a qualifiées de revenus distribués par la société Class J sont constituées de prêts personnels consentis par des proches qui ont transité par le compte bancaire de la société ;

- en se fondant sur le montant du solde débiteur du compte courant et non sur la variation du ce solde débiteur, l'administration a privé le redressement de toute base légale.

Par des mémoires en défense enregistrés le 6 novembre 2020, le 15 décembre 2020 et le 30 novembre 2022, l'administrateur général en charge de la direction spécialisée du contrôle fiscal d'Île-de-France (division juridique) conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

II°) Par une requête, enregistrée sous le numéro 2113137 le 21 juin 2021, et un mémoire, enregistré le 10 novembre 2022, M. B A, représenté par la SCP Nataf et Planchat, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits, intérêts et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2011 à 2013 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le délai de réclamation n'était pas expiré dès lors que l'avis d'imposition a été envoyé à une adresse erronée et qu'il avait informé l'administration de son changement d'adresse ; il n'a eu connaissance de la mise en recouvrement des sommes qu'au cours de l'année 2018 ;

- les propositions de rectifications sont insuffisamment motivées en droit ;

- l'administration ne peut se prévaloir, pour établir une imposition, de pièces ou documents obtenus par une autorité administrative ou judiciaire dans des conditions déclarées ultérieurement illégales par le juge ;

- la méthode de reconstitution de la comptabilité de la société Class J par l'administration, permettant d'identifier des revenus distribués n'a pas été explicitée et a été jugée comme radicalement viciée par la cour administrative d'appel de Paris dans un arrêt n° 20PA03435 du 10 novembre 2022 ;

- l'administration ne justifie pas des dates et des montants en litige crédités sur ses comptes courants d'associé ;

- l'administration ne pouvait pas regarder les sommes créditées à son compte bancaire comme des revenus distribués par les sociétés Class J et Vent d'Ouest, alors qu'elle ne rapporte pas la preuve d'une confusion entre son patrimoine et celui de ces sociétés ;

- pour les sommes réputées distribuées en 2012, le service doit prendre en compte la date d'enregistrement des sommes litigieuses dans son compte courant d'associé à la date de clôture de l'exercice comptable de la société Vent d'Ouest, soit le 30 juin 2012 ;

- les sommes que l'administration a qualifiées de revenus distribués par la société Class J sont constituées de prêts personnels consentis par des proches qui ont transité par le compte bancaire de la société ;

- en se fondant sur le montant du solde débiteur du compte courant et non sur la variation du ce solde débiteur, l'administration a privé le redressement de toute base légale.

Par des mémoires en défense enregistrés le 21 février 2022 et le 23 novembre 2022, l'administrateur général en charge de la direction spécialisée du contrôle fiscal d'Île-de-France (division juridique) conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

-le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Guiader,

-les conclusions de M. Pottier, rapporteur public.

- et les observations de Me Planchat, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Les SARL Class J et Vent d'Ouest, dont M. A est le gérant-associé, ont fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur les exercices clos en 2011, 2012 et 2013. Consécutivement aux constats effectués lors de cette vérification, l'administration a notifié à M. A, à titre personnel et selon la procédure de rectification contradictoire, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2011 à 2013. Par des courriers du 19 juin 2019 et du 17 novembre 2020, le requérant a contesté ces impositions supplémentaires. Par courriers du 12 décembre 2019 et du 20 avril 2021, l'administration a rejeté ses demandes. Par les requêtes susvisées, M. A demande la décharge des impositions supplémentaires mise à sa charge au titre des années 2011 à 2013.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n°s 2008305 et 2113137, présentées pour M. A, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure :

3. En premier lieu, dans le cadre d'un contentieux d'assiette, les irrégularités dont sont, le cas échéant, entachés les avis relatifs aux impositions recouvrées par voie de rôle sont sans incidence sur la régularité et le bien-fondé de l'impôt. Par suite, le moyen tiré de ce que les avis d'imposition notifiés à M. A auraient été envoyés à une adresse erronée est inopérant et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée () ". Pour être régulière au regard des dispositions précitées, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les rectifications envisagées, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile. En revanche, sa régularité ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs.

5. Il résulte de l'instruction que les propositions de rectification en date du 10 et 12 décembre 2014, auxquelles étaient jointes les propositions de rectification des sociétés Vent d'Ouest et Class J, comportent les motifs sur lesquels le service s'est fondé pour procéder aux rappels de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2011 à 2013. Elles rappellent, en préalable, les principaux éléments de droit et de fait relatifs à la vérification de comptabilité dont ont fait l'objet les sociétés Vent d'Ouest et Class J dont M. A était le gérant majoritaire et qui fondent, par voie de conséquence, les rehaussements de l'impôt sur le revenu et des contributions sociales de l'intéressé au titre des années 2011 à 2013, en raison de revenus distribués par ces sociétés. Ces éléments notifiés au contribuable étaient suffisamment précis pour lui permettre d'engager une discussion contradictoire avec l'administration. Ainsi, le moyen tiré de ce que les propositions de rectification du 10 et 12 décembre 2014 seraient insuffisamment motivées manque en fait.

6. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales : " A l'issue d'un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle au regard de l'impôt sur le revenu ou d'une vérification de comptabilité, lorsque des rectifications sont envisagées, l'administration doit indiquer, avant que le contribuable présente ses observations ou accepte les rehaussements proposés, dans la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou dans la notification mentionnée à l'article L. 76, le montant des droits, taxes et pénalités résultant de ces rectifications. Lorsqu'à un stade ultérieur de la procédure de rectification contradictoire l'administration modifie les rehaussements, pour tenir compte des observations et avis recueillis au cours de cette procédure, cette modification est portée par écrit à la connaissance du contribuable avant la mise en recouvrement, qui peut alors intervenir sans délai. () ".

7. Si M. A soutient que les impositions en litige sont fondées sur des documents obtenus par une autorité administrative ou judiciaire dans des conditions déclarées ultérieurement illégales par le juge ou que l'administration n'aurait pas suffisamment détaillé les conséquences financières des rectifications notifiées à la société Class J, l'intéressé, qui ne justifie ni même n'allègue que l'administration se serait prévalue, pour établir l'imposition en litige, de pièces ou documents obtenus dans des conditions déclarées ultérieurement illégales par le juge, conteste par ces moyens la régularité de la procédure de rectification des sociétés dont il est le gérant. Ainsi, eu égard à l'indépendance des procédures, ces moyens sont inopérants et doivent être écartés. En tout état de cause, les dispositions précitées de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales sont inapplicables à la procédure d'imposition de la société Class J.

En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :

S'agissant de la prescription du délai de reprise :

8. Aux termes de l'article 169 du livre des procédures fiscales (LPF) : " Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due ". La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification, par la déclaration ou la notification d'un procès-verbal, de même que par tout acte comportant reconnaissance de la part des contribuables et par tous les autres actes interruptifs de droit commun. S'agissant d'impôts directs recouvrés par voie de rôle, la circonstance que la date de réception de l'avis d'imposition par le contribuable est postérieure à l'expiration du délai de reprise, est sans incidence sur la prescription, dès lors que la date de mise en recouvrement, qui est celle de l'homologation du rôle dont atteste l'avis d'imposition, lui est antérieure.

9. M. A soutient que le délai de reprise de l'administration fiscale, qui s'exerçait jusqu'au 31 décembre 2017, était expiré à la date à laquelle il a reçu en courrier simple les avis d'imposition datés du 22 janvier 2018, en raison d'une erreur d'adresse commise par l'administration dans l'envoi des premiers avis, datés du 12 décembre 2017. Toutefois, il résulte de l'instruction que les impositions supplémentaires mises à la charge du requérant ont été recouvrées, s'agissant d'impôts directs, par voie de rôle, et non par voie d'avis de mise en recouvrement. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que la date de mise en recouvrement est donc celle de l'homologation du rôle dont atteste l'avis d'imposition, soit en l'espèce le 31 décembre 2017. Ainsi, la circonstance que les plis contenant les avis d'imposition des années 2011, 2012 et 2013 adressés à M. A auraient été envoyés postérieurement est sans incidence sur la détermination de la mise en recouvrement des impositions litigieuses. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

S'agissant de la méthode de reconstitution des résultats des sociétés Class J et Vent d'Ouest :

10. Pour reconstituer le chiffre d'affaires réalisé par les sociétés Class J et Vent d'Ouest, l'administration s'est notamment appuyée sur les montants inscrits dans les comptes courants d'associé de ces sociétés et a considéré que ces sommes correspondaient à des recettes dissimulées. M. A se prévaut d'un arrêt n° 20PA03435 de la cour administrative de Paris en date du 10 novembre 2022 qui, après avoir considéré que la méthode de reconstitution du résultat imposable de la société Class J, à laquelle l'administration a effectivement procédé est radicalement viciée, a déchargé cette société en droits, intérêts de retard et pénalités, des compléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises auxquels elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2011, 2012 et 2013. Toutefois, à supposer établie l'absence de confusion entre le patrimoine personnel de M. A et celui de ses sociétés, cette circonstance est sans incidence sur le caractère de revenus distribués des sommes portées au crédit de ses comptes courants d'associé, correspondant à des produits qui n'avaient été comptabilisées ni en comptes de produit ni en comptes de clients. Ainsi, en soutenant que la méthode de reconstitution des recettes des sociétés Class J et Vent d'Ouest utilisée par le service est radicalement viciée, M. A ne remet pas sérieusement en cause la qualification de revenus distribués des sommes portées au crédit de ses comptes courants d'associés.

S'agissant des revenus distribués à raison de la disponibilité des sommes portées au crédit des comptes courants d'associé des sociétés Class J et Vent d'Ouest :

11. En premier lieu, aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. ". Aux termes de l'article 111 du même code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / a. Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes. () / c. Les rémunérations et avantages occultes ; () ". Il résulte de ces dispositions que les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé d'une société soumise à l'impôt sur les sociétés ont, sauf preuve contraire apportée par l'associé titulaire du compte, le caractère de revenus imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

12. L'administration a considéré comme des revenus distribués et taxés entre les mains de M. A au titre des années 2011, 2012 et 2013, en application des dispositions précitées du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts et du c. de l'article 111 du même code, des sommes portées à son compte-courant d'associé des sociétés Class J et Vent d'Ouest, pour un montant total 1 010 963 euros. Si le requérant soutient que ces sommes résultent de prêts consentis par des proches qui pour certains ont été remboursés et produit pour en justifier des attestations de remboursement, l'intéressé n'apporte pas la preuve qui lui incombe qu'il a remboursé personnellement ces prêts en justifiant d'une cession de dettes par les sociétés bénéficiaires des prêts, par tout moyen. Par suite, c'est à bon droit que l'administration les a considérées comme imposables en son nom.

13. En second lieu, aux termes de l'article 12 du code général des impôts : " L'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année. "

14. M. A soutient que, s'agissant des sommes réputées distribuées en 2012, le service doit prendre en compte la date d'enregistrement des sommes litigieuses dans son compte courant d'associé à la date de clôture de l'exercice comptable de la société Vent d'Ouest, soit le 30 juin 2012. Toutefois, l'administration pouvait à bon droit prendre en compte l'ensemble des apports en compte courant sur la période courant du 1er janvier au 31 décembre 2012 et les imposer au titre des revenus l'année 2012 dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

S'agissant des revenus distribués à raison du solde débiteur des comptes courants d'associé des sociétés Class J et Vent d'Ouest :

15. Doivent être regardés comme des revenus distribués, sauf preuve contraire, les montants des soldes débiteurs des comptes courants ouverts dans les écritures d'une société au nom de ses associés, actionnaires ou porteurs de parts au 31 décembre de l'année en cause. En cas de variation de ce solde d'une année civile sur l'autre, seule la différence positive entre ces deux soldes peut légalement être incluse dans le revenu imposable de l'associé, l'actionnaire ou le porteur de parts pour l'année en cause.

16. L'administration a procédé à la reconstitution du solde des comptes d'associé de M. A, après avoir extourné les apports en compte courant qualifiés de revenus distribués et portés au crédit de ces comptes. Après avoir tenu compte de la variation du solde débiteur d'une année sur l'autre, l'administration a ensuite regardé comme revenus distribués les soldes débiteurs de ces comptes, pour un montant total de 203 298 euros au 31 décembre 2011, de 276 346 euros au 31 décembre 2012 et 377 885 euros au 31 décembre 2013. C'est ainsi à bon droit que l'administration a procédé à cette rectification.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales mises à sa charge au titre des années 2011, 2012 et 2013.

Sur les frais liés à l'instance :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n°s 2008305 et 2113137 de M. A sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile-de-France (division juridique).

Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

M. Guiader, premier conseiller,

M. Lenoir, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2023.

Le rapporteur,

V. GUIADER

Le président,

B. ROHMER

La greffière,

S. CAILLIEU-HELAIEM

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2008305 - 2113137/1-3

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