mercredi 10 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2009673 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET HERVE-ANTOINE COUDERC AVOCAT (SELUR) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 3 juillet 2020 et le 11 décembre 2020, M. C A, représenté par Me Couderc, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2011 à 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-la proposition de rectification est insuffisamment motivée ;
- la procédure de rectification est irrégulière pour défaut de notification d'une réponse à ses observations ;
- l'administration a méconnu l'obligation de l'informer sur l'origine véritable des éléments recueillis des tiers en méconnaissance de l'article L. 76 B du LPF ;
- l'administration a méconnu l'article 199 undecies A du code général des impôts, lequel ne fait pas référence à la notion de " programme immobilier " ;
- l'administration s'est fondée à tort sur l'article 217 undecies du code général des impôts lequel ne concerne pas les modalités d'appréciation du seuil d'agrément de deux millions d'euros ;
- l'administration s'est fondée à tort sur l'article 170 decies de l'annexe IV du code général des impôts qui a seulement pour objet de fixer les règles attributives de compétence matérielle pour la délivrance de l'agrément ;
-la doctrine administrative BO-IR-RICI-80-30 (n° 30 à n° 60) du 26 août 2013 sur laquelle l'administration s'est fondée rajoute à la loi et est illégale ;
- il peut se prévaloir de la doctrine administrative BOI 5B-1-06 du 9 janvier 2006, BOI-4H-2-07 du 30 janvier 2007 et BOI-SJ-AGR-40 du 12 septembre 2012, laquelle ne se réfère pas aux notions de " programme immobilier " ou de " programme d'investissement ".
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 novembre 2020 et le 11 février 2021, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris (pôle juridictionnel administratif) conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. B,
-et les conclusions de M. Pottier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les associés de la société à responsabilité limitée de droit néo-calédonien Jeorca ont créé, en 2011, quatorze sociétés civiles immobilières. La société Jeorca a revendu à chacune d'elles deux lots-volumes d'un projet immobilier de cent dix-sept logements. M. A a souscrit au cours de l'année 2011, à une augmentation de capital de l'une de ces SCI de droit néo calédonien, la SCI Aspen, pour un montant de 10 000 000 de francs pacifique, soit 83 800 euros. Il a, à ce titre, bénéficié d'une réduction d'impôt en faveur des investissements outre-mer prévue à l'article 199 undecies A du code général des impôts, au titre de ses revenus des années 2011 à 2013. A la suite d'un contrôle sur pièces, l'administration fiscale a remis en cause cette réduction d'impôt au titre des années 2011 à 2013, par une proposition de rectification du 2 décembre 2014. M. A demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2011, 2012 et 2013.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. Sur demande du contribuable reçue par l'administration avant l'expiration du délai mentionné à l'article L. 11, ce délai est prorogé de trente jours. (). Lorsque l'administration rejette les observations du contribuable, sa réponse doit également être motivée. ".
3. En l'espèce, la proposition de rectification du 2 décembre 2014 adressée à M. A indique les motifs et le montant des rehaussements envisagés, leur fondement légal et la catégorie de revenus dans laquelle ils sont opérés ainsi que les années d'imposition concernées. Dans ces conditions, la circonstance que la proposition de rectification ne mentionne pas expressément le nom des treize autres SCI participant au même programme immobilier que la SCI Aspen dont le requérant était un des associés n'a pas pu l'induire en erreur sur la nature et le montant du redressement opéré par le service. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la proposition de rectification doit être écarté.
4. En deuxième lieu, si le requérant soutient qu'il n'a pas été répondu à ses observations en réponse à la proposition de rectification, il résulte toutefois de l'instruction qu'un courrier de réponse daté du 7 avril 2015 lui a été notifié le 15 mai 2015, ainsi qu'en atteste un avis de réception du pli postal produit par le service. En outre, ledit courrier était suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure pour défaut de réponse aux observations du contribuable doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ". En application de ces dispositions, il incombe à l'administration, quelle que soit la procédure d'imposition mise en œuvre, et au plus tard avant la mise en recouvrement, d'informer le contribuable dont elle envisage soit de rehausser, soit d'arrêter d'office les bases d'imposition, de l'origine et de la teneur des renseignements obtenus auprès de tiers, qu'elle a utilisés pour fonder les impositions, avec une précision suffisante pour permettre à l'intéressé, notamment, de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements, soient mis à sa disposition avant la mise en recouvrement des impositions qui en procèdent.
6. Il ressort des termes mêmes de la proposition de rectification du 2 décembre 2014 que, pour établir les rehaussements en litige, l'administration s'est fondée sur des documents transmis par le directeur des finances publiques de la Nouvelle-Calédonie en vertu de l'article 24 de la convention fiscale franco-calédonienne. Si l'administration n'a pas dressé une liste des documents communiqués par le directeur des finances publiques de la Nouvelle-Calédonie, elle a fait état dans sa motivation de la teneur de ces documents, lesquels sont constitués de l'autorisation de réaliser des travaux de défrichement et le permis de construire délivrés à la société Jeorca, l'acte de cession de lots-volumes à la SCI Aspen et le procès-verbal d'augmentation du capital de la SCI Aspen, et il est constant qu'elle a annexé ces documents à la proposition de rectification. M. A ne démontre au demeurant pas qu'il aurait sollicité la communication de ces documents. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales doit être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions :
S'agissant de l'application de la loi fiscale :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 199 undecies A du code général des impôts, dans sa rédaction applicable : " 1. Il est institué une réduction d'impôt sur le revenu pour les contribuables domiciliés en France au sens de l'article 4 B qui investissent dans les départements d'outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy, dans les îles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises () : / 2. La réduction d'impôt s'applique : / () b) Au prix de revient de l'acquisition ou de la construction régulièrement autorisée par un permis de construire d'un immeuble neuf situé dans les départements ou collectivités visés au 1, que le propriétaire prend l'engagement de louer nu dans les six mois de l'achèvement ou de l'acquisition si elle est postérieure pendant cinq ans au moins à des personnes, autres que son conjoint ou un membre de son foyer fiscal, qui en font leur habitation principale / c) Au prix de souscription de parts ou actions de sociétés dont l'objet réel est exclusivement de construire des logements neufs situés dans les départements ou collectivités visés au 1 et qu'elles donnent en location nue pendant cinq ans au moins à compter de leur achèvement à des personnes, autres que les associés de la société, leur conjoint ou les membres de leur foyer fiscal, qui en font leur habitation principale. Ces sociétés doivent s'engager à achever les fondations des immeubles dans les deux ans qui suivent la clôture de chaque souscription annuelle. Les souscripteurs doivent s'engager à conserver les parts ou actions pendant cinq ans au moins à compter de la date d'achèvement des immeubles ; / d) Aux souscriptions au capital de sociétés civiles autorisées à procéder à une offre au public de titres financiers, lorsque la société s'engage à affecter intégralement le produit de la souscription annuelle, dans les six mois qui suivent la clôture de celle-ci, à l'acquisition de logements neufs situés dans les départements ou collectivités visés au 1 et affectés pour 90 % au moins de leur superficie à usage d'habitation. Ces sociétés doivent s'engager à louer les logements nus pendant cinq ans au moins à compter de leur achèvement ou de leur acquisition si elle est postérieure à des locataires, autres que les associés de la société, leur conjoint ou les membres de leur foyer fiscal, qui en font leur habitation principale. Les souscripteurs doivent s'engager à conserver les parts pendant cinq ans au moins à compter de ces mêmes dates / () 4. Lorsque le montant des investissements mentionnés aux b, c, d, f et g du 2 est supérieur à deux millions d'euros, le bénéfice de la réduction d'impôt est conditionné à l'obtention d'un agrément préalable délivré par le ministre chargé du budget dans les conditions prévues au III de l'article 217 undecies. / () 6 bis. La réduction d'impôt ne s'applique pas aux investissements mentionnés aux b, c et d du 2 engagés après le 31 décembre 2010. / Toutefois, la réduction d'impôt s'applique également : / 1° Aux investissements mentionnés aux b, c et d du 2 engagés entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2011. () / Pour l'application du présent 6 bis, sont considérés comme engagés : / () - les investissements mentionnés au c du 2 correspondant à des souscriptions de parts ou d'actions de sociétés dont l'objet réel est exclusivement de construire des logements neufs dont les permis de construire ont été délivrés ; ".
8. Aux termes de III de l'article 217 undecies du code général des impôts, dans sa version applicable : " 1. Pour ouvrir droit à déduction, les investissements mentionnés au I () doivent avoir reçu l'agrément préalable du ministre chargé du budget, après avis du ministre chargé de l'outre-mer. L'organe exécutif des collectivités d'outre-mer compétentes à titre principal en matière de développement économique est tenu informé des opérations dont la réalisation le concerne. / L'agrément est délivré lorsque l'investissement : / a) Présente un intérêt économique pour le département dans lequel il est réalisé ; il ne doit pas porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou constituer une menace contre l'ordre public ou laisser présumer l'existence de blanchiment d'argent ; / b) Poursuit comme l'un de ses buts principaux la création ou le maintien d'emplois dans ce département ; / c) S'intègre dans la politique d'aménagement du territoire, de l'environnement et de développement durable ; / d) Garantit la protection des investisseurs et des tiers. / L'octroi de l'agrément est subordonné au respect par les bénéficiaires directs ou indirects de leurs obligations fiscales et sociales et à l'engagement pris par ces mêmes bénéficiaires que puissent être vérifiées sur place les modalités de réalisation et d'exploitation de l'investissement aidé. ".
9. Il résulte des dispositions citées aux points 7 et 8, éclairées par les travaux préparatoires de la loi du 27 mai 2009 pour le développement économique des outre-mer de laquelle elles sont issues, que, pour ouvrir droit à la réduction d'impôt prévue au c du 2 de l'article 199 undecies A du code général des impôts, les investissements réalisés outre-mer dans le secteur du logement doivent avoir reçu l'agrément préalable du ministre chargé du budget lorsque leur montant excède deux millions d'euros et que, eu égard à l'objet et aux critères de délivrance de cet agrément, le seuil de deux millions d'euros doit être apprécié, non pas au regard des souscriptions au capital des sociétés, mais au regard du coût total du programme immobilier en vue duquel les souscriptions de parts ou d'actions de sociétés ont été réalisées. Pour l'application de ces dispositions, les bâtiments collectifs ou les ensembles de logements individuels faisant l'objet d'une même demande de permis de construire constituent un programme immobilier.
10. Il résulte de l'instruction et n'est d'ailleurs pas sérieusement contesté, que l'augmentation de capital de la SCI Aspen, à laquelle a souscrit M. A, s'est inscrite dans le cadre de la réalisation du programme immobilier porté par la société Jeorca, lequel a fait l'objet de la part de cette dernière d'une demande unique de permis de construire, et dont le coût total s'élève à 19 967 864 euros, soit un montant supérieur au seuil de deux millions d'euros fixé au 4 de l'article 199 undecies A du code général des impôts. Le bénéfice de la réduction d'impôt prévue par le c du 2 du même article était dès lors conditionné par l'obtention d'un agrément préalable, dont il est constant qu'il n'a pas été délivré en l'espèce. M. A n'est dès lors pas fondé à soutenir, au regard de la loi fiscale, que c'est à tort que l'administration a remis en cause la réduction d'impôt dont il avait bénéficié au titre de son investissement dans la SCI Aspen.
11. En second lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des dispositions des I bis et I ter de l'article 170 decies de l'annexe IV au code général des impôts, dès lors que les impositions supplémentaires en litige ne sont pas fondées sur ces dispositions.
S'agissant de l'interprétation administrative de la loi fiscale :
12. En premier lieu, et dès lors que l'imposition en litige a été établie conformément à l'application de la loi fiscale, les moyens tirés de l'illégalité et de l'inapplicabilité des instructions administratives publiées au Bulletin officiel des finances publiques le 8 octobre 2012 sous la référence BOI IR RICI-80-30-20121008 et le 26 août 2013 sous la référence BOI IR RICI 80 30 20130826, ainsi que de l'illégalité de la réponse ministérielle du 17 mai 2016, ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
13. En second lieu, M. A ne peut utilement invoquer, sur le terrain de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, les instructions administratives publiées au Bulletin officiel des finances publiques le 9 janvier 2006 sous la référence 5 B-1-06 et le 30 janvier 2007 sous la référence 4 H 2 07 BOI, qui concernent une version antérieure de l'article 199 undecies A du code général des impôts. Le requérant ne saurait davantage invoquer, sur le même terrain, les points 50 et 60 de l'instruction administrative publiée le 12 septembre 2012 sous la référence BOI-SJ-AGR-40, qui concernent les investissements réalisés par les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris (pôle juridictionnel administratif).
Délibéré après l'audience du 19 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Rohmer, président,
M. Guiader, premier conseiller,
M. Lenoir, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mai 2023.
Le rapporteur,
V. B
Le président,
B. ROHMER
La greffière,
S. CAILLIEU-HELAIEM
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026