jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2009697 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | INTER-BARREAUX JRF AVOCATS (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 juillet 2020 et 14 octobre 2021, Mme B D épouse E, représentée par Me Maruani, demande au tribunal, dans le dernier état de ses conclusions :
1°) de condamner l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser la somme globale de 17 190 euros en réparation des préjudices subis ;
2°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'aggravation de son état de santé depuis le protocole d'accord conclu avec l'AP-HP le 10 février 2016 est à l'origine de nouveaux préjudices en lien avec l'intervention du 28 août 2014 ;
- les préjudices subis se décomposent comme suit : 900 euros au titre des frais d'expertise, 25 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire total, 62,50 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel de 25 %, 2 102,50 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel de 10 %, 2 600 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 6 500 euros au titre des souffrances endurées, 2 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 3 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent.
La requête a été communiquée au directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui n'a pas produit d'observations en défense.
Par deux mémoires, enregistrés les 24 août et 24 septembre 2021, le directeur général de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Paris demande au tribunal :
1°) de condamner l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris à lui rembourser la somme correspondant aux prestations qu'elle a été amenée à verser pour le compte de Mme E à hauteur de 4 526,72 euros au titre du dommage initial, assortie des intérêts de droit à compter de la première demande pour les prestations servies antérieurement à celle-ci et à partir de leur règlement pour les débours effectués postérieurement, ainsi que la capitalisation des intérêts ;
2°) de condamner l'AP-HP à lui rembourser la somme correspondant aux prestations qu'elle a été amenée à verser pour le compte de Mme E à hauteur de 3 511,18 euros au titre de l'aggravation de l'état de santé de la requérante, assortie des intérêts de droit à compter de la première demande pour les prestations servies antérieurement à celle-ci et à partir de leur règlement pour les débours effectués postérieurement, ainsi que la capitalisation des intérêts ;
3°) de réserver les prestations non connues à ce jour et celles qui pourraient être versées ultérieurement ;
4°) de condamner l'AP-HP à lui verser l'indemnité forfaitaire de gestion d'un montant de 1 098 euros en application des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;
5°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le directeur général de la CPAM de Paris soutient qu'il est fondé à solliciter la condamnation du responsable du dommage à lui rembourser sa créance à hauteur de la somme de 8 037,90 euros, correspondant aux prestations versées imputables à l'opération subie par la requérante, ainsi qu'à l'aggravation ultérieure de son état de santé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Abrahami, rapporteur public,
- et les observations de Me Maruani, représentant Mme E.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B D épouse E, née le 25 mai 1984, a fait l'objet, le 28 août 2014, d'une interruption volontaire de grossesse thérapeutique au sein du service gynécologie-obstétrique de l'hôpital Tenon. A l'issue de cette intervention, Mme E a été victime d'escarres talonnières et fessières en raison d'une immobilisation prolongée lors de l'anesthésie péridurale. A la suite d'une procédure amiable conduite avec l'AP-HP et l'établissement d'un rapport d'expertise remis le 10 septembre 2015 par le Pr F, un protocole d'indemnisation a été conclu, le 10 février 2016, en vue d'indemniser Mme E de ses préjudices à hauteur de 17 907,50 euros. En raison de l'aggravation de l'état de santé de Mme E, un nouveau rapport d'expertise a été conjointement établi par le Pr F et le Dr C, le 25 janvier 2019. Par un courrier du 20 mai 2020, l'AP-HP a formulé une proposition d'indemnisation à hauteur de 1 169,30 euros, que Mme E a refusée. Par la présente requête, Mme E demande au tribunal de condamner l'AP-HP à lui verser la somme globale de de 17 190 euros en réparation de ses préjudices liés à l'aggravation de son état de santé.
Sur la responsabilité de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris :
En ce qui concerne la révélation dans toute leur ampleur des préjudices subis par Mme E :
2. Aux termes des dispositions l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".
3. Il résulte de l'instruction, en particulier des rapports d'expertise des 10 septembre 2015 et 25 janvier 2019, que des escarres talonnières et fessières sont apparues à la suite de l'intervention du 29 août 2014, en raison de l'immobilisation trop prolongée de Mme E au cours de l'anesthésie péridurale administrée lors de l'interruption volontaire de grossesse thérapeutique pratiquée le 28 août 2014. Alors que le premier rapport d'expertise avait retenu une date de consolidation possible au 31 décembre 2014 au regard de la cicatrisation complète des zones affectées, le second rapport d'expertise a constaté une reprise des soins locaux puis une exérèse chirurgicale pratiquée le 21 mars 2016, assortie d'une prolongation des soins jusqu'à la fin du mois de décembre 2016, date retenue pour la consolidation définitive. Il s'ensuit que les préjudices subis par Mme E se sont révélés dans toute leur ampleur postérieurement au premier protocole d'accord conclu avec l'AP-HP, le 10 février 2016. Ces préjudices présentant un lien direct et certain avec la faute commise lors de l'intervention initiale du 20 août 2014, Mme E est fondée à estimer que la responsabilité de l'AP-HP est engagée pour ce motif.
Sur les préjudices :
4. En application des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale dans sa rédaction résultant de la loi du 21 décembre 2006 relative au financement de la sécurité sociale, le juge saisi d'un recours de la victime d'un dommage corporel et du recours subrogatoire d'un organisme de sécurité sociale doit, pour chacun des postes de préjudices, déterminer le montant du préjudice en précisant la part qui a été réparée par des prestations de sécurité sociale et celle qui est demeurée à la charge de la victime. Il lui appartient ensuite de fixer l'indemnité mise à la charge de l'auteur du dommage au titre du poste de préjudice en tenant compte, s'il a été décidé, du partage de responsabilité avec la victime ou, le cas échéant, de ce que cette responsabilité n'est engagée que dans la limite d'une perte de chance pour la victime d'obtenir une amélioration ou d'éviter une aggravation de son état. Le juge doit allouer cette indemnité à la victime dans la limite de la part du poste de préjudice qui n'a pas été réparée par des prestations, le solde, s'il existe, étant alloué à l'organisme de sécurité sociale.
5. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise établi le 25 janvier 2019, que l'état de santé de Mme E était consolidé au 31 décembre 2016. L'intéressée, conformément à ce qui a été dit au point 3, a droit à la réparation de ses préjudices. Il en va de même de la CPAM de Paris.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :
S'agissant des frais d'expertise :
6. Il résulte de l'instruction que Mme E a exposé des frais pour la réalisation du rapport d'expertise du 25 janvier 2019, ainsi qu'il est établi par une facture du 25 janvier 2019 du Dr C, d'un montant de 900 euros. Il y a donc lieu de condamner l'AP-HP à verser cette somme à Mme E.
En ce qui concerne les préjudices extra patrimoniaux :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
7. Il résulte de l'instruction que Mme E a souffert d'un déficit fonctionnel temporaire partiel de 10 %, du 2 septembre 2014 au 20 mars 2016 puis du 1er avril au 31 décembre 2016, d'un déficit fonctionnel temporaire partiel de 25 %, du 22 mars au 31 mars 2016, et d'un déficit fonctionnel temporaire total le 21 mars 2016. Il résulte en outre du protocole d'indemnisation conclu le 10 février 2016 que Mme E a été indemnisée au titre de son déficit fonctionnel temporaire du 2 septembre au 31 décembre 2014. Par suite, il y a uniquement lieu d'indemniser Mme E pour la période à compter du 1er janvier 2015. Il sera fait une exacte appréciation de ce chef de préjudice en le fixant à une somme totale de 1 501 euros, que l'AP-HP versera à Mme E.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
8. Il résulte de l'instruction que le rapport d'expertise du 25 janvier 2019 retient un taux de déficit fonctionnel permanent de 2 % alors que le premier rapport d'expertise avait évalué ce poste de préjudice à 3 %. Dans la mesure où le déficit fonctionnel permanent de Mme E ne s'est pas aggravé, il n'y a pas lieu de lui octroyer une somme supplémentaire à ce titre.
S'agissant des souffrances endurées :
9. Compte tenu des souffrances endurées par Mme E, évaluées à 3 sur une échelle de 1 à 7 par le rapport d'expertise du 25 janvier 2019, il y a lieu de l'indemniser pour la période comprise entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2016, à hauteur de 1 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique :
10. Il résulte de l'instruction que le préjudice esthétique de Mme E a été évalué à 3/7 jusqu'en mai 2016 et à 2/7 à compter de cette même date par le rapport d'expertise du 25 janvier 2019. Il y a lieu d'indemniser Mme E à ce titre, à hauteur de 1 000 euros.
11. Il résulte de qui précède que l'AP-HP versera une somme globale de 4 401 euros. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du présent jugement.
En ce qui concerne les droits de la CPAM de Paris :
S'agissant des dépenses de santé exposées par la CPAM de Paris :
12. La CPAM de Paris justifie, par la production d'un relevé de ses débours et d'une attestation d'imputabilité de son médecin conseil, des frais d'un montant de 4 526,72 euros pour la période du 19 septembre 2014 au 23 mars 2015 correspondant à des frais infirmiers, des frais pharmaceutiques, des frais médicaux, des frais d'appareillage, des frais de rééducation et le versement d'indemnités journalières. En raison de la révélation dans toute leur ampleur des préjudices subis par Mme E postérieurement à la conclusion du premier protocole d'accord avec l'AP-HP, de nouveaux frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques, d'appareillage et de rééducation ont été engagés par la caisse, ainsi que le versement d'indemnités journalières, pour un montant total de 3 511,18 euros. Il y a donc lieu de mettre à la charge de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris la somme de 8 037 euros, au titre des dépenses de santé exposées par la CPAM de Paris.
S'agissant des dépenses de santé non connues à ce jour :
13. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de réserves relatives à des préjudices futurs éventuels. Par suite, les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie de Paris tendant à ce que l'indemnisation d'éventuelles prestations non connues soit réservée ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
14. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. La CPAM de Paris, qui a demandé le remboursement de ses débours par un mémoire enregistré au greffe du tribunal le 24 août 2021, a ainsi doit aux intérêts à compter de cette date, ainsi qu'à la capitalisation des intérêts à compter du 24 août 2022 puis à chaque échéance annuelle éventuelle à compter de cette date.
15. Par suite, les sommes mises à la charge de l'AP-HP au titre des débours que la CPAM de Paris a engagés antérieurement au 24 août 2021 doivent être assorties des intérêts au taux légal à compter de cette date. Il y a lieu ensuite de faire droit aux conclusions de la caisse tendant à ce que les sommes qu'elle a engagées du 24 août 2021 à la date du présent jugement soient assorties des intérêts au taux légal à compter de la date de leur règlement.
Sur l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale :
16. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget () ".
17. La CPAM de Paris a droit à l'indemnité forfaitaire régie par les dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, pour le montant de 1 114 euros auquel elle a été fixée par l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, l'AP-HP versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 1 114 euros.
Sur les frais liés aux litiges :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens. En revanche, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de la CPAM de Paris tendant au versement d'une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser à Mme E la somme de 4 401 euros en réparation de ses préjudices. Cette somme portera intérêt au taux légal à compter de la date du présent jugement.
Article 2 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser à la CPAM de Paris la somme de 8 037 euros. Les sommes mises à la charge de l'AP-HP au titre des débours que la CPAM de Paris a engagés antérieurement au 24 août 2021 doivent être assorties des intérêts au taux légal à compter de cette date. Les sommes que la CPAM a engagées du 24 août 2021 à la date du présent jugement doivent être assorties des intérêts au taux légal à compter de la date de leur règlement. Les intérêts dus pour au moins une année entière seront capitalisés à la date du 24 août 2022 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à Mme E une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la CPAM de Paris la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête de la CPAM de Paris est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D épouse E, à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Versol, présidente,
M. Pény, premier conseiller,
M. Doan, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
Le rapporteur,
A. A
La présidente,
F. VersolLa greffière,
A. Cardon
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/6-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026