LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2011213

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2011213

jeudi 20 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2011213
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2e Section - 3e Chambre
Avocat requérantDALEX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 juillet 2020 et le 2 décembre 2020, M. ou Mme B C, représentés par Me Dalex, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) de rétablir leur déficit foncier reportable de 245 232 euros ;

2°) de les décharger des rappels d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015 et des pénalités correspondantes, à hauteur de 30 153 euros pour 2014 et 33 678 pour 2015 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les déficits fonciers déclarés reportables antérieurs à 2011 n'ont pas été remis en cause par la proposition de rectification du 12 novembre 2014 ;

- l'absence de prise en compte du déficit foncier antérieur constitue une erreur matérielle.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 octobre 2020 et le 16 décembre 2020, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. ou Mme C ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 3 décembre 2020, la clôture d'instruction a été fixée au 6 janvier 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Marchand,

- et les conclusions de Mme Mauclair, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme A ont fait l'objet d'un examen de leur situation fiscale personnelle sur les années 2014 et 2015. Cet examen a été suivi d'une proposition de rectification du 30 novembre 2017, contestée par les requérants et confirmée par une décision du 19 mars 2018. Le 30 septembre 2018, les impositions supplémentaires en résultant ont été mises en recouvrement au titre des deux années en litige. Par courrier du 24 janvier 2019, les requérants ont présenté une réclamation, rejetée par une décision du 8 juin 2020. M. et Mme A demandent au tribunal de les décharger des rappels d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2014 et 2015 et des pénalités correspondantes, à hauteur de 30 153 euros pour 2014 et 33 678 pour 2015.

2. Aux termes de l'article 156 du code général des impôts : " L'impôt sur le revenu est établi d'après le montant total du revenu net annuel dont dispose chaque foyer fiscal. Ce revenu net est déterminé eu égard aux propriétés et aux capitaux que possèdent les membres du foyer fiscal désignés aux 1 et 3 de l'article 6, aux professions qu'ils exercent, aux traitements, salaires, pensions et rentes viagères dont ils jouissent ainsi qu'aux bénéfices de toutes opérations lucratives auxquelles ils se livrent, sous déduction :/ I. - Du déficit constaté pour une année dans une catégorie de revenus (). / Toutefois, n'est pas autorisée l'imputation : () / 3° Des déficits fonciers, lesquels s'imputent exclusivement sur les revenus fonciers des dix années suivantes () ".

3. Aux termes de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales : " Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due ". Aux termes de l'article L. 189 du même livre : " La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification, par la déclaration ou la notification d'un procès-verbal, de même que par tout acte comportant reconnaissance de la part des contribuables et par tous les autres actes interruptifs de droit commun ". Aux termes de l'article R. 196-3 du même livre : " Dans le cas où un contribuable fait l'objet d'une procédure de reprise ou de rectification de la part de l'administration des impôts, il dispose d'un délai égal à celui de l'administration pour présenter ses propres réclamations ".

4. M. et Mme A soutiennent qu'ils bénéficiaient d'un déficit foncier reportable, constitué antérieurement à 2011, pouvant être imputé à hauteur de 245 232 euros sur leurs revenus fonciers au titre des années 2014 et 2015, que l'administration a omis de prendre en compte. Il résulte toutefois de l'instruction qu'à la suite d'une rectification opérée au titre des années 2011 et 2012, des impositions supplémentaires ont été mises à la charge des requérants pour ces deux années. Ces impositions supplémentaires n'ont pas été contestées dans les délais prévus par les articles L. 169, L. 189 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales. Or, il est constant qu'aucun déficit foncier reportable n'a été retenu au titre de l'année 2012. En raison de l'expiration des délais de réclamation ou de recours, l'imposition due au titre des revenus de l'année 2012 est ainsi devenue définitive dans le cadre du contentieux de l'établissement de l'impôt. De ce fait, les déficits subis jusqu'à cette année doivent être tenus pour entièrement résorbés à cette date. Il s'ensuit que les contribuables ne sont plus en droit de reporter ces déficits sur les années ultérieures et ne sont dès lors pas fondés à demander, en application de l'article 156 du code général des impôts, le report du déficit foncier dont ils se prévalent, sur leurs revenus des années 2014 et 2015.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. et Mme C doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B C et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.

Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Fouassier, président,

Mme Belkacem, première conseillère,

Mme Marchand, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.

La rapporteure,

A. Marchand

Le président,

C. FOUASSIER

La greffière,

C. EL HOUSSINE

La République mande et ordonne au ministre délégué chargé des comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2/2-3

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions