mercredi 8 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2011432 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | VECCHIONE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 30 juillet 2020, le 30 décembre 2020 et le 18 janvier 2021, M. C A, représenté par Me Vecchione, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mises à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2015 ainsi que les majorations correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la proposition de rectification ne lui a pas été régulièrement notifiée ;
- cette proposition est insuffisamment motivée ;
- il a fait l'objet d'une vérification de comptabilité sans bénéficier des garanties de procédure qui lui sont associées ; le contrôle effectué excède la portée d'un contrôle sur pièces tel qu'il est défini par l'instruction référencée BOI-CF-DG-40-20 et correspond à une vérification de comptabilité au sens de cette dernière instruction et de l'instruction référencée BOI-CF-COM-10-10-10 ;
- l'administration s'est fondée sur des pièces recueillies auprès de tiers sans respecter la procédure prévue à l'article L. 76B du livre des procédures fiscales ;
- l'avis de mise en recouvrement est insuffisamment motivé ;
- l'administration n'apporte pas la preuve que ses déclarations de TVA auraient été insuffisantes, alors que la charge de la preuve lui incombe.
Par des mémoires en défense enregistrés le 1er décembre 2020 et le 11 janvier 2021, l'administrateur général en charge du contrôle fiscal d'Ile-de-France (division juridique) conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Un mémoire a été enregistré pour la direction régionale du contrôle fiscal d'Ile-de-France le 27 janvier 2021 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Pottier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A qui exerce depuis le 13 mars 2008 une activité professionnelle dans le secteur de la vente à distance sous le régime de l'auto-entrepreneur, a fait l'objet d'un contrôle sur pièces portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016. Des rappels de TVA lui ont été notifiés par une proposition de rectification du 23 juillet 2018. Un avis de recouvrement en matière de TVA a été émis le 30 novembre 2018. Sa réclamation contestant ces impositions ayant été rejetée, il en demande la décharge.
Sur les conclusions à fins de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux, modifié par l'article 3 de l'arrêté du 21 mai 2013: " En cas d'absence du destinataire à l'adresse indiquée par l'expéditeur lors du passage de l'employé chargé de la distribution, un avis du prestataire informe le destinataire que l'envoi postal est mis en instance pendant un délai de quinze jours à compter du lendemain de la présentation de l'envoi postal à son domicile ainsi que du lieu où cet envoi peut être retiré. / Au moment du retrait par le destinataire de l'envoi mis en instance, l'employé consigne sur la preuve de distribution les informations suivantes : () / - la date de distribution. () ". Aux termes de l'article 7 du même arrêté : " A la demande de l'expéditeur, et moyennant rémunération de ce service additionnel fixée dans les conditions générales de vente, le prestataire peut établir un avis de réception attestant de la distribution de l'envoi. Cet avis est retourné à l'expéditeur et comporte les informations suivantes : () - la date de présentation si l'envoi a fait l'objet d'une mise en instance ; / - la date de distribution ; / - le numéro d'identification de l'envoi ; () ".
3. Il résulte de ces dispositions que les rectifications doivent être notifiées au contribuable. En cas de contestation sur ce point, il incombe à l'administration fiscale d'établir qu'une telle notification a été régulièrement adressée au contribuable et, lorsque le pli contenant cette notification a été renvoyé par le service postal au service expéditeur, de justifier de la régularité des opérations de présentation à l'adresse du destinataire. La preuve qui lui incombe ainsi peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes figurant sur les documents, le cas échéant électroniques, remis à l'expéditeur conformément à la règlementation postale soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve établissant la délivrance par le préposé du service postal d'un avis de passage prévenant le destinataire de ce que le pli est à sa disposition au bureau de poste.
4. Il résulte de l'instruction que les rectifications ont été portées à la connaissance de M. A dans une proposition de rectification datée du 23 juillet 2018. Si le requérant soutient ne jamais l'avoir reçue, l'original de l'avis de passage, collé sur l'enveloppe de la proposition de rectification et produit par l'administration, indique clairement la date du " 24 juillet 2018 " ainsi que la mention manuscrite " Abs " et comporte l'autocollant destiné à l'expéditeur indiquant que le pli a été " avisé et non réclamé ". Par suite, la proposition de rectification du 23 juillet 2018 doit être regardée comme ayant été régulièrement notifiée au requérant le 24 juillet 2018 et ce moyen doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 57-1 du livre des procédures fiscales : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée () ". Pour être régulière au regard des dispositions 6récitées, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les rectifications envisagées, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile. En revanche, sa régularité ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs.
6. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification en date du 23 juillet 2018 comporte les motifs sur lesquels le service s'est fondé pour procéder aux rappels de taxe sur la valeur ajoutée portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2015. Elle indique les textes applicables, décrit le contenu des rectifications constatées dans la société et indique les raisons permettant de considérer que M. A a facturé des prestations de service sans encaisser le montant de la TVA. Dans ces conditions, le requérant était en mesure de présenter utilement ses observations. Ainsi, la proposition de rectification adressée est suffisamment motivée et ce moyen doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 256-1 du livre des procédures fiscales : " L'avis de mise en recouvrement prévu à l'article L. 256 indique pour chaque impôt ou taxe le montant global des droits, des pénalités et des intérêts de retard qui font l'objet de cet avis. / () / Lorsque l'avis de mise en recouvrement est consécutif à une procédure de rectification, il fait référence à la proposition prévue à l'article L. 57 ou à la notification prévue à l'article L. 76 et, le cas échéant, au document adressé au contribuable l'informant d'une modification des droits, taxes et pénalités résultant des rectifications. () ".
8. L'avis de mise en recouvrement du 30 novembre 2018 comporte les éléments d'information prévus par les dispositions précitées de l'article R. 256-1 du livre des procédures fiscales et se réfère à la proposition de rectification du 23 juillet 2018 qui, comme il a été dit précédemment, est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis de mise en recouvrement à raison de l'insuffisante motivation de la proposition de rectification ne peut être accueilli.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " L'administration des impôts contrôle les déclarations ainsi que les actes utilisés pour l'établissement des impôts, droits, taxes et redevances. Elle contrôle, également les documents déposés en vue d'obtenir des déductions, restitutions ou remboursements, ou d'acquitter tout ou partie d'une imposition au moyen d'une créance sur l'État. / À cette fin, elle peut demander aux contribuables tous renseignements, justifications ou éclaircissements relatifs aux déclarations souscrites ou aux actes déposés. () ". Aux termes de l'article R. 13-1 du même livre : " Les vérifications de comptabilité mentionnées à l'article L. 13 comportent notamment : /a) La comparaison des déclarations souscrites par les contribuables avec les écritures comptables et avec les registres et documents de toute nature, notamment ceux dont la tenue est prévue par le code général des impôts et par le code de commerce ; / b) L'examen de la régularité, de la sincérité et du caractère probant de la comptabilité à l'aide particulièrement des renseignements recueillis à l'occasion de l'exercice du droit de communication, et de contrôles matériels ".
10. D'une part, si le requérant soutient que l'administration, en se fondant sur des documents recueillis auprès de la société à qui il a facturé des prestations, a mené une vérification de comptabilité alors que le service intervenait dans le cadre d'un contrôle sur pièces qui aurait dû se limiter à l'examen critique des déclarations reçues à partir des renseignements figurant à son dossier fiscal, il résulte de l'instruction que ces pièces comptables, qui ont permis de déterminer le montant de la TVA non déclarée par l'intéressé, ont été obtenues dans le cadre d'un avis de passage exercé le 10 juillet 2018 au siège de la société tierce. Dès lors, alors que l'administration n'était pas dans l'obligation de demander des renseignements complémentaires à l'intéressé ni de l'informer de l'avis de passage adressé à la société tierce, ces pièces, qui n'ont pas le caractère de pièces comptables de l'entreprise de M. A, peuvent être regardées comme des documents en possession du service lui permettant de rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans les éléments servant de base au calcul de l'impôt de l'intéressé, dans le cadre d'un contrôle sur pièces.
11. D'autre part, M. A se prévaut des paragraphes n°1 et n° 10 de la doctrine référencée BOFIP-BOI-CF-DG-40-20 du 4 octobre 2017 relative aux modalités du contrôle sur pièces qui indique que le contrôle formel " n'implique aucune recherche extérieure aux déclarations " et que le contrôle sur pièces a pour objet " de vérifier que tous les contribuables ont bien déposé leur déclaration, de rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans les éléments servant de base au calcul de l'impôt, ces rehaussements étant opérés à partir de la déclaration elle-même et des documents figurant au dossier ou en la possession du service () ". Toutefois, ces énonciations ne font pas obstacle à ce que le service, dans le cadre d'un contrôle sur pièces, se fonde sur des pièces en sa possession issues d'une société tierce pour rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans les éléments servant de base au calcul de l'impôt d'un contribuable. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de cette doctrine dans les prévisions desquelles il n'entre pas.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article L 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ".
13. Il résulte de l'instruction que l'administration a obtenu, dans le cadre d'un avis de passage au siège d'une société cliente de M. A, un contrat et des factures établis par ce dernier au titre de prestations de service. Ces documents sont mentionnés dans la proposition de rectification du 23 juillet 2018. Le moyen tiré de ce que l'administration n'aurait pas fait connaître au contribuable avant la mise en recouvrement des impositions la teneur des documents obtenus de tiers manque donc en fait.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
14. En premier lieu, aux termes de l'article 256 du code général des impôts dans sa rédaction alors applicable : " I. - Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel () ". Aux termes de l'article 269 du même code dans sa rédaction alors applicable : " 2. La taxe est exigible : / c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. ". Aux termes de l'article 278 de ce code : " Le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20 %. ". Aux termes de l'article 302 septies A du même code, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " I. - Il est institué par décret en Conseil d'Etat un régime simplifié de liquidation des taxes sur le chiffre d'affaires dues par les personnes dont le chiffre d'affaires, ajusté s'il y a lieu au prorata du temps d'exploitation au titre de l'année civile précédente, n'excède pas 783 000 €, s'il s'agit d'entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le logement, ou 236 000 €, s'il s'agit d'autres entreprises (). ". En application des dispositions de l'article 242 sexies de l'annexe II au CGI, les entreprises placées sous le régime simplifié d'imposition doivent déposer au titre de chaque année une déclaration n° CA12 qui détermine la taxe due au titre de la période.
15. L'administration a, après examen des factures adressées à une société cliente par M. A, constaté l'absence de déclaration de taxe sur la valeur ajoutée sur le formulaire n° CA12. Elle a, par suite, prononcé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour un montant total de 7 685 euros résultant de l'application du taux de taxe sur la valeur ajoutée au montant du chiffre d'affaires non déclaré au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2015. Si M. A soutient que l'administration n'apporte pas la preuve du bien-fondé des rappels de TVA qu'elle a mis en recouvrement, il résulte toutefois de l'instruction qu'il n'a pas contesté l'existence de trois factures établies pour des prestations délivrées à une société tierce. En outre, l'absence de mention de la taxe sur la valeur ajoutée sur ces factures est sans incidence sur le bien-fondé de l'imposition dès lors que, lorsqu'un assujetti réalise une affaire moyennant un prix convenu dans des conditions qui ne font pas apparaître que les parties seraient convenues d'ajouter au prix stipulé un supplément de prix égal à la taxe sur la valeur ajoutée applicable à l'opération, la taxe due au titre de cette affaire doit être assise sur une somme égale au prix stipulé, diminué notamment du montant de ladite taxe.
16. En dernier lieu, si le requérant soutient que l'administration n'établit pas que son activité serait assujettie à la taxe sur la valeur ajoutée, il résulte de l'instruction et notamment du contrat du 17 janvier 2012 qu'il a conclu avec la société cliente que M. A se présente comme " apporteur d'affaires " proposant " un service en matière de recherche et de présentation de clientèle ". Dans ces conditions, l'entreprise individuelle de M. A doit être regardée comme rendant de façon habituelle des prestations de services à titre onéreux, soumises à la taxe sur la valeur ajoutée en application de l'article 256 du code général des impôts. Par suite, c'est à bon droit que le service a assujetti cette activité à la TVA conformément au c du 2 de l'article 269 du code général des impôts.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée, y compris et par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal d'Ile-de-France (division juridique).
Délibéré après l'audience du 15 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Rohmer, président,
M. Guiader, premier conseiller,
M. Lenoir, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.
Le rapporteur,
V. B Le président,
B. ROHMER
La greffière,
S. CAILLIEU-HELAIEM
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026