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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2011434

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2011434

mercredi 8 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2011434
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1re Section - 3e Chambre
Avocat requérantVECCHIONE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 30 juillet 2020, le 30 décembre 2020 et le 18 janvier 2021, M. C A, représenté par Me Vecchione, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2016 ainsi que des majorations correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la proposition de rectification est insuffisamment motivée, notamment en ce qui concerne le rappel de TVA et l'application de la majoration en base de 25 % ;

- il a fait l'objet d'une vérification de comptabilité sans bénéficier des garanties de procédure qui lui sont associées ;

- l'administration a méconnu l'obligation de l'informer sur l'origine véritable des éléments recueillis des tiers en méconnaissance de l'article L. 76 B du LPF ;

- l'administration n'a pas corroboré les éléments obtenus de la société L'Anneau avec des constatations propres à son entreprise ;

- il aurait dû être mis en mesure d'opter pour le régime prévu à l'article 151-0 du CGI pour l'année 2016 ;

- il a fait l'objet d'une double imposition dès lors que le service a réintégré des montants incluant la taxe sur la valeur ajoutée à ses revenus imposables ;

- son revenu imposable doit être minoré de 40 % pour prendre en compte ses charges professionnelles, au titre du réalisme économique ;

- l'article 1649 quater L du code général des impôts ne permet pas de majorer de 25 % le montant de ses bénéfices industriels ou commerciaux au motif qu'il n'aurait pas fait appel à un " viseur " ;

- l'administration a méconnu la règle du non bis in idem en majorant les suppléments notifiés de 10 % pour " retard ou défaut de souscription de déclarations " et de 10 % pour " défaut de production dans les délais prescrits " ;

- les dispositions du III de l'article 1758 A du code général des impôts et la nouvelle rédaction de l'article 1728 s'opposent, en vertu du principe de l'application immédiate de la loi répressive nouvelle plus douce, au cumul des majorations de 10 % prévues par le I du même article et par le a du 1 de l'article 1728 du même code.

Par des mémoires en défense enregistrés le 26 novembre 2020 et le 12 janvier 2021, l'administrateur général en charge du contrôle fiscal d'Ile-de-France (division juridique) conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Un mémoire a été enregistré pour la direction régionale du contrôle fiscal d'Ile-de-France le 3 février 2021 et n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. Pottier, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A qui exerce depuis le 13 mars 2008 une activité professionnelle dans le secteur de la vente à distance, a fait l'objet d'un contrôle sur pièces portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2016. Des rappels de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu lui ont été notifiés par une proposition de rectification du 23 juillet 2018. Un avis de recouvrement a été émis le 30 novembre 2018. Sa réclamation contestant ces impositions ayant été rejetée, il en demande la décharge.

Sur les conclusions à fins de décharge :

En ce qui concerne la régularité de la procédure :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée () ". Pour être régulière au regard des dispositions précitées, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les rectifications envisagées, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile. En revanche, sa régularité ne dépend pas du bien-fondé de ces motifs.

3. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification en date du 23 juillet 2018 comporte les motifs sur lesquels le service s'est fondé pour procéder aux rappels de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2015 et 2016. Elle indique les textes applicables, décrit le contenu des rectifications et indique les raisons permettant de considérer que M. A a omis de déclarer des revenus perçus dans le cadre de son activité de vente à distance. Dans ces conditions, alors que la majoration en base de 25 % appliquée par le service a été expressément motivée par l'absence de recours aux services d'un professionnel de l'expertise comptable agréé dit " viseur ", le requérant était en mesure de présenter utilement ses observations sur les différents chefs de rectification. Ainsi, la proposition de rectification adressée est suffisamment motivée et ce moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " L'administration des impôts contrôle les déclarations ainsi que les actes utilisés pour l'établissement des impôts, droits, taxes et redevances. Elle contrôle, également les documents déposés en vue d'obtenir des déductions, restitutions ou remboursements, ou d'acquitter tout ou partie d'une imposition au moyen d'une créance sur l'État. / À cette fin, elle peut demander aux contribuables tous renseignements, justifications ou éclaircissements relatifs aux déclarations souscrites ou aux actes déposés. () ". Aux termes de l'article R. 13-1 du même livre : " Les vérifications de comptabilité mentionnées à l'article L. 13 comportent notamment : /a) La comparaison des déclarations souscrites par les contribuables avec les écritures comptables et avec les registres et documents de toute nature, notamment ceux dont la tenue est prévue par le code général des impôts et par le code de commerce ; / b) L'examen de la régularité, de la sincérité et du caractère probant de la comptabilité à l'aide particulièrement des renseignements recueillis à l'occasion de l'exercice du droit de communication, et de contrôles matériels ".

5. D'une part, si le requérant soutient que l'administration, en se fondant sur des documents recueillis auprès de la société à qui il a facturé des prestations, a mené une vérification de comptabilité alors que le service intervenait dans le cadre d'un contrôle sur pièces qui aurait dû se limiter à l'examen critique des déclarations reçues à partir des renseignements figurant à son dossier fiscal, il résulte de l'instruction que ces pièces comptables, qui ont permis de déterminer l'absence de déclaration de revenus perçus par l'intéressé, ont été obtenues dans le cadre d'un avis de passage exercé le 10 juillet 2018 au siège de la société tierce. Dès lors, alors que l'administration n'était pas dans l'obligation de demander des renseignements complémentaires à l'intéressé ni de l'informer de l'avis de passage adressé à la société tierce, ces pièces, qui n'ont pas le caractère de pièces comptables de l'entreprise de M. A, peuvent être regardées comme des documents en possession du service lui permettant de rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans les éléments servant de base au calcul de l'impôt de M. A, dans le cadre d'un contrôle sur pièces.

6. D'autre part, M. A se prévaut des paragraphes n°1 et n° 10 de la doctrine référencée BOFIP-BOI-CF-DG-40-20 du 4 octobre 2017 relative aux modalités du contrôle sur pièces qui indique que le contrôle formel " n'implique aucune recherche extérieure aux déclarations " et que le contrôle sur pièces a pour objet " de vérifier que tous les contribuables ont bien déposé leur déclaration, de rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans les éléments servant de base au calcul de l'impôt, ces rehaussements étant opérés à partir de la déclaration elle-même et des documents figurant au dossier ou en la possession du service () ". Toutefois, ces énonciations ne font pas obstacle à ce que le service, dans le cadre d'un contrôle sur pièces, se fonde sur des pièces en sa possession issues d'une société tierce pour rectifier les erreurs, insuffisances, inexactitudes, omissions ou dissimulations dans les éléments servant de base au calcul de l'impôt d'un contribuable. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de cette doctrine dans les prévisions desquelles il n'entre pas.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ".

8. Il résulte de l'instruction que l'administration a obtenu, dans le cadre d'un avis de passage au siège d'une société cliente de M. A, un contrat et des factures établis par ce dernier au titre de prestations de service. Ces documents sont mentionnés dans la proposition de rectification du 23 juillet 2018. Le moyen tiré de ce que l'administration n'aurait pas fait connaître au contribuable avant la mise en recouvrement des impositions la teneur des documents obtenus de tiers manque donc en fait.

En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :

9. En premier lieu, aux termes de l'article 151-0 du code général des impôts : " I. Les contribuables peuvent sur option effectuer un versement libératoire de l'impôt sur le revenu assis sur le chiffre d'affaires ou les recettes de leur activité professionnelle lorsque les conditions suivantes sont satisfaites : / 1° Ils sont soumis aux régimes définis aux articles 50-0 ou 102 ter ; / 2° Le montant des revenus du foyer fiscal de l'avant-dernière année, tel que défini au IV de l'article 1417, est inférieur ou égal, pour une part de quotient familial, à la limite supérieure de la deuxième tranche du barème de l'impôt sur le revenu de l'année précédant celle au titre de laquelle l'option est exercée. Cette limite est majorée respectivement de 50 % ou 25 % par demi-part ou quart de part supplémentaire ; / 3° Ils sont soumis au régime prévu à l'article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale () ".

10. En application des dispositions précitées du I de l'article 151-0 du code général des impôts, le versement libératoire de l'impôt sur le revenu était réservé aux contribuables dont le revenu fiscal de référence n'excédait pas, au titre de l'impôt sur le revenu, les limites fixées par ces dispositions. En l'espèce, il n'est pas contesté que le revenu de M. A devait être calculé sur la base d'une seule part. Ainsi, le revenu fiscal de référence à ne pas dépasser s'établissait à 26 631 euros. Dès lors que le revenu fiscal de référence du requérant au titre de l'année 2015 s'était élevé à 38 423 euros hors-taxes, c'est par une exacte application de la loi que l'administration fiscale a soumis les bénéfices non commerciaux de l'intéressé à l'impôt sur le revenu au régime simplifié d'imposition. En outre, M. A, qui n'établit pas avoir souscrit au régime prévu à l'article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale, ne remplissait pas les conditions prévues à l'article 151-0 du code général des impôts pour bénéficier du régime d'imposition des auto-entrepreneurs au titre de l'année 2016.

11. En deuxième lieu, M. A soutient qu'un taux de charges de 40 % doit être retenu au titre des années 2015 et 2016. Toutefois, alors que l'administration a mis au jour un défaut de comptabilisation de deux factures au cours de l'année 2015 pour un montant total de 46 107 euros, correspondant à des prestations de services d'apporteur d'affaires rendues par une entreprise individuelle, le requérant, en se limitant à invoquer en termes généraux le réalisme économique, sans faire état, ni dans le cours de la procédure d'imposition, ni devant le tribunal, d'aucun élément sur la nature des charges qu'il a pu exposer et la contrepartie qu'il en a retiré, n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que l'administration n'a pas tenu compte d'un taux de charges de 40 % au titre de cette année. En tout état de cause, pour l'année 2016, le service a appliqué un abattement de 50 % sur les revenus imposables au titre de cette année. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article 77 du livre des procédures fiscales : " En cas de vérification simultanée des taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées, de l'impôt sur le revenu (), le supplément de taxes sur le chiffre d'affaires et taxes assimilées afférent à un exercice donné est déduit, pour l'assiette de l'impôt sur le revenu (), des résultats du même exercice, sauf demande expresse des contribuables, formulée dans le délai qui leur est imparti pour répondre à la proposition de rectification. () ".

13. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification mentionne, au titre de l'année 2015, un chiffre d'affaires hors taxes de 38 423 euros sur un montant total de prestations facturées s'élevant à 46 107 euros et que les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu ont été calculées sur ce montant hors taxes. Par ailleurs, le requérant n'a été assujetti à aucun rappel de TVA en 2016. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le service n'aurait pas opéré une déduction en cascade égale au montant de la taxe sur la valeur ajoutée collectée rappelée.

14. En quatrième lieu, aux termes de l'article 158 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable à l'année en litige : " () 7. Le montant des revenus et charges énumérés ci-après, retenu pour le calcul de l'impôt selon les modalités prévues à l'article 197, est multiplié par 1,25. Ces dispositions s'appliquent : / 1° Aux titulaires de revenus passibles de l'impôt sur le revenu, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux ou des bénéfices agricoles, réalisés par des contribuables soumis à un régime réel d'imposition : / a) Qui ne sont pas adhérents d'un centre de gestion, association ou organisme mixte de gestion agréés définis aux articles 1649 quater C à 1649 quater K ter () ".

15. Si M. A conteste l'application du coefficient de majoration de 1,25 appliqué à ses revenus au titre de l'année 2015, il n'est pas contesté que l'intéressé n'est pas adhérent d'un centre de gestion, association ou organisme de gestion agréé. Dès lors, c'est à bon droit que l'administration a appliqué ce coefficient de majoration aux revenus passibles de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, encaissés ou à encaisser, au titre de l'année 2015.

Sur les pénalités :

16. D'une part, aux termes du I de l'article 1758 A du CGI : " Le retard ou le défaut de souscription des déclarations qui doivent être déposées en vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu ainsi que les inexactitudes ou les omissions relevées dans ces déclarations, qui ont pour effet de minorer l'impôt dû par le contribuable ou de majorer une créance à son profit, donnent lieu au versement d'une majoration égale à 10 % des droits supplémentaires ou de la créance indue (). ". D'autre part, aux termes du 1 de l'article 1728 du même code : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / a. 10 % en l'absence de mise en demeure ou en cas de dépôt de la déclaration ou de l'acte dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai () ".

17. Pour contester le cumul des pénalités qui lui ont été infligées, M. A se prévaut du principe d'application immédiate de la loi répressive plus douce et des dispositions du III de l'article 1758 A du code général des impôts, modifiées par la loi N° 2016-1918 du 29 décembre 2016 de finance rectificative pour 2016, selon lesquelles la majoration prévue au I de l'article 1758 A est exclusive de celle prévue au a du 1 de l'article 1728. Si le législateur a, en contrepartie de cette interdiction de cumul, porté de 10 à 20 % la majoration applicable en cas de dépôt tardif effectué dans les trente jours d'une mise en demeure, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration fiscale ait mis en demeure le requérant de déposer une déclaration n° 2042 CPRO. Par suite, M. A est fondé à soutenir qu'en vertu du principe d'application immédiate de la loi répressive plus douce, et sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen dirigé contre cette pénalité, c'est à tort que le service lui a infligé, au titre de l'année 2015, la pénalité de 10 % sur le fondement des dispositions du a du 1 de l'article 1728 du code général des impôts en sus de celle prévue au I de l'article 1758 A du même code.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander la décharge de la pénalité de 10 % qui lui a été infligée sur le fondement des dispositions du a du 1 de l'article 1728 du code général des impôts au titre de l'année 2015, à hauteur de 1 485 euros.

Sur les frais liés au litige :

19. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er: M. A est déchargé de la pénalité de 10 % qui lui a été infligée sur le fondement des dispositions du a du 1 de l'article 1728 du code général des impôts au titre de l'année 2015, à hauteur de 1 485 euros.

Article 2 : Le surplus de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal d'Ile-de-France (division juridique).

Délibéré après l'audience du 15 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Rohmer, président,

M. Guiader, premier conseiller,

M. Lenoir, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.

Le rapporteur,

V. B Le président,

B. ROHMER

La greffière,

S. CAILLIEU-HELAIEM

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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