mercredi 2 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2011523 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | CABINET DE GAULLE, FLEURANCE & ASSOCIES (SELAS) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 juillet 2020 et le 1er mars 2021, M. C A, représenté par Me Schmitt, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge en droits et en pénalités des cotisations d'impôt sur le revenu et des cotisations sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2012 et 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
- il n'était pas résident fiscal en France en 2012 et 2013, ayant divorcé en 2012 et s'étant établi au Sénégal de 2012 à 2014, puis au Ghana ;
- résident du Sénégal, l'article 2 de la convention fiscale franco-sénégalaise doit lui être appliqué ;
- les revenus de capitaux mobiliers au titre de différentes sommes qui lui ont été payées par la société française Fontaine Investissement SARL ne peuvent que faire l'objet d'une retenue à la source de 15% sur leur montant brut, dont est redevable la société en application de l'article 13 de la convention franco-sénégalaise ; le compte bancaire sur lequel les sommes litigieuses ont été versées est un compte spécifique pour les non-résidents ; la société Fontaine Investissement SARL est une SCI sans activité nécessitant une présence en France de son dirigeant, l'adresse mentionnée sur la liasse fiscale est erronée et les sociétés FI Africa, FI capital, FI energy n'ont jamais eu d'activité et la société EPM a cessé toute activité en 2012 ; il n'a pas à faire la preuve d'une imposition de ses revenus au Sénégal ;
- les revenus innomés ne peuvent être imposés qu'au Sénégal en application de l'article 25 de la convention franco-sénégalaise ; pour l'année 2013, le chèque d'un montant de 8 920,55 euros est un remboursement des sommes avancées à un ami, les deux virements d'un montant de 5000 euros représentent une assistance financière prodiguée par son père résidant au Ghana ; pour l'année 2013 les virements effectués par la société Villa B2 représentent des rémunérations ponctuelles pour service rendu, société qui exploite un hôtel à Saint-Barthélemy, les virements de 1000 euros et 4 626,71 euros sont des remboursements.
- il n'est redevable d'aucune contribution sociale ;
- les actes de la procédure de contrôle ont été notifiés à tort au domicile de son ex-épouse, la procédure de contrôle ne concernant que lui seul.
Par deux mémoire en défense, enregistrés les 27 janvier et 4 mars 2021, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés :
- M. A est résident fiscal de la France au titre de l'année 2012 et 2013 en raison de la perception de revenus sur son compte bancaire en France ; les pièces qu'il produit pour justifier d'une résidence fiscale au Sénégal sont insuffisantes, il ne peut justifier d'une activité régulière au Sénégal et ne justifie pas plus y avoir exercé une activité professionnelle ; il est gérant de six sociétés en France qui établissent qu'il y avait le centre de ses intérêts économiques ; son fils vit en France et il contribue à son entretien chaque mois ; le centre de ses intérêts privés et familiaux est en France ;
- il ne conteste pas la perception des sommes versées sur son compte bancaire se contentant de revendiquer sa qualité de résident fiscal au Sénégal ;
- il ne produit aucun élément justifiant les sommes versées sur ses comptes bancaires et imposées comme revenus innommés ;
- il n'apporte aucun élément pour contester l'imposition au titre des prélèvements sociaux ;
- l'administration a adressé les pièces de procédure à sa dernière adresse connue ; il lui appartenait d'informer l'administration de son changement de résidence fiscale.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention fiscale franco-sénégalaise du 29 mars 1974 tendant à éviter les doubles impositions et à établir des règles d'assistance réciproque en matière d'impôts sur le revenu, d'impôts sur les successions, de droits d'enregistrement et de droits de timbre ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle portant sur la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2013, à l'issue duquel l'administration fiscale lui a notifié, par une proposition de rectification du 24 juillet 2015, suivant la procédure de taxation d'office en application de l'article L. 66-1° du livre des procédures fiscales des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales, assorties des intérêts de retard et de la pénalité prévue au b du 1 de l'article 1728 du code général des impôts. Elle a imposé les sommes de 124 000 euros au titre de 2012 et de 109 000 euros au titre de 2013 correspondant à des revenus de capitaux mobiliers non déclarés et de sommes inscrites au crédit de son compte bancaire à concurrence de 28 420,55 euros en 2012 et de 38 626,71 euros en 2013, dans la catégorie des revenus innommés. Par la présente requête, M. A qui conteste sa qualité de résident fiscal en France, demande au tribunal la décharge des impositions en litige, en droits et pénalités.
Sur l'application de la loi fiscale :
2. Aux termes de l'article 4 A du code général des impôts : " Les personnes qui ont en France leur domicile fiscal sont passibles de l'impôt sur le revenu en raison de l'ensemble de leurs revenus. () ". Aux termes de l'article 4 B du même code : " 1. Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France au sens de l'article 4 A : / a. Les personnes qui ont en France leur foyer ou le lieu de leur séjour principal. b. Celles qui exercent en France une activité salariée ou non, à moins qu'elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire ; c. Celles qui ont en France le centre de leurs intérêts économiques. ". La notion de domicile fiscal en France au sens de l'article 4 A est fonction du champ d'application territorial du code général des impôts. Pour l'application des dispositions du paragraphe a du 1 de l'article 4 B, le foyer s'entend du lieu où le contribuable habite normalement et a le centre de ses intérêts familiaux, sans qu'il soit tenu compte des séjours effectués temporairement ailleurs en raison des nécessités de la profession ou de circonstances exceptionnelles.
3. M. A fait valoir avoir quitté précipitamment la France pour le Sénégal à la suite de son divorce en tout début d'année 2012, n'y être revenu qu'épisodiquement et gérer ses biens immobiliers depuis le Sénégal. S'il résulte de l'instruction que l'intéressé vivait en France avec son épouse et leur fils 24, rue de Murillo à Paris (75008), domicile qu'il a quitté, selon les termes de la convention de divorce qu'il produit, un mois suivant le prononcé du divorce rendu le
31 mai 2012, qu'il détient l'autorité conjointe sur son fils qui réside sur le territoire français avec sa mère et qu'il verse chaque mois une somme de 3 000 euros pour l'entretien et l'éducation de son enfant en France, il ne produit qu'un certificat de résidence daté du 1er avril 2016, établi postérieurement aux années en litige et qui n'est corroboré par aucun élément sur sa résidence effective au Sénégal et l'existence de son foyer dans ce pays, ainsi qu'un certificat d'inscription au registre des français établis hors de France émanant du consulat au Ghana et daté de 2015, documents dont il ne peut se prévaloir utilement pour attester qu'il avait établi le centre de ses intérêts familiaux au Sénégal en 2012 et 2013. Par suite, son foyer doit être regardé comme étant situé en France.
4. Il résulte également de l'instruction que M. A tire des revenus réguliers de la SARL Fontaine Invest, société française dont il est le gérant et associé unique et pour laquelle les liasses fiscales qu'il a produites pour l'exercice clos au 31 décembre 2012 mentionnent deux adresses en France dont l'une 24, rue de Murillo à Paris et l'autre à Neuilly. S'il indique que cette adresse est une erreur de son expert-comptable il ne l'établit pas. Il est également gérant de six sociétés dont les sièges sociaux se trouvaient à Paris pour les années en litige. S'il fait également valoir que la SCI Fontaine aurait une activité ne nécessitant aucune présence en France de son dirigeant et que les sociétés FI Africa, FI Capital, FI Energy et EPM ne généreraient aucun revenu ou auraient été dissoutes, ces circonstances sont sans incidence, dès lors que ces sociétés avaient pour les années en cause leur siège social en France et que le requérant tirait l'essentiel de ses revenus de la SARL Fontaine Invest.
5. Au regard de l'ensemble de ces éléments, le requérant doit être regardé comme ayant eu en France, au titre des années 2012 et 2013, son foyer et le centre de ses intérêts économiques.
Sur l'application de la convention franco-sénégalaise :
6. Aux termes de l'article 2 de la convention franco-sénégalaise susvisé : " 1. Une personne physique est domiciliée, au sens de la présente Convention, au lieu où elle a son " foyer permanent d'habitation ", cette expression désignant le centre des intérêts vitaux, c'est-à-dire le lieu avec lequel les relations personnelles sont les plus étroites./ Lorsqu'il n'est pas possible de déterminer le domicile d'après l'alinéa qui précède, la personne physique est réputée posséder son domicile dans celui des Etats contractants où elle séjourne le plus longtemps. En cas de séjour d'égale durée dans les deux Etats, elle est réputée avoir son domicile dans celui dont elle est ressortissante. Si elle n'est ressortissante d'aucun d'eux, les autorités administratives supérieures des Etats trancheront la difficulté d'un commun accord. ".
7. M. A fait valoir qu'il dispose d'un foyer d'habitation permanent au Sénégal et qu'il devait être considéré comme résident fiscal de ce pays au titre des années 2012 et 2013. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'il avait en France le centre de ses intérêts vitaux soit son fils mineur sur lequel il détenait un droit de garde partagé avec son ex-épouse résidant en France, pour l'entretien duquel il verse une pension alimentaire mensuelle de 3000 euros et qui ne peut sortir de France sans l'accord des deux parents. Il dispose en région parisienne de deux adresses l'une à Paris l'autre à Neuilly ainsi qu'il l'a lui-même mentionné sur sa déclaration de résultats au titre de ses revenus sociaux et de deux comptes bancaires à Paris et à Bourges dans deux banques différentes et il ne produit aucun document indiquant qu'il aurait eu des liens familiaux au Sénégal ni qu'il y aurait résidé, ou qu'il y aurait exercé une activité professionnelle ou qu'il y aurait perçu des revenus. Par suite c'est à bon droit que l'administration fiscale a retenu que M. A était résident fiscal de France au titre des années en litige et devait y être assujetti à l'impôt à raison de l'ensemble de ses revenus, les stipulations de la convention fiscale bilatérale franco-sénégalaise n'y faisant pas obstacle .
Sur les revenus de capitaux mobiliers :
8. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués () 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices. / () ". Aux termes de l'article 13 de la convention bilatérale susvisée : " 1. Les dividendes payés par une société domiciliée dans un Etat contractant à une personne domiciliée dans l'autre Etat sont imposables dans cet autre Etat.2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans l'Etat où la société qui paie les dividendes est domiciliée, et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les dividendes en est le bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 15 % du montant brut des dividendes. ()5. Le terme " dividendes " employé dans le présent article désigne les revenus provenant d'actions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à l'exception des créances, ainsi que les revenus soumis au régime des distributions par la législation fiscale de l'Etat où la société distributrice est domiciliée. "
9. Il résulte de l'instruction que l'administration a considéré que les sommes de
124 000 euros et 109 000 euros correspondant à des encaissements de chèques et de virements en provenance de la SARL Fontaine Invest, société ayant son siège social en France et dont M. A est le gérant constituaient des distributions en application des dispositions de l'article 109 précité et devaient être imposées à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. M. A ne conteste pas avoir perçu ces sommes, mais invoquant sa qualité de résident du Sénégal pour les années en litige, il indique que selon l'article 13 de la convention fiscale franco-sénégalaise, elles devaient faire l'objet d'un prélèvement à la source dont seule
la SARL Fontaine Invest est redevable. Or, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. A était résident fiscal de France en 2012 et 2013. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a considéré que ces sommes devaient être imposées dans la catégorie des revenus distribués sur le fondement des dispositions précitées, les stipulations de la convention fiscale bilatérale citées au point précédent n'y faisant pas davantage obstacle.
Sur les revenus innommés :
10. Aux termes de l'article 25 de la Convention du 29 mars 1974 entre la France et le Sénégal : " les revenus non mentionnés aux articles précédents ne sont imposables que dans l'Etat contractant du domicile fiscal du bénéficiaire ". Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ". Aux termes de l'article L. 66 du même livre : " Sont taxés d'office : / 1° à l'impôt sur le revenu, les contribuables qui n'ont pas déposé dans le délai légal la déclaration d'ensemble de leurs revenus () ; ".
11. Dès lors que les sommes regardées comme des revenus innommés au titre des années 2012 et 2013 ont été imposées par la procédure non contestée de taxation d'office pour défaut de déclaration après l'envoi d'une mise en demeure en application des dispositions du
1° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales, la charge de la preuve appartient à M. A.
12. L'administration fiscale a relevé sur le compte de M. A des crédits dont ni l'origine ni la nature n'ont pu être identifiés avec précision. Si le requérant précise pour la première fois dans sa requête l'origine des sommes, sans y apporter aucun élément de preuve, les stipulations de l'article 25 de la convention fiscale franco-sénégalaise ne font pas obstacle à l'imposition de ces revenus imposables dans l'Etat contractant du domicile fiscal du bénéficiaire. Par suite,
M. A étant résident fiscal de France, c'est à bon droit que l'administration fiscale a considéré que ces revenus devaient être imposées dans la catégorie des revenus innommés.
Sur les prélèvements sociaux :
13. M. A conteste son imposition aux prélèvements sociaux en invoquant sa qualité de résident fiscal du Sénégal. Or, ainsi qu'il l'a été dit précédemment, il était au titre des années 2012 et 2013 résident fiscal de France. Par suite, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de la qualité de résident fiscal du Sénégal pour obtenir la décharge des prélèvements sociaux dont il a fait l'objet.
Sur les pénalités :
14. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : () b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai () ". En cas de changement de domicile, il appartient au contribuable d'établir qu'il a fait les diligences nécessaires pour informer l'administration de sa nouvelle adresse.
15. Il résulte de l'instruction qu'une mise en demeure pour les années 2012 et 2013 a été notifiée par l'administration fiscale avec accusé réception à M. A à son dernier domicile connu par elle, rue de Murillo à Paris à laquelle il n'a pas donné suite. Ce dernier fait cependant valoir que cette mise en demeure est irrégulière, au motif qu'elle a été notifiée au domicile conjugal alors qu'il était seul concerné par la procédure. Toutefois M. A a reconnu avoir omis de déclarer son changement d'adresse à l'administration fiscale par négligence, alors qu'il lui appartenait de faire les diligences nécessaires pour que son courrier soit renvoyé à sa nouvelle adresse et d'informer l'administration fiscale de son changement d'adresse. En outre, il résulte de l'instruction qu'il avait une adresse à Neuilly rue de Longpont donnée pour les résultats de la société mais non communiquée aux services fiscaux. Par suite, il n'est pas fondé à contester la majoration de 40% pour dépôt de la déclaration plus de trente jours après la réception de la mise en demeure adressée par l'administration.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la décharge des impositions en litige ainsi que les majorations correspondantes. Par suite, sa requête ne peut qu'être rejetée, en toutes ses conclusions, y compris celles tendant au bénéfice de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal présidente,
Mme Edert, première conseillère,
M. Baudat, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2022 .
La rapporteure,
S. B
La présidente,
S. Vidal
La greffière,
S. Coulant
La République mande et ordonne au ministre de l'Economie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026