mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2011678 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | QUENTIN |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 août 2020, 12 mars 2021 et 15 mars 2022, la société anonyme (SA) FARINIA, représentée par Me Quentin, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la restitution du reliquat de la créance de crédit d'impôt recherche correspondant aux dépenses engagées par ses filiales en 2015, à hauteur de 203 225 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la totalité des dépenses qu'elle a déclarées en 2015 est éligible au crédit d'impôt recherche, conformément aux dispositions de l'article 244 quater B du code général des impôts ;
- l'analyse de l'expert mandaté par le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation est erronée, dès lors qu'il aurait dû évaluer l'éligibilité des dépenses en litige par sous-projet.
Par un mémoire en défense et des mémoires complémentaires, enregistrés les 17 février 2021, 15 février 2022 et 31 mars 2023, le directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SA FARINIA la somme de 153 566 euros, correspondant à la fraction de la créance de crédit d'impôt recherche pour 2015 qui lui aurait été remboursée à tort.
Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 13 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 avril 2023.
II. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 septembre et 3 octobre 2022, la SA FARINIA, représentée par Me Quentin, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer la restitution du reliquat des créances de crédit d'impôt recherche correspondant aux dépenses engagées par ses filiales en 2016 et 2017, à hauteur de 398 799 euros pour 2016 et 454 984 euros pour 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la totalité des dépenses qu'elle a déclarées en 2016 et 2017 est éligible au crédit d'impôt recherche, conformément aux dispositions de l'article 244 quater B du code général des impôts ;
- l'analyse de l'expert mandaté par le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation est erronée, dès lors qu'il aurait dû évaluer l'éligibilité des dépenses en litige au titre de l'année 2016 par sous-projet ;
- l'administration ne pouvait pas transposer les conclusions de l'expertise réalisée sur les projets des années 2015 et 2016 aux projets présentés au titre de l'année 2017.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2023, le directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 6 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Khansari,
- et les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SA FARINIA, société mère d'un groupe industriel spécialisé dans la transformation des matériaux dans le domaine de la forge, de la fonderie et de la fabrication additive métallique, a sollicité auprès de l'administration fiscale la restitution du reliquat des créances de crédit d'impôt recherche correspondant aux dépenses engagées par ses filiales en 2015, 2016 et 2017. Alors que les montants demandés par la société requérante s'élèvent à 464 073 euros pour 2015, 476 192 euros pour 2016 et 623 786 euros pour 2017, l'administration fiscale n'a accordé des restitutions qu'à hauteur, respectivement, de 260 848 euros, 77 393 euros et 168 802 euros. S'agissant des projets correspondant aux demandes de crédit d'impôt recherche pour les années 2015 et 2016, un expert a été mandaté en cours d'instance par le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur le fondement des dispositions de l'article L. 45 B du livre des procédures fiscales. Par les présentes requêtes, la SA FARINIA demande au tribunal de prononcer la restitution du reliquat des créances de crédit d'impôt recherche correspondant aux dépenses engagées par ses filiales entre 2015 et 2017.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2011678 et n° 221891 concernent la situation de la même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin de décharge :
3. Aux termes de l'article 244 quater B du code général des impôts : " I. - Les entreprises industrielles () imposées d'après leur bénéfice réel () peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt au titre des dépenses de recherche qu'elles exposent au cours de l'année. () II. - Les dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt sont : () / b) Les dépenses de personnel afférentes aux chercheurs et techniciens de recherche directement et exclusivement affectés à ces opérations. () / c) les autres dépenses de fonctionnement exposées dans les mêmes opérations () j) Les dépenses de veille technologique exposées lors de la réalisation d'opérations de recherche, dans la limite de 60 000 € par an. () ". L'article 49 septies F de l'annexe 3 au code général des impôts dispose que : " Pour l'application des dispositions de l'article 244 quater B du code général des impôts, sont considérées comme opérations de recherche scientifique ou technique : / a. Les activités ayant un caractère de recherche fondamentale, qui pour apporter une contribution théorique ou expérimentale à la résolution des problèmes techniques, concourent à l'analyse des propriétés, des structures, des phénomènes physiques et naturels, en vue d'organiser, au moyen de schémas explicatifs ou de théories interprétatives, les faits dégagés de cette analyse ; / b. Les activités ayant le caractère de recherche appliquée qui visent à discerner les applications possibles des résultats d'une recherche fondamentale ou à trouver des solutions nouvelles permettant à l'entreprise d'atteindre un objectif déterminé choisi à l'avance. / Le résultat d'une recherche appliquée consiste en un modèle probatoire de produit, d'opération ou de méthode ; / c. Les activités ayant le caractère d'opérations de développement expérimental effectuées, au moyen de prototypes ou d'installations pilotes, dans le but de réunir toutes les informations nécessaires pour fournir les éléments techniques des décisions, en vue de la production de nouveaux matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes, services ou en vue de leur amélioration substantielle. Par amélioration substantielle, on entend les modifications qui ne découlent pas d'une simple utilisation de l'état des techniques existantes et qui présentent un caractère de nouveauté ".
S'agissant des années 2015 et 2016 :
4. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au premier point du présent jugement, l'administration fiscale a proposé à la société requérante de solliciter le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation afin qu'un expert soit mandaté, sur le fondement des dispositions de l'article L. 45 B du livre des procédures fiscales, pour prononcer un avis sur l'éligibilité des dépenses engagées par différentes filiales de la SA FARINIA au crédit d'impôt recherche au titre des années 2015 et 2016. La société requérante a accepté l'expertise et les rapports finaux, établis le 17 décembre 2021, ont été envoyés aux filiales SETFORGE ENGINEERING et FMGC.
5. D'une part, en ce qui concerne la société SETFORGE ENGINEERING et ses onze filiales, il résulte de l'instruction, et notamment des rapports d'expertise versés au dossier, que seuls trois des projets portés par ce groupement d'intérêt économique sont éligibles au crédit d'impôt recherche, alors que les dépenses déclarées concernent sept projets en 2015, dont six qui se sont prolongés en 2016. Le rapport d'expertise relève notamment que les projets rejetés ne présentent pas d'indicateurs de recherche et développement, que les essais menés dans le cadre du projet n° 3 " n'ont pas le caractère de RetD structurée et transmissible ", que les informations relatives au projet n° 4 " ne montrent pas une approche scientifique des problèmes ", qu'aucun verrou scientifique n'est mis en avant dans le projet n°5 et que le projet n° 6 " ne met pas en évidence l'acquisition de connaissances nouvelles, le caractère d'incertitude, et [la] transférabilité des connaissances pour qu'on puisse qualifier ces travaux d'opération de RetD ".
6. D'autre part, en ce qui concerne la société FMGC, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise versé au dossier, que seuls quatre projets portés par cette société sont éligibles au crédit d'impôt recherche, alors que les dépenses déclarées concernent dix projets en 2015, dont six se sont prolongés en 2016, et deux projets supplémentaires en 2016. Le rapport d'expertise relève notamment que le projet n°1.1 ne présente pas un contenu scientifique justifiant une éligibilité au crédit d'impôt recherche, que le projet n° 1.3 n'a pas encore convergé vers une opération de recherche et développement, que le projet n° 1.4, dont le dossier ne mentionne aucun indicateur de recherche et développement, ne présente aucune rupture avec la pratique habituelle et s'apparente à un travail de bureau d'études, que le représentant de la société a reconnu lors de ses échanges avec l'expert que le projet n° 1 était " avorté ", que le projet n° 2.1 est présenté de manière " succincte et approximative ", selon les termes de l'expert, que " le rôle de la société FMGC n'est pas réellement circonscrit dans le dossier " n° 2.2, que la mise en œuvre du projet n° 2.3 n'est pas décrite et que le projet n° 2.4 ne constitue pas une opération de recherche.
7. Dans ces conditions, si la SA FARINIA soutient que les dépenses engagées par ses filiales sont éligibles au crédit d'impôt recherche, conformément aux dispositions précitées de l'article 244 quater B du code général des impôts, elle n'apporte aucun élément de nature à contredire utilement les expertises versées au dossier, reprises par l'administration fiscale en défense. Au demeurant, les développements de la société requérante sur la possibilité de valoriser des projets de groupe menés en schéma de cotraitance sont sans incidence sur le présent litige, dès lors que l'administration fiscale ne conteste pas cette possibilité. Cette dernière s'est contentée de relever que les documents versés au dossier pour justifier les dépenses de personnel des filiales de la société SETFORGE ENGINEERING ne démontrent pas que les salariés cités ont effectivement participé à des travaux de recherche et développement, ce que corrobore l'expertise versée au dossier. C'est donc à bon droit que l'administration fiscale a estimé que les dépenses engagées par ces sociétés et leurs filiales dans les cadres des projets écartés par l'expert n'étaient pas éligibles au crédit d'impôt recherche sur le fondement des dispositions précitées de l'article 244 quater B du code général des impôts.
8. En second lieu, la SA FARINIA soutient que l'expert mandaté par le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation aurait dû évaluer l'éligibilité des projets en litige par sous-projet et non par projet. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'expert a effectivement analysé l'ensemble des sous-projets présentés par la SA FARINIA et qu'il a privilégié une présentation par projet de l'analyse de l'éligibilité des dépenses en litige au crédit d'impôt recherche, dans un souci de lisibilité. Il a notamment relevé, dans les expertises versées au dossier, que " le nombre excessif de sous-sous-projets nuit à la clarté de la présentation ". Dans ces conditions, la SA FARINIA n'est pas fondé à soutenir l'analyse de l'expert mandaté par le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation est erronée.
S'agissant de l'année 2017 :
9. La SA FARINIA soutient que l'administration ne pouvait pas transposer les conclusions des expertises réalisées sur les projets des années 2015 et 2016 aux projets présentés au titre de l'année 2017, et relève notamment que certaines dépenses correspondant à de nouveaux projets ne sauraient être évaluées à l'aune de ces expertises. Toutefois, d'une part, l'administration s'est contentée de reprendre les éléments tirés des expertises pour les projets identiques à ceux de l'année 2016 et, d'autre part, le seul projet spécifique à l'année 2017 a été admis " par tolérance ". Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration a refusé de restituer le reliquat de la créance de crédit d'impôt recherche demandé par la société requérante à hauteur de 454 984 euros au titre de l'année 2017.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par l'administration au titre de l'année 2015 :
10. Aux termes de l'article R. 200-15 du livre des procédures fiscales : " L'administration peut, au cours de l'instance, présenter des conclusions reconventionnelles tendant à l'annulation ou à la réformation de la décision prise sur la réclamation primitive. Ces conclusions sont communiquées au réclamant dans les conditions prévues par le code de justice administrative ". Le premier alinéa de l'article L. 172 G du livre des procédures fiscales dispose que : " Pour le crédit d'impôt défini à l'article 244 quater B du code général des impôts, le droit de reprise de l'administration s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle du dépôt de la déclaration spéciale prévue pour le calcul de ce crédit d'impôt ".
11. Si les dispositions précitées de l'article R. 200-15 du livre des procédures fiscales, qui proviennent du déclassement de mesures de forme législative intervenues dans une matière réglementaire à la suite de la décision n° 80-113 L du 14 mai 1980 du Conseil constitutionnel, permettent à l'administration de demander au juge de l'impôt, saisi par un contribuable, de rétablir une imposition ayant fait l'objet d'un dégrèvement antérieurement à la saisine du juge et ceci bien que l'administration ait elle-même la faculté de remettre la somme dégrevée à la charge du contribuable, elles ne sauraient avoir légalement pour effet d'autoriser la présentation de telles conclusions après l'expiration du délai dans lequel l'administration peut, compte tenu des dispositions législatives en vigueur et des divers actes interruptifs de prescription, exercer son droit de reprise.
12. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de la réalisation des expertises versées au dossier, l'administration a constaté un trop-perçu de crédit d'impôt recherche au profit de la SA FARINIA, à hauteur de 153 566 euros, qui lui a été remboursé à tort. L'administration a donc demandé au tribunal de céans d'ordonner à la société requérante de rembourser cette somme, dès lors qu'elle " ne peut plus exercer son droit de reprise ". Or, ainsi qu'il a été dit au point précédent, les dispositions précitées de l'article R. 200-15 du livre des procédures fiscales ne sauraient avoir pour effet d'autoriser l'administration à présenter des conclusions reconventionnelles après l'expiration du délai dans lequel elle peut exercer son droit de reprise. Il suit de là que l'administration n'est pas fondée à solliciter le remboursement par la société requérante de la somme de 153 566 euros.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la SA FARINIA n'est pas fondée à demander la restitution du reliquat des créances de crédit d'impôt recherche correspondant aux dépenses engagées par ses filiales entre 2015 et 2017, et que les conclusions reconventionnelles présentées par l'administration fiscale tendant à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 153 566 euros, correspondant à la fraction de la créance de crédit d'impôt recherche pour 2015 qui lui a été remboursée à tort, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SA FARINIA est rejetée.
Article 2 : Les conclusions reconventionnelles, présentées par l'administration, tendant au remboursement d'une fraction de la créance de crédit d'impôt recherche pour 2015 remboursée à tort à la SA FARINIA sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SA FARINIA et au directeur régional des finances publiques d'Île-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bachoffer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Khansari, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2023.
Le rapporteur,
A. KHANSARI
Le président,
B. BACHOFFER La greffière,
L. REGNIER
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-2, 2218491/1-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026