jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2012585 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ZAMOUR & ASSOCIÉS (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 août 2020, la société Dynam, représentée par le cabinet Zamour et associés (SELARL), demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de l'obligation notifiée par l'acte de poursuite du 26 novembre 2019 exercé contre elle par le comptable public de payer la somme de 326 673 euros correspondant à la taxe sur les voitures particulières de société sur la période du 1er octobre 2014 au 30 septembre 2018, assortie de pénalités et de la taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017 assortie de pénalités ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.
Elle soutient que les avis de mis en recouvrement des taxes en litige ne lui ont pas été régulièrement notifiés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requérante n'a pas intérêt à agir contre l'acte de saisie à tiers détenteur qui n'a eu aucun effet quant au recouvrement, le compte étant dépourvu de provision ;
- les moyens invoqués par la société Dynam ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 10 mars 2022 la clôture d'instruction a été fixée au 29 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code des postes et des communications électroniques ;
- l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les conclusions de Mme Mauclair, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société Dynam a fait l'objet d'une saisie administrative à tiers détenteur le 26 novembre 2019 concernant le recouvrement d'une taxe sur les voitures particulières de société au titre de la période du 1er octobre 2014 et du 30 septembre 2018 et d'une taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017 auxquelles elle a été assujettie. La société Dynam demande au tribunal la décharge de l'obligation de payer les sommes qui lui sont réclamées par cet acte de poursuite.
2. Il résulte de l'instruction que la saisie administrative à tiers détenteur émise le 26 novembre 2019 s'est révélée infructueuse et n'a ainsi pas produit d'effet sur le recouvrement des impositions fiscales en litige. Dès lors, la société Dynam est dépourvue d'intérêt à agir. Par suite, ses conclusions tendant à être déchargée de l'obligation de payer la somme dont le recouvrement a été poursuivi par la saisie administrative du 26 novembre 2019, ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.
3. En tout état de cause, aux termes de l'article R. 256-7 du livre des procédures fiscales : " L'avis de mise en recouvrement est réputé avoir été notifié : / a) Dans le cas où l'" ampliation " a été effectivement remise par les services postaux au redevable ou à son fondé de pouvoir, le jour même de cette remise ; / b) Lorsque la lettre recommandée n'a pu être distribuée du fait du redevable, le jour où en a été faite la première présentation. ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 7 février 2007 pris en application de l'article R. 2-1 du code des postes et des communications électroniques et fixant les modalités relatives au dépôt et à la distribution des envois postaux : " En cas d'absence du destinataire à l'adresse indiquée par l'expéditeur lors du passage de l'employé chargé de la distribution, un avis du prestataire informe le destinataire que l'envoi postal est mis en instance pendant un délai de quinze jours à compter du lendemain de la présentation de l'envoi postal à son domicile ainsi que du lieu où cet envoi peut être retiré ".
4. Il résulte de l'instruction que l'avis de mise en recouvrement du 31 mai 2019 a été envoyé au siège social de la société Dynam par un pli recommandé qui n'a pas été retiré par son destinataire et a été retourné à l'administration avec la mention " pli avisé et non réclamé " mentionnant une date de vaine présentation du 18 juin 2019. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée la date de vaine présentation du courrier et qui porte, sur l'enveloppe ou l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'avis de mise en recouvrement n'a pas été régulièrement notifié ne peut, par suite, qu'être écarté.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Dynam doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Dynam est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Dynam et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Fouassier, président,
Mme Belkacem, première conseillère,
Mme Marchand, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.
La rapporteure,
A. A
Le président,
C. FOUASSIER
La greffière,
C. EL HOUSSINE
La République mande et ordonne au ministre délégué chargé des comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026