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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2013413

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2013413

jeudi 8 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2013413
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2e Section - 3e Chambre
Avocat requérantPAQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 août 2020 et le 8 septembre 2021, la société par actions simplifiées (SAS) Action Dépannage, représentée par Me Paquet, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016, des majorations en droits et pénalités d'une part, et, d'autre part, des retenues à la source mises à sa charge au titre des années 2014, 2015 et 2016, pour un montant total de 47 970 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens.

Elle soutient que :

- c'est à tort que l'administration fiscale a écarté la déductibilité des charges correspondant aux prestations payées à la société New Deal ;

- c'est également à tort que l'administration fiscale a appliqué des retenues à la source pour des rémunérations occultes au sens du c) de l'article 111 du code général des impôts ;

- l'administration fiscale ne pouvait, en outre, appliquer une majoration de 40% pour manquement délibéré, en l'absence de tout élément intentionnel ou de tout précédent de rectification pour un motif similaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2021, le directeur régional des finances publiques conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la société requérante n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention fiscale conclue entre la France et Israël le 31 janvier 1995 et publiée au Journal Officiel de la République française le 18 juillet 1996,

- le code général des impôts,

- le livre des procédures fiscales,

- le code de commerce,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de Mme Mauclair, rapporteure publique,

- et les observations de Me Paquet pour la société Action Dépannage.

Considérant ce qui suit :

1. La société à responsabilité limitée Action Dépannage, devenue en 2017 une société par actions simplifiées avec un unique associé gérant, et qui exerce une activité de réparation d'appareils ménagers et d'équipements pour la maison et le jardin, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité, dont les opérations se sont déroulées du 25 septembre 2017 au 14 décembre 2017, portant sur la période du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2016. A l'issue de ces opérations, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des rehaussements des résultats imposables à l'impôt sur les sociétés et des impositions de retenue à la source ont été notifiés à la société requérante par une proposition de rectification du 14 décembre 2017. Par une lettre du 27 décembre 2017, la société requérante a présenté un complément d'information à l'administration fiscale concernant les prestations réalisées par la société New Deal, puis, par une lettre du 12 février 2018, la société requérante a contesté les rectifications notifiées par l'administration fiscale. Par une lettre du 27 décembre 2018, l'administration fiscale a répondu aux observations de la société requérante et a maintenu l'ensemble des rectifications. Parallèlement, par une demande du 22 mars 2018, la société requérante a exercé un recours hiérarchique, tandis que par une lettre du 26 avril suivant, elle sollicitait la saisine de la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires. Par une décision du 5 juin 2018, intervenue sur le recours hiérarchique, les rectifications ont été maintenues, à l'instar de l'avis rendu le 9 janvier 2019 par la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires. Par une réclamation contentieuse, adressée par l'intermédiaire de son conseil à l'administration fiscale, la société Action Dépannage a demandé le dégrèvement de l'ensemble des impositions mises en recouvrement le 28 février 2019 pour un montant total de 73 761 euros, outre un sursis à paiement. Par une décision du 23 juin 2020, l'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande de la société requérante, en ramenant les sommes mises en recouvrement à un montant total de 47 970 euros. Par la présente requête, la société Action Dépannage demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016, des majorations en droits et pénalités d'une part, et, d'autre part, des retenues à la source mises à sa charge au titre des années 2014, 2015 et 2016.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne la charge de la preuve :

2. Aux termes de l'article 53 A du code général des impôts rendu applicable à l'impôt sur les sociétés par son article 209 : " Les contribuables () sont tenus de souscrire chaque année, dans les conditions et délais prévus aux articles 172 et 175, une déclaration permettant de déterminer et de contrôler le résultat imposable de l'année ou de l'exercice précédent ". Aux termes de l'article 54 du même code : " Les contribuables mentionnés à l'article 53 A sont tenus de représenter à toute réquisition de l'administration tous documents comptables, inventaires, copies de lettres, pièces de recettes et de dépenses de nature à justifier l'exactitude des résultats indiqués dans leur déclaration. Si la comptabilité est tenue en langue étrangère, une traduction certifiée par un traducteur juré doit être représentée à toute réquisition de l'administration ". Enfin, aux termes de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque l'une des commissions ou le comité mentionnés à l'article L. 59 est saisi d'un litige ou d'une rectification, l'administration supporte la charge de la preuve en cas de réclamation, quel que soit l'avis rendu par la commission ou le comité. Toutefois, la charge de la preuve incombe au contribuable lorsque la comptabilité comporte de graves irrégularités et que l'imposition a été établie conformément à l'avis de la commission ou du comité. La charge de la preuve des graves irrégularités invoquées par l'administration incombe, en tout état de cause, à cette dernière lorsque le litige ou la rectification est soumis au juge. Elle incombe également au contribuable à défaut de comptabilité ou de pièces en tenant lieu, comme en cas de taxation d'office à l'issue d'un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle en application des dispositions des articles L. 16 et L. 69 ".

3. Les sociétés doivent présenter à l'administration, sur demande de celle-ci, les documents comptables et pièces mentionnés à l'article 54 du code général des impôts de nature à justifier l'exactitude des résultats indiqués dans les déclarations qu'elles ont souscrites, en application des dispositions précitées de l'article 53 A. Si elles ne présentent aucun de ces documents et pièces, de même que si elles ne présentent que des documents et pièces présentant des lacunes telles que leur situation peut être assimilée à celle d'un contribuable dont la comptabilité comporte de graves irrégularités et que l'administration établit l'imposition conformément à l'avis de l'une des commissions visées à l'article L. 59 du livre des procédures fiscales, elles supportent, en application de l'article L. 192 du même livre, la charge de la preuve en cas de réclamation. Dans les autres cas, c'est l'administration qui supporte cette charge dans les conditions de droit commun.

4. D'une part, il est constant que la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires s'est prononcée, dans un avis émis le 9 janvier 2019, en faveur du maintien du rehaussement. D'autre part, il résulte de l'instruction que la société requérante n'a pas été en mesure de présenter un document comptable retraçant l'ensemble des dépenses résultant des prestations, qui auraient été réalisées par la société New Deal, et produit des factures pré imprimées en hébreu et en français et complétées de manière manuscrite s'agissant de l'identité et de l'adresse de la société requérante, du montant dû et d'un libellé succinct de la prestation, ce qui n'a pas permis aux services vérificateurs d'établir la nature exacte des prestations en cause, ni la corrélation avec les versements opérés au profit de la société située en Israël. Dans ces circonstances, la société requérante pouvait être assimilée à celle d'un contribuable dont la comptabilité comporte de graves irrégularités, ce d'autant que ces dernières sommes n'ont jamais fait l'objet de déclarations à l'administration fiscale. Elle supporte, dès lors, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions en litige.

En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :

5. Aux termes de l'article 38 du code général des impôts rendu applicable à l'impôt sur les sociétés par son article 209 : " 1. Sous réserve des dispositions des articles 33 ter, 40 à 43 bis et 151 sexies, le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. 2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés. 2 bis. Pour l'application des 1 et 2, les produits correspondant à des créances sur la clientèle ou à des versements reçus à l'avance en paiement du prix sont rattachés à l'exercice au cours duquel intervient la livraison des biens pour les ventes ou opérations assimilées et l'achèvement des prestations pour les fournitures de services () ". Aux termes de l'article 39 du même code : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire. Toutefois les rémunérations ne sont admises en déduction des résultats que dans la mesure où elles correspondent à un travail effectif et ne sont pas excessives eu égard à l'importance du service rendu. Cette disposition s'applique à toutes les rémunérations directes ou indirectes, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et remboursements de frais () ".

6. Pour établir la réalité du caractère déductible des dépenses engagées en matière de publicité, et partant la réalité des prestations réalisées par la société New Deal et le caractère déductible des charges d'exploitation correspondantes, la société requérante produit un certificat d'enregistrement rédigé en hébreu et traduit en français, le 20 décembre 2017, par un expert près de la cour d'appel de Lyon, qui se borne à mentionner la date d'enregistrement de la société, soit le 4 juillet 2012, le nom de la gérante, son activité de vendeur agréé et sa capacité à émettre des factures fiscales. Toutefois, comme le fait valoir l'administration fiscale en défense, un tel document ne démontre pas que la société exerçait toujours une activité au titre des années des impositions en litige, et ne permet pas davantage de connaître la nature de son activité. La société requérante produit également des factures, dont six rédigées en français qui visent une autre période que celle vérifiée, à l'instar des mesures d'audience, et ne peuvent, en tout état de cause, être prises en compte, tandis que d'autres ne précisent pas les modalités de paiement, ni les dates et/ou les comptes. Enfin, le contrat conclu entre la société requérante et la société New Deal le 15 décembre 2017, soit le lendemain de la remise en mains propres de la proposition de rectification, ne permet pas d'établir la réalité de l'activité de la société New Deal pour les périodes en litige, ce d'autant que la société elle-même indique que ce contrat n'a pas vocation à régir les prestations antérieures à sa conclusion. Dans ces circonstances, la société requérante ne démontre pas le caractère déductible des dépenses de publicité. C'est donc à bon droit que l'administration fiscale a réintégré les sommes en litige dans l'assiette de l'impôt sur les sociétés.

En ce qui concerne les retenues à la source :

7. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ; 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices () ". Aux termes de l'article 111 du même code : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : c. Les rémunérations et avantages occultes () ". Aux termes de l'article 158 du même code : " () 7. Le montant des revenus et charges énumérés ci-après, retenu pour le calcul de l'impôt selon les modalités prévues à l'article 197, est multiplié par 1,25. Ces dispositions s'appliquent : () 2° Aux revenus distribués mentionnés aux c à e de l'article 111, aux bénéfices ou revenus mentionnés à l'article 123 bis et aux revenus distribués mentionnés à l'article 109 résultant d'une rectification des résultats de la société distributrice () ". Aux termes de l'article 119 bis du même code : " 2. Les produits visés aux articles 108 à 117 bis donnent lieu à l'application d'une retenue à la source dont le taux est fixé par l'article 187 lorsqu'ils bénéficient à des personnes qui n'ont pas leur domicile fiscal ou leur siège en France () ". Enfin, aux termes de l'article 10 de la convention fiscale conclue entre la France et Israël le 31 juillet 1995 : " 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident d'un Etat contractant à un résident de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans l'Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les dividendes en est le bénéficiaire effectif, l'impôt ainsi établi ne peut excéder : a) 5 pour cent du montant brut des dividendes si le bénéficiaire effectif est une société qui détient directement ou indirectement au moins 10 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes ; b) nonobstant les dispositions du a, 10 pour cent du montant brut des dividendes, si le bénéficiaire effectif est une société qui détient directement ou indirectement au moins 10 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes lorsque cette dernière est un résident d'Israël et que les dividendes sont prélevés sur des bénéfices imposés en Israël à un taux inférieur à celui du taux normal de l'impôt israélien sur les sociétés ; c) 15 pour cent du montant brut des dividendes dans tous les autres cas. () ".

8. Il résulte des motifs précédemment exposés que la société requérante ne démontre pas la réalité des dépenses de publicité correspondant aux prestations qui auraient été réalisées par la société New Deal. Dans ces circonstances, l'administration fiscale pouvait légalement considérer les sommes versées à cette société comme des revenus distribués résultant de rémunérations et avantages occultes, susceptibles d'être taxés à 15% en vertu des stipulations de la convention fiscale précitée.

En ce qui concerne les majorations :

Quant à la majoration de 10% :

9. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : a) 10% en l'absence de mise en demeure () ".

10. Il résulte de l'instruction, notamment de la proposition de rectification, que, pour appliquer la majoration de 10% aux retenues à la source en litige, l'administration fiscale s'est fondée sur la circonstance que ces sommes n'avaient pas fait l'objet de déclaration, ce que la société requérante ne conteste pas. Par suite, l'administration fiscale était légalement fondée à appliquer une telle majoration.

Quant à la majoration pour manquement délibéré :

11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".

12. Pour établir le caractère délibéré du manquement et appliquer la majoration de 40% aux cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, l'administration fiscale s'est notamment fondée sur la circonstance que les rappels en base de cet impôt sont le résultat de virements réguliers vers un compte bancaire en Israël, établissant leur caractère répétitif, et que ces virements internationaux, très inhabituels dans le fonctionnement normal de la société ont demandé une attention particulière du gérant pour leur mise en place et faisaient l'objet chaque mois d'un compte-rendu détaillé de la banque, donnant lieu à facturation, ainsi que cela résulte de la proposition de rectification. Celle-ci relève également l'importance des minorations relevées, représentant, respectivement, 45%, 36% et 42% de part de résultat éludé au titre des années 2013, 2014 et 2015. Dans ces circonstances, le caractère délibéré du manquement est établi et l'administration fiscale pouvait légalement appliquer une telle majoration, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que la société requérante n'a pas fait l'objet d'une précédente rectification pour un tel motif.

13. Il résulte de ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à demander la décharge des impositions en litige. Par suite, les conclusions présentées à cette fin doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

14. Les dispositions de cet article font obstacle à ce que l'administration fiscale, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamnée à verser à la société requérante la somme que celle-ci demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées, ainsi que, en tout état de cause, celles tendant au paiement des dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Action Dépannage est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Action Dépannage et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Fouassier, président,

Mme Belkacem, première conseillère,

Mme Marchand, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.

La rapporteure,

N. A

Le président,

C. FOUASSIERLa greffière,

C. EL HOUSSINE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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