mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2013578 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | SANCHEZ |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une requête n° 2013578 et un mémoire, enregistrés le 31 août 2020 et le
2 juillet 2021, la société par action simplifiée unipersonnelle Preidis, représentée par
Me Sanchez, demande au Tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée laissés à sa charge au titre des périodes allant du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2018 ainsi que des amendes prévues à l'article 1729 D du code général des impôts et la restitution d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 52 782 euros au titre de ces mêmes périodes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
-L'opposition à contrôle fiscal est irrégulière dès lors que les actes de procédure ne lui ont pas été adressés de façon régulière et que l'administration n'a pas examiné sa comptabilité ;
-Les impositions en litige sont infondées en l'absence de prise en compte de sa comptabilité ;
-La méthode d'évaluation suivie par l'administration est sommaire ;
-L'application des articles 1732 et 1729 D du code général des impôts n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2021, le directeur de la direction régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au non-lieu à statuer à concurrence du dégrèvement prononcé d'un montant de 10 000 euros et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
II°) Par une requête n° 2015880 et un mémoire, enregistrés le 28 septembre 2020 et le
2 juillet 2021, la société par action simplifiée unipersonnelle Preidis, représentée par
Me Sanchez, demande au Tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée laissés à sa charge titre des périodes allant du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2018 ainsi que des amendes prévues à l'article 1729 D du code général des impôts et la restitution d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 52 782 euros au titre de ces mêmes périodes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
-L'opposition à contrôle fiscal est irrégulière dès lors que les actes de procédure ne lui ont pas été adressés de façon régulière et que l'administration n'a pas examiné sa comptabilité ;
-Les impositions en litige sont infondées en l'absence de prise en compte de sa comptabilité ;
-La méthode d'évaluation suivie par l'administration est sommaire ;
-L'application des articles 1732 et 1729 D du code général des impôts n'est pas fondée.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2021, le directeur de la direction régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au non-lieu à statuer à concurrence du dégrèvement prononcé d'un montant de 10 000 euros et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- et le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Merino, rapporteur,
- les conclusions de Mme Belle, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SASU Preidis, qui exerce une activité de conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ont été mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2016 au
30 septembre 2018 ainsi que des amendes prévues à l'article 1729 D du code général des impôts, suivant la procédure d'opposition à contrôle fiscal. Elle demande la décharge des rappels laissés à sa charge à la suite de son recours hiérarchique, des amendes prévues à l'article 1729 D, ainsi que la restitution d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 52 782 euros pour la période du
1er janvier 2017 au 30 septembre 2018.
Sur la jonction :
2. Les présentes requêtes présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu d'y statuer par un seul et même jugement.
Sur l'étendue du litige :
3. Par une décision du 15 mars 2021, postérieure à l'introduction des requêtes, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris a prononcé le dégrèvement partiel des amendes prévues à l'article 1729 D à concurrence de la somme de 10 000 euros. Les conclusions de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet.
Sur les conclusions aux fins de décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
En ce qui concerne la procédure d'imposition :
4. Aux termes de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales : " Les bases d'imposition sont évaluées d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers. () ".
5. Il résulte de l'instruction que le pli contenant l'avis de vérification daté du
22 octobre 2018 a été présenté au siège social de la société, domiciliée chez la société ABC Liv, le 25 octobre 2018, mis en instance le lendemain puis retourné au service expéditeur le
10 novembre 2018 revêtu de la mention " pli avisé non réclamé ". De plus, deux courriers de mise en garde, envoyés respectivement les 19 novembre 2018 et 18 décembre 2018 sous pli simple et sous pli recommandé au siège social de la société ont été retournés au service expéditeur revêtus de la même mention et deux plis contenant la copie de ces mêmes courriers de mise en garde ont été présentés et distribués au domicile personnel du dirigeant de la société, respectivement les 23 novembre 2018 et 21 décembre 2018. Par ailleurs, l'agent vérificateur s'est présenté au siège social de la société aux dates de première intervention qu'il avait proposées à la contribuable dans ses correspondances et n'a pu rencontrer à ces occasions, ni le dirigeant ni une personne dûment mandatée. L'administration fiscale a dès lors considéré que cette attitude caractérisait une opposition à contrôle fiscal au sens des dispositions précitées de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales et lui a adressé un procès-verbal pour opposition à contrôle à son siège le 22 janvier 2019 et au domicile de son dirigeant le 25 janvier 2019, seul le pli recommandé présenté au siège de la société ayant été retourné au service expéditeur avec la mention " pli non réclamé ".
6. La société requérante soutient que le contrat de domiciliation commerciale conclu avec la société ABC Liv ne donnait pas mandat à cette dernière pour réceptionner les plis recommandés. Toutefois, il résulte de ce qui vient d'être dit que tous les courriers de l'administration fiscale ont été envoyés à l'adresse de domiciliation connue de l'administration, le contrat de domiciliation stipulant, d'une part, que le courrier sera réexpédié à l'adresse communiquée par le domicilié chaque jour ouvré, d'autre part, que le délai de garde est de
30 jours pour les courriers simples et de 15 jours pour les courriers recommandés et enfin que, passé ces délais, la société ABC Liv se réservait le droit de passage en réexpédition du courrier sans accord ni prévenance auprès du domicilié. En outre, si la société requérante soutient que le gardien de l'immeuble dans lequel réside le dirigeant de la société n'a pas reçu mandat pour réceptionner son courrier personnel ou que les services postaux n'auraient pas distribué
60 000 courriers, ces circonstances sont sans incidence sur la régularité de la procédure suivie dès lors qu'il est constant que les accusés de réception des plis présentés au domicile personnel du dirigeant ont été signés et sont donc présumés avoir été reçus par ce dernier ou par un tiers habilité.
7. Enfin, pour soutenir que la procédure d'opposition à contrôle fiscal serait irrégulière, la société Preidis ne saurait utilement faire valoir que l'administration n'a pas examiné sa comptabilité dès lors que le service vérificateur a eu recours à cette procédure en raison de l'inertie de la société face aux diligences nombreuses effectuées par le vérificateur pour débuter les opérations de contrôle et non en raison de l'absence de présentation des documents comptables prévus aux I et II de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales ainsi que le prévoit le deuxième alinéa de l'article L. 74 de ce livre.
8. Il résulte de ce qui précède que la société Preidis n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que ses bases de taxation ont été évaluées d'office.
En ce qui concerne le bien-fondé :
9. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
10. Eu égard à la situation d'opposition à contrôle fiscal constatée lors des opérations de contrôle, l'administration a fait usage de la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L.74 du livre des procédures fiscales. Il incombe donc à la société Preidis d'apporter la preuve de l'exagération des bases d'imposition ayant servi pour l'établissement des impositions contestées.
11. Après avoir rejeté la comptabilité de la société pour absence de présentation, l'administration a entrepris de reconstituer le chiffre d'affaires de la société sur la période vérifiée d'après la méthode des encaissements apparaissant sur ses relevés de comptes bancaires obtenus dans le cadre de l'exercice de son droit de communication. Pour obtenir le montant hors taxes du chiffre d'affaires, le vérificateur a multiplié le montant des encaissements toutes taxes comprises par le coefficient de conversion 0,833 correspondant au taux de taxe sur la valeur ajoutée de 20% applicable aux prestations de services que réalise la société. Puis, tenant compte du chiffre d'affaires hors taxes porté sur les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée CA3 que la société avait déposées, le service a constaté une discordance de chiffre d'affaires hors taxes non déclaré auquel il a appliqué un taux de taxe sur la valeur ajoutée de 20%, soit une taxe sur la valeur ajoutée brute d'un montant de 71 981 euros au titre de 2016, de 81 258 euros au titre de 2017 et de 59 355 euros au titre de la période du 1er janvier 2018 au 30 septembre 2018. La société requérante, qui s'est placée en situation d'opposition à contrôle fiscal, n'est pas fondée à soutenir que sa comptabilité n'aurait pas été prise en compte par le vérificateur. De plus, si elle fait valoir que le vérificateur n'a pas tenu compte d'un montant de taxe sur la valeur ajoutée déductible, il ressort des termes mêmes de la proposition de rectification que la société a certes déduit de la taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2016 pour un montant total de
13 127 euros sans toutefois présenter aucun document permettant d'en justifier. Il suit de là que la société n'est pas plus fondée à soutenir que la méthode suivie par l'administration est excessivement sommaire en l'absence d'examen de sa comptabilité et faute pour le service d'avoir tenu compte d'un montant de taxe sur la valeur ajoutée déductible. Au surplus, dans le cadre du recours hiérarchique et après un examen complet des documents comptables que la société avait alors consenti à présenter au supérieur hiérarchique, la taxe sur la valeur ajoutée déductible a été prise en compte et les rappels en droits ont été ramenés de 120 895 euros à 94 155 euros.
12. Aux termes de l'article 256 du code général des impôts : " I. - Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel () ". Aux termes de l'article 269 du même code : " 2. La taxe est exigible : / c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits. ". Aux termes de l'article 278 de ce code : " Le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20 %. ".
13. La société requérante soutient que le solde créditeur du compte TVA à régulariser s'élevait à 45 389 euros au titre de l'année 2017. Toutefois, le rappel de taxe sur la valeur ajoutée au titre de cette période s'élevant à la somme de 41 743 euros, soit à un montant inférieur de sorte que la preuve de l'exagération des bases de taxation pour cette période n'est pas rapportée. De plus, si la société soutient que le chiffre d'affaires de l'année 2018 aurait généré une taxe sur la valeur ajoutée collectée de 33 051 euros, il ressort des documents comptables qu'elle a adressés au service le 25 mars 2019 après les opérations de contrôle, que la taxe sur la valeur ajoutée au titre de cette période s'est élevée à 63 854 euros. Il suit de là et alors que le service vérificateur avait évalué la taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre de la période du
1er janvier 2018 au 30 septembre 2018 à 59 355 euros soit à un montant inférieur à celui communiqué par la société, celle-ci n'apporte pas la preuve qui lui incombe de l'exagération des bases de taxation pour cette période.
En ce qui concerne les pénalités :
14. Aux termes de l'article 1729 D du code général des impôts : " Le défaut de présentation de la comptabilité selon les modalités prévues au I de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales entraîne l'application d'une amende égale à 5 000 € ou, en cas de rectification et si le montant est plus élevé, d'une majoration de 10 % des droits mis à la charge du contribuable ".
15. La société Preidis n'ayant pas présenté au vérificateur le fichier des écritures comptables au début des opérations de contrôle, un procès-verbal de non présentation de ce fichier a été dressé le 22 janvier 2019 et, par conséquent, l'administration était en droit de lui infliger l'amende prévue par les dispositions précitées, dont le montant a été ramené à 5 000 euros par une décision du 15 mars 2021 postérieure à l'introduction de la requête sans que la société puisse utilement soutenir qu'elle a finalement produit ce fichier.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la SASU Preidis n'est pas fondée à solliciter la décharge, en droits et en pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée laissés à sa charge au titre des périodes allant du 1er janvier 2016 au 30 septembre 2018, ainsi que de l'amende maintenue à sa charge sur le fondement de l'articles 1729 D du code général des impôts. Elle n'est pas davantage fondée à demander la restitution d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2017 au 30 septembre 2018.
Sur les conclusions en restitution d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2017 au 30 septembre 2018 :
17. La société Preidis se prévaut d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 52 782 euros couvrant la période du 1er janvier 2017 au 30 septembre 2018 en relevant avoir réglé les sommes de 58 590 euros pour 2017 et de 59 590 euros pour 2018 suivant plusieurs avis à tiers détenteurs émis à son encontre. Toutefois, ces actes de poursuites qui correspondent aux déclarations télé déclarées et non réglées en totalité avant l'envoi de l'avis de vérification sont sans rapport avec l'évaluation des bases imposables réalisée dans le cadre de la vérification de comptabilité et avec les rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige qui résultent uniquement de la discordance constatée entre les encaissements bancaires et les chiffres d'affaires déclarés au titre de la période vérifiée. La société requérante n'est dès lors pas fondée à soutenir qu'elle serait en droit d'obtenir la restitution d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 52 782 euros au titre de la période vérifiée.
Sur les frais liés à l'instance :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante pour l'essentiel, la somme que la société Preidis demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête à concurrence du dégrèvement de 10 000 euros prononcé en cours d'instance.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de la SASU Preidis est rejeté
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SASU Preidis et au directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 26 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Vidal, présidente,
Mme Merino, première conseillère,
M. Baudat, conseiller.
Rendu public par sa mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.
La rapporteure,
M. A
La présidente,
S. VIDAL
La greffière,
S. COULANT
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires publics à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2013578 et 2015880/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026