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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2016176

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2016176

jeudi 26 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2016176
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5e Section - 2e Chambre
Avocat requérantVERAN

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 octobre 2020 et 6 février 2022, sous le numéro 2016176, M. A B, représenté par Me Veran, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a implicitement rejeté sa demande préalable indemnitaire en date du 2 juin 2020 ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 16 000 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des frais de justice.

Il soutient que :

- l'arrêté du 4 janvier 2019 est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation :

- l'arrêté du 4 janvier 2019 méconnaît l'article 24 du décret du 16 septembre 1985 et est entaché d'une erreur de droit dès lors que l'administration s'est estimé à tort en situation de compétence liée ;

- son maintien en disponibilité pendant 3 mois constitue une faute de nature à engager à la responsabilité de l'administration.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 janvier 2022, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 15 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au

8 mars 2022.

II. Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 12 octobre 2020, 7 et

24 février 2022, sous le numéro 2016682, M. A B, représenté par Me Veran, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques et le ministre des solidarités, de l'autonomie, et des personnes handicapées ont implicitement rejeté sa demande préalable indemnitaire en date du

2 juin 2020 ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 16 000 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des frais de justice.

Il soutient que :

- en ayant signalé au ministère de l'enseignement supérieur l'absence d'emplois vacants, le ministre des solidarités, de l'autonomie, et des personnes handicapées a commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;

- son maintien en disponibilité pendant trois mois constitue une faute de nature à engager à la responsabilité de l'administration ;

- le ministre des solidarités, de l'autonomie, et des personnes handicapées a eu un comportement vexatoire à son égard ; cette faute est de nature à engager la responsabilité de l'Etat.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 janvier 2022, le ministre des solidarités, de l'autonomie, et des personnes handicapées, conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 25 février 2022, la clôture d'instruction a été fixée au

14 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- le décret n° 95-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions ;

- le décret n° 85-1534 du 31 décembre 1985 fixant les dispositions statutaires applicables aux ingénieurs et aux personnels techniques et administratifs de recherche et de formation du ministère chargé de l'enseignement supérieur ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rebellato, rapporteur,

- et les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, adjoint administratif de première classe depuis le

1er septembre 2009 au sein du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, a été nommé et titularisé dans le corps de catégorie B des techniciens de recherche et de formation au grade de classe normale à compter du 2 septembre 2013. Par un arrêté du 13 mars 2014, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a muté M. B sur sa demande, à compter du 1er mai 2014, au ministère des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative auprès du secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales. Par un arrêté du 18 décembre 2018, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a détaché M. B, sur sa demande, à compter du 15 octobre 2018 dans le corps des secrétaires administratifs de l'intérieur et de l'outre-mer auprès de la direction générale des collectivités locales du ministère de l'intérieur pour une durée d'un an. Par courriers des 16 et 21 décembre 2018, M. B a informé le ministre de l'intérieur, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et le la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques qu'il souhaitait mettre fin à son détachement et a sollicité sa réintégration au ministère des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative. Par un courrier du 26 décembre 2018, le secrétariat général des ministères des affaires sociales l'a informé qu'il serait placé en position de disponibilité à compter du 9 janvier 2019 jusqu'à ce qu'intervienne sa réintégration à l'une des trois premières vacances correspondant à son grade. Par un arrêté du 28 décembre 2018, le ministre de l'intérieur a mis fin aux fonctions de l'intéressé et l'a remis à la disposition de son administration d'origine à compter du

9 janvier 2019. Par un arrêté du 4 janvier 2019, le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a mis fin à son détachement, l'a réintégré dans son corps d'origine et l'a placé en disponibilité. M. B a contesté cet arrêté en tant qu'il l'a placé en position de disponibilité. Par un jugement en date du 17 novembre 2021, le tribunal administratif de Paris, a rejeté les conclusions de M. B. Par un courrier du 2 juin 2021, il a formé une demande indemnitaire préalable auprès de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, de la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques et du ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, à hauteur de 16 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de l'arrêté du 4 janvier 2019 et de son maintien en disponibilité pendant trois mois. Trois décisions implicites de rejet sont nées à la suite du silence gardé par les ministres. Par les présentes requêtes, M. B demande au tribunal d'annuler ces décisions implicites et de condamner l'Etat à lui verser une somme de 16 000 euros.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Les décisions de rejet de la demande indemnitaire de M. B ont eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de cette demande qui, en formulant les conclusions susanalysées, a donné à l'ensemble de sa requête le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressé à percevoir la somme qu'il réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée les décisions qui ont lié le contentieux, sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de ces décisions doivent être rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "

4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application et précise dans son dispositif que le requérant " est placé en disponibilité, dans l'attente d'un poste vacant au sein de son établissement ". Cette motivation comporte ainsi, conformément aux dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré de ce que cet arrêté serait insuffisamment motivé doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni de la seule circonstance que des postes correspondant à son grade étaient prétendument vacants, ni du courrier du

25 janvier 2019 que la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation avant de décider son placement en position de disponibilité.

6. En troisième lieu, s'il ressort des pièces du dossier que, par courrier du

26 décembre 2018, le secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales a informé M. B qu'en l'absence de poste, il serait placé en situation de disponibilité, ni cette circonstance, ni aucune des pièces du dossier ne permettent de démontrer que la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche se serait estimée en situation de compétence liée pour placer le requérant en position de disponibilité. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté du 4 janvier 2019 serait entaché d'erreur de droit sur ce point ne peut qu'être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 22 du décret du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions : " () A l'expiration du détachement, dans le cas où il n'est pas renouvelé par l'administration ou l'organisme d'accueil pour une cause autre qu'une faute commise dans l'exercice des fonctions, le fonctionnaire est réintégré immédiatement et au besoin en surnombre dans son corps d'origine, par arrêté du ministre intéressé, et affecté à un emploi correspondant à son grade. () ". Aux termes de l'article 24 de ce décret : " Il peut être mis fin au détachement avant le terme fixé par l'arrêté le prononçant soit à la demande de l'administration ou de l'organisme d'accueil, soit de l'administration d'origine. / Lorsqu'il est mis fin au détachement à la demande de l'administration ou de l'organisme d'accueil, le fonctionnaire continue, si son administration d'origine ne peut le réintégrer immédiatement, à être rémunéré par l'administration ou l'organisme d'accueil, jusqu'à ce qu'il soit réintégré, à la première vacance dans son administration d'origine. / Le fonctionnaire peut également demander qu'il soit mis fin à son détachement avant le terme fixé par l'arrêté le prononçant. Il cesse d'être rémunéré si son administration ne peut le réintégrer immédiatement : il est alors placé en position de disponibilité jusqu'à ce qu'intervienne sa réintégration à l'une des trois premières vacances de son grade / () ".

8. Aux termes de l'article 12 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Le grade est distinct de l'emploi. / Le grade est le titre qui confère à son titulaire vocation à occuper l'un des emplois qui lui correspondent ". Aux termes de l'article 40 du décret du 31 décembre 1985 fixant les dispositions statutaires applicables aux ingénieurs et aux personnels techniques et administratifs de recherche et de formation du ministère chargé de l'enseignement supérieur : " Le corps des techniciens de recherche et de formation comprend les grades suivants : / 1° Technicien de recherche et de formation de classe normale ; / 2° Technicien de recherche et de formation de classe supérieure ; / 3° Technicien de recherche et de formation de classe exceptionnelle ; / Ces grades sont respectivement assimilés aux premier, deuxième et troisième grades mentionnés par le décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 portant dispositions statutaires communes à divers corps de fonctionnaires de la catégorie B de la fonction publique de l'Etat. ".

9. Il résulte des dispositions de l'article 22 et de l'article 24 du décret du

16 septembre 1995 susvisé que, d'une part, à l'issue de son détachement, le fonctionnaire est réintégré immédiatement et au besoin en surnombre dans son corps d'origine. D'autre part, l'administration d'origine, en tant qu'autorité investie du pouvoir de nomination, est seule compétente pour mettre fin au détachement avant le terme fixé. Saisie d'une demande en ce sens du fonctionnaire intéressé ou de l'administration ou de l'organisme d'accueil, elle est tenue d'y faire droit. Si la demande de fin de détachement émanait de cette administration ou de l'organisme d'accueil et si l'administration d'origine ne peut le réintégrer immédiatement dans son corps d'origine, le fonctionnaire continue à être rémunéré par l'administration ou l'organisme d'accueil jusqu'à ce qu'il soit réintégré, à la première vacance. Si la demande émanait de lui, il cesse d'être rémunéré et est placé en position de disponibilité jusqu'à ce qu'intervienne sa réintégration à l'une des trois premières vacances dans son grade.

10. Il ressort des pièces du dossier que M. B appartenait, à la date de l'arrêté attaqué, au corps des techniciens de recherche et de formation et relevait du grade " classe normale " et que, pour décider son placement en position de disponibilité, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a relevé qu'aucun poste correspondant à son grade n'était vacant.

11. D'une part, si pour soutenir que plusieurs postes correspondants à son grade étaient vacants, M. B produit des fiches de postes qui lui ont été communiquées par le secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales, il résulte de ce qui a été relevé précédemment que l'intéressé, technicien de recherche et de formation, relevait du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Par suite, la seule production de fiches de postes correspondant à des emplois relevant des ministères chargés des affaires sociales ne permettent pas de démontrer qu'un poste correspondant à son grade était vacant au sein de son administration d'origine. Il en va de même des emplois relevant du ministère des sports et des jeux olympiques et paralympiques. Par ailleurs, et contrairement à ce que soutient le requérant, les seules circonstances invoquées sommairement selon lesquelles le ministre des affaires sociales aurait signalé à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'absence d'emploi vacant, et que la ministre ne se serait pas manifestée ne sont pas de nature, à elle seule, à constituer une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.

12. D'autre part, aux termes de l'article 41 du décret du 31 décembre 1985 susvisé : " I. - Les techniciens de recherche et de formation sont chargés de la mise en œuvre de l'ensemble des techniques et méthodes concourant à la réalisation des missions et des programmes d'activité des services et établissements où ils exercent. Ils concourent à l'accomplissement des missions d'enseignement et de recherche. Ils peuvent participer à la mise au point et à l'adaptation des techniques ou méthodes nouvelles et se voir confier des missions d'administration. / Dans les unités d'enseignement et établissements publics locaux d'enseignement, ils peuvent participer dans leurs spécialités, sous la responsabilité des personnels en charge de l'enseignement, aux formes d'activité pratique d'enseignements. / II - Les techniciens de recherche et de formation de classe normale peuvent être chargés de l'encadrement et de l'animation d'une équipe ".

13. M. B, pour soutenir que des postes étaient vacants au sein du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, produit des fiches de postes qui ont été publiées par le ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse pour le recrutement d'un assistant administratif de l'Institut national d'études démographiques, d'un gestionnaire administratif au sein de l'Agence du service civique et d'un assistant administratif à l'Institut national d'étude démographiques et d'assistant de direction de la mission de préfiguration du service national universel.

14. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les missions de l'Agence du service civique sont sans liens avec celles qui requièrent la collaboration d'un technicien de recherche et de formation et que le poste d'assistant de direction de la mission de préfiguration du service national universel proposait aux candidats d'intégrer une équipe de préfiguration imposant des exigences sans rapport avec l'expérience attendue d'un technicien de recherche et de formation. Par ailleurs, l'Institut national d'études démographiques dispose de ses propres agents, ingénieurs, techniciens et personnels administratifs.

15. Il suit de là que, si ces emplois étaient ouverts à des fonctionnaires appartenant à des corps de catégorie B, il ne ressort ni de ces fiches de poste ni d'aucune autre pièce du dossier qu'il s'agissait de postes correspondants au corps des techniciens de recherche et de formation et de grade " classe normale ". Par suite, le moyen tiré de ce que la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche aurait méconnu les dispositions précitées de l'article 24 du décret du 16 septembre 1985 ne peut qu'être écarté.

16. En cinquième lieu, M. B soutient que sa mise en disponibilité a duré trois mois et que l'administration est restée inactive durant cette période. Toutefois la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche soutient sans être sérieusement contestée que l'intéressé a été affecté le 1er avril 2019, soit moins de trois moins à compter de l'arrêté du

4 janvier 2019 le plaçant d'office en disponibilité. Cette seule circonstance n'est pas de nature à démontrer que la ministre aurait fait preuve d'une inaction fautive pour réintégrer le requérant.

17. En dernier lieu, il ne résulte pas de l'instruction et des pièces produites au dossier que le ministre des affaires sociales aurait adopté un comportement vexatoire à l'encontre du requérant pendant sa période de mise en disponibilité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir d'un tel comportement au soutien de ses prétentions indemnitaires.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B à fin d'annulation et d'indemnisation doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. B sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, à la ministre des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées.

Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gros, président,

M. Rebellato, premier conseiller,

M. Hélard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 26 janvier 2023.

Le rapporteur,

J. REBELLATO

Le président,

L. GROS

La greffière,

S. PORRINAS

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, à la ministre des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques et au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui les concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2-201668

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