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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2016691

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2016691

jeudi 8 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2016691
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1re Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET MATTEI (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 octobre 2020, la société Groupe les Villas, représentée par son liquidateur judiciaire, la société Actis, en la personne de Me Alexis-Martin, elle-même représentée par Me Mattei, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge totale, en droits, intérêts, majorations, amendes et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre de la période du 19 avril 2013 au 31 décembre 2014 ;

2°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge de l'ensemble des amendes, pénalités et majorations appliquées au titre de la période du 19 avril 2013 au 31 décembre 2014 ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de prononcer la décharge de la majoration de 40 %, prévue par le b du 1 de l'article 1728 du code général des impôts, appliquée aux cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés ;

4°) dans tous les cas de figure, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

-les articles L. 10 et L. 47 du livre des procédures fiscales ont été méconnus dès lors que le pli contenant l'avis de vérification de comptabilité et la charte des droits et obligations du contribuable vérifié ne lui a pas été régulière notifié ;

-la procédure de taxation d'office a été mise en œuvre irrégulièrement dès lors qu'il n'est pas établi que le pli contenant la mise en demeure de déposer sa déclaration au titre de l'année 2014 a été régulièrement notifié ;

-l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales a été méconnu ;

-c'est à tort que l'administration a estimé que Mme D A B était gérante de fait et maître de l'affaire ;

-la reconstitution du chiffre d'affaires opérée par l'administration est erronée ;

-l'administration n'a pas tenu compte de ses conditions d'exploitation ;

-les pénalités et majorations doivent être déchargées en raison de l'irrégularité de la procédure d'imposition en application de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscales ;

-les pénalités prévues par le b de l'article 1728 n'étaient pas dues, la mise en demeure ne lui ayant pas été régulièrement notifiée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2021, l'administrateur général de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile de France conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de Mme Dousset,

-et les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Groupe les Villas, dont l'objet social était notamment la prise de participation dans d'autres sociétés, l'activité commerciale de restauration, bar et brasserie et l'activité de franchise et licence de marques, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période du 19 avril 2013 au 31 décembre 2014. La société a fait l'objet d'un jugement de liquidation judiciaire le 13 novembre 2015 prononcé par le tribunal de commerce de Paris. Par une proposition de rectification du 1er mars 2016, le service a notifié à son liquidateur judiciaire des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés ainsi que des majorations. La société Groupe les Villas demande la décharge de l'ensemble de ces impositions et majorations.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 14 avril 2021, postérieure à l'enregistrement de la requête, l'administration fiscale a accordé à la société Groupe les Villas un dégrèvement de 3 815 euros. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête à cette hauteur.

Sur la régularité de la procédure :

3. En premier lieu, en cas de contestation sur la notification d'un document que l'administration est tenue d'adresser au contribuable dans le cadre de la procédure de contrôle qu'elle diligente, il incombe à l'administration d'établir qu'une telle notification a été régulièrement adressée au contribuable et, lorsque le pli contenant cette notification a été renvoyé par le service postal au service expéditeur, de justifier de la régularité des opérations de présentation à l'adresse du destinataire. La preuve qui lui incombe ainsi peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes figurant sur les documents, le cas échéant électroniques, remis à l'expéditeur conformément à la règlementation postale soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve établissant la délivrance par le préposé du service postal d'un avis de passage prévenant le destinataire de ce que le pli est à sa disposition au bureau de poste. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée la date de vaine présentation du courrier et qui porte, sur l'enveloppe ou l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.

4. Il résulte de l'instruction que les plis contenant, d'une part, l'avis de vérification de comptabilité et la charte des droits et obligations du contribuable vérifié et, d'autre part, la mise en demeure de déposer la déclaration d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2014, ont été présentés à l'adresse de la société, 141 avenue de Malakoff, Paris 16ème, le 15 juin 2015 et qu'ils ont été retournés au service accompagnés d'un avis de réception comportant la mention " pli avisé et non réclamé ". Compte tenu de ces mentions précises, claires et concordantes, qui suffisent à établir la réalité d'un avis de passage et du respect du délai de mise en instance, ces deux plis doivent être regardés comme ayant été régulièrement notifiés à la société Groupe les Villas le 15 juin 2015. La société requérante soutient que le montant de l'affranchissement apparaissant sur l'enveloppe contenant l'avis de vérification de comptabilité et la charte des droits et obligations du contribuable vérifié produite en défense n'était pas suffisant, au regard des tarifs postaux en vigueur en juin 2015, pour permettre l'envoi des 32 pages que devait contenir le pli. Toutefois, l'administration fait valoir qu'elle dispose d'une grille de tarifs préférentiels pour l'affranchissement et l'envoi postal de ses courriers et que la requérante ne peut se prévaloir des grilles tarifaires applicables aux particuliers. En outre, l'avis de vérification mentionne que la charte millésime mai 2015 et son erratum sont joints et l'avis de réception mentionne que le pli contient le document référencé 3927 + charte + erratum. Par suite, la société Groupe les Villas n'est pas fondée à soutenir que les documents litigieux ne lui ont pas été régulièrement notifiés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 47 et L. 10 du livre des procédures fiscales et celui tiré de l'irrégularité de la procédure de taxation d'office en matière d'impôt sur les sociétés en raison de l'absence de notification d'une mise en demeure doivent être écartés.

5. En outre, aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ". La garantie prévue par ces dispositions s'applique à tous renseignements et documents obtenus auprès de tiers dont l'administration se prévaut pour établir les impositions, que ce soit pour conduire la procédure d'imposition ou pour déterminer le montant de l'impôt. Cette garantie ne s'étend aux renseignements qui ont motivé l'engagement du contrôle fiscal que dans la mesure où ces renseignements, par la nature et la précision de leur contenu, ont servi à l'établissement des rectifications.

6. La société Groupe les Villas soutient que la procédure est entachée d'irrégularité dès lors que l'administration ne lui a pas communiqué, malgré ses demandes en ce sens formulées par des courriers des 28 mars et 13 mai 2016, antérieurs à la mise en recouvrement, l'intégralité des pièces qu'elle a obtenues lors de la consultation de son dossier pénal concernant des poursuites pour blanchiment de tickets-restaurant et notamment le procès-verbal de la troisième audition de Mme A B, le rapport Tracfin et le rapport de synthèse des enquêteurs en date du 7 mai 2015. Toutefois, il résulte de l'instruction et notamment de la proposition de rectification que ces pièces de procédure n'ont pas été utilisées par l'administration pour l'établissement des rectifications notifiées à la société. Par suite, elles n'avaient pas à être communiquées à cette dernière. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales doit être écarté.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne le maître de l'affaire :

7. Si la société Groupe les Villas conteste le fait que Mme A B ait été désignée comme maître de l'affaire, cette circonstance est sans incidence sur le bien-fondé des impositions en litige, qui ne concernent que les redressements notifiés à la société.

En ce qui concerne la charge de la preuve :

8. Aux termes de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales : " Sont taxés d'office : () 2° à l'impôt sur les sociétés, les personnes morales passibles de cet impôt qui n'ont pas déposé dans le délai légal leur déclaration, sous réserve de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 68 ; / 3° aux taxes sur le chiffre d'affaires, les personnes qui n'ont pas déposé dans le délai légal les déclarations qu'elles sont tenues de souscrire en leur qualité de redevables des taxes ; () " et aux termes de l'article L. 68 du même livre : " La procédure de taxation d'office prévue aux 2° et 5° de l'article L. 66 n'est applicable que si le contribuable n'a pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure. () ". En outre, aux termes de l'article L. 193 dudit livre : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".

9. D'une part, il est constant que la société Groupe les Villas n'a pas déposé, malgré une mise en demeure qui lui a été régulièrement notifiée, ainsi qu'il a été dit, sa déclaration d'impôt sur les sociétés pour l'exercice clos en 2014. D'autre part, il est également constant qu'elle n'a pas déposé les déclarations mensuelles de taxe sur la valeur ajoutée CA3 relatives aux mois d'avril, mai, juin, juillet, août, octobre et novembre 2013 et aux mois de janvier, février, avril, mai, juillet, août, octobre et novembre 2014. Dans ces conditions, en vertu des dispositions du livre des procédures fiscales citées au point précédent, la charge de la preuve lui incombe en ce qui concerne les redressements correspondants.

En ce qui concerne les recettes :

10. Il résulte de l'instruction que la société Groupe les Villas n'a pas présenté de comptabilité et que le service a reconstitué son chiffre d'affaires en prenant en compte les encaissements bancaires ne correspondant ni des à opérations annulées, ni à des virements de compte à compte, ni au versement du capital, ni aux opérations pouvant être considérées comme des apports ni aux crédits en provenance d'un notaire. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'administration aurait taxé sans discernement l'ensemble des sommes figurant au crédit de ses comptes bancaires. En outre, la société Groupe les Villas soutient que certaines sommes regardées par l'administration comme des recettes constituaient en réalité des apports de la société Groupe Exellor, qui détenait 49 % de son capital et des virements de compte à compte. Toutefois, d'une part, l'administration a admis, dans le cadre de la présente instance, que le virement de compte à compte de 10 000 euros ne constituait pas une recette. D'autre part, la société n'indique pas quelles autres sommes auraient été regardées à tort comme des recettes par l'administration.

11. Par ailleurs, la société Groupe les Villas soutient que l'administration a utilisé une méthode radicalement viciée dès lors qu'elle n'a pas rattaché les recettes reconstituées à ses différentes activités, à savoir l'activité occulte de blanchiment de tickets-restaurant, l'activité de holding et l'activité de franchise et licence de marques. Toutefois, l'administration indique que l'analyse des crédits bancaires n'a pas permis de déterminer à quelle activité se rapportaient les recettes et que, lors des opérations de contrôle, la représentante de la société a indiqué que les encaissements pouvaient correspondre à des recettes de son activité ou à des opérations de blanchiment de tickets-restaurant sans pouvoir indiquer la nature exacte des encaissements. La société Groupe les Villas ne produit aucun élément de nature à établir que le service aurait pu rattacher les encaissements à chacune de ses activités et ne propose aucune répartition des recettes par activité. Il résulte de ce qui précède, la société Groupe les Villas n'établit pas que la méthode de reconstitution des recettes retenue est radicalement viciée.

En ce qui concerne les charges :

12. Il résulte de l'instruction que le vérificateur a retenu comme charges les salaires, les charges locatives justifiées et un pourcentage de charges de 65,63 % déterminé à partir de comparables issus de la base de données Diane, qui est accessible au public. La société Groupe les Villas soutient que les sociétés figurant dans le panel retenu par l'administration n'exerçaient pas une activité comparable à la sienne dès lors que son activité est celle d'une holding. Toutefois, il est constant que ses statuts indiquaient qu'elle exerçait également une activité de franchise et licence de marques et une activité commerciale de restauration, bar et brasserie. En outre, l'administration fait valoir que le panel retenu a abouti un pourcentage de charges plus favorable à la société que si le code NAF 6420 Z, dont cette dernière se prévaut, avait été retenu.

13. Par ailleurs, la circonstance que la liquidation judiciaire de la société Groupe les Villas a été prononcée le 13 novembre 2015 et qu'elle a été placée en cessation de paiement dès le 8 août 2014 ne faisait pas obstacle à ce qu'elle fasse l'objet d'une vérification de comptabilité ni à ce que l'administration lui notifie des rectifications au titre de exercices clos en 2013 et 2014.

14. Enfin, le service a admis la facture de domiciliation du 21 octobre 2014, acquittée le 31 octobre 2014, d'un montant total de 299 euros et il n'y a donc plus de litige sur les redressements liés à cette facture.

En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :

15. Contrairement à ce que soutient la société Groupe les Villas, la seule circonstance qu'elle soit la société holding des sociétés ACG et GCA et que la société Groupe Exellor soit la société holding des sociétés Riz Blanc, RB Central, le Napoléon et CMK95, ne faisait pas obstacle à ce que les virements provenant de ces sociétés, au sujet desquels elle n'a apporté aucune justification, soient assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée.

Sur les pénalités :

16. Aux termes de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscales : " La juridiction saisie peut, lorsqu'une erreur non substantielle a été commise dans la procédure d'imposition, prononcer, sur ce seul motif, la décharge des majorations et amendes, à l'exclusion des droits dus en principal et des intérêts de retard. () ".

17. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la procédure d'imposition n'est entachée d'aucune irrégularité. Par suite, la société Groupe les Villas n'est pas fondée à solliciter, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 80 CA du livre des procédures fiscales, la décharge des pénalités auxquelles elle a été assujettie.

18. En outre, aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : () b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ; () ".

19. La mise en demeure de déposer la déclaration d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2014, qui, ainsi qu'il a été dit, a été régulièrement notifiée à la société Groupe les Villas le 15 juin 2015, est restée sans effet. Par suite, l'administration était fondée à appliquer la majoration prévue par le b de l'article 1728 du code général des impôts.

20. Il résulte de tout ce qui précède que le conclusions à fin de décharge de la société Groupe les Villas doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

21. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par la société Groupe les Villas sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la société Groupe les Villas à hauteur du dégrèvement d'un montant de 3 815 euros prononcé en cours d'instance.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Actis, liquidateur judiciaire de la société Groupe les Villas, et à l'administrateur général de la direction spécialisée de contrôle fiscal d'Ile de France.

Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Bachoffer, président,

Mme Dousset, première conseillère,

M. Khansari, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2022.

La rapporteure,

A. Dousset

Le président,

B.R. BACHOFFER

La greffière,

L. REGNIER

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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