LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2017771

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2017771

jeudi 20 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2017771
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET BEJIN, CAMUS, BELOT (SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 octobre 2020, 20 avril 2021, 3 et 4 mai 2021 et 18 juin 2021, la SELARL Grave Randoux, en sa qualité de liquidateur judiciaire de la société CAPE SOCAP, représentée par la SCP d'avocats Bejin-Camus-Belot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la ville de Paris à lui verser la somme de 55 680, 36 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 2 septembre 2020 et de la capitalisation des intérêts, au titre du solde du marché public de travaux de désamiantage de la crèche située au 15 rue Modigliani dans le 15ème arrondissement de Paris, conclu avec la ville de Paris le 15 décembre 2017 ;

2°) le cas échéant, de renvoyer au tribunal de commerce de Saint-Quentin la question des conséquences à tirer de l'absence de déclaration de ses créances par la ville de Paris à la procédure collective de la société CAPE SOCAP ;

3°) de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa demande n'est pas tardive au regard des articles 13-4-3 et 13-4-5 du CCAG-Travaux dès lors, d'une part, que le décompte général du 23 mai 2019 ne comporte pas la mention des voies et délais de recours en méconnaissance de l'article R. 421-5 du code de justice administrative et de l'article L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration, d'autre part, que les stipulations des articles 13-4-3 et 13-4-5 du CCAG-Travaux ne sont pas opposables au liquidateur judiciaire de la société contractante dès lors qu'il est tiers au contrat au sens de l'article 1199 du code civil, enfin, que la société CAPE SOCAP ne pouvait pas valablement signer le décompte, qui aurait dû être notifié au seul liquidateur judiciaire, dès lors que la société était dessaisie de l'administration et de la disposition de ses biens en application de l'article L. 641-9 du code de commerce ;

- le décompte général signé le 23 mai 2019 n'est pas opposable à la procédure collective dès lors que le dirigeant de la société CAPE SOCAP ne pouvait pas valablement engager la société par les opérations de décompte sans l'assistance de l'administrateur judiciaire désigné par le jugement de redressement du 27 juillet 2018 ;

- elle s'est valablement opposée au décompte général par un mémoire en réclamation du 2 septembre 2020 ;

- les retenues opérées dans le décompte au titre d'une réfaction du prix et des pénalités de retard n'ont pas été déclarées au passif de la procédure collective de la société CAPE SOCAP et ne pouvaient pas faire l'objet d'une compensation entre des créances certaines, liquides et exigibles et des dettes réciproques ;

- à supposer que les sommes retenues dans le décompte général soient considérées comme des " créances hors procédure ", elles ne pouvaient pas non plus être acquittées pendant la procédure collective ;

- la ville de Paris reste ainsi débitrice de la somme de 55 680, 36 euros au titre du solde du marché public de travaux conclu avec la société CAPE SOCAP ;

- à supposer que le tribunal s'estime incompétent pour statuer sur les conséquences de l'absence de déclaration des créances au passif de la procédure collective de la société CAPE SOCAP, il lui appartient de renvoyer cette question au tribunal de commerce de Saint Quentin.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 mars 2021, 17 mai 2021 et 8 juillet 2021, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- à titre principal, la demande présentée par la SELARL Grave Randoux est irrecevable compte tenu de sa tardiveté et de l'intangibilité du décompte général devenu définitif en application des articles 13.4.3 et 13.4.5 du CCAG-Travaux applicable au marché ;

- l'absence de mention des voies et délais de recours prévue à l'article R. 421-1 du code de justice administrative est sans incidence sur la tardiveté de la demande ;

- le liquidateur judiciaire, qui n'est pas tiers au contrat de la société qu'il représente, ne peut pas utilement se prévaloir de l'article 1199 du code civil ;

- la société CAPE SOCAP ne l'a pas informée des mesures de redressement et de liquidation judiciaires dont elle faisait l'objet en violation de l'article 49 de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics ;

- la société CAPE SOCAP pouvait, en tout état de cause, conclure des actes de gestion et de disposition pendant la période d'observation de six mois prévue par le jugement du tribunal de commerce de Saint-Quentin du 27 juillet 2018 prononçant l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire ;

- l'administrateur judiciaire, qui ne l'a jamais informée de la poursuite du contrat conformément à l'article L. 622-13 du code de commerce, était tenu de respecter les obligations prévues par le contrat conformément à l'article L. 631-12 du code de commerce ;

- c'est donc de bonne foi qu'elle a notifié le décompte général à la société CAPE SOCAP alors que l'ouverture d'une procédure collective est de surcroît sans incidence sur l'application des règles qui régissent l'établissement du décompte général et définitif ;

- elle a en outre notifié le décompte général et définitif à la SELARL Grave Randoux qui ne l'a pas contesté dans le délai de trente jours prévu aux articles 13.4.3 et 13.4.5 du CCAG-Travaux ;

- à titre subsidiaire, d'une part, les retenues opérées au décompte sont justifiées, d'autre part, le comptable public ne pouvait pas procéder à une déclaration de créances au passif de la procédure collective en l'absence d'information relative à la mise en œuvre de cette procédure ;

- elle ne devait, en tout état de cause, pas déclarer de créances dès lors que le contrat était entièrement exécuté à la date du jugement du 17 mai 2019 prononçant la liquidation judiciaire de la société CAPE SOCAP.

Par une ordonnance du 18 juin 2021, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 12 juillet 2021 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de commerce ;

- l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 ;

- le décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 ;

- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux modifié ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- et les conclusions de Mme Privet, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société CAPE SOCAP, qui a été déclarée en redressement judiciaire à compter du 27 juillet 2018 puis en liquidation judiciaire par un jugement du tribunal de commerce de Saint Quentin du 17 mai 2019, était titulaire d'un marché public portant sur la réalisation de travaux de désamiantage de la crèche située au 15 rue Modigliani dans le 15ème arrondissement de Paris, conclu avec la ville de Paris le 15 décembre 2017, pour un montant global et forfaitaire de 240 000 euros HT (288 000 euros TTC). Le 4 mars 2019, la réception des travaux a été prononcée, à la date du 31 août 2018, avec une réserve portant sur l'enlèvement des gravois laissés sur le site. La société a été dispensée de lever cette réserve par application d'une réfaction du prix de 8 750 euros HT. Le 23 mai 2019, la société CAPE SOCAP a signé le décompte général du marché notifié par la ville de Paris, d'un montant total de 253 500 euros TTC, après application de la réfaction du prix de 8 750 euros HT et des pénalités de retard à hauteur de la somme de 24 000 euros. Par des lettres des 28 janvier 2020 et 28 février 2020, la société SELARL Grave Randoux, en sa qualité de liquidateur judiciaire de la société CAPE SOCAP, a demandé à la ville de Paris de lui verser la somme de 55 680, 36 euros au titre du solde du marché. Le 7 juillet 2020, la ville de Paris a notifié le décompte général et définitif du marché signé le 23 mai 2019 à la SELARL Grave Randoux. Après avoir demandé des précisions sur ce décompte le 24 août 2020, la SELARL Grave Randoux en a contesté le montant et la régularité par une lettre du 2 septembre 2020 par laquelle elle a également sollicité le versement de la somme de 55 680, 36 euros qu'elle estime lui être due au titre du solde du marché. Par une décision du 8 octobre 2020, la ville de Paris a rejeté sa demande en raison de sa tardiveté. Par la présente requête, la SELARL Grave Randoux demande au tribunal de condamner la ville de Paris à lui verser la somme de 55 680, 36 euros.

Sur l'opposabilité du décompte général signé le 23 mai 2019 :

2. D'une part, aux termes de l'article 13.4.2 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux (CCAG-Travaux), dans sa version applicable au litige : " Le projet de décompte général est signé par le représentant du pouvoir adjudicateur et devient alors le décompte général () ". Aux termes de l'article 13.4.3 : " Dans un délai de trente jours compté à partir de la date à laquelle ce décompte général lui a été notifié, le titulaire envoie au représentant du pouvoir adjudicateur, avec copie au maître d'œuvre, ce décompte revêtu de sa signature, avec ou sans réserves, ou fait connaître les motifs pour lesquels il refuse de le signer. Si la signature du décompte général est donnée sans réserve par le titulaire, il devient le décompte général et définitif du marché. La date de sa notification au pouvoir adjudicateur constitue le départ du délai de paiement. Ce décompte lie définitivement les parties, sauf en ce qui concerne les montants des révisions de prix et des intérêts moratoires afférents au solde. () ". Aux termes de l'article 13.4.5 : " Dans le cas où le titulaire n'a pas renvoyé le décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur dans le délai de trente jours fixé à l'article 13.4.3, ou encore dans le cas où, l'ayant renvoyé dans ce délai, il n'a pas motivé son refus ou n'a pas exposé en détail les motifs de ses réserves, en précisant le montant de ses réclamations comme indiqué à l'article 50.1.1, le décompte général notifié par le représentant du pouvoir adjudicateur est réputé être accepté par lui ; il devient alors le décompte général et définitif du marché ". Enfin, selon l'article 50.1.1 : " Si un différend survient () entre le titulaire et le représentant du pouvoir adjudicateur, le titulaire rédige un mémoire en réclamation. () Si la réclamation porte sur le décompte général du marché, ce mémoire est transmis dans le délai de trente jours à compter de la notification du décompte général. Le mémoire reprend, sous peine de forclusion, les réclamations formulées antérieurement à la notification du décompte général et qui n'ont pas fait l'objet d'un règlement définitif () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 641-9 du code de commerce : " I.- Le jugement qui ouvre ou prononce la liquidation judiciaire emporte de plein droit, à partir de sa date, dessaisissement pour le débiteur de l'administration et de la disposition de ses biens même de ceux qu'il a acquis à quelque titre que ce soit tant que la liquidation judiciaire n'est pas clôturée. Les droits et actions du débiteur concernant son patrimoine sont exercés pendant toute la durée de la liquidation judiciaire par le liquidateur () ".

4. Il résulte de la règle de dessaisissement rappelée à l'article L. 641-9 du code de commerce qu'à compter de l'intervention du jugement d'ouverture de la liquidation judiciaire de la société CAPE SOCAP le 17 mai 2019, celle-ci était dessaisie de l'administration et de la disposition de ses biens de sorte que seul le liquidateur judiciaire pouvait valablement la représenter pour la signature du décompte général du marché public litigieux. Ainsi, la SELARL Grave Randoux est fondée à soutenir que la signature du décompte général le 23 mai 2019 par la société CAPE SOCAP, alors qu'elle était dessaisie par l'effet de sa mise en liquidation judiciaire, est irrégulière. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens soulevés par la société requérante contre le décompte signé par la société CAPE SOCAP ainsi que sur l'irrecevabilité contractuelle opposée par la ville de Paris au liquidateur judiciaire de cette société, le décompte général signé le 23 mai 2019 n'est pas opposable à la SELARL Grave Randoux, la bonne foi de la ville de Paris et son ignorance de la procédure dont sa cocontractante faisait l'objet étant sans incidence sur la règle du dessaisissement.

Sur le solde du marché :

5. D'une part, aux termes de l'article L. 622-21 du code du commerce dans sa rédaction applicable au litige : " I.- Le jugement d'ouverture interrompt ou interdit toute action en justice de la part de tous les créanciers dont la créance n'est pas mentionnée au I de l'article L. 622-17 et tendant : 1° A la condamnation du débiteur au paiement d'une somme d'argent ; 2° A la résolution d'un contrat pour défaut de paiement d'une somme d'argent. II.- Il arrête ou interdit également toute procédure d'exécution de la part de ces créanciers tant sur les meubles que sur les immeubles ainsi que toute procédure de distribution n'ayant pas produit un effet attributif avant le jugement d'ouverture. III.- Les délais impartis à peine de déchéance ou de résolution des droits sont en conséquence interrompus ". Aux termes de l'article L. 622-24 de ce code : " A partir de la publication du jugement, tous les créanciers dont la créance est née antérieurement au jugement d'ouverture, à l'exception des salariés, adressent la déclaration de leurs créances au mandataire judiciaire dans des délais fixés par décret en Conseil d'Etat. () Les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture, autres que celles mentionnées au I de l'article L. 622-17 sont soumises aux dispositions du présent article. () ". Aux termes de l'article L. 622-26 du même code : " A défaut de déclaration dans les délais prévus à l'article L. 622-24, les créanciers ne sont pas admis dans les répartitions et les dividendes à moins que le juge-commissaire ne les relève de leur forclusion s'ils établissent que leur défaillance n'est pas due à leur fait ou qu'elle est due à une omission du débiteur lors de l'établissement de la liste prévue au deuxième alinéa de l'article L. 622-6. () Les créances non déclarées régulièrement dans ces délais sont inopposables au débiteur pendant l'exécution du plan et après cette exécution lorsque les engagements énoncés dans le plan ou décidés par le tribunal ont été tenus. () ". Aux termes de l'article R. 622-24 de ce même code : " Le délai de déclaration fixé en application de l'article L. 622-26 est de deux mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Le même délai est applicable à l'information prévue par le troisième alinéa de l'article L. 622-24. () ".

6. Si les dispositions précitées réservent à l'autorité judiciaire la détermination des modalités de règlement des créances sur les entreprises en état de redressement, puis de liquidation judiciaire, il appartient au juge administratif de statuer sur l'existence et le montant d'une créance née d'un marché public, sous réserve de la recevabilité des conclusions dont il est saisi au regard des règles régissant le contentieux des marchés publics.

7. D'autre part, l'ensemble des opérations auxquelles donne lieu l'exécution d'un marché de travaux publics est compris dans un compte dont aucun élément ne peut être isolé et dont seul le solde arrêté lors de l'établissement du décompte définitif détermine les droits et obligations définitifs des parties. Les règles qui régissent la compensation sont inapplicables aux opérations comprises dans ce compte et la mise en règlement judiciaire ou la faillite de l'entrepreneur est sans influence sur l'application des règles qui tiennent à la nature même du compte.

8. En l'espèce, la SELARL Grave Randoux réclame le solde du marché dû, selon elle, à la société CAPE SOCAP au motif que la ville de Paris ne pouvait pas procéder à une compensation entre ce solde et les pénalités de retard imputées à cette société ainsi que la réfaction du prix résultant de la réserve chiffrée dans le procès-verbal de réception des travaux au titre des travaux d'enlèvement des gravois laissés sur le site qui ont été achevés par une autre entreprise, sans avoir préalablement déclaré ces créances conformément aux dispositions citées au point 5 du présent jugement.

9. Toutefois, il résulte de la règle rappelée au point 7 du présent jugement que la circonstance que la ville de Paris n'a pas déclaré, auprès du mandataire de la société CAPE SOCAP, les créances correspondant à des pénalités de retard et à la retenue au titre d'une réserve non levée lors de la réception des travaux et chiffrée dans le procès-verbal de réception, lesquelles constituent en réalité des éléments ne pouvant pas être isolés du décompte du marché, est sans incidence sur l'application des règles régissant l'établissement du décompte. Dans ces conditions, les moyens tirés du défaut de déclaration des créances par la ville de Paris et de l'illégalité de la compensation opérée dans le décompte du marché doivent être écartés comme inopérants, sans qu'il soit besoin de renvoyer une question préjudicielle au tribunal de commerce compétent.

10. Il résulte de l'instruction que le solde du marché doit être fixé à la somme de 253 500 euros TTC au profit de la société CAPE SOCAP, à laquelle doit être déduite la somme de 232 319, 64 euros dont il n'est pas contesté qu'elle a déjà été versée à la société titulaire du marché. Par suite, la SELARL Grave Randoux n'est, en tout état de cause, pas fondée à demander la condamnation de la ville de Paris à lui verser la somme de 55 680, 36 euros en règlement du marché.

11. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SELARL Grave Randoux doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SELARL Grave Randoux est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SELARL Grave Randoux et à la ville de Paris.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Amat, présidente,

Mme Armoët, première conseillère,

Mme Guglielmetti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe 20 avril 2023.

La rapporteure,

E. A

La présidente,

N. AMAT

La greffière,

P. TARDY-PANIT

La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions