mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2019822 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | FADOUL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2020, la SARL RMJ, représentée par Me Fadoul, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et en pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquels elle a été assujettie au titre des années 2013 et 2014, ainsi que de l'amende qui lui a été infligée sur le fondement de l'article 1759 du code général des impôts au titre de l'année 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- l'administration a prononcé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre des salaires versés à M. A, gérant de la société ;
- les rappels de taxe sur la valeur ajoutée déductible au titre des exercices 2013 et 2014 sont infondés, dès lors que ces déductions étaient justifiées par des achats effectués pour le compte de la société et des contrats de sous-traitance ;
- les dépenses relatives aux contrats de sous-traitance avec la société RPPF étaient déductibles de son bénéfice imposable ;
- les charges exceptionnelles étaient déductibles de son bénéfice imposable ;
- les rehaussements relatifs aux passifs injustifiés sont infondés, dès lors que les sommes en cause correspondent à des salaires versés à M. A, gérant de la société ;
- les pénalités pour manquement délibéré ne pouvaient s'appliquer aux rehaussements prononcés en matière de prélèvements sociaux ;
- les pénalités pour manquement délibéré ne sont pas justifiées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2021, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions à fin de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés autres que celles résultant de la réintégration des charges de sous-traitance avec la société RPPF, des charges exceptionnelles et des passifs injustifiés ainsi que les conclusions à fin de décharge de l'amende infligée sur le fondement de l'article 1759 du code général des impôts sont irrecevables, dès lors qu'elles ne sont assorties d'aucun moyen ;
- aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL RMJ a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014. Par une proposition de rectification du 20 décembre 2016, le service lui a notifié des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre des années 2013 et 2014, ainsi que l'amende prévue par les dispositions de l'article 1759 du code général des impôts. Par la présente requête, la SARL RMJ demande la décharge, en droits et en pénalités, de ces impositions.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
2. Aux termes de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales : " Lorsque l'une des commissions ou le comité mentionnés à l'article L. 59 est saisi d'un litige ou d'une rectification, l'administration supporte la charge de la preuve en cas de réclamation, quel que soit l'avis rendu par la commission ou le comité. / Toutefois, la charge de la preuve incombe au contribuable lorsque la comptabilité comporte de graves irrégularités et que l'imposition a été établie conformément à l'avis de la commission ou du comité. La charge de la preuve des graves irrégularités invoquées par l'administration incombe, en tout état de cause, à cette dernière lorsque le litige ou la rectification est soumis au juge ".
3. Il résulte de l'instruction que, pour rejeter la comptabilité de la SARL RMJ, l'administration a estimé qu'elle présentait d'importantes anomalies et irrégularités, notamment la non présentation du livre d'inventaire, la tenue des comptes clients sans distinction des taux de TVA, l'absence d'indication des bénéficiaires de chèques sur les souches de chéquiers et des règlements non rattachés à des factures nominatives. La société requérante ne conteste pas les irrégularités entachant sa comptabilité ainsi relevées. Par ailleurs, les impositions litigieuses ayant été arrêtées conformément à l'avis de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires du 16 octobre 2017, la charge de la preuve de l'exagération des bases d'imposition incombe à la SARL RMJ en application des dispositions précitées de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales.
En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée :
S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée prétendument appliquée sur les salaires de M. A :
4. La société requérante soutient que l'administration fiscale a indûment prononcé des rappels de TVA assise sur les salaires versés à M. A, gérant de la société. Toutefois, il résulte de l'instruction que pour établir les manquements de la SARL RMJ et prononcer les rappels en litige, l'administration fiscale s'est fondée sur une reconstitution du chiffre d'affaires de cette société et sur la discordance entre ses revenus déclarés et les sommes créditées sur ses comptes bancaires. Au demeurant, la TVA n'est pas assise sur les salaires. Par suite, le moyen doit être écarté.
S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée déductible sur les factures de sous-traitance pour l'exercice 2013 :
5. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " () II. 1. Dans la mesure où les biens et les services sont utilisés pour les besoins de leurs opérations imposables, et à la condition que ces opérations ouvrent droit à déduction, la taxe dont les redevables peuvent opérer la déduction est, selon le cas : / a) Celle qui figure sur les factures établies conformément aux dispositions de l'article 289 et si la taxe pouvait légalement figurer sur lesdites factures () ". L'article 283 du même code dispose que : " () 4. Lorsque la facture ne correspond pas à la livraison d'une marchandise ou à l'exécution d'une prestation de services, ou fait état d'un prix qui ne doit pas être acquitté effectivement par l'acheteur, la taxe est due par la personne qui l'a facturée () ". Aux termes de l'article 272 du même code : " () 2. La taxe sur la valeur ajoutée facturée dans les conditions définies au 4 de l'article 283 ne peut faire l'objet d'aucune déduction par celui qui a reçu la facture () ".
6. En vertu des dispositions combinées des articles 271, 272 et 283 du code général des impôts, un contribuable n'est pas en droit de déduire de la TVA dont il est redevable à raison de ses propres opérations celle mentionnée sur une facture établie à son nom par une personne qui ne lui a fourni aucun bien ou aucune prestation de services. Dans le cas où l'auteur de la facture était régulièrement inscrit au registre du commerce et des sociétés et assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, il appartient à l'administration, si elle entend refuser à celui qui a reçu la facture le droit de déduire la taxe qui y était mentionnée, d'établir qu'il s'agissait d'une facture fictive ou d'une facture de complaisance. Si l'administration apporte des éléments suffisants en ce sens, il appartient alors au contribuable d'apporter toutes justifications utiles sur cette opération, sans qu'il ne puisse être exigé de lui des vérifications qui ne lui incombent pas.
7. L'administration fiscale a remis en cause la déduction opérée par la SARL RMJ de la TVA sur quatre factures de sous-traitance émises par la société RPPF, à concurrence de 10 200 euros au titre de l'année 2013, au motif que la réalité des factures n'était pas établie par les contrats de sous-traitance produits par la société ou par les modalités de règlement. L'administration fait valoir que la société RPPF ne disposait pas, au cours de l'exercice 2013, des moyens connus pour la réalisation des travaux allégués, qu'aucun devis, cahier des charges ou compte rendu de travaux n'avait été produit, qu'aucun règlement n'est intervenu à destination du prestataire et que les justificatifs produits en cours de contrôle par la société requérante pour attester de la conformité de la société RPPF avec ses obligations fiscales et sociales ne sont relatives qu'à l'année 2012. L'administration fait valoir, au demeurant, que le seul contrat de sous-traitance produit relatif au chantier de Massy-Ampère porte sur un montant total de 20 650 euros, et que les quatre factures comptabilisées au titre de ce même chantier sont soit antérieures à la conclusion de ce contrat, soit d'un montant supérieur au montant indiqué dans ce dernier. En se bornant à soutenir qu'elle pouvait déduire la TVA acquittée sur les contrats de sous-traitance avec la société RPPF, la SARL RMJ, qui supporte la charge de la preuve, ne démontre pas le caractère exagéré des rappels de TVA déductible mis à sa charge.
S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée déductible sur les factures de sous-traitance pour l'exercice 2014 :
8. L'administration fiscale a prononcé, au titre de l'exercice 2014, des rappels de TVA déductible pour un montant de 48 011 euros, correspondant au surplus de TVA déductible déclarée par rapport à la TVA déductible comptabilisée, en l'absence de justification du montant de taxe déduite. En se bornant à soutenir que les déductions de TVA déclarées sont justifiées par des achats effectués pour le compte de la société, la requérante n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, de l'exagération des rappels de TVA mis à sa charge au titre de l'année 2014.
9. Il résulte de ce qui précède que la SARL RMJ n'est pas fondée à solliciter la décharge des rappels de TVA auxquels elle a été assujettie au titre des années 2013 et 2014.
En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :
10. Aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : / 1° Les frais généraux de toute nature () ". Si, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits qu'elle invoque au soutien de ses prétentions, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions précitées du code général des impôts, de justifier tant du montant des charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du même code que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. Le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.
S'agissant des charges de sous-traitance :
11. Pour les mêmes motifs que ceux précédemment énoncés aux points 5, 6 et 7, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve que les factures de sous-traitance émises par la société RPPF ne correspondent à aucune prestation de services délivrée par cette société. Les contrats de sous-traitance produits par la société ne permettent de justifier ni le montant de la charge en cause ni la réalité de la contrepartie qu'elle en a reçue. C'est donc à bon droit que l'administration a remis en cause la déduction, au titre de l'année 2013, de la somme de 52 050 euros au titre de ces dépenses de sous-traitance.
S'agissant des charges exceptionnelles :
12. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " () 2. Les sanctions pécuniaires et pénalités de toute nature mises à la charge des contrevenants à des obligations légales ne sont pas admises en déduction des bénéfices soumis à l'impôt () ".
13. L'administration fiscale a réintégré au bénéfice imposable de la SARL RMJ les montants de 15 506 euros au titre de l'année 2013 et 10 355 euros au titre de l'année 2014, sur le fondement du 2 de l'article 39 du code général des impôts précité, au motif qu'il s'agissait d'amendes et de pénalités consécutives à des contraventions au code de la route et à un contrôle de l'union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration a réintégré ces sommes au bénéfice imposable de la société.
S'agissant du passif injustifié :
14. Aux termes du 2 de l'article 38 du code général des impôts : " Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés ". Il appartient au contribuable, pour l'application de ces dispositions, de justifier l'inscription d'une dette au passif du bilan de son entreprise.
15. L'administration a réintégré au bénéfice imposable de la SARL RMJ des apports effectués sur les comptes courants de M. A, dirigeant, de M. B, co-associé, et de Mme C, ancienne co-associée, pour des montants respectifs de 22 063 euros au titre de l'année 2013 et 23 726 euros au titre de l'année 2014, 3 000 euros au titre de l'année 2013 et 17 670 euros au titre de l'année 2014, et 3 750 euros au titre de l'année 2013, ainsi que des apports au compte " associés dividendes à payer " pour un montant de 25 100 euros au titre de l'année 2013, au motif que ces inscriptions au passif n'étaient pas justifiées. La société requérante, à qui incombe la charge de la preuve, ne démontre pas le caractère exagéré des impositions résultant de cette réintégration, en se bornant à soutenir que ces sommes correspondent à des salaires perçus par M. A. C'est donc à bon droit que l'administration a réintégré ces sommes à la base imposable de la société.
16. Il résulte de ce qui précède que la SARL RMJ n'est pas fondée à solliciter la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2013 et 2014.
Sur les pénalités :
17. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".
18. Il résulte de l'instruction que l'administration a appliqué la majoration prévue au a de l'article 1729 du code général des impôts aux rappels de TVA résultant de l'insuffisance de déclaration du chiffre d'affaires et de la majoration de la TVA déductible, ainsi qu'aux cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés résultant de l'insuffisance de déclaration du chiffre d'affaires et de l'inscription de passifs injustifiés.
19. La société requérante soutient que la majoration du a de l'article 1729 du code général des impôts ne pouvait porter sur les prélèvements sociaux. Toutefois, l'administration n'a pas prononcé de rehaussements au titre des prélèvements sociaux dans le cadre du présent litige.
20. Pour justifier l'application de la majoration prévue au a de l'article 1729 du code général des impôts, l'administration fait valoir que la SARL RMJ avait fait l'objet d'un précédent contrôle au titre des exercices 2009 et 2010, au terme duquel les règles applicables lui avaient été rappelées, que la comptabilité présentée par la société présentait de graves irrégularités, que les rectifications portent sur des montants importants, notamment s'agissant des montants de chiffre d'affaires éludés et de majoration de TVA déductible, et que l'inscription d'opérations créditrices dans les comptes courants d'associés et les comptes d'associés à payer traduisent la volonté délibérée de se soustraire à l'impôt. Ce faisant, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve du caractère délibéré des manquements de la SARL RMJ à ses obligations déclaratives et, par suite, du bien-fondé de l'application de l'amende prévue au a de l'article 1729 du code général des impôts.
21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin de décharge de la SARL RMJ doivent être rejetées.
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la SARL RMJ demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Aucun dépens n'ayant été exposé au cours de l'instance, les conclusions présentées par la SARL RMJ à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de la SARL RMJ est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL RMJ et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Bachoffer, président,
Mme Dousset, première conseillère,
M. Khansari, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le rapporteur,
A. D
Le président,
B. BACHOFFER
La greffière,
L. REGNIER
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026