mercredi 1 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2020137 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET KCP KARBOWSKI CASANOVAS-VESCHEMBES DE PRITTWITZ (AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 novembre 2020 et le 21 septembre 2021, Mme B C, représentée par le cabinet KCP avocats (AARPI), demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 2 juin 2020 par laquelle la maire de Paris l'a placée en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 30 juin 2020 jusqu'à la date effective de mise à la retraite pour invalidité ;
2°) de condamner la ville de Paris à lui verser l'intégralité de ses traitements depuis septembre 2017, assortie des intérêts à taux légal ;
3°) de condamner la ville de Paris à lui verser une somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral subi, assortie des intérêts à taux légal ;
4°) de condamner la ville de Paris à lui verser une somme de 6 916,49 euros au titre de ses congés payés non pris pour les années 2018 à 2021, assortie des intérêts à taux légal ;
5°) de mettre à la charge de la maire de Paris une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle est apte à exercer les fonctions d'adjoint administratif, la ville de Paris était dès lors tenue de lui rechercher un reclassement ;
- elle est fondée à solliciter le versement de l'intégralité de ses traitements depuis le mois de septembre 2017 ainsi que ses droits à congés payés au titre des années 2018 à 2021 ;
- elle est fondée à solliciter le versement de la somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral qu'elle a subi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2021, la maire de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 19 juillet 2021, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 25 septembre 2021.
Par courrier du 25 janvier 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 2 juin 2020 de la maire de Paris qui a fait l'objet d'un retrait, devenu définitif, par l'arrêté du 13 juillet 2021.
Par un mémoire, enregistré le 30 janvier 2023, Mme C a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°85-1054 du 30 septembre 1985 ;
- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Mauclair, rapporteure publique,
- et les observations de Me Karbowski, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 2 juin 2020, la maire de Paris a placé Mme C, agent technique des écoles de 1ère classe, en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 30 juin 2020 jusqu'à sa mise à la retraite pour invalidité. Par courrier du 25 juillet 2020, Mme C a adressé un recours administratif à l'encontre de cette décision. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration. Par courrier du 27 novembre 2020, Mme C a adressé une demande indemnitaire préalable à la réparation des préjudices financiers et moraux subis. Mme C doit être regardée comme demandant au tribunal l'annulation de l'arrêté du 2 juin 2020, ensemble la décision de rejet de son recours administratif. Elle demande également la condamnation de la ville de Paris à lui verser l'ensemble de son traitement à compter du 1er septembre 2017 et la somme de de 6 916,49 euros au titre de ses congés payés non pris pour les années 2018 à 2021 ainsi que la somme de 5 000 euros au titre du préjudice moral subi.
Sur l'étendue du litige :
2. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
3. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la maire de Paris a, par un arrêté du 13 juillet 2021, retiré, en son article 1er, l'arrêté du 2 juin 2020 puis, en ses articles 2 et 3, placé la requérante en disponibilité d'office pour raison de santé avec prestation du 30 juin 2020 au 29 juin 2022 inclus. Nonobstant la différence de dates, cette nouvelle décision, plus favorable à Mme C, doit être regardée comme ayant la même portée que la décision initialement contestée, de sorte que les conclusions de la requérante doivent être regardées comme tendant également à l'annulation des articles 2 et 3 de l'arrêté du 13 juillet 2021. L'arrêté du 13 juillet 2021 ayant acquis un caractère définitif en tant qu'il retire l'arrêté du 2 juin 2020, il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre ce dernier arrêté. En revanche, les conclusions présentées par Mme C doivent être regardées comme étant dirigées contre les articles 2 et 3 de l'arrêté du 13 juillet 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article 72 de la loi du 26 janvier 1984 : " () / La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 57. ". Aux termes de l'article 81 de la même loi dans sa version applicable au litige : " Le fonctionnaire territorial reconnu, par suite d'altération de son état de santé, inapte à l'exercice de ses fonctions peut être reclassé dans un emploi d'un autre cadre d'emplois ou d'un autre corps ou dans un autre emploi, en priorité dans son administration d'origine ou à défaut dans toute administration ou établissement public mentionnés à l'article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, s'il a été déclaré en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé. Par dérogation, la procédure de reclassement peut être engagée en l'absence de demande de l'intéressé. ". Aux termes de l'article 1er du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable au litige : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial ne lui permet plus d'exercer normalement ses fonctions et que les nécessités du service ne permettent pas d'aménager ses conditions de travail, le fonctionnaire peut être affecté dans un autre emploi de son grade. / L'autorité territoriale procède à cette affectation après avis du service de médecine professionnelle et de prévention, dans l'hypothèse où l'état de ce fonctionnaire n'a pas rendu nécessaire l'octroi d'un congé de maladie, ou du comité médical si un tel congé a été accordé ". Aux termes de l'article 2 de ce décret : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'autorité territoriale ou le président du Centre national de la fonction publique territoriale ou le président du centre de gestion, après avis du conseil médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984. L'agent est informé de son droit à une période de préparation au reclassement dès la réception de l'avis du conseil médical, par l'autorité territoriale dont il relève. ". Aux termes de l'article 17 du décret du 30 juillet 1987 relatif aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux : " Lorsque le fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical. En cas d'avis défavorable, s'il ne bénéficie pas de la période de préparation au reclassement prévue par le décret du 30 septembre 1985 susvisé, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis de la commission de réforme ". L'article 38 de ce décret dispose : " La mise en disponibilité visée aux articles 17 et 37 du présent décret est prononcée après avis du comité médical ou de la commission de réforme prévue par le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 modifié relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales, sur l'inaptitude du fonctionnaire à reprendre ses fonctions. / Le renouvellement de la mise en disponibilité est prononcé après avis du comité médical. ".
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme C a été placée en congé de maladie ordinaire du 1er juillet 2019 au 29 juin 2020. Il est, par ailleurs, constant que par avis du 3 juin 2019 et du 26 août 2019, le comité médical départemental a estimé que Mme C était inapte à toute fonction et le rapport d'expertise en date du 4 décembre 2019, rendu pour le compte du comité médical de la mairie de Paris, a conclu à un état anxio-dépressif manifeste et s'est prononcé favorablement à la prolongation de la mise en disponibilité d'office de la requérante. Si Mme C se prévaut de l'avis du comité médical du 12 juillet 2021 pour soutenir qu'elle était apte à occuper ses fonctions dès 2020, cet avis indique seulement que l'intéressée est apte, à la date de cet avis du 12 juillet 2021, à suivre une formation. Dans ces conditions, Mme C ayant épuisé tous ses droits, et dans la mesure où il n'était pas établi que la requérante pouvait reprendre une activité ni être reclassée ni voir son poste de travail adapté, la maire de Paris n'avait pas d'autre choix que de placer la requérante en disponibilité d'office à compter du 30 juin 2020. En tout état de cause, le placement en disponibilité d'office par l'arrêté du 13 juillet 2021, qui retire l'arrêté du 2 juin 2020, n'étant intervenu pour la période du 30 juin 2020 au 13 juillet 2021 qu'à titre rétroactif pour régulariser sa situation statutaire, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la ville de Paris était tenue de l'inviter, préalablement à l'édiction de ces mesures rétroactives nécessaires à la régularisation de sa situation administrative, à présenter une demande de reclassement.
6. En second lieu, il résulte des dispositions des articles 57, 72 et 81 de la loi du 26 janvier 1984, de l'article 2 du décret du 30 septembre 1985 et de l'article 38 du décret du 30 juillet 1987, qu'une autorité territoriale ne peut prononcer la disponibilité d'office d'un agent sans l'avoir préalablement invité à présenter, s'il le souhaite, une demande de reclassement dans un autre emploi de la collectivité ou, à défaut, d'une autre collectivité, s'il a été déclaré en mesure de remplir les fonctions correspondantes.
7. Ainsi qu'il a été dit, il ressort des pièces du dossier que par avis du 12 juillet 2021, le comité médical, qui s'est prononcé sur la prolongation de la mise en disponibilité d'office pour raison de santé de la requérante à compter du 30 juin 2020 pour une durée d'un an, a reconnu Mme C inapte définitivement à l'emploi et aux fonctions qu'elle exerçait mais apte à suivre une formation. L'avis indique par ailleurs qu' " un reclassement est à mettre en œuvre dès maintenant (pas de contact avec les enfants) ". A ne ressort pas des pièces du dossier que la ville de Paris aurait proposé à la requérante une période de préparation au reclassement ni qu'elle aurait informé l'intéressée de son droit à une telle période à compter de cet avis du comité médical. Dans ces conditions, Mme C est fondée à soutenir que l'arrêté du 13 juillet 2021 est, sur ce point, entaché d'une erreur de droit.
8. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté de la maire de Paris en date du 13 juillet 2021, en tant qu'il place, en ses articles 2 et 3, Mme C en disponibilité d'office pour raison de santé du 13 juillet 2021 au 29 juin 2022 doit être annulé.
Sur les conclusions indemnitaires :
9. Toute illégalité commise par l'administration constitue une faute susceptible d'engager sa responsabilité, pour autant qu'il en soit résulté un préjudice direct et certain. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'arrêté du 13 juillet 2021, en ce qu'il a maintenu Mme C en disponibilité d'office du 13 juillet 2021 au 29 juin 2022, est entaché d'illégalité. Cette illégalité constitue une faute susceptible d'engager la responsabilité de la ville de Paris.
10. En premier lieu, si Mme C sollicite le versement de l'entièreté de son traitement à compter de septembre 2017, date de son placement en congé de maladie ordinaire, il ne résulte pas de l'instruction que la perte de revenu alléguée par la requérante de septembre 2017 au 12 juillet 2021 aurait un lien direct et certain avec son maintien illégal en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 13 juillet 2021. Il ne résulte pas, par ailleurs, de l'instruction que la requérante aurait recherché la responsabilité de la ville de Paris sur un autre fondement que l'illégalité de son placement en disponibilité d'office. Ainsi, Mme C n'est pas fondée à solliciter la réparation de ce préjudice financier.
11. En deuxième lieu, en vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, un agent public a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de son éviction irrégulière du service. Sont ainsi indemnisables les préjudices de toute nature avec lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à l'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité. Pour l'évaluation du montant de l'indemnité due, doit être prise en compte la perte du traitement ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressé avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Enfin, il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations que l'agent a pu se procurer par son travail au cours de la période d'éviction.
12. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de mettre à la charge de la ville de Paris une indemnité correspondant à la différence entre les revenus, comprenant ses congés payés, que Mme C aurait perçus en cas de réintégration au 13 juillet 2021, date de l'arrêté attaqué, et jusqu'au 1er décembre 2022, date à laquelle Mme C a été placée en période de reclassement, et les revenus de remplacement perçus entre le 13 juillet 2021 et le 1er décembre 2022.
13. En maintenant Mme C en position de disponibilité d'office sans la placer en période de préparation au reclassement, l'administration a nécessairement engendré un préjudice moral. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par Mme C à hauteur de 1 500 euros.
Sur les intérêts :
14. Mme C a droit aux intérêts au taux légal sur, d'une part, la somme correspondant à la différence entre les revenus qu'elle aurait perçus en cas de réintégration au 13 juillet 2021 et jusqu'au 1er décembre 2022, et les revenus de remplacement perçus entre le 13 juillet 2021 et le 1er décembre 2022, et, d'autre part, sur la somme de 1 500 euros, à compter, comme elle le demande, de la date d'enregistrement de sa requête au greffe du tribunal le 27 novembre 2020.
Sur les frais liés au litige :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 2 juin 2020.
Article 2 : Les articles 2 et 3 de l'arrêté de la maire de Paris du 13 juillet 2021 sont annulés en tant qu'ils placent Mme C en disponibilité d'office pour raison de santé du 13 juillet 2021 au 29 juin 2022.
Article 3 : La ville de Paris est condamnée à verser à Mme C la somme correspondant à la différence entre les revenus, comprenant ses congés payés, que Mme C aurait perçus en cas de réintégration au 13 juillet 2021 et jusqu'au 1er décembre 2022 et les revenus de remplacement perçus entre le 13 juillet 2021 et le 1er décembre 2022, qui portera intérêt au taux légal à compter du 27 novembre 2020.
Article 4 : La ville de Paris est condamnée à verser à Mme C la somme de 1 500 euros au titre des préjudices subis, assortie des intérêts au taux légal à compter du 27 novembre 2020.
Article 5 : La ville de Paris versera à Mme C une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la maire de Paris.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Fouassier, président,
Mme Belkacem, première conseillère,
Mme Marchand, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er mars 2023.
La rapporteure,
A. D
Le président,
C. FOUASSIER
La greffière,
C. EL HOUSSINE
La République mande et ordonne au préfet d'Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026