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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2101014

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2101014

mardi 16 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2101014
TypeDécision
PublicationC
Formation1re Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET F.NAIM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 janvier 2021 et le 26 juillet 2023, la société Diamantin, prise en la personne de son liquidateur judiciaire, Me Canet, représentée par Me Naïm, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, de retenues à la source, de contributions sociales et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos le 31 mai 2016 et le 23 février 2017, ainsi que des pénalités correspondantes ;

2°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2017, ainsi que des pénalités correspondantes ;

3°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 20 mars 2015 au 23 février 2017, ainsi que des pénalités correspondantes ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- en réalisant les opérations de contrôle dans les locaux de l'administration sans inviter la gérante à participer aux opérations de contrôle et en l'écartant de toute information relative à l'accès au dossier pénal contenant l'intégralité de la comptabilité, l'administration a non seulement violé l'article L 47 du LPF mais également méconnu l'obligation de loyauté dans l'administration de la preuve ;

- l'administration fiscale a, d'une part, imposé que la seule réunion contradictoire tenue se déroule dans ses propres locaux, en méconnaissance de la loi, et notamment de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales, qui autorise, dans un tel cas, le contribuable à choisir librement le lieu de la vérification ;

- aucun débat oral et contradictoire n'a eu lieu en réalité, dès lors que trois réunions se sont tenues, la première dont le lieu a été imposé par l'administration, les deux suivantes en l'absence de la dirigeante de la société et sur le fondement de pièces pénales auxquelles seule l'administration avait accès ;

- l'administration fonde ses impositions sur des accusations pénales qui n'ont donné lieu à aucun procès ni à aucune condamnation, et notamment une prétendue inexistence des diamants achetés pour le compte des clients, une prétendue violation du code monétaire et financier par l'intermédiation de personnes établies hors de France, sans aucun lien avec le litige fiscal, une absence de garantie des investissements, à rebours du rendement espéré qui, d'une part, est commune à tous les investissements financiers, d'autre part est sans lien avec le litige fiscal ;

- l'administration ne tient pas compte du modèle économique de la société qui est de proposer aux propriétaires des diamants de conserver ceux-ci dans des coffres à l'étranger étrangers et a sous-estimé le taux de charges auquel elle a été confrontée.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 11 août 2021 et le 2 août 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens présentés par la société Diamantin dans sa requête ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pertuy,

- les conclusions de M. Charzat, rapporteur public,

- et les observations de Mme B et de M. C, pour l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction nationale d'enquêtes fiscales, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures, par les mêmes moyens.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée unipersonnelle Diamantin, dont le siège social est situé 66 rue Jouffroy d'Abbans à Paris (17ème arrondissement), a déclaré une activité de négoce et de courtage de diamants et de pierres précieuses, ainsi que de commerce de joaillerie et bijoux. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité du 18 janvier au 24 juillet 2017 concernant l'ensemble de ses déclarations fiscales ou opérations susceptibles d'être examinées au titre de la période du 20/03/2015 au 31/05/2016 ainsi que ses déclarations de TVA du 01/06/2016 au 30/11/2016. L'administration, en l'absence de pièces justificatives probantes de recettes au titre de la période vérifiée, a procédé à une reconstitution de recettes et, à l'issue des opérations de contrôle, a notifié à la requérante des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de prélèvements sociaux afférents ainsi que de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, ainsi que des amendes sur le fondement des articles 1729 et 1788-A du code général des impôts. La société Diamantin, en la personne de son liquidateur judiciaire, demande la décharge de ces impositions supplémentaires, des pénalités correspondantes et des amendes prononcées.

Sur la recevabilité des conclusions présentées aux fins de décharge au titre de la cotisation foncière des entreprises :

2. Aux termes de l'article R*196-2 du code général des impôts : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ". Dès lors que les sommes dues au titre de la cotisation foncière des entreprises pour les exercices 2016 et 2017 ont été mises en recouvrement par voie de rôle respectivement le 31 octobre 2016 et le 31 octobre 2017, en tant qu'impositions primitives n'ayant pas fait l'objet d'une procédure de rectification, la réclamation présentée à l'administration fiscale devait intervenir, respectivement, avant le 31 décembre 2017 et avant le 31 décembre 2018. La réclamation préalable présentée à ce titre le 7 avril 2020 par la société était ainsi tardive et les demandes présentées par la requérante au titre de la cotisation foncière des entreprises due au titre des exercices 2016 et 2017 sont irrecevables.

Sur l'étendue du litige :

3. La somme globale de 13 540 225 euros contestée par la requérante devant le tribunal correspond aux créances fiscales déclarées à titre prévisionnel par l'administration fiscale dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire de la société Diamantin. Dès lors que seule une somme de 5 075 905 euros a été admise à titre de créance définitive, le quantum du litige doit être circonscrit à la somme de 5 075 754 euros, correspondant à la somme des créances admises dans le cadre de la procédure de liquidation, soustraction faite des créances de cotisation foncière des entreprises due au titre des exercices 2016 et 2017.

4. Le litige est ainsi circonscrit à la somme de 5 075 754 euros, mise en recouvrement par l'avis de mise en recouvrement n°1802 00009 du 15 février 2018.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

5. La société Diamantin soutient que les garanties apportées au contribuable en matière de vérification, portant notamment sur l'existence d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, n'ont pas été respectées. Elle fait valoir que l'administration fiscale a imposé que la seule réunion contradictoire tenue se déroule dans ses propres locaux et qu'aucun débat oral et contradictoire n'a eu lieu en réalité, dès lors que trois réunions se sont tenues, la première dont le lieu a été imposé par l'administration, les deux suivantes en l'absence de la dirigeante de la société et sur le fondement de pièces pénales auxquelles seule l'administration avait accès.

6. Aux termes de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables ". Il résulte de ces dispositions que toute vérification de comptabilité doit, en principe, se dérouler dans les locaux de l'entreprise vérifiée, en présence de personnes habilitées à la représenter, sauf dans le cas où l'administration, à la demande du contribuable, procède à cette vérification dans un lieu extérieur à l'entreprise. Il en va ainsi lorsque, notamment, la comptabilité ne se trouve pas dans l'entreprise et que, d'un commun accord entre le vérificateur et les représentants de l'entreprise, les opérations de vérification se déroulent au lieu où se trouve la comptabilité ou dans les locaux de l'administration, dès lors que cette circonstance ne fait, par elle-même, pas obstacle à ce que la possibilité d'engager avec le vérificateur un débat oral et contradictoire demeure offerte aux représentants de l'entreprise vérifiée ".

7. Il résulte de l'instruction, en premier lieu, que, par un courrier du 13 janvier 2017, Mme A, gérante de la société, a indiqué que, dès lors que la société Diamantin ne disposait pas de siège social, elle acceptait la proposition du vérificateur de la recevoir le mercredi 17 janvier à 8h dans les locaux de l'administration. La première intervention de vérification a ainsi été menée, d'un commun accord entre le vérificateur et les représentants de l'entreprise, dans les locaux de l'administration. Il n'est fait par ailleurs état d'aucun élément de nature à regarder la garantie d'un débat oral et contradictoire comme méconnue à ce titre.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 641-9 du code de commerce : " I. Le jugement qui ouvre ou prononce la liquidation judiciaire emporte de plein droit, à partir de sa date, dessaisissement pour le débiteur de l'administration et de la disposition de ses biens composant le patrimoine engagé par l'activité professionnelle, même de ceux qu'il a acquis à quelque titre que ce soit tant que la liquidation judiciaire n'est pas clôturée. Les droits et actions du débiteur concernant son patrimoine sont exercés pendant toute la durée de la liquidation judiciaire par le liquidateur ". Dès lors que, par un jugement du 23 février 2017, la société Diamantin a fait l'objet de l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire, le liquidateur désigné devait être regardé par l'administration fiscale comme le représentant légal de la société. C'est donc à bon droit que les deux autres interventions du vérificateur ont eu lieu dans les locaux désignés par le mandataire liquidateur, et en sa présence.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ". Toutefois, d'une part, cette obligation de communication ne porte que sur les documents de nature à impliquer la réouverture du débat oral contradictoire sur la comptabilité de l'entreprise, alors qu'en l'espèce le vérificateur s'est fondé sur des documents communiqués dans le cadre de la procédure pénale mais qui n'étaient pas des documents comptables. D'autre part, et en tout état de cause, l'ensemble des documents ayant servi à motiver les rappels et rectifications ont été transmis à la société requérante par un courrier du 9 octobre 2017 dont le liquidateur a accusé réception.

10. Il résulte de ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que les garanties apportées au contribuable en matière de vérification, portant notamment sur l'existence d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, ont été méconnues.

Sur le bien-fondé des impositions en litige :

S'agissant de la charge de la preuve :

11. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".

12. Il résulte de l'instruction que, s'agissant des rectifications au titre de l'impôt sur les sociétés, la procédure appliquée est à bon droit la taxation d'office, en application des dispositions combinées du 2° de l'article L. 66 et de l'article L. 68 du livre des procédures fiscales, la requérante n'ayant pas régularisé sa situation dans les trente jours de la notification d'une mise en demeure, distribuée en l'espèce le 5 janvier 2017.

13. Il résulte également de l'instruction, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, que la société n'a déposé aucune déclaration au titre de la période vérifiée alors même que le montant de son chiffres d'affaires avait dépassé, au mois de juillet 2015, le seuil d'application du régime simplifié d'imposition et devait, par conséquent, procéder au dépôt d'une déclaration mensuelle à ce titre en application de l'article 287-1 et 287-2 du code général des impôts. La procédure appliquée est ainsi à bon droit la taxation d'office, en application des dispositions combinées du 3° de l'article L. 66 et de l'article L. 68 du livre des procédures fiscales. La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, impôt contrôlé selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions et garanties que les taxes sur le chiffre d'affaires, a également fait l'objet, à bon droit, d'une procédure de taxation d'office prévue au 3° de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales, la requérante n'ayant pas déposé de déclaration de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises au titre de l'année 2016.

14. Il appartient, par suite à la requérante, en application des dispositions précitées de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, d'apporter la preuve du caractère exagéré des impositions.

S'agissant de l'activité de la société :

15. En premier lieu, pour apporter la preuve, qui lui incombe, de ce que les impositions auxquelles elle a été assujettie sont exagérées, la société se prévaut de ce que les constatations opérées par l'administration fiscale quant à l'existence des diamants objets des placements effectués par ses clients, sur la qualification des intermédiaires, le paradoxe des arguments de vente ou la surestimation des diamants ne sont pas assorties d'éléments de preuve suffisants. Pour autant, ces éléments de contexte sont sans incidence sur la vérification de comptabilité effectuée par l'administration qui, en l'absence de pièces justificatives probantes de recettes au titre de la période vérifiée, a procédé à une reconstitution de recettes et, à l'issue des opérations de contrôle, a notifié à la requérante des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de prélèvements sociaux afférents, ainsi que de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, ainsi que des amendes sur le fondement des articles 1729 et 1788-A du code général des impôts. La société ne peut utilement se prévaloir de l'absence d'autorité de la chose jugée au pénal de ces éléments de contexte pour démontrer le caractère exagéré des impositions.

16. La société soutient, en second lieu, que les rectifications sont fondées sur des éléments erronés.

17. D'une part, en l'absence de comptabilité et de déclarations déposées en matière de taxe sur la valeur ajoutée, l'administration a reconstitué les recettes en se fondant sur les sommes encaissées sur les comptes bancaires de la société. Elle n'a pu admettre en déduction de cette taxe sur la valeur ajoutée, dès lors que la société Diamantin n'a présenté aucun justificatif, que les versements justifiés par des documents obtenus dans le cadre du droit de communication.

18. D'autre part, en l'absence de comptabilité ou de justificatifs du résultat de la société, l'administration fiscale a reconstitué le chiffre d'affaires taxable en prenant en compte les crédits bancaires, identifiés comme des recettes professionnelles, et les débits bancaires afférents à des charges nécessaires à l'exercice de l'activité, c'est-à-dire en excluant les paiements effectués au bénéfice de sociétés étrangères n'ayant aucune activité identifiable ou n'ayant apporté aucune contrepartie aux versements.

19. La reconstitution du chiffre d'affaires et du bénéfice imposable a donc été effectuée selon une méthode habituelle et sur le fondement des éléments que l'administration a pu déterminer en l'absence de toute comptabilité et pièces justificatives.

20. Si la société Diamantin estime que ses charges, fixées à 23 %, ont été sous-évaluées, elle ne le démontre pas par la simple production des documents comptables de la société Qeelin France domiciliée à Paris et de la société Saphir France domiciliée à Lons-le-Saunier, lesquels ne renseignement pas sur la teneur de l'activité de ces sociétés et ne permettent pas d'établir un cadre de comparaison probant. La société n'apporte par ailleurs aucun élément permettant de justifier la déduction de charges d'exploitations au-delà des charges retenues par l'administration, et notamment aucun élément de nature à justifier de l'activité économique de plusieurs sociétés étrangères ayant été rendues destinataires de fonds.

21. Il résulte de tout ce qui précède que la société Diamantin ne peut être regardée comme apportant la preuve, qui lui incombe, de l'exagération des impositions auxquelles elle a été assujettie.

Sur les pénalités :

22. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : () ; b. 40 % lorsque la déclaration ou l'acte n'a pas été déposé dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ".

23. La requérante ne présente aucune critique propre à l'encontre de la seule pénalité objet d'un recouvrement, de 40 % pour défaut de dépôt de déclaration à la suite d'une mise en demeure. Au regard des éléments exposés aux points 12 à 15, dès lors que la requérante a été mise en demeure de déposer ses déclarations au titre de l'impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée et qu'aucune déclaration n'a été déposée à la suite de ces mises en demeure, la société Diamantin n'est pas fondée à demander la décharge des pénalités en cause.

24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en décharge de la société Diamantin doivent être rejetées et que les conclusions dirigées contre l'amende prononcée en application de l'article 1728 du code général des impôts doivent également être rejetées, comme doivent être rejetées, par voie de conséquence et dès lors que l'Etat n'est pas partie perdante, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la Société Diamantin, prise en la personne de son liquidateur judiciaire, est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle Diamantin, à son liquidateur judiciaire, Me Canet, et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction nationale d'enquêtes fiscales.

Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Duchon-Doris, président du tribunal,

M. Pertuy, premier conseiller,

M. Amadori, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2024.

Le rapporteur,

I. PERTUY

Le président,

J-C. DUCHON-DORIS La greffière,

L. REGNIER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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