LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2101842

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2101842

lundi 12 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2101842
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6e Section - 1re Chambre
Avocat requérantMARCEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2100009 du 27 janvier 2021, la présidente du tribunal administratif de Pau a transmis au tribunal administratif de Paris le dossier de la requête présentée par Mme C A.

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Pau le 4 janvier 2021, et un mémoire enregistré au greffe du tribunal administratif de Paris le 13 juillet 2022, Mme C A, représentée par Me Marcel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme totale de 62 948,80 euros en réparation de ses préjudices, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 octobre 2020, et de la capitalisation des intérêts ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'administration a commis une faute en s'abstenant de l'informer de la possibilité de bénéficier d'un congé de longue durée ou de longue maladie ;

- elle a commis une faute en s'abstenant de l'informer de son droit à reclassement et de traiter sa demande de reclassement ;

- elle a commis une faute en s'abstenant de traiter sa demande tendant à bénéficier de la période de préparation au reclassement ;

- son préjudice financier, courant du mois de juillet 2019 jusqu'au 9 mai 2022, doit être évalué à la somme de 46 948,80 euros ;

- elle a subi une préjudice moral qui justifie l'octroi d'une indemnité de 6 000 euros ;

- elle a subi des troubles dans ses conditions d'existence qui justifient l'octroi d'une indemnité de 10 000 euros.

Par ordonnance du 13 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 22 juillet 2022.

Un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2023, a été présenté par le préfet de police.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Le Broussois,

- les conclusions de Mme Pestka, rapporteure publique,

- et les observations de M. B pour le préfet de police.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, gardien de la paix, a été placée en congé de maladie à compter du 9 juin 2016. Après avoir été déclarée inapte aux fonctions actives de police, elle a été, à l'expiration de ses droits à congé de maladie, placée en disponibilité d'office à compter du 8 juin 2017. Par courrier du 19 octobre 2020, Mme A a saisi le ministre de l'intérieur d'une réclamation préalable tendant à l'indemnisation des préjudices qu'elle estimait avoir subis du fait de l'absence de réponse à ses demandes de reclassement et de bénéfice de la période de préparation au reclassement. Sa réclamation ayant été implicitement rejetée, Mme A demande au tribunal, par la présente requête, de condamner l'Etat à lui verser une somme totale de 62 948,80 euros en réparation de ses préjudices.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

En ce qui concerne la responsabilité de l'Etat :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. () ; 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. () 4° A un congé de longue durée, en cas de tuberculose, maladie mentale, affection cancéreuse, poliomyélite ou déficit immunitaire grave et acquis, de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement. Le fonctionnaire conserve ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. (). ".

3. Si Mme A fait valoir qu'elle n'a pas été informée, à l'expiration de ses droits à congé prévus au 2° de l'article 34 précité, de sa possibilité de bénéficier d'un congé de longue maladie ou d'un congé de longue durée, en application des 3° et 4° du même article, il ne résulte ni des dispositions en cause, ni d'aucun texte ou principe que l'administration aurait été tenue de lui communiquer une telle information. La requérante n'est dès lors pas fondée à invoquer à ce titre une faute de l'Etat de nature à engager sa responsabilité à son égard.

4. En second lieu, en revanche, aux termes de l'article 51 de la loi du 11 janvier 1984 susmentionnée, alors en vigueur : " La disponibilité est prononcée, soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 34 () ". Aux termes de l'article 63 de la même loi : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / () / () / Le fonctionnaire à l'égard duquel une procédure tendant à reconnaître son inaptitude à l'exercice de ses fonctions a été engagée a droit, selon des modalités définies par décret en Conseil d'Etat, à une période de préparation au reclassement avec traitement d'une durée maximale d'un an. Cette période est assimilée à une période de service effectif. Pendant son congé pour raison de santé, le fonctionnaire peut, sur la base du volontariat et avec l'accord de son médecin traitant, suivre une formation ou un bilan de compétences ". Aux termes de l'article 2 du décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 relatif au reclassement des fonctionnaires de l'État reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, dans sa version alors en vigueur : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son corps, l'administration, après avis du comité médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. / La période de préparation au reclassement débute à compter de la réception de l'avis du comité médical si l'agent est en fonction ou à compter de sa reprise de fonctions si l'agent est en congé de maladie lors de la réception de l'avis du comité médical. / La période de préparation au reclassement prend fin à la date de reclassement de l'agent et au plus tard un an après la date à laquelle elle a débuté. Toutefois, l'agent qui a présenté une demande de reclassement peut être maintenu en position d'activité jusqu'à la date à laquelle celui-ci prend effet, dans la limite de la durée maximum de trois mois mentionnée à l'article 3 du présent décret. / L'agent qui fait part de son refus de bénéficier d'une période de préparation au reclassement présente une demande de reclassement en application des dispositions du même article 3. " Aux termes de l'article 2-2 du même décret : " L'administration établit conjointement avec l'agent un projet qui définit le contenu de la préparation au reclassement, les modalités de sa mise en œuvre et en fixe la durée, au terme de laquelle l'intéressé présente sa demande de reclassement. Elle engage, en outre, avec l'intéressé une recherche d'emploi dans un autre corps. () ". Aux termes de l'article 27 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " () / Lorsqu'un fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical : en cas d'avis défavorable, s'il ne bénéficie pas de la période de préparation au reclassement prévue par le décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 pris en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat en vue de faciliter le reclassement des fonctionnaires de l'Etat reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis de la commission de réforme. Le paiement du demi-traitement est maintenu, le cas échéant, jusqu'à la date de la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. / Le fonctionnaire qui, à l'expiration de son congé de maladie, refuse sans motif valable lié à son état de santé le ou les postes qui lui sont proposés peut être licencié après avis de la commission administrative paritaire ".

5. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que lorsqu'un fonctionnaire a été, à l'issue de ses droits statuaires à congé de maladie, reconnu inapte à la prise des fonctions qu'il occupait antérieurement et alors que le comité médical ne s'est pas prononcé sur sa capacité à occuper, par voie de réaffectation, de détachement ou de reclassement, un autre emploi, éventuellement dans un autre corps ou un autre grade, l'autorité administrative ne peut placer cet agent en disponibilité d'office, sans l'avoir préalablement invité à présenter, s'il le souhaite, une demande de reclassement. La mise en disponibilité d'office peut ensuite être prononcée soit en l'absence d'une telle demande, soit si cette dernière ne peut être immédiatement satisfaite.

6. En l'espèce, il résulte de l'instruction que Mme A a été, à l'issue de ses droits statuaires à congé de maladie, reconnue inapte aux fonctions actives de police par le comité médical le 4 juillet 2017. Elle a ensuite été placée en disponibilité d'office à compter du 6 juin 2017. Il n'est pas contesté, l'administration n'ayant produit aucun mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, que l'intéressée n'a pas été invitée à présenter une demande de reclassement avant son placement en disponibilité. Il n'est pas davantage contesté que la demande de reclassement spontanément présentée par Mme A le 13 février 2018, qui a donné lieu à un avis favorable de la commission administrative paritaire compétente le 4 octobre 2018, n'a donné lieu à aucune proposition de l'administration. Enfin, la demande de Mme A tendant au bénéfice de la période de préparation au reclassement prévue à l'article 63 de la loi précitée du 11 janvier 1984, qui a été présentée le 6 mars 2019, n'a été satisfaite que par un arrêté du ministre de l'intérieur du 23 juin 2022 qui lui a reconnu le bénéfice de cette période pour une durée d'un an à compter du 9 mai 2022.

7. Mme A est fondée à soutenir qu'en s'abstenant de l'inviter à présenter une demande de reclassement préalablement à son placement en disponibilité d'office, en laissant sans suite sa demande de reclassement présentée le 13 février 2018 et en ne faisant droit à sa demande de placement en période de préparation au reclassement que plus de trois ans après la présentation de cette demande, le ministre de l'intérieur a commis des fautes de nature à engager la responsabilité de l'Etat à son égard. Elle est, par suite, fondée à demander la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices résultant directement pour elle desdites fautes.

En ce qui concerne la réparation :

8. En premier lieu, Mme A est fondée à soutenir qu'en l'absence des fautes commises par le ministre de l'intérieur, elle aurait été en mesure de bénéficier, soit d'une période de préparation au reclassement, soit d'un reclassement proprement dit, et de percevoir ainsi un plein traitement, à compter du mois de juillet 2019 au plus tard. Elle est, par voie de conséquence, fondée à demander la condamnation de l'Etat à lui verser une indemnité réparant le manque à gagner qu'elle a subi de ce fait entre le mois de juillet 2019 et le 9 mai 2022, date de début de sa période de préparation au reclassement. Eu égard aux pièces produites par la requérante, et en l'absence de mémoire en défense produit à la date de clôture de l'instruction, ce manque à gagner peut être évalué à un montant mensuel de 1 467,15 euros, soit un montant total de 50 309,05 euros pour la période considérée. Il y a lieu, par suite, de condamner l'Etat à verser ladite somme à Mme A en réparation de son préjudice financier.

9. En deuxième lieu, il sera fait en l'espèce une juste appréciation du préjudice moral subi par Mme A du fait des fautes commises par l'administration, résultant notamment de la situation d'incertitude professionnelle dans laquelle elle a été placée, en condamnant l'Etat à lui verser à ce titre une indemnité de 2 000 euros.

10. En troisième lieu, en revanche, Mme A n'est pas fondée à demander réparation des troubles dans ses conditions d'existence qu'elle pourrait être amenée à subir du fait du report de son âge de départ à la retraite, un tel préjudice ne pouvant être regardé comme présentant un lien de causalité direct avec les fautes susmentionnées.

11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander la condamnation de l'Etat à lui verser une indemnité totale de 52 309,05 euros en réparation de ses préjudices.

Sur les intérêts et la capitalisation :

12. Mme A a droit aux intérêts au taux légal sur la somme précitée de 52 309,05 euros à compter du 21 octobre 2020, date de réception de sa réclamation préalable. Il y a également lieu de faire droit à sa demande de capitalisation des intérêts à compter du 21 octobre 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur les frais liés au litige :

13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'Etat est condamné à verser à Mme A une indemnité de 52 309,05 euros en réparation de ses préjudices, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 21 octobre 2020. Les intérêts échus à la date du 21 octobre 2021 seront capitalisés à cette date et à chaque échéance annuelle ultérieure pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 2 : L'Etat versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.

Délibéré après l'audience du 26 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Marino, président,

M. Le Broussois, premier conseiller,

M. Lautard-Mattioli, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juin 2023.

Le rapporteur,

N. Le Broussois

Le président,

Y. Marino

Le greffier,

A. Lemieux

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2101842/6-1

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions