jeudi 5 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2102990 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | BERTRAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 février 2021 et le 14 septembre 2022, Mme A D, représentée par Me Bertrand, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la ville de Paris à lui verser la somme globale de 120 681, 24 euros à parfaire, en réparation des préjudices qu'elle a subis et résultant des fautes commises par la ville de Paris dans la gestion de sa carrière d'une part, et, d'autre part, à raison des faits de harcèlement moral dont elle a été victime ;
2°) d'assortir la somme précitée des intérêts au taux légal à compter du 12 octobre 2020, outre leur capitalisation à compter du 15 octobre 2021 ;
3°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la ville de Paris a commis une faute en édictant des décisions illégales, notamment en refusant de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de service dont elle a été victime ;
- cette faute engage la responsabilité de la ville, qui doit réparer les conséquences dommageables de cet acte ;
- à ce titre, elle est fondée à demander la réparation d'un préjudice de douleur évalué à 25 000 euros, du préjudice tiré du déficit fonctionnel temporaire partiel évalué à la somme de 43 200 euros, d'un préjudice moral évalué à 10 000 euros, du préjudice tiré du trouble dans ses conditions d'existence évalué à 30 000 euros, d'un préjudice de carrière évalué à 3 000 euros, du préjudice tiré du défaut d'assistance de tierces personnes évalué à 735 euros, ainsi que le préjudice patrimonial estimé à 4 746, 24 euros, soit une somme globale de 116 681, 24 euros à parfaire ;
- elle est également fondée à rechercher la responsabilité de la ville, compte tenu des faits de harcèlement moral dont elle a été victime ;
- elle évalue le préjudice qu'elle a subi à ce titre à la somme de 4 000 euros à parfaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2022, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Mauclair, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bichy substituant Me Bertrand, pour Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, recrutée par la ville de Paris en 2004 en qualité d'auxiliaire de puériculture stagiaire, et affectée à la direction des familles et de la petite enfance, a été titularisée en 2006. Elle a été déclarée inapte au port de charges lourdes et devant bénéficier d'un poste assis en décembre 2010, tandis qu'au mois de novembre 2012, elle a été déclarée définitivement inapte à ses fonctions d'auxiliaire de puériculture et apte à un poste sans port de charges. Elle a alors été affectée en crèche, dans des fonctions administratives compatibles avec aptitude physique. Mme D a été placée en congé de maladie ordinaire du 2 février 2016 au 31 janvier 2017. Le comité médical a alors rendu un avis défavorable à son placement en congé de longue maladie et recommandé l'attribution d'une disponibilité d'office pour raisons de santé pour une durée de six mois à compter du 3 février 2017. Par arrêté du 14 avril 2017, l'intéressée a été placée en disponibilité d'office pour raisons de santé avec bénéfice des prestations du 1er février 2017 au 31 juillet suivant puis, à la suite d'un nouvel avis du comité médical du 25 septembre 2017, elle a été maintenue, par un arrêté du 5 octobre 2017, dans cette position jusqu'au 31 octobre 2017. Enfin, par un arrêté du 4 mai 2018, la Ville de Paris a maintenu Mme D en disponibilité d'office jusqu'au 31 juillet 2018. Parallèlement, Mme D a demandé, dès l'année 2015, la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une gonarthrose du genou droit diagnostiquée le 5 février 2010, à la suite d'un accident de trajet. A la suite de l'avis émis par la commission départementale de réforme, réuni en séance le 1er février 2018, la ville de Paris a, par deux décisions du 9 février 2018 et 13 février suivant, rejeté sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle et d'imputabilité au service des arrêts de travail qui ont été délivrés à la requérante à compter du 12 janvier 2011 au titre de cette maladie. Par deux jugements n° 1805767,1806176 et n° 1803295, 1811641 du 10 octobre 2019, le tribunal de céans a annulé, respectivement, les décisions précitées du 5 octobre 2017 et du 4 mai 2018, ainsi que les décisions des 9 février 2018 et 13 février suivant, par lesquelles la maire de Paris a rejeté sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle et d'imputabilité au service des arrêts de travail qui lui ont été délivrés à compter du 12 janvier 2011 au titre de cette maladie. Par une réclamation préalable du 8 octobre 2020, adressée à la ville par l'intermédiaire de son conseil, Mme D a demandé la réparation des préjudices qu'elle a subis. Du silence gardé par la ville de Paris est née une décision implicite de rejet. Par la présente requête, Mme D demande la condamnation de la ville de Paris à réparer les préjudices qu'elle estime avoir subis et résultant d'une part, de l'illégalité fautive des décisions annulées au contentieux, et, d'autre part, des faits de harcèlement moral dont elle aurait été victime.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité de la ville de Paris :
S'agissant l'illégalité fautive :
2. Il résulte de l'instruction, notamment des deux jugements rendus par le tribunal de céans le 10 octobre 2019, que celui-ci a annulé d'une part, la décision du 5 octobre 2017 par laquelle la maire de Paris a maintenu Mme D en disponibilité d'office pour raison de santé jusqu'au 31 octobre 2017, confirmée sur recours gracieux, et, d'autre part, la décision du 9 février 2018 rejetant sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle et d'imputabilité au service des arrêts de travail qui lui ont été délivrés à compter du 12 janvier 2011 au titre de cette maladie. Il est constant que ces décisions ont été annulées pour des motifs de fond. Or, en édictant des décisions illégales, la ville de Paris a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
S'agissant des faits de harcèlement moral :
3. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'appréciation de la valeur professionnelle, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus ".
4. D'une part, il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. D'autre part, pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. En revanche, la nature même des agissements en cause exclut, lorsque l'existence d'un harcèlement moral est établie, qu'il puisse être tenu compte du comportement de l'agent qui en a été victime pour atténuer les conséquences dommageables qui en ont résulté pour lui, le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime devant alors être intégralement réparé.
5. Il résulte de l'instruction, notamment des écritures de la requérante, que, pour caractériser les faits de harcèlement moral qu'elle aurait subis, celle-ci invoque les délais excessivement longs d'instruction de ses demandes, des violations de ses droits statutaires, et des
irrégularités de procédure. Or, de tels faits, aussi regrettables fussent-ils, ne sauraient, dans les circonstances de l'espèce, caractériser un harcèlement moral au sens des dispositions précitées. Par suite, dès lors que la requérante n'apporte pas d'éléments susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement, elle ne démontre pas la réalité de la faute invoquée.
6. Il résulte de ce qui précède que la requérante est seulement fondée à demander la réparation des préjudices résultant de l'illégalité fautive commise par la ville de Paris. Par suite, les conclusions à fin d'indemnisation du préjudice résultant des faits de harcèlement moral doivent être rejetées.
En ce qui concerne les préjudices :
Quant au préjudice de douleur :
7. Il résulte de l'instruction, notamment d'un rapport d'expertise établi le 16 septembre 2016 par un médecin que la requérante établit la réalité du préjudice de douleur qu'elle invoque au niveau des épaules et du genou. Toutefois, de tels préjudices n'ont pas pour cause directe l'illégalité des décisions édictées par la ville de Paris. Par suite, faute de démontrer le lien de causalité, la demande de réparation présentée au titre de ce préjudice ne peut qu'être rejetée.
Quant au préjudice tiré du déficit fonctionnel temporaire partiel :
8. A supposer même que la réalité d'un tel préjudice soit établi, il ne résulte toutefois pas de l'instruction qu'il aurait pour cause directe l'illégalité des décisions édictées par la ville de Paris. Par suite, la demande de réparation présentée au titre de ce préjudice doit être rejetée.
Quant au préjudice moral :
9. Pour établir la réalité du préjudice moral et psychologique qu'elle invoque, la requérante produit un certificat médical établi le 14 mars 2018 par un médecin généraliste qui se borne à reprendre les dires de la requérante, selon lesquels les troubles anxio-dépressifs dont elle souffre résulteraient de sa situation professionnelle actuelle. Une telle attestation, qui se borne à reprendre les propos de la requérante n'établit pas le lien de causalité entre ces troubles et l'illégalité fautive commise par la ville de Paris. Toutefois, la requérante fait également état de la précarité de sa situation et des difficultés à assumer différentes charges, compte tenu des agissements de la ville de Paris. Il résulte de l'instruction que tant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie que les mises en disponibilités d'office ont privé l'intéressée de tout ou partie des traitements qu'elle aurait été en droit de percevoir, ce qui l'a mise en difficultés à assumer les charges du quotidien. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral, en allouant à la requérante une somme de 3 000 euros.
Quant au préjudice tiré du trouble dans ses conditions d'existence :
10. Il résulte de l'instruction que la requérante a dû solliciter le rachat et le réaménagement d'un emprunt contracté auprès d'un organisme bancaire ainsi que cela ressort de lettres datées des 9 février 2017 et 27 avril suivant, en faisant état de difficultés à assumer les charges du quotidien, compte tenu notamment de sa situation administrative à la ville de Paris. Si elle produit également les documents relatifs à un prêt étudiant, ces pièces datées du mois d'avril 2017, ne peuvent être prises en compte, dès lors que le prêt a été consenti au bénéfice de sa fille, et qu'il n'est pas établi qu'il n'aurait pas financé les études de celle-ci ou qu'il aurait été souscrit en raison de la situation de la requérante. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice, en allouant à la requérante une somme de 5 000 euros.
Quant au préjudice de carrière :
11. Pour établir la réalité de ce préjudice, la requérante fait valoir que compte tenu de son ancienneté, elle devrait bénéficier de l'échelon 9 de son grade d'auxiliaire de puériculture. Toutefois, il résulte de l'instruction que la requérante n'était plus apte à l'exercice de ses fonctions à compter de l'année 2016. Par suite, faute d'établir la réalité de ce préjudice, la demande de réparation doit être rejetée.
Quant au préjudice lié à l'assistance d'une tierce personne :
12. Si la requérante soutient qu'elle aurait dû bénéficier de l'assistance d'une aide-ménagère, conformément aux prescriptions d'un médecin, selon une ordonnance qu'il a établie le 20 février 2014, il résulte, toutefois, de l'instruction et des termes mêmes de la requête, que Mme D n'a exposé aucun frais à ce titre. Dès lors, dans ces circonstances, la réalité d'un tel préjudice n'est pas établi. Par suite, la demande de réparation présentée au titre de ce préjudice doit être rejetée.
Quant au préjudice patrimonial :
13. Au soutien de sa demande de réparation de ce préjudice, la requérante, qui ne conteste pas le versement des traitements qu'elle aurait dû percevoir sans l'intervention des décisions annulées par le tribunal de céans, invoque divers frais résultant notamment de pénalités de retard, d'intérêts sur des découverts bancaires. Une telle demande, qui vise en réalité, des troubles dans les conditions d'existence, a déjà été réparée au titre de ces derniers, conformément aux motifs du point n°10.
14. Il résulte de ce qui précède que la requérante est seulement fondée à demander la réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, pour lesquels la ville de Paris est condamnée à lui verser la somme totale de 8 000 euros.
Sur les intérêts :
15. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts dus en application de l'article 1231-6 du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. Il résulte de l'instruction que la requérante a adressé, par l'intermédiaire de son conseil, une réclamation préalable datée du 8 octobre 2020, reçue le 12 octobre suivant par la ville de Paris. Dès lors, les sommes allouées à la requérante par le présent jugement porteront intérêt au taux légal à compter de cette dernière date.
Sur la capitalisation des intérêts :
16. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée par la requérante, lors de l'enregistrement de sa requête, le 12 février 2021. Par suite, il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 12 octobre 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 1 500 euros à verser à Mme D au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La ville de Paris est condamnée à verser à Mme D la somme de 8 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 octobre 2020. Les intérêts échus à la date du 12 octobre 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : La ville de Paris versera la somme de 1 500 euros à Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à la ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Fouassier, président,
Mme Belkacem, première conseillère,
Mme Marchand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 janvier 2023.
Le rapporteur,
N. BLe président,
C. FOUASSIER
La greffière,
C. EL HOUSSINE
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026