mercredi 16 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2103088 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 février 2021 et le 23 mai 2021,
Mme B A doit être regardée comme demandant le remboursement de la somme de 1 048,60 euros, correspondant au titre de perception n° 028000 006 053 075 269710 2016 000 1519 émis le 20 avril 2016 par le directeur départemental des finances publiques d'Eure-et-Loir pour avoir paiement d'une bourse d'enseignement supérieur sur critères sociaux assortie d'une majoration.
Par un mémoire en défense enregistrés le 5 mai 2021, le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires d'Ile-de-France (CROUS), représenté par Me Moreau conclut, à titre principal ' à l'irrecevabilité de la requête en l'absence de décision faisant grief, et, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit mis hors de cause, étant incompétent pour transmettre des décisions qu'il ne lui appartient pas d'édicter
Par un mémoire en défense enregistré le 24 novembre 2021, le recteur de la région académique d'Ile-de-France, recteur de l'académie de Paris, conclut, dans ses dernières écritures, au non-lieu statuer eu égard au remboursement intervenu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 22 juillet 2019 du recteur de la région académique d'Ile de-France, recteur de l'académie de Paris, Mme A, ayant justifié de son assiduité en cours pour la période du premier semestre 2014-2015, a été informée de l'annulation du titre de perception susvisé. A la suite des démarches de l'intéressée et de son présent recours, les services du rectorat de l'académie de Paris ont transmis, le 28 mai 2021, l'annulation du titre de perception en litige à la direction régionale des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris, laquelle l'a à son tour adressé, avec les fonds correspondants, le 8 novembre 2021, à la direction départementale des finances publiques d'Eure-et-Loir qui avait procédé au recouvrement en 2016. Il s'ensuit que les conclusions de l'intéressée, qui ne conteste pas que le remboursement demandé a été effectué, sont devenues sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de remboursement de la somme de 1 048,60 euros, correspondant au titre de perception n° 028000 006 053 075 269710 2016 000 1519 émis le 20 avril 2016 par le directeur départemental des finances publiques d'Eure-et-Loir.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au recteur de la région académique d'Ile-de-France, recteur de l'académie de Paris, et au directeur départemental des finances publiques d'Eure-et-Loir.
Copie en sera adressée au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires d'Ile-de-France (CROUS) et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et du département de Paris.
Fait à Paris, le 16 novembre 2022.
La vice-présidente de la 1re section,
D. PERFETTINI
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, à pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2103088/1-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026