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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2104736

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2104736

mardi 28 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2104736
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6e Section - 2e Chambre
Avocat requérantCABINET KATO & LEFEBVRE (SELARL)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 mars 2021, 11 mai, 19 mai et 6 juillet 2022, Mme B A, représentée par Me Aoun, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser une somme de 501 409,30 euros, ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 18 décembre 2020, date de réception de sa demande préalable et la capitalisation de ces intérêts à compter du 18 décembre 2021, en réparation des préjudices qu'elle a subis ;

2°) de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité de l'AP-HP est engagée en raison des interventions fautives des 30 février 2017 et 6 mars 2018 ;

- la responsabilité de l'AP-HP est engagée en raison du défaut d'information ;

- elle est fondée à demander le versement des sommes suivantes en réparation de son préjudice patrimonial temporaire :

* 2 euros au titre des dépenses de santé actuelles ;

* 1 272 euros au titre des frais de médecin conseil ;

* 5 000 euros au titre de l'aide par tierce personnes ;

- elle est fondée à demander le versement des sommes suivantes en réparation de son préjudice patrimonial permanent :

* 157 892,62 euros au titre de l'aide par tierce personne ;

* 263 000 euros au titre de gains professionnels futurs ;

* 30 201,26 euros au titre de l'incidence professionnelle ;

- elle est fondée à demander le versement des sommes suivantes en réparation de son préjudice extrapatrimonial temporaire :

* 3 954,60 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire ;

* 5 000 euros au titre des souffrances endurées ;

* 2 300 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;

- elle est fondée à demander le versement des sommes suivantes en réparation de son préjudice extrapatrimonial permanent :

* 31 806,82 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;

* 980 euros au titre du déficit esthétique permanent.

Par un mémoire enregistré le 10 juin 2022, le directeur général de la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris, représenté Me Lefebvre, conclut à ce que l'AP-HP soit condamnée à lui verser la somme de 60 956,16 euros au titre des débours engagés pour le compte de la victime assortie des intérêts et de leur capitalisation, ainsi qu'une somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de sécurité sociale et la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2022, l'AP-HP conclut à ce que le tribunal procède à une juste évaluation des dommages subis par Mme A

Il soutient que les sommes demandées par Mme A sont surestimées.

Par ordonnance du 5 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique,

- le code de sécurité sociale,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D,

- et les conclusions de M. Guérin-Lebacq, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, exerçant comme serveuse, a consulté un praticien en orthopédie de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), pour un syndrome du canal carpien bilatéral prédominant à droite, et reconnu en maladie professionnelle en février 2017 après qu'un électromyogramme ait confirmé son diagnostic. À la suite des opérations réalisées sur les poignets et le nerfs cubitaux de Mme A, les 30 février 2017 et le 6 mars 2018, l'intéressée a souffert de douleurs et d'une impotence fonctionnelle persistantes après les interventions. Mme A a saisi le juge des référés d'une demande d'expertise, accordée par une ordonnance du Tribunal administratif de Paris, le 26 mai 2021, et établie par le Dr C, le 7 décembre 2021. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal de condamner l'AP-HP à lui verser une somme de 501 409,30 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 18 décembre 2020 et de leur capitalisation à compter du 18 décembre 2021, en réparation des préjudices qu'elle a subis.

Sur la responsabilité de l'AP-HP :

2. Aux termes du premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".

3. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que pour traiter la pathologie des canaux carpiens de Mme A, la libération des nerfs médians était indiquée, mais que l'intervention simultanée sur les nerfs cubitaux de la requérante n'était pas justifiée par le diagnostic préopératoire. Dès lors qu'il ressort du rapport d'expert que la transposition des nerfs cubitaux n'était ni documentée, ni utile et a eu un résultat préjudiciable, la requérante est fondée à demander réparation des préjudices résultant du geste fautif du chirurgien. Il résulte par ailleurs du rapport d'expert que Mme A a été insuffisamment informée des risques qu'elle encourait en procédant à cette opération.

Sur les préjudices :

En ce qui concerne le préjudice patrimonial :

S'agissant du préjudice patrimonial temporaire :

Quant aux dépenses de santé actuelles :

4. D'une part, il résulte de l'instruction, notamment de l'attestation produite par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Paris, que celle-ci a exposé, en raison des conséquences dommageables de l'état dépressif réactionnel de Mme A causé par les interventions chirurgicales litigieuses, des dépenses de santé actuelles pour un montant de 116,62 euros. D'autre part, il résulte de l'instruction que les débours de la CPAM ont été assortis d'une franchise de 2 euros, laissés à la charge de la requérante. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'établir le montant des débours de la CPAM mis à la charge de l'AP-HP au montant de 116, 62 euros et de condamner l'AP-HP à verser une somme de 2 euros à Mme A au titre des dépenses de santé actuelle qu'elle a encourues.

Quant aux pertes de revenus actuelles :

5. Il résulte de l'instruction qu'en l'absence de faute, Mme A n'aurait pas été contrainte d'interrompre l'exercice de son activité professionnelle durant soixante jours suivant chacune des opérations. Il s'en déduit que les interruptions d'activité du 30 août 2017 au 6 mars 2018 et du 6 mai 2018 au 3 mars 2020 doivent être attribuées à la faute de l'AP-HP. Il résulte de l'instruction et n'est pas sérieusement contesté par l'AP-HP que le préjudice résultant des pertes de revenus actuelles doit être évaluée à la somme de 21 416 euros.

6. Il résulte de l'attestation produite par la CPAM que celle-ci a exposé une somme de 60 839,33 euros au titre des indemnités journalières de Mme A, dont 52 608 euros correspondent aux périodes d'incapacité imputables à la faute de l'hôpital. Par suite, il ne résulte pas de l'instruction, que Mme A aurait subi, en raison des dommages imputables à l'AP-HP, des pertes de revenus d'un montant supérieur à celui des indemnités journalières qui lui ont été versées par la CPAM.

7. Dans ces conditions, les pertes de revenu actuelles de la requérante ayant été entièrement indemnisées par la caisse, il y a lieu d'allouer à la CPAM de Paris la somme de 21 416 euros.

Quant aux frais de médecin conseil :

8. Si Mme A dit avoir engagé 1 272 euros de frais de médecin conseil, elle n'en justifie pas par les pièces qu'elle produit.

Quant à l'assistance temporaire par tierce personne :

9. Il résulte de l'instruction que l'expert a fixé les besoins d'assistance par tierce personne à deux heures et demi par jour entre le 31 mai et le 21 juin 2017 et entre le 7 mars et le 28 mars 2018, à une heure par jour entre le 22 juin et le 22 août 2017 et entre le 29 mars et le 29 mai 2018, et à trois heures par semaine entre le 23 août 2017 et le 5 mars 2018 et entre le 30 mai 2018 et le 3 mars 2020, date de la consolidation de l'état de santé de Mme A. En l'absence de faute, l'expertise fixe les besoins d'assistance par tierce personne à une heure et demie par jour pendant un mois après chaque intervention. Il résulte de l'instruction que cette assistance a été assurée par les sœurs de la requérante.

10. Dans ces conditions, au regard du caractère non spécialisé de cette assistance justifiant que le taux horaire retenu soit fixé à 15 euros pour la période considérée, sur la base du salaire minimum de croissance augmenté des cotisations sociales et tenant compte des congés payés et des jours fériés, il sera fait une juste appréciation des besoins temporaires en assistance d'une tierce, calculé sur la base des éléments mentionnés au point précédent, en les évaluant à la somme de 7 650 euros.

S'agissant du préjudice patrimonial permanent :

Quant à l'assistance permanente par tierce personne :

11. Il résulte de l'instruction que la requérante est fondée à demander une assistance par tierce personne en raison de son état réactionnel dépressif à raison de trois heures par semaine et ce, jusqu'à la date à laquelle elle sera en mesure de reprendre une activité professionnelle. Si la requérante soutient que son besoin d'assistance par tierce personne sera permanent, justifiant le versement d'une somme viagère, il résulte de l'instruction que le dernier arrêt de travail prescrit à Mme A en raison de son état dépressif réactionnel a pris fin le 6 janvier 2022. Dans les circonstances de l'espèce il sera fait une juste appréciation des besoins d'assistance par tierce personne postérieurs à la consolidation de son état de santé en les évaluant à la somme de 4 320 euros.

Quant à la perte de gains professionnels futurs :

12. Il résulte de l'instruction que Mme A qui percevait un revenu annuel de 21 000 euros avant les opérations litigieuses ne pourra plus exercer la profession de serveuse. Toutefois, le rapport d'expert relève que la requérante pourrait, sous réserve qu'elle suive une formation à cet effet, procéder à une reconversion professionnelle. La requérante a par ailleurs formulé d'elle-même le projet de procéder à un reclassement professionnel dans le domaine de la logistique informatique, ce que l'expertise estime possible. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de condamner l'AP-HP au versement d'une somme au titre de la perte de gains professionnels futurs de la requérante.

Quant à l'incidence professionnelle :

13. Mme A a été dans l'impossibilité de reprendre une activité immédiatement après la consolidation de son état de santé et devra procéder à un reclassement qui pourrait conduire à une baisse temporaire de ses ressources, le temps, notamment, d'achever la formation en logistique informatique qu'elle dit envisager. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de l'incidence professionnelle en l'évaluant à a la somme de 15 000 euros.

En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux :

S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux temporaires :

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

14. Il résulte de l'instruction que l'expert a fixé le déficit fonctionnel temporaire de Mme A au taux de 50% entre le 31 mai et le 21 juin 2017 et entre le 7 mars et le 28 mars 2018, à 25% entre le 22 juin et le 22 août 2017 et entre le 29 mars et le 29 mai 2018, à 10% entre le 23 août 2017 et le 5 mars 2018 et à 15% entre le 30 mai 2018 et le 3 mars 2020, date de la consolidation de l'état de santé de Mme A. Il résulte de l'instruction, qu'en l'absence de faute, le déficit fonctionnel se serait élevé à 25% durant un mois, puis 10% durant un second mois suivant chaque intervention. Dans les circonstances de l'espèce il sera fait une juste appréciation du déficit fonctionnel temporaire en l'évaluant à la somme de 2 650 euros.

Quant aux souffrance endurées avant consolidation :

15. L'expert a évalué le préjudice correspondant aux souffrances endurées par Mme A du fait des opérations fautives, avant consolidation, à 2 sur une échelle de 1 à 7. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en condamnant l'AP-HP à verser à Mme A une somme de 1 850 euros.

Quant au préjudice esthétique temporaire :

16. L'expert a évalué le préjudice correspondant l'altération temporaire de l'apparence physique de Mme A du fait des opérations fautives à 1,5 sur une échelle de 1 à 7. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en condamnant l'AP-HP à verser à Mme A une somme de 1 000 euros.

S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux permanent :

Quant au déficit fonctionnel permanent :

17. L'expert a évalué à 10 %, dont 6 % en lien avec la faute chirurgicale, le déficit fonctionnel permanent de Mme A. Dans les circonstances de l'espèce, eu égard tant à l'âge de la requérante à la date de l'opération, qu'au taux de déficit retenu, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 6 000 euros.

Quant au préjudice esthétique permanent :

18. L'expert a évalué le préjudice correspondant l'altération permanente de l'apparence physique de Mme A du fait des opérations fautives à 0,5 sur une échelle de 1 à 7. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en condamnant l'AP-HP à verser à Mme A une somme de 800 euros.

19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander à l'AP-HP le versement de la somme de 39 272 euros. Par ailleurs, la CPAM de Paris est fondée à demander le versement de la somme de 21 532,62 euros au titre des débours.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

20. D'une part, lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

21. D'autre part, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière.

22. Il en résulte que les sommes mises à la charge de l'AP-HP au profit de la requérante doivent être assorties des intérêts au taux légal à compter du 18 décembre 2020, date à laquelle sa demande indemnitaire préalable a été réceptionnée par l'AP-HP. Les intérêts échus le 18 décembre 2021 sont capitalisés pour porter eux-mêmes intérêts à compter de cette date, puis à chaque échéance annuelle.

23. Par ailleurs, il y a lieu de faire droit aux conclusions en ce sens de la CPAM de Paris, dont le mémoire tendant à mettre ses débours à la charge de l'AP-HP a été enregistré au greffe du tribunal le 10 juin 2022, à compter de cette dernière date.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale :

24. Aux termes du neuvième aliéna de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 115 € et 1 162 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2023. ".

25. Il y a lieu de faire droit aux conclusions présentées par la CPAM de Paris sur le fondement des dispositions précitées et de mettre à la charge de l'AP-HP, au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par lesdites dispositions, une somme de 1 162 euros.

Sur les frais de l'instance :

26. Dans les circonstances de l'espèce, il y a de lieu de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 1 200 euros à verser à la requérante et une somme de 1 000 euros à verser à la CPAM de Paris au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser à Mme A la somme de 39 272 euros au titre de ses préjudices. Ces sommes seront assorties des intérêts au taux légal à compter du 18 décembre 2020 date de réception de la demande préalable. Les intérêts échus le 18 décembre 2021 seront capitalisés pour porter eux-mêmes intérêts à compter de cette date, puis à chaque échéance annuelle.

Article 2 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 21 532,62 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 juin 2022.

Article 3 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 1 162 euros au titre des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Article 4 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera la somme de 1 200 euros à la requérante et la somme de 1 000 euros à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris et à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Laloye, président,

Mme Roussier, première conseillère,

M. Théoleyre, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.

Le rapporteur,

M. Théoleyre

Le président,

P. Laloye

La greffière,

K. Bak-Piot

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2104736/6-

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