mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2106450 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET EFFICIA (SELARL) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 29 mars 2021, 27 août 2021, 3 et 17 mars 2023, l'association Breizh sauvetage côtier, représentée par Me Gey, demande au tribunal :
1°) de condamner la Fédération français de sauvetage et de secourisme (FFSS) à lui verser une somme de 701 341,23 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité du refus de renouveler son affiliation, assortie des intérêts aux taux légal, à compter du 28 octobre 2020, et leur capitalisation, à compter du 28 octobre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la FFSS une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la responsabilité de la FFSS peut être recherchée en raison de l'illégalité de la décision lui refusant le renouvellement de son affiliation ;
- en réparation de son préjudice financier, elle est fondée à demander le versement des sommes suivantes :
* 526 661 euros au titre de ses pertes de chiffre d'affaires ;
* 55 956,21 euros au titre du maintien en emploi de trois salariés d'octobre 2016 à mars 2017 ;
* 17 724,02 euros au titre des frais de conseil exposés avant l'introduction de l'instance ;
- en réparation de son préjudice moral et d'image, elle est fondée à demander le versement de la somme de 100 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 juin 2021, 12 novembre 2021 et 15 mars 2023, le président de la FFSS, représenté par Me Demidoff, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'association Breizh sauvetage côtier ne justifie pas du bien-fondé des sommes qu'elle demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Guérin-Lebacq, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. L'association Breizh sauvetage côtier était affiliée à la Fédération française de sauvetage et de secourisme (FFSS). Par une décision en date du 28 septembre 2016, notifiée le lendemain, le président de la FFSS, après avoir rappelé que l'association avait organisé trois formations au secourisme dans le département des Côtes-d'Armor alors que son agrément formatif était limité au territoire de l'Ille-et-Vilaine, que cet agrément avait été de ce fait suspendu à titre conservatoire et que l'association semblait néanmoins avoir planifié des sessions de formation, a décidé de ne pas renouveler son affiliation pour la saison sportive 2016-2017. L'association a saisi le Tribunal administratif de Paris, qui a annulé la décision de la fédération par un jugement du 29 novembre 2019, confirmé en appel le 10 juillet 2020.
2. Par la présente requête, l'association Breizh sauvetage côtier demande au tribunal de condamner la FFSS à lui verser la somme de 701 341,23 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de la décision illégale de la fédération.
Sur la responsabilité de la FFSS :
3. L'illégalité d'une décision administrative constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration, pour autant qu'il en soit résulté pour celui qui demande réparation d'un préjudice direct et certain. Lorsqu'une personne sollicite le versement d'une indemnité en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité, pour un vice de procédure, de la décision lui infligeant une sanction, il appartient au juge de plein contentieux, saisi de moyens en ce sens, de déterminer, en premier lieu, la nature de cette irrégularité procédurale puis, en second lieu, de rechercher, en forgeant sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties, si, compte tenu de la nature et de la gravité de cette irrégularité procédurale, la même décision aurait pu être légalement prise, s'agissant tant du principe même de la sanction que de son quantum, dans le cadre d'une procédure régulière.
4. Par un arrêt du 10 juillet 2020, la Cour administrative d'appel de Paris a jugé que la décision de non-renouvellement de l'affiliation devait être regardée comme portant radiation de l'association pour la saison 2016/2017 et donc comme ayant la nature d'une sanction. La FFSS n'ayant pas respecté la procédure disciplinaire prévue par son règlement disciplinaire, la Cour en a déduit que le Tribunal avait, à bon droit, estimé que la décision du 28 septembre 2016 était entachée d'un vice de procédure. Dès lors, l'association requérante est fondée à soutenir qu'en lui refusant illégalement le renouvellement de son affiliation pour 2016/2017, la FFSS a commis une faute de nature à lui ouvrir droit à l'indemnisation des préjudices causés par cette illégalité.
5. S'agissant de la procédure disciplinaire de la FFSS, il résulte de l'article " S. 6 " de ses statuts que " La radiation est prononcée dans les conditions fixées par le Règlement intérieur pour non-paiement des cotisations ou pour tout autre motif grave " et de l'article " S. 7 " que " Les sanctions disciplinaires applicables aux groupements affiliés à la Fédération, aux membres licenciés de ces groupements sont fixées par le Règlement Disciplinaire et le Règlement Antidopage ". Le règlement disciplinaire de la FFSS confie le pouvoir disciplinaire à un organe disciplinaire de première instance et à un organisme disciplinaire d'appel, composés de membres choisis en raison de leurs compétences d'ordre juridique et déontologique dont la majorité n'appartient pas aux instances dirigeantes. En particulier, en application de l'article 2 du règlement disciplinaire, le président de la fédération ne peut être membre d'aucun de ces organes. En outre les articles 9, 11 et 15 du règlement disciplinaire prévoient, tant en première instance qu'en appel, une procédure permettant notamment à la personne poursuivie d'avoir connaissance des griefs retenus contre elle quinze jours au moins avant la date de la séance, de consulter son dossier et de prendre la parole en dernier lors de la séance.
6. Ainsi, la méconnaissance de la procédure disciplinaire prévue par les statuts et le règlement disciplinaire de la FFSS a privé l'association requérante d'une procédure contradictoire respectueuse des droits de la défense qui aurait pu lui permettre d'exercer une influence sur la décision prise, d'une part, et des garanties liées à la composition de l'organisme disciplinaire au sein duquel ne pouvait siéger le président de la fédération qui a prononcé la décision illégale, d'autre part.
7. Par conséquent, compte tenu de la nature et de la gravité des irrégularités procédurales en cause et du fait que la radiation est la plus sévère des sanctions encourues, il ne résulte pas de l'instruction que la FFSS aurait pris la même décision à l'issue d'une procédure régulière. Les préjudices résultant de la décision de non-renouvellement de l'affiliation pour la saison 2016/2017 doivent donc être regardés comme ayant un lien de causalité direct avec le vice de procédure affectant ladite décision.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne les préjudices financiers :
S'agissant des pertes de chiffre d'affaires :
Quant à la baisse du nombre d'adhésions et des revenus tirés de la participation aux compétitions :
8. Il résulte de l'instruction qu'en raison de sa désaffiliation de la fédération défenderesse, l'association requérante ne pouvait plus participer aux activités, et notamment aux compétitions, organisées sous l'égide de la fédération. L'association requérante soutient que pour cette raison elle n'a plus perçu les revenus tirés de la participation à ces activités, d'une part, et que, d'autre part, elle a perdu des adhérents et les revenus tirés de leur contribution. Toutefois, les documents comptables fournis par l'association, s'ils attestent une baisse du chiffre d'affaires global de l'association à la suite de son exclusion de la fédération, ne permettent pas de déterminer que cette baisse serait corrélée à un déclin du nombre d'adhésions et à l'impossibilité de participer aux activités organisées par la FFSS. La photographie produite par l'association requérante, sur laquelle figure des adhérents ayant appliqué un morceau de ruban adhésif sur le mot " Breizh " de leurs blousons sportifs, aux fins alléguées de pouvoir participer à une compétition, ne saurait être regardée comme démontrant l'existence, ni l'étendue d'un préjudice tiré de la perte d'adhérents et de l'interdiction de participer aux activités de la fédération. Dès lors que l'association requérante ne démontre pas l'existence d'un préjudice, sa demande de réparation ne peut qu'être rejetée.
Quant à l'impossibilité d'assurer des missions de sécurité civile :
9. L'association requérante soutient qu'en raison de sa désaffiliation de la FFSS elle a été contrainte d'interrompre ses missions de sécurité civile et que, pour cette raison, elle aurait subi des pertes de revenus. Toutefois, la fédération fait valoir d'une part, qu'aucune disposition réglementaire ou législative ne prévoit que l'agrément de sécurité civile, qui est un acte préfectoral, ne puisse être accordé à des associations non-affiliées à une fédération. D'autre part, la FFSS produit à l'instance l'arrêté du 10 avril 2017, par lequel le préfet de la région de Bretagne, préfet de l'Ille-et-Vilaine, a agréé l'association Breizh sauvetage côtier pour l'exécution de missions de sécurité civile, pour une durée de trois ans. Par suite, l'association requérante n'établit pas que le refus d'affiliation l'a empêché de conduire des missions de sécurité civile.
Quant à l'impossibilité de poursuivre l'offre de formations aux premiers secours :
10. L'association requérante soutient, que, n'étant plus affiliée à la FFSS, elle ne pouvait plus assurer des formations en premiers secours sous couvert de cette affiliation. Selon la fédération défenderesse toutefois, la diminution de l'offre de formations serait imputable à la création, le 1er septembre 2016, d'une autre association, dénommée " Breizh sauvetage ", ayant son siège social à la même adresse que l'association requérante et vers laquelle cette dernière réorienterait les demandes de formations lui parvenant. Or, s'il résulte de l'analyse des documents comptables fournis par l'association requérante que les produits liés aux formations ont nettement diminué à partir de l'exercice comptable 2017, il apparaît également que celle-ci ne proposait quasiment plus aucune formation aux premiers secours durant les exercices 2021 et 2022, alors-même qu'elle était à nouveau affiliée à la FFSS à compter de septembre 2020. Dans ces conditions, l'association requérante n'établit pas que le refus d'affiliation serait la cause directe de la diminution de son offre de formations aux premiers secours.
Quant à la baisse des subventions publiques accordées à l'association :
11. Si l'association requérante soutient que la décision de refus d'affiliation a conduit à une diminution des subventions publiques qui lui ont été versées, il résulte au contraire des documents comptables qu'elle a fournis que les subventions d'exploitation perçues durant les quatre exercices affectés par le refus d'affiliation (2017 à 2020) sont en moyenne supérieures à celles perçues durant les quatre années précédentes.
S'agissant des charges liées au maintien en poste de trois salariés :
12. Le préjudice que l'association requérante soutient avoir subi du fait du maintien des emplois de trois salariés du 1er octobre 2016 au 12 mars 2017 résulte de ses choix en matière de gestion des ressources humaines et ne peut, dès lors, être regardé comme découlant directement de l'illégalité de la décision de refus d'affiliation.
S'agissant des frais de conseil compris dans les dépens :
13. Il résulte de l'instruction que l'association requérante a exposé des frais de conseil, à hauteur de 4 230 euros, afin notamment de répondre aux demandes d'explications de la FFSS concernant les formations qu'elle avait organisées en juin 2016 et qui ont justifié la suspension temporaire de son affiliation. En revanche, les autres frais de conseil dont se prévaut l'association ont été exposés, d'une part, dans le cadre des instances devant le Tribunal administratif de Paris et la Cour administrative d'appel de Paris, évoqués au point 1, et ont déjà été réparés par les décisions prises sur le fondement des dispositions relatives au frais non compris dans les dépens et, d'autre part, dans le cadre de démarches ou d'instances sans lien avec la décision illégale du 28 septembre 2016. Par suite, il y a lieu de condamner la FFSS à verser la somme de 4 230 euros en réparation des frais de conseils exposés avant l'introduction de l'instance.
En ce qui concerne les préjudices moral et d'image :
14. Il résulte de l'instruction qu'en perdant son affiliation à la FFSS, l'association a été empêchée de participer à de nombreuses activités qui constituaient sa vocation, ainsi qu'à la vie de la fédération pendant près de quatre ans. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral et d'image en le fixant à la somme de 5 000 euros.
Sur les sommes mises à la charge de la FFSS :
15. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la FFSS à verser à l'association Breizh sauvetage côtier la somme de 9 230 euros.
Sur les intérêts :
16. Lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1231-6 du code civil courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.
17. En l'espèce, l'association requérante, a droit aux intérêts au taux légal à compter du 29 octobre 2020, date de réception de sa demande par la FFSS.
Sur les intérêts des intérêts :
18. La capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée par l'association Breizh sauvetage côtier le 29 mars 2021. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 29 octobre 2021, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la FFSS la somme de 2 000 euros au profit de l'association Breizh sauvetage côtier en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, en revanche, de mettre à la charge de l'association requérante, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, une somme en application de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La Fédération française de sauvetage et de secourisme est condamnée à verser à l'association Breizh sauvetage côtier la somme de 9 230 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 29 octobre 2020, date de réception de sa demande préalable. Les intérêts échus le 29 octobre 2021 seront capitalisés pour porter eux-mêmes intérêts à compter de cette date.
Article 2 : La Fédération française de sauvetage et de secourisme versera à l'association Breizh sauvetage côtier la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions des parties sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association Breizh sauvetage côtier et au président de la Fédération française de sauvetage et de secourisme.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laloye, président,
Mme Roussier, première conseillère,
M. Théoleyre, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
Le rapporteur,
M. Théoleyre
Le président,
P. Laloye
La greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne à la ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2106450/6-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026