mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2106504 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et des mémoires enregistrés le 29 mars 2021, le 22 juillet 2021 et le 1er février 2022, la société SARL Electrons, représentée par Me Nass, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures, :
1°) d'enjoindre, avant dire droit, à l'Etablissement Public Territorial de Bassin Seine Grands Lacs (EPTB) de lui communiquer dans un délai de 15 jours à compter de la communication de la requête, les motifs du rejet de sa candidature, le rapport d'analyse des candidatures reçues, les caractéristiques et les avantages de l'offre retenue et ce, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) à titre subsidiaire, d'annuler ou résilier l'appel à projets attribué le 28 janvier 2021 au groupement constitué des sociétés UnitE-Hydrowatt et Artélia Eau et Environnement ;
3°) de mettre à la charge de l'EPTB la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du Code de Justice administrative.
Elle soutient que :
à titre principal :
- la requête est recevable ;
- l'appel à projets portant occupation du domaine public doit être requalifié en contrat de la commande publique ;
à titre subsidiaire :
- l'analyse de l'offre de la société Electrons comporte des erreurs, notamment dans l'appréciation de ses capacités économiques et financières et de ses moyens humains, qui l'ont empêché de concourir en phase Offres.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 janvier 2022, l'Etablissement Public Territorial de Bassin Seine Grands Lacs (EPTB), représenté par la SCP Lonqueue Sagalovitsch Eglie-Richters et associés - Me Rivoire, demande au tribunal :
1°) de rejeter la requête de la société SARL Electrons ;
2°) de mettre à sa charge de verser à l'EPTB, la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
à titre principal :
- la requête est irrecevable dès lors que la société requérante n'a pas saisi la CADA d'un recours administratif préalable obligatoire afin de communication desdits documents et qu'elle n'est pas fondée à demander l'annulation ou la résiliation de la procédure d'appel à projets en l'absence de contrat conclu avec la société attributaire à l'issue de la procédure ;
à titre subsidiaire :
- la requête est irrecevable dès lors que la demande de communication de documents porte sur des documents à caractère préparatoire ;
- les moyens invoqués manquent en précision pour en apprécier le bien-fondé.
Par un mémoire enregistré le 10 octobre 2022, la société SARL Electrons déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions et de son action et demande au tribunal de laisser à la charge de chaque partie les frais liés à l'instance.
Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2022, l'ETPB accepte le désistement de la société SARL Electrons mais maintient toutefois ses conclusions tendant à mettre à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° donner acte des désistements / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
2. Par un mémoire enregistré le 10 octobre 2022, la société SARL Electrons déclare se désister de son instance et son action. Ce désistement d'instance et d'action est pur et simple. Par suite, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la société SARL Electrons la somme demandée par l'ETPB au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la société SARL Electrons.
Article 2 : Les conclusions de l'ETPB présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société SARL Electrons et à l'Etablissement Public Territorial de Bassin Seine Grands Lacs.
Fait à Paris, le 18 octobre 2022.
La présidente de la 4ème section,
M.-P. VIARD
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2106504/4-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026