mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2106754 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BIAGINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et mémoire, enregistrés les 1er avril 2021 et 4 novembre 2022, Mme A B, représentée par Me Piwnica et Molinie, demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations mises à sa charge, à hauteur de 367 401 euros, au titre de l'impôt sur le revenu auquel elle a été assujettie pour l'année 2015.
Elle soutient que :
-l'administration n'apporte pas la preuve du caractère imposable de la somme litigieuse, ni du bien-fondé de l'imposition ;
-la somme litigieuse constitue un versement de capital par son ex-époux, en application d'une décision de la cour de justice britannique, du 23 octobre 2013, suite au prononcé du divorce le 18 septembre 2012, et non pas une pension alimentaire qui serait destinée, contrairement aux allégations de l'administration, à l'entretien et à l'éducation des enfants ;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 octobre 2021 et 15 novembre 2022, le directeur général des finances publiques conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration a prononcé un dégrèvement de 367 401 euros au bénéfice de la requérante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des impôts et le livre des procédures fiscales,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux ()peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, le directeur général des finances publiques a fait droit à la demande de Mme B, portant sur la décharge de la somme de 367 401 euros, correspondant, en droits et en pénalités, aux cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2015. Par suite, les conclusions de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en décharge des cotisations d'impôt sur le revenu, mises à la charge de Mme B, au titre de l'année 2015, pour un montant de 367 401 euros.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au directeur général des finances publiques.
Fait à Paris, le 29 novembre 2022.
La présidente de la 1ère section
S. VIDAL
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026