mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2107847 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | PERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 avril 2021, la société OLetDI Consulting, représentée par Me Pery, demande au tribunal de prononcer le remboursement du crédit d'impôt recherche qu'elle a sollicitée au titre de l'année 2019, à hauteur de 149 992 euros.
Elle soutient que :
- le service a méconnu les dispositions de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales en poursuivant l'instruction de sa demande de remboursement alors qu'un délai de soixante jours s'était écoulé depuis que la société lui avait transmis tous les justificatifs et renseignements demandés ;
- le service a manqué à son devoir d'impartialité au cours de l'instruction de sa demande de remboursement du crédit d'impôt recherche au titre de l'année 2019 ;
- le service a méconnu les dispositions de l'article L. 51 du livre des procédures fiscales exerçant deux fois son droit de contrôle portant sur la demande de remboursement du crédit d'impôt recherche au titre de l'année 2019 ;
- le service a méconnu les dispositions de l'article R. 45 B-1 du livre des procédures fiscales en ne lui transmettant pas l'avis du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
- elle a droit au remboursement anticipé du crédit d'impôt recherche, en vertu des 2° et 3° de l'article 199 ter B du code général des impôts, dès lors qu'elle bénéficie du statut de " jeune entreprise innovante " et qu'elle répond à la définition de la micro, petite ou moyenne entreprise donnée par l'annexe I au règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2004.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 9 novembre 2022, la société OLetDI Consulting déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Mazeau, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société OLetDI Consulting a déclaré se désister de l'ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré le 9 novembre 2022.
2. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société OLetDI Consulting.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société OLetDI Consulting et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris, pôle juridictionnel administratif.
Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Evgénas, présidente,
Mme Laforêt, première conseillère,
M. Halard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2022.
Le rapporteur,
G. A
La présidente,
J. EVGENAS
La greffière,
M-C. POCHOT
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026