lundi 6 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2107955 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | ATHON-PEREZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 14 avril 2021 et 14 mars 2022, M. A B, représenté par Me Athon-Perez, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite née le 18 février 2021 par laquelle la chambre de commerce et d'industrie de région (CCIR) Paris Île-de-France a refusé de lui verser l'intégralité des heures complémentaires travaillées depuis 2016 et des congés non pris au titre de l'année 2019-2020 ;
2°) de condamner la CCIR Paris Île-de-France à lui verser la somme de 52 277,99 euros, correspondant, à hauteur de 5 000 euros, au préjudice financier né du défaut de déclaration des heures complémentaires réalisées en 2019 et 2020 dans l'attestation employeur destinée à Pôle emploi, et, à hauteur de 47 277,99 euros, aux préjudices nés du recours abusif à des contrats à durée déterminée, ces sommes devant être assorties des intérêts au taux légal et de leur capitalisation ;
3°) d'enjoindre à la CCIR Paris Île-de-France de procéder aux paiements en cause dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à venir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la CCIR Paris Île-de-France une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la CCIR Paris Île-de-France ne lui a pas indemnisé 42,5 jours de congés non pris, pour un montant de 5 447,65 euros ;
- elle a irrégulièrement rempli l'attestation d'employeur, adressée à Pôle emploi, et l'a ainsi privé du montant de l'allocation de retour à l'emploi auquel il avait droit ;
- elle a recouru abusivement à des contrats à durée déterminée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2022, la chambre de commerce et d'industrie de région Paris Île-de-France conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 15 mars 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 18 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 1999/70/CE du Conseil de l'Union Européenne du 28 juin 1999 concernant l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée ;
- le code du travail ;
- la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 ;
- l'arrêté du 25 juillet 1997 relatif au statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres régionales de commerce et d'industrie et des groupements interconsulaires ;
- le règlement particulier des enseignants des écoles technologiques des chambres de commerce et d'industrie adopté par la commission paritaire locale du 26 mars 2003 ;
- le règlement particulier des enseignants de la CCI Paris Île-de-France adopté par la commission paritaire régionale du 4 décembre 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Lahary, rapporteur public,
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a été recruté par la chambre de commerce et d'industrie de région (CCIR) Paris Île-de-France en qualité d'enseignant formateur en gestion et comptabilité, spécialisé dans la gastronomie et le management hôtelier au sein de l'école Ferrandi. Il a signé le 31 août 2015 un contrat à durée déterminée, renouvelé par un avenant du 5 juillet 2016 jusqu'au 29 août 2017. Il a été engagé en vertu d'un deuxième contrat du 30 août au 31 décembre 2017, d'un troisième contrat du 1er janvier au 30 juin 2018, et d'un quatrième contrat du 1er juillet 2018 au 29 juin 2019, renouvelé jusqu'au 27 juin 2020. Par une décision du 20 mars 2020, la CCIR Paris Île-de-France a informé à M. B que ses fonctions au sein de l'établissement Ferrandi prendraient fin à l'issue de son contrat le 27 juin 2020. Par un courrier du 27 décembre 2020, M. B a demandé à la CCIR Paris Île-de-France, d'une part, de lui verser des sommes dues au titre des heures complémentaires réalisées et de congés non pris et, d'autre part, de l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis du fait du recours abusif à des contrats à durée déterminée. Par une décision née le 18 février 2021, la CCIR Paris Île-de-France a implicitement rejeté sa demande. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet du 18 février 2021, de condamner la CCIR Paris Île-de-France à lui verser les sommes correspondant à ses congés non pris et non indemnisés, soit 5 447,65 euros, et à lui verser la somme de 52 277,99 euros, correspondant, à hauteur de 5 000 euros, au préjudice financier résultant du défaut de déclaration des heures complémentaires réalisées en 2019 et 2020 sur l'attestation remise à Pôle emploi et, à hauteur de 47 277,99 euros, aux préjudices résultant du recours abusif à des contrats à durée déterminée.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne les congés payés non pris en 2019 et 2020 :
2. Aux termes de la loi du 10 décembre 1952 relative à l'établissement obligatoire d'un statut du personnel administratif des chambres d'agriculture, des chambres de commerce et des chambres de métiers : " La situation du personnel administratif des chambres d'agriculture, des chambres de commerce et des chambres de métiers de France est déterminée par un statut établi par des commissions paritaires nommées, pour chacune de ces institutions, par le ministre de tutelle. " Aux termes de l'article 12 du règlement particulier des enseignants des écoles technologiques des chambres de commerce et d'industrie adopté par la commission paritaire locale du 26 mars 2003 : " Les congés sont de 16 semaines par an y compris les jours fériés inclus dans les périodes de vacances. Le calendrier des congés comporte au moins 8 semaines consécutives pendant l'été - incluant la période de fermeture de l'école - et une semaine au moins pendant chacune des périodes de vacances de la Toussaint, de Noël, d'hiver et de printemps (). " Aux termes de l'article 12 du règlement particulier des enseignants de la CCI Paris Île-de-France adopté par la commission paritaire régionale du 4 décembre 2017 : " Le présent règlement s'applique de plein droit à tous les enseignants engagés à compter du 1er janvier 2018. / Toutefois, pour les enseignants en cours d'engagement au 31 décembre 2017, le présent règlement particulier ne s'applique de plein droit qu'à compter du 1er janvier 2018. " Aux termes de l'article 14 du même règlement : " Par dérogation à l'article 12 du présent règlement, les enseignants qui ont effectivement relevé du règlement particulier des enseignants des écoles technologiques de la CCIP adopté par la CPL du 26 mars 2003 bénéficient, au titre du maintien des droits acquis, de mesures transitoires spécifiques. / Ils n'entrent pas dans le champ d'application des articles 7, 8, et 9 du présent règlement et continuent à bénéficier de l'article 12 du règlement des enseignants des écoles technologiques CCIP adopté par la CPL du 26 mars 2003. " Il résulte de la combinaison de ces dispositions qu'un enseignant soumis au règlement voté par la délibération de la commission paritaire nationale des chambres de commerce et d'industrie le 26 mars 2003 continue de l'être, nonobstant l'entrée en vigueur du règlement voté par la délibération de la commission paritaire d'Île-de-France du 4 décembre 2017 en ce qui concerne, notamment, les règles applicables à ses congés payés.
3. M. B soutient que la CCIR Paris Île-de-France ne l'a pas indemnisé des congés payés non pris lors de l'année scolaire 2019-2020. Il fait valoir que l'administration ne l'a indemnisé qu'à hauteur de trente-sept jours et demi de congés payés alors même qu'il bénéficiait, au titre des dispositions précitées, de quatre-vingt jours de congés payés, soit un reliquat de quarante-deux jours et demi, correspondant à 5 447,65 euros. Toutefois, si M. B a été recruté par un premier contrat signé le 31 août 2015, soit antérieurement à l'adoption du règlement du 4 décembre 2017, la période litigieuse pour laquelle il sollicite l'indemnisation de ses congés payés est régie par un contrat signé le 1er juillet 2018 qui, d'une part, est indépendant des périodes d'engagement précédentes et, d'autre part, a été conclu postérieurement à l'adoption du règlement de 2017. Dans ces conditions, et dès lors que le contrat signé le 1er juillet 2018 était régi par le règlement du 4 décembre 2017, M. B n'avait droit, au titre de l'année 2019-2020, qu'à vingt-sept jours de congés ouvrés. Par suite, M. B ne saurait soutenir qu'en l'indemnisant à hauteur de trente-sept jours et demi, la CCIR Paris Île-de-France aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité à son égard. En tout état de cause, il résulte de l'instruction, d'une part, que l'activité de M. B à la CCIR Paris Île-de-France a pris fin au 27 juin 2020 en application des stipulations de l'article 1er contrat à durée déterminée qu'il a signé le 17 juin 2019 et, d'autre part, que l'administration l'a indemnisé de ses congés payés à hauteur de trente-sept jours et demi de congés payés, correspondant aux congés payés auxquels il avait droit au titre de l'année scolaire 2019-2020, qui correspond, selon les allégations concordantes des parties sur ce point, à la période de calcul desdits congés. Par conséquent, à supposer qu'il aurait dû bénéficier du statut adopté le 26 mars 2003, M. B ne pourrait utilement soutenir que les jours non travaillés entre le 27 juin et le 28 août 2020 devraient être regardés comme des congés payés dès lors qu'à ces dates, il n'était plus lié contractuellement avec la CCIR et qu'il avait épuisé la quasi-totalité des congés auxquels il avait droit sur la période 1er septembre 2019 - 27 juin 2020. Le moyen soulevé doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la prise en compte des heures complémentaires dans le calcul de l'allocation de retour à l'emploi :
4. Aux termes de l'article R. 1234-9 du code du travail : " L'employeur délivre au salarié, au moment de l'expiration ou de la rupture du contrat de travail, les attestations et justifications qui lui permettent d'exercer ses droits aux prestations mentionnées à l'article L. 5421-2 et transmet sans délai ces mêmes attestations à Pôle emploi. "
5. M. B soutient qu'il doit être indemnisé à hauteur de 5 000 euros, soit le préjudice financier résultant de l'erreur commise par la CCIR à l'occasion du renseignement de la déclaration des heures complémentaires réalisées en 2019 et 2020 dans l'attestation employeur destinée à Pôle emploi. Toutefois, si, il est vrai, les heures supplémentaires payées à M. B ne relèvent pas des sommes versées à l'occasion de la rupture du contrat de travail au sens du point 6.3 de l'attestation d'employeur destinée à Pôle emploi (" sommes versées à l'occasion de la rupture "), mais du point 6.1 de celle-ci (" salaires des 12 mois civils complets précédant le dernier jour travaillé et payé "), M. B, qui ne conteste pas avoir perçu des allocations de retour à l'emploi, n'apporte aucun élément de nature à établir que la prise en compte de ces heures supplémentaires pour l'établissement de son salaire les douze mois précédant le dernier jour travaillé et payé aurait eu une quelconque incidence sur le montant de son allocation de retour à l'emploi. Par suite, en se bornant à évaluer à la somme forfaitaire de 5 000 euros le préjudice invoqué, M. B n'établit pas la réalité du préjudice subi.
En ce qui concerne le recours successif à des contrats à durée déterminée :
6. Aux termes de l'article 49-1 de l'annexe à l'arrêté du 25 juillet 1997 relatif au statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres régionales de commerce et d'industrie et des groupements interconsulaires : " Les Compagnies Consulaires peuvent recruter, par contrats à durée déterminée, des personnels qui sont soumis aux dispositions du présent titre. / Ces contrats, qui ne doivent avoir ni pour objet, ni pour effet de pourvoir durablement des emplois liés à l'activité normale et permanente de la Compagnie Consulaire, ne peuvent être conclus que pour l'exercice de fonctions à caractère temporaire ou exceptionnel, à savoir : 1 - Remplacement momentané de personnel absent du service ; / 2 - Accroissement temporaire des activités normales du service. Les contrats conclus à ce titre ont une durée maximale d'un an, renouvelable une seule fois pour une durée au plus égale à celle du contrat initial. / () / 4 - Fonction exercée pour faire face temporairement et pour une durée maximale d'un an, renouvellement compris, à la vacance d'un emploi permanent qui ne peut être immédiatement pourvu ; / 5 - Fonction exercée dans l'attente d'une réorganisation du service. Les contrats conclus à ce titre ont une durée maximale d'un an renouvelable une seule fois pour une durée égale à celle du contrat initial () ".
7. Aux termes de l'article 1er de la directive 1999/70/CE du Conseil de l'Union Européenne du 28 juin 1999 concernant l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée déterminée : " La présente directive vise à mettre en œuvre l'accord-cadre sur le travail à durée déterminée, figurant en annexe, conclu le 18 mars 1999 entre les organisations interprofessionnelles à vocation générale (CES, UNICE, CEEP). " Aux termes de l'article 2 de cette directive : " Les Etats membres mettent en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive au plus tard le 10 juillet 2001 ou s'assurent, au plus tard à cette date, que les partenaires sociaux ont mis en place les dispositions nécessaires par voie d'accord, les Etats membres devant prendre toute disposition nécessaire leur permettant d'être à tout moment en mesure de garantir les résultats imposés par la présente directive. Ils en informent immédiatement la Commission. () " Aux termes des stipulations de la clause 5 de l'accord-cadre annexé à la directive, relative aux mesures visant à prévenir l'utilisation abusive des contrats à durée déterminée : " 1. Afin de prévenir les abus résultant de l'utilisation de contrats ou de relations de travail à durée déterminée successifs, les États membres, après consultation des partenaires sociaux, conformément à la législation, aux conventions collectives et pratiques nationales, et/ou les partenaires sociaux, quand il n'existe pas des mesures légales équivalentes visant à prévenir les abus, introduisent d'une manière qui tienne compte des besoins de secteurs spécifiques et/ou de catégories de travailleurs, l'une ou plusieurs des mesures suivantes : a) des raisons objectives justifiant le renouvellement de tels contrats ou relations de travail ; b) la durée maximale totale de contrats ou relations de travail à durée déterminée successifs ; c) le nombre de renouvellements de tels contrats ou relations de travail. 2. Les États membres, après consultation des partenaires sociaux et/ou les partenaires sociaux, lorsque c'est approprié, déterminent sous quelles conditions les contrats ou relations de travail à durée déterminée : a) sont considérés comme "successifs" ; b) sont réputés conclus pour une durée indéterminée. "
8. D'une part, si les dispositions citées au point 6 déterminent les différents motifs du recours à un contrat à durée déterminée ainsi que leur durée maximale, elles n'interdisent pas la conclusion de plusieurs contrats à durée déterminée successifs sur des fondements différents, y compris pour l'exercice des mêmes fonctions.
9. D'autre part, il incombe aux juges, pour apprécier si le recours, en application des dispositions de l'article 49-1 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie, à des contrats à durée déterminée successifs, présente un caractère abusif, de prendre en compte l'ensemble des circonstances de fait qui lui sont soumises, notamment la nature des fonctions exercées, le type d'organisme employeur ainsi que le nombre et la durée cumulée des contrats en cause.
10. En l'espèce, M. B a été recruté, pour exercer les fonctions d'enseignant en gestion et comptabilité, par des contrats à durée déterminée pour des périodes allant du 31 août 2015 au 30 août 2016, prolongée jusqu'au 29 août 2017, puis, à la faveur de nouveaux contrats, pour des périodes allant du 30 août au 31 décembre 2017, du 1er janvier au 30 juin 2018 et du 1er juillet 2018 au 29 juin 2019, le contrat concernant cette dernière période ayant été prolongé jusqu'au 27 juin 2020. M. B soutient que ces six engagements successifs pour une période de cinq ans constituent des recours abusifs à des contrats à durée déterminée, en soutenant notamment que les motifs sur lesquels reposent ces contrats, à savoir un accroissement temporaire d'activité, le remplacement d'un agent, la vacance d'un emploi et un projet de réorganisation ne sont pas justifiés. Il résulte toutefois de l'instruction que le premier contrat et sa reconduction jusqu'au 29 août 2017 sont fondés sur l'accroissement temporaire de l'activité de l'établissement Ferrandi, établie par la charge de travail confiée à l'intéressé de 358 élèves et la réalisation, par l'intéressé, de 395 heures complémentaires, soit des volumes supérieurs à ceux des années scolaires suivantes. Il est ensuite constant que le contrat du 30 août au 31 décembre 2017 est justifié par le remplacement d'un personnel placé en arrêt maladie et décédé ultérieurement. Le contrat du 1er juillet 2018 au 29 juin 2019, prolongé jusqu'au 27 juin 2020, est justifié par la réorganisation des services d'enseignement de l'établissement Ferrandi, votée par les délibérations de l'assemblée générale de la chambre de commerce et d'industrie de région Paris Île-de-France des 4 avril 2019 et 13 février 2019. Par ailleurs, il résulte également de l'instruction que les chambres de commerce et d'industrie font face à des profondes modifications des environnements législatif, réglementaire et budgétaire dans lequel elles évoluent, lesquelles affectent leur activité. Dans ces conditions, les recours successifs à quatre contrats à durée déterminée sur une période de cinq ans et qui trouvent leur fondement, d'une part, dans les dispositions législatives précitées et, d'autre part, dans les circonstances globales entourant l'activité de la CCIR Paris Île-de-France, ne sauraient être regardés comme abusifs. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que les fonctions qu'il a occupées auraient dû lui être dévolues dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, ni que la CCIR Paris-Île-de-France aurait recouru abusivement à une succession de contrats à durée déterminée.
11. En l'absence de fautes, M. B n'est fondé ni à rechercher la responsabilité de la chambre de commerce et d'industrie de région Paris-Île-de-France, ni à obtenir l'indemnisation des préjudices qu'il estime avoir subis.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la chambre de commerce et d'industrie de région Paris Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Errera, premier conseiller,
M. Huin-Morales, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2023.
Le rapporteur,
B. C
Le président,
J. SORINLa greffière,
B. CHAHINE
La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2107955/2-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026