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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2111007

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2111007

jeudi 5 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2111007
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET PAPIN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 mai 2021, 21 février, 17 et 30 novembre 2022, M. E D, représenté par Me Papin, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, de condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections (ONIAM) à lui verser la somme de 964 582,87 euros en réparation des préjudices qu'il a subis ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser la somme de 723 533,49 euros en réparation des préjudices qu'il a subis ;

3°) de fixer le préjudice d'impréparation à la somme de 10 000 euros ;

4°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

5°) de mettre à la charge de l'AP-HP et/ou de l'ONIAM la somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'AP-HP n'apporte pas la preuve qu'il a été informé de manière exhaustive des risques encourus préalablement à l'intervention du 26 mars 2018 ;

- l'erreur de diagnostic survenue à l'issue de l'intervention en l'absence de d'investigation pour déterminer les signes douloureux présentés à l'issue de l'intervention n'ont pas entrainé de préjudice ;

- en revanche, la survenue d'une capsulite rétractile de l'épaule à la suite de l'intervention du 26 mars 2018 a entrainé des conséquences anormales lui ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale ;

- dans l'hypothèse où le tribunal retiendrait un défaut d'information, la perte de chance de se soustraire à l'intervention peut être évaluée à 80 % et l'ONIAM devra prendre en charge la part restante du préjudice corporel au titre de la solidarité nationale ;

- s'agissant des préjudices subis résultant de ces fautes, il doit être regardé comme les évaluant à la somme totale de 964 582,87 euros, soit : 110 euros au titre des dépenses de santé, 50 euros au titre des dépenses de santé futures, 2 127,24 euros au titre des frais divers de déplacement, 500 euros au titre des frais de médecin conseil, 4 715,25 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 30 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 10 874,89 euros au titre des frais d'assistance par tierce personne temporaire, 248 351,17 euros au titre des frais d'assistance par tierce personne permanente, 152,80 euros au titre des frais exposés pour l'entretien de son jardin, 39 512,48 euros au titre des frais d'entretien du jardin qu'il sera amené à exposer à l'avenir, 4 685,21 euros au titre des pertes de gains professionnels actuels, 480 864,91 euros au titre des pertes de gains professionnels futurs, 50 000 euros au titre de l'incidence professionnelle, 19 976,92 au titre des frais de véhicule adapté, 36 euros au titre de la visite médicale d'aptitude à la conduite et 126 euros au titre des cours de conduite sur véhicule adapté, 5 000 euros au titre des souffrances endurées, 50 000 euros au titre des souffrances endurées permanentes, 500 euros au titre du préjudice esthétique temporaire, 1 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent, 3 000 euros au titre du préjudice d'agrément, 3 000 euros au titre de préjudice sexuel et 10 000 euros au titre du préjudice d'impréparation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2022, le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- l'information dont a bénéficié M. D était complète s'agissant du risque de survenue d'une capsulite rétractile ;

- aucun préjudice d'impréparation ne peut être retenu en l'espèce ;

- il n'y a pas lieu de retenir une perte de chance de se soustraire à l'intervention compte tenu de l'évolution de sa pathologie initiale.

Par un mémoire, enregistré le 27 janvier 2022, le directeur général de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Welsch, conclut :

1°) à la mise hors de cause de l'ONIAM ;

2°) au rejet de la requête de M. D en tant qu'elle est dirigée contre l'ONIAM.

L'ONIAM soutient que :

- à titre principal, la condition d'imputabilité directe et certaine du dommage subi par M. D à l'intervention chirurgicale du 26 mars 2018 n'est pas remplie dès lors que les préjudices de l'intéressé sont la conséquence d'une évolution défavorable de son état antérieur. En effet, l'expert a rappelé l'antécédent d'algodystrophie survenu en 2007, qui entraînait un risque de majoration de présenter une capsulite rétractile postopératoire. Il s'ensuit que les dommages présentés par M. D sont imputables à un échec thérapeutique, lequel n'est pas indemnisable par la solidarité nationale ;

- à titre subsidiaire, le critère d'anormalité du dommage au sens du II de l'article L. 1442-1 du code de la santé publique n'est, en tout état de cause, pas rempli.

La requête de M. D a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aube, qui n'a pas produit d'observations.

Par un courrier du 25 mars 2022, la caisse d'assurance maladie des industries électriques et gazières des Hauts-de-Seine a indiqué ne pas entendre intervenir à l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de M. Abrahami, rapporteur public,

- et les observations de Me Papin, représentant M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. E D, né le 4 juin 1970, a été victime le 11 novembre 2007 d'une chute d'un échafaudage entraînant une fracture du coude droit et du scaphoïde droit, traitées par immobilisation. M. D a par la suite développé une algoneurodystrophie du membre supérieur droit. A la suite d'une consultation, le 12 janvier 2018, à l'hôpital Cochin, auprès du Dr B, une intervention chirurgicale consistant en une acromioplastie de l'épaule droite et une ténotomie du long biceps sous arthroscopie a été proposée à M. D. L'intervention a été effectuée le 26 mars 2018. En raison de douleurs postopératoires à l'épaule gauche, M. D a de nouveau consulté à l'hôpital Cochin le 27 avril 2018. Face à la persistance des douleurs, une scintigraphie osseuse a été réalisée le 13 mars 2019, ne mettant pas en évidence d'algoneurodystrophie. Un arthroscanner réalisé le 8 juillet 2019 a en revanche permis de diagnostiquer une capsulite rétractile à l'épaule droite. M. D a saisi, le 4 octobre 2019, la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CCI) d'Ile-de-France aux fins d'indemnisation. La CCI d'Ile-de-France a diligenté une expertise conduite par le Dr C, chirurgien-orthopédiste, qui a déposé son rapport le 21 juin 2020. Par un avis du 7 janvier 2021 la CCI d'Ile-de-France a estimé que l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) n'avait pas commis de faute dans la prise en charge de M. D et a considéré que les conditions d'engagement de la réparation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas remplies.

2. Par courrier du 22 mars 2021, M. D a adressé à l'AP-HP une demande préalable d'indemnisation, qui a été implicitement rejetée. Par la présente requête, M. D demande la réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de l'intervention du 26 mars 2018.

Sur la responsabilité de l'AP-HP :

En ce qui concerne l'obligation d'information :

3. Lorsque l'acte médical envisagé, même accompli conformément aux règles de l'art, comporte des risques connus de décès ou d'invalidité, le patient doit en être informé dans des conditions qui permettent de recueillir son consentement éclairé. Si cette information n'est pas requise en cas d'urgence, d'impossibilité, de refus du patient d'être informé, la seule circonstance que les risques ne se réalisent qu'exceptionnellement ne dispense pas les praticiens de leur obligation. Un manquement des médecins à leur obligation d'information engage la responsabilité de l'hôpital dans la mesure où il a privé le patient d'une chance de se soustraire au risque lié à l'intervention en refusant qu'elle soit pratiquée. C'est seulement dans le cas où l'intervention était impérieusement requise, en sorte que le patient ne disposait d'aucune possibilité raisonnable de refus, que l'existence d'une perte de chance peut ne pas être reconnue.

4. Il résulte de l'instruction, notamment du compte rendu de consultation préopératoire renseigné par le Dr B le 12 janvier 2018, que M. D a été informé du risque de résurgence postopératoire d'un syndrome d'algodystrophie du membre supérieur droit, qui correspond, selon les termes mêmes de l'expert, " à une complication voisine au plan nosologique de la capsulite rétractile qui est survenue () ". En l'espèce, ce type de complications se caractérise par un enraidissement douloureux et progressif de l'épaule entraînant une gêne positionnelle. Il s'ensuit que M. D n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas été informé des risques de survenue d'une telle complication préalablement à l'intervention du 26 mars 2018 ni, en conséquence, à soutenir que l'AP-HP a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

Sur la réparation au titre de la solidarité nationale :

En ce qui concerne le cadre juridique applicable :

5. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " () II. - Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. / Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé par décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé par ledit décret ". L'article D. 1142-1 du même code dispose : " Le pourcentage mentionné au dernier alinéa de l'article L. 1142-1 est fixé à 24 %. / Présente également le caractère de gravité mentionné au II de l'article L. 1142-1 un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ayant entraîné, pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois, un arrêt temporaire des activités professionnelles ou des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire supérieur ou égal à un taux de 50 %. / A titre exceptionnel, le caractère de gravité peut être reconnu :/ 1° Lorsque la victime est déclarée définitivement inapte à exercer l'activité professionnelle qu'elle exerçait avant la survenue de l'accident médical, de l'affection iatrogène ou de l'infection nosocomiale ;/ 2° Ou lorsque l'accident médical, l'affection iatrogène ou l'infection nosocomiale occasionne des troubles particulièrement graves, y compris d'ordre économique, dans ses conditions d'existence ".

6. En vertu des articles L. 1142-17 et L. 1142-22 du code de la santé publique, la réparation au titre de la solidarité nationale est assurée par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM). Si les dispositions du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique font obstacle à ce que l'ONIAM supporte au titre de la solidarité nationale la charge de réparations incombant aux personnes responsables d'un dommage, elles n'excluent toute indemnisation par l'office que si le dommage est entièrement la conséquence directe d'un fait engageant leur responsabilité. Dans l'hypothèse où un accident médical non fautif est à l'origine de conséquences dommageables mais où une faute commise a fait perdre à la victime une chance d'échapper à l'accident ou de se soustraire à ses conséquences, le préjudice en lien direct avec cette faute est la perte de chance d'éviter le dommage corporel advenu et non le dommage corporel lui-même, lequel demeure tout entier en lien direct avec l'accident non fautif. Par suite, un tel accident ouvre droit à réparation au titre de la solidarité nationale, l'indemnité due par l'ONIAM étant seulement réduite du montant de celle mise, le cas échéant, à la charge du responsable de la perte de chance, égale à une fraction du dommage corporel correspondant à l'ampleur de la chance perdue.

7. Par suite, il appartient au juge saisi par la victime d'un accident médical de conclusions indemnitaires invoquant la responsabilité pour faute d'un professionnel de santé ou d'un établissement, service ou organisme mentionné au I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, de déterminer si l'accident médical a été directement causé par la faute invoquée et, dans ce cas, si l'acte fautif est à l'origine des dommages corporels invoqués ou seulement d'une perte de chance de les éviter. Si l'acte fautif n'est pas la cause directe de l'accident, il lui appartient de rechercher, le cas échéant d'office, si le dommage subi présente le caractère d'anormalité et de gravité requis par les dispositions du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et doit, par suite, faire l'objet d'une réparation par l'ONIAM au titre de la solidarité nationale. Enfin, dans le cas d'une réponse positive à cette dernière question, si la faute reprochée au professionnel de santé ou à l'établissement, service ou organisme mentionné au I de l'article L.1142-1 du code de la santé publique a fait perdre à la victime une chance d'éviter l'accident médical non fautif ou de se soustraire à ses conséquences, il appartient au juge, tout en prononçant le droit de la victime à la réparation intégrale de son préjudice, de réduire l'indemnité due par l'ONIAM du montant qu'il met alors, à ce titre, à la charge du responsable de cette perte de chance.

En ce qui concerne le droit à indemnisation du requérant au titre de la solidarité nationale :

8. La condition d'anormalité du dommage prévue par ces dispositions doit toujours être regardée comme remplie lorsque l'acte médical a entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement. Lorsque les conséquences de l'acte médical ne sont pas notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé par sa pathologie en l'absence de traitement, elles ne peuvent être regardées comme anormales sauf si, dans les conditions où l'acte a été accompli, la survenance du dommage présentait une probabilité faible. Ainsi, elles ne peuvent être regardées comme anormales au regard de l'état du patient lorsque la gravité de cet état a conduit à pratiquer un acte comportant des risques élevés dont la réalisation est à l'origine du dommage.

9. L'ONIAM soutient que la capsulite rétractile dont a été victime M. D au décours de l'intervention du 26 mars 2018 se rapporte à l'évolution d'un état antérieur lié à l'accident du travail survenu en 2007 et, par suite, que les dommages subis par l'intéressé sont imputables à un échec thérapeutique non indemnisable par la solidarité nationale. Toutefois, d'une part, M. D a été opéré pour traiter une " tendinopathie non rompue du supra épineux par conflit sous acromial " et " une tendinopathie de la longue portion du biceps ", sans qu'il résulte de l'instruction que cette pathologie soit en lien avec l'accident du travail de 2007 ni que la capsulite rétractile dont a été victime M. D se serait nécessairement à nouveau manifestée en l'absence de tout traitement. D'autre part, la récidive d'une capsulite rétractile présentait en l'espèce une probabilité faible, de sorte que l'intéressé ne peut être regardé comme ayant été particulièrement exposé à un tel risque. M. D doit ainsi être regardé comme ayant perdu le bénéfice thérapeutique normalement attendu de l'acte médical en cause, qui visait à traiter une pathologie distincte et qui présentait une grande probabilité de succès, l'existence d'un état antérieur n'étant, à cet égard, pas de nature à permettre de caractériser à lui seul un échec thérapeutique.

10. Il résulte toutefois de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que même en l'absence d'intervention, M. D était exposé à une inflammation chronique du supra-épineux avec un risque d'évolution ultérieure vers une rupture de celui-ci. Par suite, il n'est pas établi que l'intervention du 26 mars 2018 aurait entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement, alors que M. D avait choisi de consulter à l'hôpital Cochin en raison de douleurs récurrentes.

11. En outre, l'expert indique dans son rapport que la survenance d'une capsulite rétractile sévère intervient dans environ 1 % des cas mais que, compte tenu de l'antécédent d'algodystrophie du membre supérieur dont avait été victime M. D, celui-ci présentait une majoration de l'ordre de 25 % du risque de présenter une capsulite rétractile postopératoire. Par suite, dans les conditions où l'acte médical a été accompli, la survenance du dommage ne présentait pas une probabilité faible. Ainsi, la condition tenant à l'anormalité du dommage ne peut être regardée comme remplie en l'espèce. Il s'ensuit que M. D n'est pas fondé à soutenir que l'ONIAM doit prendre en charge, au titre de la solidarité nationale, l'indemnisation des conséquences dommageables résultant de l'accident médical non fautif survenu à la suite de l'intervention du 26 mars 2018. Il y a lieu, dès lors, de mettre l'ONIAM hors de cause.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'indemnisation de la requête de M. D doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'ONIAM ou de l'AP-HP les sommes demandées par M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales est mis hors de cause.

Article 2 : La requête de M. D est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aube, et à la caisse d'assurance maladie des industries électriques et gazières des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Versol, présidente,

M. Pény, premier conseiller,

M. Doan, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 janvier 2023.

Le rapporteur,

A. A

La présidente,

F. Versol

Le greffier,

A. Lemieux

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2111007/6-3

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