mercredi 25 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2112819 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête, n°2112819 enregistrée le 17 juin 2021, la société Novapierre Italie, représentée par Me Berger-Picq, demande au tribunal :
1°) de prononcer la restitution des crédits de taxe sur la valeur ajoutée, à hauteur de
25 729 euros, au titre de janvier 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'administration a méconnu les dispositions du " V ", du " d ", de l'article 271 du code général des impôts, prises pour la transposition des dispositions de l'article 169 (a) de la directive 2006/112/UE.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2021, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu'il a été fait droit à la demande de la requérante, à hauteur du quantum du litige.
II-Par une requête, n° 2112848 enregistrée le 17 juin 2021, la société Novapierre Italie, représentée par Me Berger-Picq, demande au tribunal :
1°) de prononcer la restitution des crédits de taxe sur la valeur ajoutée, à hauteur de 8 031 euros, au titre de mars 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'administration a méconnu les dispositions du " V ", du " d ", de l'article 271 du code général des impôts, prises pour la transposition des dispositions de l'article 169 (a) de la directive 2006/112/UE.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2021, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2022, le directeur régional des finances publiques d'Ile de France et de Paris conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu'il a été fait droit à la demande de la requérante, à hauteur du quantum du litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens "
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2112819 et n° 2112848 concernent les mêmes parties, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a dès lors lieu d'y statuer par un même jugement.
Sur le non-lieu :
3. Il résulte de l'instruction que postérieurement à l'introduction des requêtes,
n° 2112819 et n° 2112848, le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris a, par deux décisions du 1er mars 2022, accordé à la requérante le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée sollicité, au titre de janvier 2021, pour un montant de 25 729 euros et, au titre de mars 2021, à hauteur de 8 031 euros. Par suite, les conclusions de ces requêtes sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4 Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée, au titre de janvier 2021, à hauteur de 25 729 euros et, au titre de mars 2021, pour un montant de 8 031 euros.
Article 2 : L'Etat versera à la société Novapierre Italie la somme de 1 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Novapierre Italie et au directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris.
Fait à Paris, le 25 janvier 2023.
La présidente de la 1ère section
S. VIDAL
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la relance en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2112819 - 2112848/1-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026