mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2114304 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | FENZE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 juillet et 6 août 2021, M. D C, représenté par Me Fenze, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 14 décembre 2020 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Paris lui un notifié un indu de 8 347,13 euros pour la période de mars 2019 à juillet 2020 ;
2°) d'annuler la décision en date du 29 janvier 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris a mis fin à ses droits au RSA ;
3°) d'annuler la décision en date du 30 avril 2021 par laquelle la maire de la ville de Paris a rejeté son recours gracieux formé le 12 février 2021 et a confirmé le bien-fondé de la demande de remboursement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 8 347,13 euros pour la période de mars 2019 à juillet 2020 et la fin de droit notifié par la CAF de Paris les 14 décembre 2020 et 29 janvier 2021 ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision du 30 avril 2021 :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 juin 2022, la ville de Paris conclut au non-lieu partiel à statuer et au rejet du surplus de la requête.
Elle fait valoir que :
- la décision du 25 mai 2022 s'est substituée à la décision du 30 avril 2021 en tant qu'elle a ramené l'indu de RSA à la somme de 4 921,39 euros pour la période du 30 octobre 2019 au mois de juillet 2020 ;
- la décision du 25 mai 2022 n'est pas entachée d'incompétence ;
- elle est suffisamment motivée ;
- il a été mis fin au droit au RSA du requérant ainsi que cela lui a été confirmé par la décision du 30 avril 2021 dès lors que celui-ci ne remplit pas la condition de résidence qui constitue une des conditions nécessaires pour l'attribution de cette allocation ;
- aucune erreur manifeste d'appréciation n'a été commise par l'administration qui a accepté d'accorder au requérant une remise partielle de sa dette à hauteur de 3 424,74 euros afin de tenir compte de sa situation et a mis fin aux droit du RSA de l'intéressé à l'issu d'une procédure contradictoire au cours de laquelle celui-ci n'a produit aucune observation.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D C a bénéficié de l'allocation de revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule et sans enfant à compter du 1er janvier 2016. A la suite de deux convocations de la caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris adressées au requérant les 16 et 30 septembre 2020 pour un contrôle de situation et restées sans réponse, un rapport d'enquête a été établi le 12 octobre 2020 par un contrôleur assermenté. Ce rapport relève que M. C était absent du territoire français 299 jours en 2019 et 182 jours en 2020. Il indique également que l'intéressé effectuait ses déclarations trimestrielles en ligne depuis le mois d'avril 2016, qu'il ne s'était pas présenté au guichet depuis le 24 septembre 2016 et qu'il ne se trouvait plus sur le territoire français depuis de nombreux mois. La CAF de Paris a procédé à la réévaluation de ses droits et lui a demandé par un courrier en date du 14 décembre 2020 le remboursement d'un indu de RSA d'un montant de 8 347,13 euros pour la période de mars 2019 à juillet 2020. Par ailleurs, par un courrier en date du 29 janvier 2021, la CAF de Paris a notifié à M. C une décision de fin de droit au RSA. Par deux courriers adressés à la ville de Paris, le 12 février 2021, M. C a contesté le bien-fondé de cet indu et a sollicité le rétablissement de ses droits au RSA. Toutefois, la ville de Paris par une décision du 30 avril 2021 a rejeté le recours préalable de M. C. Enfin, postérieurement à l'introduction de l'instance, par une décision du 25 mai 2022, la ville de Paris a ramené l'indu de RSA à la somme de 4 921,39 euros pour la période du 30 octobre 2019 au mois de juillet 2020. Par la présente requête, M. C doit être regardé comme demandant l'annulation des décisions des 30 avril 2021 et 25 mai 2022 ainsi que la décharge de l'obligation de payer la somme de 4 921,39 euros et le rétablissement de ses droits au RSA.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction que par une décision du 25 mai 2022, postérieure à l'enregistrement de la présente requête, la ville de Paris a procédé à l'annulation partielle de l'indu litigieux à hauteur de 3 424,74 euros pour la période d'avril 2019 à octobre 2019 au cours de laquelle M. C s'est trouvé en raison de son état de santé dans l'impossibilité de revenir sur le territoire français. En revanche, par cette même décision, la ville de Paris a estimé qu'à compter du 30 octobre 2019, le requérant était en mesure de regagner le territoire français et elle a laissé à sa charge une somme de 4 921,39 euros. Les conclusions de la requête sont devenues sans objet dans la mesure où elles visent à contester un indu supérieur à 4 921,39 euros. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.
Sur le remboursement de l'indu :
3. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de RSA, d'aide exceptionnelle de fin d'année ou de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
En ce qui concerne la régularité de la décision de récupération de l'indu de RSA :
4. L'institution, par les dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. Il en résulte que les vices propres de la décision initiale ne sauraient être utilement invoqués à l'appui d'un recours contestant la décision rejetant ce recours.
5. En premier lieu, la décision du 25 mai 2022 a été signée par Mme E A responsable du pôle juridique du service RSA, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation de signature par un arrêté n° 21-12 du 28 octobre 2020. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.
6. En second lieu, la décision du 25 mai 2022 s'est substituée à la décision du 30 avril 2021 de la ville de Paris confirmant la décision initiale de la CAF de Paris du 14 décembre 2020. La décision du 25 mai 2022 qui renvoie expressément à la décision du 30 avril 2021 comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée. Par suite le moyen ne peut qu'être écarté comme manquant en fait. M. C ne saurait utilement soutenir que la décision du 14 décembre 2020 est dépourvue de motivation, eu égard à ce qui a été dit au point 4.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu de RSA :
7. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () / En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ".
8. Il résulte de ces dispositions que, pour bénéficier de l'allocation de RSA, une personne doit remplir la condition de ressources qu'elle mentionne et résider en France de manière stable et effective. Pour apprécier si cette seconde condition est remplie, il y a lieu de tenir compte de son logement, de ses activités, ainsi que de toutes les circonstances particulières relatives à sa situation, parmi lesquelles le nombre, les motifs et la durée d'éventuels séjours à l'étranger et ses liens personnels et familiaux. La personne qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation de RSA a droit, lorsqu'elle accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois, au versement sans interruption de cette allocation. En revanche, lorsque ses séjours à l'étranger excèdent cette durée de trois mois, le RSA ne lui est versé que pour les mois civils complets de présence en France. En toute hypothèse, le bénéficiaire du RSA est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation, outre l'ensemble des ressources dont il dispose, sa situation familiale et tout changement en la matière, toutes informations relatives au lieu de sa résidence, ainsi qu'aux dates et motifs de ses séjours à l'étranger lorsque leur durée cumulée excède trois mois.
9. En l'espèce, M. C fait valoir que la ville de Paris ne pouvait pas lui opposer l'absence de résidence sur le territoire français entre le 30 octobre 2019 et le mois de juillet 2020 dans la mesure où à la suite de son hospitalisation jusqu'au 30 octobre 2019, des séances de rééducation lui ont été prescrites jusqu'en avril 2020, et que s'étant trouvé immobilisé au Cameroun jusqu'à cette date, il a été dans l'obligation de faire renouveler son passeport qui arrivait à expiration le 1er juin 2020. Toutefois, il résulte de l'instruction et en particulier du rapport d'hospitalisation établi par un médecin de l'hôpital protestant de Ndogbati, qui l'a pris en charge au Cameroun, qu'à compter du 30 octobre 2019, l'état de M. C était stabilisé et qu'il lui était conseillé de retourner en France afin de poursuivre des explorations plus appropriées. Dans ces conditions, et alors que son passeport était encore valide à cette date, le requérant ne démontre pas qu'il se trouvait dans l'impossibilité de retourner sur le territoire français entre le 30 octobre 2019 et le mois de juillet 2020. En outre, M. C ne soutient, ni même n'allègue, qu'il ne se trouvait pas au Cameroun au cours des mois de l'année 2019 qui ont précédé son hospitalisation, soit entre janvier et avril 2019, et il résulte de l'instruction que le requérant est rentré sur le territoire français le 8 décembre 2020. Par suite, la ville de Paris a pu à bon droit, et sans entacher sa décision de défaut d'examen ou d'erreur manifeste d'appréciation, estimer que le requérant qui avait séjourné hors du territoire français plus de 90 jours en 2019 et plus de 90 jours en 2020 ne remplissait pas la condition prévue à l'article L. 262-2 précité et lui réclamer le remboursement des sommes indument perçues au cours de la période en litige.
10. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision du 25 mai 2022 par laquelle la ville de Paris lui a accordé une réduction partielle de son indu de RSA et a laissé à sa charge une somme de 4 921,39 euros pour la période du 30 octobre 2019 à juillet 2020.
Sur la fin de droits de M. C au RSA :
11. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne à l'allocation de RSA ou à l'aide exceptionnelle de fin d'année, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette allocation ou à cette aide qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il appartient au juge administratif d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l'intéressé, pour la période en litige, à la date à laquelle il statue ou, s'il ne peut y procéder, de renvoyer l'intéressé devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et du défaut de motivation sont inopérants et doivent, dès lors, être écartés.
13. Aux termes de l'article R. 262-35 du code de l'action sociale et des familles dispose que : " Le revenu de solidarité active cesse d'être dû à compter du premier jour du mois civil au cours duquel les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 262-40 de ce code : " Le président du conseil départemental met fin au droit au revenu de solidarité active et procède à la radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active, selon les cas : 1° Dans les délais fixés à l'article R. 262-35 lorsque les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies ; () ".
14. Il résulte de ces dispositions qu'il peut être mis fin au bénéfice du RSA lorsque l'allocataire cesse de remplir les conditions d'ouverture du droit, notamment s'il ne justifie plus résider en France de manière stable et effective, dès le premier jour du mois civil au cours duquel les conditions d'ouverture cessent d'être réunies.
15. La ville de Paris a confirmé la décision de la CAF de Paris de mettre fin aux droits de M. C au RSA à compter du 29 janvier 2021 au motif qu'il ne justifiait pas d'une résidence stable et effective en France. Il résulte effectivement de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête établi le 12 octobre 2020 que l'intéressé était absent aux deux convocations qui lui ont été adressées dans la perspective de ce contrôle et qu'il a séjourné hors du territoire français plus de 90 jours en 2019 et plus de 90 jours en 2020. Si l'intéressé justifie avoir été hospitalisé au Cameroun entre avril et octobre 2019, ainsi qu'il a été dit au point 9, cette circonstance est sans incidence sur l'appréciation portée par l'administration dès lors que l'intéressé a séjourné plus de trois mois au Cameroun en 2019 même sans tenir compte de cette période. Dans ces conditions, c'est à bon droit que la ville de Paris a estimé que M. C ne remplissait pas, au mois de janvier 2021, la condition de résidence stable et effective en France au sens des dispositions précitées, a mis fin à son droit au RSA et l'a informé de ce qu'il lui appartenait de présenter une nouvelle demande s'il remplissait de nouveau les conditions pour bénéficier du RSA.
16. Il résulte de tout ce qui précède que le surplus de la requête doit être rejeté dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête à concurrence de la réduction de dette de 3 424,74 euros accordée à M. C en cours d'instance.
Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et à la ville de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.
La magistrate désignée,
S. BLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2114304/6-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026