vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2117975 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4e Section - 3e Chambre |
| Avocat requérant | DENIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 24 août 2021 et 30 mars 2022, l'association Osiris, représentée par Me Denis, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 juin 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a demandé le remboursement d'une somme de 90 000 euros versée à titre d'avance dans le cadre du programme du fonds asile, migration et intégration dit " A " ;
2°) de la décharger du remboursement de la somme de 90 000 euros ou, à titre subsidiaire, de ramener la créance exigible à 12 448,80 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision du 23 juin 2021 est entachée de l'incompétence de son signataire ;
- elle procède au retrait illégal d'une décision créatrice de droits prise il y a plus de quatre mois, en méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- à considérer qu'elle soit fondée sur l'article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration, elle est illégale dans la mesure où ces dispositions sont à la fois contraires au principe de sécurité juridique et à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne ;
- la prétendue créance de l'Etat est prescrite, en application de l'article 2224 du code civil et des dispositions du règlement n° 2988/95 du 18 décembre 1995, relatif à la protection des intérêts financiers des Communautés européennes ; le titre de perception émis le 22 avril 2016 n'a pas été de nature à interrompre cette prescription, tout comme le recours contentieux exercé contre ce dernier ;
- la prétendue créance n'est pas exigible, car elle repose sur un contrôle administratif de service fait entaché de plusieurs erreurs ; ainsi, l'opération a été réalisée conformément aux dispositions de la convention attributive d'aide ; elle a assuré la publicité de la participation européenne pour la réalisation du projet ; le logo A n'a été exigé qu'en 2016, après la réalisation de l'intégralité de la mission ; l'absence de représentation du logo sur les documents de l'association ne justifie pas la demande de restitution de la somme de 90 000 euros ; elle a, en tout état de cause, respecté les règles de la commande publique ;
- à considérer que l'Etat justifie de sa créance, celle-ci n'est que de 12 448,80 euros ;
- le ministre de l'intérieur ne peut utilement se prévaloir de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille n° 19MA01491 ;
- le règlement 2021/1060 du parlement européen et du conseil du 24 juin 2021 n'est pas applicable aux faits qui lui sont reprochés, qui lui sont antérieurs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'acte attaqué, qui constitue une simple information, n'est pas décisoire, si bien que les conclusions formées à son encontre sont irrecevables ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 31 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2022.
Par un courrier du 7 mars 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à la décharge d'une somme d'argent.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du 18 décembre 1995 ;
- le règlement (UE) n° 514/2014 du 16 avril 2014 ;
- le règlement (UE) n° 516/2014 du 16 avril 2014 ;
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Grandillon, premier conseiller,
- les conclusions de Mme de Schotten, rapporteure publique,
- et les observations de Me Denis, représentant l'association Osiris.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre du programme 2014-2020 du Fonds Asile Migration et Intégration (A), le ministère de l'intérieur a conclu le 24 décembre 2014 une convention de subvention avec l'association Osiris, modifié par avenant le 19 février 2016 et portant sur le financement du projet " Soutien thérapeutique aux victimes de torture et de répression politique ". Cette convention, qui prenait effet rétroactivement au 1er janvier 2014, prévoyait le versement d'une subvention de 90 000 euros en deux versements, dont 40 % à titre d'avance après signature sous réserve d'une attestation de démarrage du projet et le solde sur la base du contrôle de service fait. Courant septembre 2015, le ministre de l'intérieur a versé une somme de 90 000 euros à l'association requérante. Estimant que le versement intégral de la subvention procédait d'une erreur matérielle dès lors que l'association requérante n'avait en réalité droit qu'au paiement de l'avance de 40 %, le chef du service du pilotage et des systèmes d'information de la direction générale des étrangers en France a, par un courrier du 24 février 2016, informé l'association Osiris de cette erreur. Un titre de perception a été émis à son encontre le 22 avril 2016, visant au paiement d'une somme de 54 000 euros. Par un arrêt n° 19MA01491 du 12 juillet 2021, la cour administrative d'appel de Marseille, confirmant le jugement n° 1701507 du 11 mars 2019 rendu par le tribunal administratif de Marseille, a jugé que si l'association Osiris est fondée à soutenir que le titre de perception en litige est irrégulier et à demander son annulation, elle n'est toutefois pas fondée à demander la décharge de l'obligation de payer les sommes en cause. Par un courrier du 23 juin 2021, le ministre de l'intérieur lui a demandé le remboursement d'une somme de 90 000 euros. L'association Osiris demande l'annulation de cette décision et la décharge totale ou partielle du montant mis à sa charge.
Sur la fin de non-recevoir :
2. L'association Osiris a adressé au ministre de l'intérieur le 22 juin 2016 le rapport d'exécution du projet pour lequel elle bénéfice d'une subvention dans le cadre du programme 2014-2020 A. Après le rapport de contrôle de service fait le 21 juin 2021, le ministre de l'intérieur a, par l'acte attaqué et sur la base de ce rapport, demandé à l'association requérante le remboursement d'une somme de 90 000 euros correspondant à la totalité de la subvention perçue dans le cadre du programme 2014-2020 A. Contrairement à ce que soutient le ministre de l'intérieur en défense, cet acte ne constitue pas un simple courrier d'information mais bien un acte décisoire faisant grief susceptible de recours. La fin de non-recevoir opposée en défense doit donc être écarté.
Sur la recevabilité des conclusions aux fins de décharge :
3. Indépendamment des actions indemnitaires qui peuvent être engagées contre la personne publique, les recours relatifs à une subvention, qu'ils aient en particulier pour objet la décision même de l'octroyer, quelle qu'en soit la forme, les conditions mises à son octroi par cette décision ou une convention, ou encore les décisions de la personne publique auxquelles elle est susceptible de donner lieu, notamment les décisions par lesquelles la personne publique modifie le montant ou les conditions d'octroi de la subvention, cesse de la verser ou demande le remboursement des sommes déjà versées, ne peuvent être portés que devant le juge de l'excès de pouvoir, par le bénéficiaire de la subvention ou par des tiers qui disposent d'un intérêt leur donnant qualité à agir.
4. Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée, par laquelle le ministre de l'intérieur demande le remboursement de la totalité de la subvention perçue par l'association requérante dans le cadre du programme A 2014-2020, peut uniquement faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, l'association Osiris n'est pas recevable à demander la décharge totale ou partielle de la somme dont le remboursement lui est réclamé par le ministre de l'intérieur. Ces conclusions, irrecevables par leur objet, ne peuvent donc qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes de l'article 1er du règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du 18 décembre 1995 relatif à la protection des intérêts financiers des Communautés européennes : " 1. Aux fins de la protection des intérêts financiers des Communautés européennes, est adoptée une réglementation générale relative à des contrôles homogènes et à des mesures et des sanctions administratives portant sur des irrégularités au regard du droit communautaire. / 2. Est constitutive d'une irrégularité toute violation d'une disposition du droit communautaire résultant d'un acte ou d'une omission d'un opérateur économique qui a ou aurait pour effet de porter préjudice au budget général des Communautés ou à des budgets gérés par celles-ci, soit par la diminution ou la suppression de recettes provenant des ressources propres perçues directement pour le compte des Communautés, soit par une dépense indue ". Aux termes de l'article 3 du même règlement : " 1. Le délai de prescription des poursuites est de quatre ans à partir de la réalisation de l'irrégularité visée à l'article 1er paragraphe 1. Toutefois, les réglementations sectorielles peuvent prévoir un délai inférieur qui ne saurait aller en deçà de trois ans. / Pour les irrégularités continues ou répétées, le délai de prescription court à compter du jour où l'irrégularité a pris fin. Pour les programmes pluriannuels, le délai de prescription s'étend en tout cas jusqu'à la clôture définitive du programme. / La prescription des poursuites est interrompue par tout acte, porté à la connaissance de la personne en cause, émanant de l'autorité compétente et visant à l'instruction ou à la poursuite de l'irrégularité. Le délai de prescription court à nouveau à partir de chaque acte interruptif. / () / 3. Les États membres conservent la possibilité d'appliquer un délai plus long que celui prévu respectivement au paragraphe 1 et au paragraphe 2 ". En vertu de l'article 2224 du code civil : " Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer ".
En ce qui concerne la détermination du régime de prescription applicable :
6. Aux termes du point 2 du règlement (UE) n° 516/2014 du 16 avril 2014 : " Afin de contribuer au développement de la politique commune de l'Union en matière d'asile et l'immigration, ainsi qu'au renforcement de l'espace de liberté, de sécurité et de justice, à la lumière de l'application des principes de solidarité et de partage des responsabilités entre les États membres et de coopération avec les pays tiers, le présent règlement devrait créer le Fonds "Asile, migration et intégration" (ci-après dénommé "Fonds") ". En vertu du point 6 de ce règlement : " Le Fonds devrait créer un cadre souple permettant aux États membres de recevoir des ressources financières dans le cadre de leurs programmes nationaux pour soutenir les domaines d'action relevant du Fonds en fonction de leur situation et de leurs besoins particuliers, et compte tenu des objectifs généraux et spécifiques du Fonds, pour lesquels le soutien financier serait le plus efficace et le plus approprié ". Selon le point 7 du même règlement : " Le Fonds devrait exprimer la solidarité en apportant une aide financière aux États membres. () ". Aux termes de l'article 5 de ce règlement : " 1. Dans le cadre de l'objectif spécifique prévu à l'article 3, paragraphe 2, premier alinéa, point a), du présent règlement, compte tenu du résultat du dialogue politique prévu à l'article 13 du règlement (UE) n o 514/2014, et conformément aux objectifs des programmes nationaux prévus à l'article 19 du présent règlement, le Fonds soutient les actions ciblant une ou plusieurs des catégories suivantes de ressortissants de pays tiers : / a) ceux qui bénéficient du statut de réfugié ou du statut conféré par la protection subsidiaire au sens de la directive 2011/95/UE ; / b) ceux qui ont demandé à bénéficier d'une des formes de protection internationale visées au point a) et qui n'ont pas encore reçu de réponse définitive ; / c) ceux qui bénéficient d'une protection temporaire au sens de la directive 2001/55/CE / ; / d) ceux qui sont ou ont été réinstallés dans un État membre ou transférés d'un État membre. / En ce qui concerne les conditions d'accueil et les procédures d'asile, le Fonds soutient, en particulier, les actions suivantes ciblant les catégories de personnes visées au premier alinéa du présent article : / a) la fourniture d'une aide matérielle, y compris d'une assistance à la frontière, de services d'éducation, de formation et de soutien, de soins de santé et de soins psychologiques ; () ".
7. Il ressort de l'article 1er de la convention attributive de subvention signée le 24 décembre 2014 entre les parties que celle-ci porte sur le financement du projet porté par l'association requérante tendant au " soutien thérapeutique aux victimes de torture et de répression politique ", lequel s'inscrit dans le cadre des actions soutenues par l'Union européenne par le biais du A, et plus particulièrement, celle mentionnée au a) de l'article 5 du règlement (UE) n° 516/2014 du 16 avril 2014. Faute d'un texte spécial fixant, dans le respect du principe de proportionnalité, un délai de prescription plus long pour le reversement des subventions en litige, c'est le régime de prescription quadriennale fixé au paragraphe 1 de l'article 3 du règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du 18 décembre 1995 mentionné au point 5 qui est applicable au cas d'espèce. Le ministre de l'intérieur ne peut donc utilement se prévaloir du régime de prescription quinquennale prévu par les dispositions à caractère général de l'article 2224 du code civil.
En ce qui concerne l'application du régime de prescription applicable :
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'association Osiris a bénéficié d'une subvention pour un projet qui a été mené sur l'année civile 2014. Une somme de 90 000 euros lui a été versée par le ministre de l'intérieur courant septembre 2015. L'association Osiris a établi le rapport d'exécution de son projet et de demande de paiement le 22 juin 2016,
lequel a été reçu le 30 juin suivant par l'administration. Les irrégularités susceptibles d'avoir été commises par l'association requérante dans la mise en œuvre du projet l'ont été au plus tard le 31 décembre 2014, date du début de la prescription quadriennale citée au point précédent. D'autre part, si le ministre de l'intérieur soutient qu'il a émis un titre de perception le 22 avril 2016, il a expressément indiqué dans ses écritures en défense que celui-ci, qui portait uniquement sur une somme de 54 000 euros, visait seulement à corriger une erreur matérielle liée au versement totale de la subvention à l'association requérante en septembre 2015, en lieu et place de la simple avance qui devait faire l'objet d'un premier versement. Aussi, ce titre de perception, dont l'objet était uniquement de corriger une erreur de l'administration, ne constitue pas un acte d'instruction ou de poursuite d'une irrégularité commise par l'association Osiris et n'est donc pas de nature à interrompre le cours de la prescription quadriennale précitée en application du 1 de l'article 3 du règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du 18 décembre 1995 mentionné au point 5. Ainsi, quand le ministre de l'intérieur a, près de cinq ans après la réception du rapport d'exécution de l'association Osiris, établi le contrôle de service et, sur cette base, le 23 juin 2021, décidé de demander à cette dernière de lui restituer la totalité de la subvention qui lui a été versée, le délai de cette prescription était échu.
8.
9. Il résulte de ce qui a été indiqué aux points 7 et 8, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 23 juin 2021 attaquée du ministre de l'intérieur doit être annulée.
Sur les frais liés au litige :
10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme de 1 500 euros à l'association Osiris en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 23 juin 2021 du ministre de l'intérieur est annulée.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à l'association Osiris au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association Osiris et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 14 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Simonnot, présidente
Mme Voillemot, première conseillère,
M. Grandillon, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2023.
Le rapporteur,
J. GRANDILLON
La présidente,
J-F. SIMONNOTLa greffière,
S. RAHMOUNI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026