mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2118935 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2e Section - 1re Chambre |
| Avocat requérant | BOUTEILLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2021, Mme B A, représentée par Me Bouteiller, demande au tribunal :
1°) de condamner la Ville de Paris à verser la somme de 630,84 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait de l'illégalité fautive des refus de carte de stationnement résident qui lui ont été opposés à tort, assortie des intérêts de retard à compter du 5 mai 2021 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la Ville de Paris a commis une faute dans le traitement de ses demandes d'autorisation de stationnement résidentiel ;
- aucun des refus qui lui ont été opposés n'était fondé ;
- ces refus illégaux lui ont causé un préjudice financier qu'il incombe à la Ville de Paris de réparer.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2022, la Ville de paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 24 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la délibération 2017 DVD 14-1 du 1er février 2017 du conseil de Paris ;
- la délibération 2018 DVD 81 des 2, 3 et 4 juillet 2018 du conseil de Paris ;
- l'arrêté n° 2019 P 17893 du 20 novembre 2019 de la maire de Paris ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Laforêt,
- et les conclusions de M. Mazeau, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La Ville de Paris a refusé à Mme B A le renouvellement de sa carte de stationnement de résidente à six reprises, avant de le lui accorder le 27 juillet 2020. Par un courrier reçu le 7 mai 2021 par la Ville de Paris, Mme A a sollicité l'indemnisation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait de ces refus. Sa demande ayant été implicitement rejetée, Mme A demande au tribunal, par la présente requête, de condamner la Ville de Paris à lui verser la somme de 630,84 euros.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Aux termes de l'article 6 de la délibération 2017 DVD 14-1 du 1er février 2017 du conseil de Paris : " Bénéficient du régime du stationnement résidentiel, au sens de la présente délibération : / - toute personne physique justifiant d'une résidence principale dans la commune de Paris et propriétaire d'un véhicule () immatriculé en son nom propre et à l'adresse de ce domicile (cas 1) () ". L'article 10 de la même délibération dispose que : " La " carte résident " est délivrée sur présentation des justificatifs définis par arrêté municipal () ". Aux termes de 1er de la délibération 2018 DVD 81 des 2, 3 et 4 juillet 2018 portant dispositions complémentaires au stationnement de surface : " L'éligibilité des droits de stationnement de la carte " Résidents " est étendue aux affectataires de véhicule de fonction ". L'article 2 de l'arrêté n° 2019 P 17893 du 20 novembre 2019 portant sur les modalités d'application et de délivrance des cartes dématérialisées instituant les droits de stationnement résidentiel, exige la production par les demandeurs de leur dernier avis d'imposition sur le revenu ou d'une attestation de titulaire de contrat d'énergie ou d'ouverture de contrat d'énergie de moins de trois mois pour justifier de leur domicile.
3. En l'espèce, Mme A a sollicité le bénéfice d'un droit de stationnement résidentiel pour son véhicule de fonction et soutient que la Ville de Paris a commis une faute en lui opposant six refus, avant de faire droit à sa demande le 27 juillet 2020. Toutefois, il résulte de l'instruction, et en particulier des pièces que l'intéressée a produites au soutien de ses six demandes infructueuses, que si la requérante a versé, à l'appui de ses demandes du 1er avril 2020, du 11 mai 2020, du 3 juin 2020 et du 19 juin 2020, l'en-tête de son avis d'imposition, une impression d'écran du site impôt.gouv.fr ainsi que, à trois reprises, sa déclaration d'impôts, ces documents ne correspondent pas à celui qui était exigé par les dispositions applicables, et qui lui a été réclamé dans les quatre premières décisions de refus en cause, à savoir son dernier avis d'imposition. Dès lors, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la Ville de Paris aurait commis une faute dans le traitement de sa demande. En outre, la requérante ne conteste pas ne pas avoir sélectionné la case " véhicule de fonction " lorsqu'elle a formé une nouvelle demande le 15 juillet 2020. Par suite, l'ensemble des refus lui étant imputables, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la Ville de Paris a commis une faute susceptible d'engager sa responsabilité.
Sur les frais liés à l'instance :
4. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la Ville de Paris.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Evgénas, présidente,
Mme Laforêt, première conseillère,
M. Halard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
La rapporteure,
L. LAFORÊT
La présidente,
J. EVGÉNAS
La greffière,
M-C. POCHOT
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/2-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026