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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2119364

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2119364

mardi 21 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2119364
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6e Section - 2e Chambre
Avocat requérantDUQUESNE CLERC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2021, Mme D B et M. A B, représentés par Me Duquesne Clerc, demandent au tribunal :

1°) de condamner l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à leur verser la somme de 63 142,80 euros en réparation des préjudices subis ;

2°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité de l'AP-HP est engagée en raison de l'infection nosocomiale survenue lors de la prise en charge de Mme B au sein de l'hôpital Georges Pompidou le 22 septembre 2016 ;

- les préjudices patrimoniaux temporaires de Mme B doivent être évalués à 675 euros au titre de l'aide par tierce personne et à 8 881 euros au titre de la perte de gains professionnels;

- le préjudice patrimonial permanent s'élève à 3 284 euros au titre de la perte de revenus et à 15 000 euros au titre de l'incidence professionnelle ;

- les préjudices personnels temporaires doivent être évalués à 452,80 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire et à 12 000 euros au titre des souffrances endurées ;

- les préjudices personnels permanents doivent être évalués à 5% soit 8 850 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, le préjudice esthétique est évalué à 1 000 euros, le préjudice d'agrément est évalué à 3 000 euros et le préjudice sexuel est évalué à 10 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2022, l'AP-HP ne conteste pas sa responsabilité mais sollicite une limitation de sa condamnation et des sommes mises à sa charge sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'AP-HP soutient que :

- les experts ayant retenu que l'antibioprophylaxie non conforme a fait perdre une chance de 50% d'éviter la survenue de l'infection, il convient d'appliquer un taux de perte de chance de 50% à chaque poste de préjudice ;

- après application de ce taux de perte de chance sa condamnation doit être limitée à 6 082,50 euros au titre de la perte de gains professionnelle, à 2 206,40 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, à 4 425 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;

- le poste de préjudice relatif à l'assistance par tierce personne a été surévalué et sa condamnation doit être limitée à 281,25 euros après application du taux de perte de chance ;

- le préjudice résultant de la souffrance endurée et du préjudice esthétique doivent être évalués respectivement à 5 000 euros et 500 euros, soit 2 500 euros et 250 euros après application du taux de perte de chance ;

- l'incidence professionnelle, le préjudice d'agrément et le préjudice sexuel ne sont pas établis et, par suite, les conclusions indemnitaires présentées au titre de ces postes de préjudices doivent être rejetées.

Par un mémoire enregistré le 25 octobre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Paris, représentée par Me Fertier demande au tribunal :

1°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 20 411,59 euros ;

2°) d'assortir cette somme des intérêts de droit, à compter de la première demande pour les prestations servies antérieurement à celle-ci et à partir de leur règlement pour les débours effectués postérieurement et de capitaliser ces intérêts ;

3°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 1 114 euros correspondant à l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;

4°) de condamner l'AP-HP à lui verser la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

5°) d'ordonner l'exécution provisoire de la décision à intervenir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique,

- le code de la sécurité sociale,

- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2021,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Guérin-Lebacq, rapporteur public,

- et les observations de Me Duquesne Clerc, pour M. et Mme B.

Considérant ce qui suit

1. Mme B, née le 22 janvier 1980, a subi le 26 juin 2016 une gastroplastie par anneau à l'hôpital européen Georges Pompidou (HEGP). Le 5 septembre 2016, lors d'une tentative de gonflement de l'anneau en centre de radiologie, il a été constaté que le boîtier de gonflage s'était retourné. Le 22 septembre 2016, il a été procédé au repositionnement du ballonnet sous anesthésie générale. Les suites ont été marquées par de violentes douleurs abdominales. Les examens réalisés le 30 septembre 2016 ont mis en évidence une infection du site d'insertion du boîtier à staphylococcus aureus. Mme B a subi une première intervention pour procéder à une ablation du boîtier puis à une nouvelle reprise chirurgicale pour une infection du cathéter et de l'anneau, dans un contexte de péritonite sus-mésocolique stercorale suivie d'une antibiothérapie de quinze jours. Elle a sollicité la désignation d'un expert judiciaire.

2. Par une ordonnance du 26 février 2020, le juge des référés a désigné un réanimateur-infectiologue et un chirurgien viscéral en qualité d'experts. Le rapport d'expertise a été déposé le 3 novembre 2020 au greffe du tribunal. Par un courrier en date du 31 mai 2021, M. et Mme B ont adressé une demande indemnitaire à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui a été implicitement rejetée. Par la présente requête, les requérants demandent au tribunal de condamner l'AP-HP à leur verser la somme globale de 63 142,80 euros en réparation des préjudices subis à la suite de la prise en charge de Mme B par l'hôpital européen Georges Pompidou.

Sur la responsabilité de l'AP-HP :

3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - () / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ".

4. Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.

5. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise du 3 novembre 2020 diligenté par le juge des référés que l'infection à staphylococcus aureus metis sensible survenue le 22 septembre 2016 au décours de la reprise chirurgicale d'une gastroplastie par anneau au sein de l'hôpital européen Georges Pompidou, qui n'était ni présente ni en incubation au début de la prise en charge de Mme B, ne peut être imputée à aucune cause étrangère et doit, par suite, être qualifiée de nosocomiale. La responsabilité de l'AP-HP est ainsi intégralement engagée sur le fondement du second alinéa du I de L. 1142-1 du code de santé publique.

Sur l'évaluation des préjudices :

6. L'état de Mme B est consolidé depuis le 31 décembre 2016.

En ce qui concerne les préjudices de Mme B :

S'agissant des dépenses de santé :

7. Mme B, ne présente aucune conclusion à ce titre, excepté au titre de frais de psychologue pour son enfant sans établir le lien de causalité avec le dommage. La caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Paris soutient, pour sa part, avoir exposé pour le compte de son assurée des frais hospitaliers à hauteur de 20 180,82 euros pour les périodes du 20 au 24 septembre 2016, du 30 septembre au 4 octobre 2016 et du 11 au 18 novembre 2016. Toutefois, il y a lieu d'exclure de ce montant la somme de 2 736,38 euros correspondant à la période d'hospitalisation du 20 au 24 septembre 2016 dès lors que cette période se rapporte à la reprise chirurgicale devant permettre le repositionnement du boîtier et non à l'infection nosocomiale. Les débours de la caisse comprennent également des frais pharmaceutiques pour la période du 4 octobre au 18 novembre 2018 pour un montant de 230,77 euros dûment justifiés. Ainsi, les débours strictement, imputables aux dommages consécutifs à l'infection nosocomiale contractée par Mme B lors de sa prise en charge par l'hôpital Georges Pompidou doivent être évalués à la somme de 17 905,98 euros. Il y a lieu de mettre cette somme à la charge de l'AP-HP.

S'agissant des dépenses liées à l'assistance par une tierce personne :

8. Il résulte de l'instruction que Mme B a eu besoin de l'assistance d'une tierce personne à raison de 3 heures par semaine du 5 octobre 2016 au 31 décembre 2016 pour les besoins de la vie quotidienne en raison de l'infection nosocomiale contractée au sein de l'hôpital

européen Georges Pompidou. Il y a lieu de retenir, au regard du caractère non spécialisé de cette assistance, un taux horaire égal au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) augmenté des cotisations sociales et tenant compte des congés payés et des jours fériés, soit un coût horaire de 15 euros. Il sera fait une exacte appréciation des besoins d'assistance par tierce personne de Mme B pour cette période en les fixant à la somme de 558 euros. Cette somme sera mise à la charge de l'AP-HP.

S'agissant des pertes de revenus :

9. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B qui exerce la profession d'infirmière libérale, a subi, avant la consolidation de son état de santé, une diminution de son chiffre d'affaires en 2016 de l'ordre de 15 000 euros par rapport aux années 2014 et 2015, ce qui correspond, conformément aux documents comptables et aux avis d'imposition produits dans le cadre de la présente instance, à une perte de revenus de 8 881 euros avant la consolidation de son état intervenu le 31 décembre 2016. Par suite, il y a lieu d'allouer cette somme à Mme B au titre de ce chef de préjudice.

10. En second lieu, il résulte de l'instruction que, si postérieurement à la consolidation de santé, soit à compter du 1er janvier 2017, Mme B a repris son métier d'infirmière libérale, elle a subi une diminution de son activité au cours des 6 premiers mois directement en lien avec une interruption prolongée de son activité en raison de l'infection nosocomiale. Il résulte de l'instruction, et en particulier de l'attestation de son comptable et des avis d'imposition, que la perte de revenus subie par Mme B s'est élevée à 3 284 euros au titre de la période concernée. Cette somme sera mise à la charge de l'AP-HP.

S'agissant de l'incidence professionnelle :

11. Si Mme B sollicite la somme 15 000 euros, contrairement à ses allégations, il ne résulte pas de l'instruction que l'infection nosocomiale qu'elle a contractée lors de la reprise chirurgicale effectuée le 22 septembre 2016 a augmenté la pénibilité de son travail. Pas suite, les conclusions présentées au titre de ce chef de préjudice ne peuvent qu'être rejetées.

S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :

12. Il résulte de l'instruction que, hormis la période du 20 septembre au 24 septembre 2016 consacrée à la re-fixation du boîtier, Mme B a subi, en lien direct avec l'infection nosocomiale dont elle a souffert, un déficit fonctionnel temporaire total (100%) du 30 septembre au 4 octobre 2016 et du 11 novembre au 18 novembre 2016 (13 jours), d'un déficit fonctionnel temporaire partiel de 25% du 25 septembre au 29 septembre 2016, du 5 au 13 octobre 2016 et du 19 novembre au 16 décembre 2016 (42 jours), et d'un déficit fonctionnel temporaire de 10% du 14 octobre au 10 novembre 2016 et du 17 au 31 décembre 2016 (43 jours). Il sera fait une juste appréciation du préjudice ayant résulté pour elle de son déficit fonctionnel temporaire durant ces périodes en l'évaluant, sur la base de 20 euros par jour à taux plein, à 556 euros.

S'agissant du déficit fonctionnel permanent :

13. Il résulte de l'instruction que Mme B, dont l'état est consolidé depuis le 31 décembre 2016, subit du fait de l'infection nosocomiale contractée au décours de la reprise chirurgicale du 22 septembre 2016, un déficit fonctionnel permanent, strictement imputable à cette infection, évalué à 5 % par l'expert. Dans la mesure où Mme B était âgée de 36 ans à la date de consolidation de son état, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en fixant le montant de sa réparation à 5 800 euros.

S'agissant des souffrances endurées :

14. Il résulte également de l'instruction que Mme B a subi, en raison de l'infection contractée sur site opératoire, un allongement de son hospitalisation, une intervention complémentaire et une antibiothérapie prolongée. Il doit être également tenu compte du fort retentissement psychologique de l'infection nosocomiale pour la requérante qui ne s'attendait pas à de telles complications. Les souffrances endurées sont évaluées par l'expert à 3,5 sur 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 4 500 euros.

S'agissant du préjudice esthétique :

15. Il résulte de l'instruction et, notamment du rapport d'expertise médicale, que le préjudice esthétique strictement imputable à l'infection nosocomiale de Mme B est évalué à 0,5 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en évaluant l'indemnité due par l'AP-HP à ce titre à la somme de 500 euros.

S'agissant du préjudice sexuel et du préjudice d'agrément :

16. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise, que l'infection nosocomiale est à l'origine d'un préjudice sexuel qui peut être évalué à la somme de 3 000 euros. Il résulte de cette même instruction qu'il y a lieu, en outre, d'accorder 2 000 euros à Mme B au titre du préjudice d'agrément dans la mesure où les séquelles de l'infection nosocomiale contribuent à lui rendre impossibles la marche norvégienne et l'aquabike qu'elle effectuait auparavant.

En ce qui concerne les préjudices de M. B :

17. Il sera fait une juste appréciation du préjudice sexuel et du préjudice moral subis par M. B, époux de la requérante, en évaluant respectivement ces préjudices à la somme de 3 000 euros et de 2 000 euros.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les préjudices strictement imputables à l'infection nosocomiale dont a été victime Mme B à l'occasion de reprise chirurgicale du 22 septembre 2016 doivent être évalués à 29 079 euros en ce qui la concerne et à 5 000 euros en ce qui concerne son époux M. B. L'AP-HP doit également être condamnée à verser la somme globale de 17 905,98 euros à la CPAM de Paris au titre des débours exposés en lien direct avec l'infection nosocomiale dont a été victime Mme B.

Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :

19. Aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte () ". Aux termes de l'article 1343-2 du même code : " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise ". Il résulte de ces dispositions que, d'une part, lorsqu'ils sont demandés, et quelle que soit la date de la demande, les intérêts des indemnités allouées sont dus à compter du jour où la demande de réclamation de la somme principale est parvenue à la partie débitrice ou, à défaut, à compter de la date d'enregistrement au greffe du tribunal administratif des conclusions tendant au versement de cette indemnité, et, d'autre part, que la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière.

20. La CPAM de Paris sollicite que l'indemnité qui lui est allouée soit assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. Il y a lieu de faire droit à sa demande d'intérêts à compter, comme elle le demande, du 25 octobre 2022, date d'enregistrement de son premier mémoire auprès du greffe du tribunal. La capitalisation des intérêts interviendra le 25 octobre 2023 ainsi qu'à chaque échéance annuelle ultérieure à compter de cette date.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

21. L'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 fixe les montants minimum et maximum de l'indemnité forfaitaire de gestion à respectivement 115 euros et 1 162 euros.

22. Eu égard au montant des sommes accordées à la CPAM de Paris, il y a lieu de condamner l'AP-HP à verser à Mme B la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Sur les frais d'instance :

23. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 2 000 euros à verser aux requérants et la somme de 1 000 euros à verser à la CPAM de Paris sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser la somme de 29 079 euros à Mme B et la somme de 5 000 euros à M. B.

Article 2 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris est condamnée à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 17 905,98 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 25 octobre 2022. Les intérêts échus le 25 octobre 2023 seront capitalisés pour porter eux-mêmes intérêts à compter de cette date.

Article 3 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera une somme de 2 000 euros à M. et Mme B et une somme de 1 000 euros à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à M. A B, à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris et à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Marino, président,

Mme Roussier, première conseillère,

M. Théoleyre, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.

La rapporteure,

S. C

Le président,

Y. MarinoLa greffière,

K. Bak-Piot

La République mande et ordonne au ministre la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2119364/6-

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