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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2119430

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2119430

mercredi 11 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2119430
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 3e Chambre
Avocat requérantCABINET ARENTS, TRENNEC (SCP)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 septembre 2021, M. R AI, représenté par Me Trennec, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté portant tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de police au titre de l'année 2021 ;

2°) d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement refusé de l'inscrire sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021 ;

3°) d'annuler les arrêtés de nomination au grade de brigadier-chef de police au titre de l'année 2021 de Mme M AH, de M. AF AA, de M. J D, de M. C AE, de M. AF L, de Mme W A, de M. Z S, de M. B H, de M. P AJ, de Mme AL AC, de M. AB Y, de Mme M T, de M. G I, de M. N AD, de Mme AG AK, de M. AB Q, de M. K F, de M. X V et de M. U O ;

4°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de l'inscrire au tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021 dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté portant tableau d'avancement est illégal dès lors que les candidats n'ont pas bénéficié d'un examen particulier de leur dossier ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des mérites professionnels des fonctionnaires inscrits dès lors qu'ils ont des notations inférieures aux siennes ;

- la décision portant refus d'inscription et les décisions portant nomination de M. AA, de M. D, de M. AE, de M. L, de Mme A, de M. S, de M. H, de M. AJ, de Mme AC, de M. Y, de Mme T, de M. I, de M. AD, de Mme AK, de M. Q, de M. F, de M. V et de M. O sont entachées d'erreurs manifestes d'appréciation ;

- Mme AH ne satisfaisait pas aux conditions d'ancienneté dans le grade pour être promue ;

- elle ne pouvait pas être titularisée au titre des effectifs de la brigade des réseaux franciliens pour lesquels elle n'a jamais travaillé ;

- elle est détachée dans le département du Val-de-Marne où elle est représentante du personnel à la commission d'action sociale en vertu d'un arrêté préfectoral du 28 août 2020.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête de M. AI.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. AI ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 28 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er août 2023 en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;

- le décret n° 95-654 du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale ;

- le décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 portant statut particulier du corps d'encadrement et d'application de la police nationale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :

- le rapport de M. Gandolfi,

- et les conclusions de M. Lamy, rapporteur public,

- le ministre de l'intérieur n'étant ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Le 26 janvier 2021, M. R AI, brigadier de police, a sollicité son inscription sur le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021. Par un télégramme du 16 juillet 2021, le ministre de l'intérieur a diffusé la liste des fonctionnaires promus au grade de brigadier-chef de police au titre de l'année 2021. Par un arrêté du 30 juillet 2021, le ministre de l'intérieur a fixé le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de police pour l'année 2021 et a nommé à ce grade 1 872 fonctionnaires de police. M. AI, dont la candidature n'a pas été retenue, demande au tribunal d'annuler cet arrêté, la décision refusant implicitement son inscription et les décisions portant promotion et nomination de Mme AH, de M. AA, de M. D, de M. AE, de M. L, de Mme A, de M. S, de M. H, de M. AJ, de Mme AC, de M. Y, de Mme T, de M. I, de M. AD, de Mme AK, de M. Q, de M. F, de M. V et de M. O.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 visée ci-dessus, dans sa rédaction alors en vigueur : " L'avancement de grade a lieu de façon continue d'un grade au grade immédiatement supérieur. Il peut être dérogé à cette règle dans les cas où l'avancement est subordonné à une sélection professionnelle. / () / Sauf pour les emplois laissés à la décision du Gouvernement, l'avancement de grade a lieu, selon les proportions définies par les statuts particuliers, suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : / 1° Soit au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité chargée d'établir le tableau annuel d'avancement tient compte des lignes directrices de gestion prévues à l'article 18 ; / () / 2° Soit par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi après une sélection par voie d'examen professionnel. / Il peut être prévu que le jury complète son appréciation résultant des épreuves de l'examen par la consultation du dossier individuel de tous les candidats ; / 3° Soit par sélection opérée exclusivement par voie de concours professionnel. / () / Tout fonctionnaire bénéficiant d'un avancement de grade est tenu d'accepter l'emploi qui lui est assigné dans son nouveau grade. Sous réserve de l'application des dispositions de l'article 60, son refus peut entraîner la radiation du tableau d'avancement ou, à défaut, de la liste de classement. ".

3. L'article 17 du décret du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale, dans sa version alors en vigueur, dispose que : " Pour l'établissement du tableau d'avancement de grade qui est soumis à l'avis des commissions administratives paritaires, il est procédé à un examen approfondi de la valeur professionnelle des agents susceptibles d'être promus compte tenu des notes obtenues par les intéressés, des propositions motivées formulées par les chefs de service et de l'appréciation portée sur leur manière de servir. Cette appréciation prend en compte les difficultés des emplois occupés et les responsabilités particulières qui s'y attachent ainsi que, le cas échéant, les actions de formation continue suivies ou dispensées par le fonctionnaire et l'ancienneté. ".

4. L'article 15 du décret du 23 décembre 2004 portant statut particulier du corps d'encadrement et d'application de la police nationale, dans sa rédaction en vigueur, dispose que : " Peuvent être inscrits au tableau d'avancement pour l'accès au grade de brigadier-chef de police : / 1. Après avoir satisfait aux obligations d'un examen professionnel dont le contenu et les modalités sont fixés par arrêté du ministre de l'intérieur et du ministre chargé de la fonction publique : / 1-1. Les brigadiers de police qui, au 1er janvier de l'année pour laquelle le tableau d'avancement a été arrêté, comptent cinq ans au moins de services effectifs depuis leur nomination dans le grade de brigadier ; / 1-2. Dans la limite du dixième de l'ensemble des promotions de grade de l'année à réaliser au titre du présent article, les brigadiers de police affectés dans l'un des secteurs ou unités d'encadrement prioritaire définis à l'article 12 et qui, au 1er janvier de l'année pour laquelle le tableau d'avancement a été arrêté, comptent trois ans au moins de services effectifs depuis leur nomination dans ce grade et sont affectés depuis au moins deux ans dans l'un des secteurs ou unités d'encadrement prioritaire ; ou qui comptent six ans au moins de services effectifs depuis leur nomination dans ce grade ; / 2. Dans la limite du douzième de l'ensemble des promotions de grade de l'année à réaliser au titre du présent article, les brigadiers de police qui, au 1er janvier de l'année pour laquelle le tableau d'avancement a été arrêté, comptent huit ans de services effectifs depuis leur nomination dans ce grade ; / 3. Les brigadiers de police âgés de cinquante-quatre ans et demi au moins au cours de l'année considérée qui comptent deux ans au moins de services effectifs dans l'échelon terminal du grade de brigadier. ". Aux termes de l'article 12 de ce même décret : " () Les secteurs ou unités d'encadrement prioritaire mentionnés au 1-2 ci-dessus sont ceux où sont constatées des difficultés particulières pour pourvoir les emplois confiés aux titulaires des grades d'avancement et où l'exercice des missions de police impose une charge d'activité supérieure à la moyenne. La liste des secteurs ou unités ainsi classés et les critères permettant de l'établir sont fixés par arrêté conjoint du ministre de l'intérieur et du ministre chargé de la fonction publique. ".

5. D'une part, les fonctionnaires, même s'ils remplissent les conditions statutaires requises pour bénéficier d'une promotion au choix, ne détiennent aucun droit à être inscrits sur un tableau d'avancement. D'autre part, le juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un recours tendant à l'annulation d'un arrêté portant inscription au tableau d'avancement et nomination dans un grade supérieur, ne peut se borner, dans le cadre de son contrôle restreint, à apprécier la valeur professionnelle d'un candidat écarté, et doit analyser les mérites comparés de cet agent et de ceux des autres agents candidats à ce même grade. En outre, dès lors que seuls des fonctionnaires expérimentés peuvent être inscrits au tableau d'avancement, l'ancienneté dans le grade de brigadier ne constitue pas, en soi, un élément déterminant de l'appréciation de la valeur professionnelle des agents.

6. En l'espèce, il résulte de l'ensemble des dispositions précitées que l'inscription au tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de la police nationale a lieu au choix. Dès lors que le tableau d'avancement au titre de l'année 2021 ne pouvait comporter qu'un nombre limité de fonctionnaires, la valeur professionnelle de M. E ne peut être appréciée, aux fins d'inscription sur ce tableau d'avancement, que par comparaison avec celle des autres agents remplissant les conditions statutaires pour prétendre au même avancement.

7. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les candidats au tableau d'avancement n'auraient pas bénéficié d'un examen particulier de leurs dossiers. Par suite, ce moyen, au demeurant dépourvu de toute précision permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé, ne peut qu'être écarté.

8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. AI, a intégré les effectifs de la police nationale le 1er janvier 2001, a été promu brigadier de police le 30 juin 2011 et était affecté à la direction territoriale de sécurité de proximité à Clichy-sous-Bois/Montfermeil depuis le 1er février 2016 où il occupait le poste de responsable du secrétariat judiciaire et de synthèse. Il ressort également des pièces du dossier qu'il a obtenu, au titre des années 2018, 2019 et 2020 les notes de 5 et qu'il est titulaire de la reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle pour l'accès au grade de brigadier-chef depuis le 12 avril 2018.

En ce qui concerne l'inscription de Mme AH :

9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que Mme AH, déléguée syndicale, a été promue au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021 sur le fondement, non pas des dispositions de l'article 23 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée alors en vigueur, qui consacrent un droit à l'avancement pour un fonctionnaire bénéficiant d'une décharge totale d'activité pour l'exercice d'un mandat syndical, mais sur le fondement des dispositions précitées de l'article 15 du décret du 23 décembre 2014.

10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, conformément aux dispositions de l'article 12 et du 1-2 de l'article 15 du décret du 23 décembre 2004 citées au point 4 du présent jugement, Mme AH justifiait au 1er janvier 2021 de trois ans au moins de services effectifs depuis sa nomination dans le grade de brigadier intervenue le 1er juillet 2017 et le ministre de l'intérieur fait valoir sans être contesté qu'elle était affectée depuis plus de deux ans en secteur et unité d'encadrement prioritaire.

11. Enfin, la circonstance que Mme AH n'aurait jamais exercé ses fonctions au sein de la brigade des réseaux franciliens, alors au demeurant qu'il ressort de la fiche individuelle synthétique produite par le ministre de l'intérieur qu'elle a été affectée à la brigade des réseaux franciliens le 2 septembre 2013, ne suffit pas à démontrer que l'arrêté portant tableau d'avancement et l'arrêté la nommant dans le grade de brigadier-chef de police seraient entachés d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'inscription de M. F :

12. Ainsi que le fait valoir le ministre de l'intérieur et des outre-mer, il ne ressort pas de l'arrêté du 30 juillet 2021 que M. F aurait été promu au grade de brigadier-chef au titre de l'année 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que le ministre de l'intérieur et des outre-mer aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en préférant la candidature de M. F plutôt que celle de M. AI ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les inscriptions de M. AA, de M. D, de M. AE, de M. L, de Mme A, de M. S, de M. H, de M. AJ, de Mme AC, de M. Y, de Mme T, de M. I, de M. AD, de Mme AK, de M. Q, de M. V et de M. O :

13. Si le ministre de l'intérieur, ni présent, ni représenté à l'audience, fait valoir qu'il n'est pas établi que M. AI disposerait d'une valeur professionnelle manifestement supérieure à celle de ces agents, il n'assortit cette allégation, en l'absence de toute indication précise contenue dans son mémoire en défense relative notamment à leur notation, leur ancienneté et leur profil, d'aucun élément permettant au tribunal d'analyser, conformément à ce qui a été relevé aux points 5 et 6 du présent jugement, les mérites comparés de M. AI et de ceux de ces agents. La seule circonstance que, lors de ses entretiens professionnels en 2019 2020, ses aptitudes à l'encadrement n'ont pas été évaluées ou qu'en 2021, son évaluateur a mentionné qu'il doit " développer son sens des responsabilités pour progresser encore sur le poste et accéder ainsi à une promotion au grade supérieur " ne saurait suffire à démontrer, en l'absence de tout élément permettant au tribunal d'apprécier les capacités de ces candidats à accéder à ce grade, que les décisions attaquées ne seraient pas entachées d'erreurs manifestes d'appréciation. Par suite, les moyens tirés de ce que l'arrêté portant tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de la police nationale au titre de l'année 2021 et la décision portant refus implicite d'inscription de M. AI, sont entachés d'erreurs manifestes d'appréciation ne peuvent qu'être accueillis.

14. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 30 juillet 2021 portant tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de la police nationale au titre de l'année 2021 et la décision portant refus implicite d'inscription de M. AI doivent être annulés, ainsi que les décisions portant nominations de M. AA, de M. D, de M. AE, de M. L, de Mme A, de M. S, de M. H, de M. AJ, de Mme AC, de M. Y, de Mme T, de M. I, de M. AD, de Mme AK, de M. Q, de M. V et de M. O, qui ont été contestées dans le délai de recours contentieux et qui ne sont donc pas devenues définitives.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. L'annulation par le présent jugement de l'arrêté du 30 juillet 2021 du ministre de l'intérieur portant tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de police au titre de l'année 2021 sur lequel ne figurait pas le nom de M. AI et des mesures individuelles de nomination intervenues en exécution de ce tableau qui ne sont pas devenues définitives, n'implique pas nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de procéder à la nomination de celui-ci au grade de brigadier-chef, dès lors que le requérant ne peut se prévaloir d'un droit à être nommé à un grade supérieur ou d'être inscrit sur un tableau d'avancement. En revanche, le présent jugement implique, par application des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, que le ministre de l'intérieur et des outre-mer réexamine la candidature de M. AI, ainsi que celles des fonctionnaires dont les décisions de nominations sont annulées, dans un délai de trois mois à compter de sa notification.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. AI et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du ministre de l'intérieur du 30 juillet 2021 relatif au tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de la police national au titre de l'année 2021 est annulé.

Article 2 : Les décisions portant nominations de M. AA, de M. D, de M. AE, de M. L, de Mme A, de M. S, de M. H, de M. AJ, de Mme AC, de M. Y, de Mme T, de M. I, de M. AD, de Mme AK, de M. Q, de M. V et de M. O sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de réexaminer la candidature de M. AI, de M. AA, de M. D, de M. AE, de M. L, de Mme A, de M. S, de M. H, de M. AJ, de Mme AC, de M. Y, de Mme T, de M. I, de M. AD, de Mme AK, de M. Q, de M. V et de M. O dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : L'Etat versera à M. AI une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. AI est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. R AI, au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à Mme M AH, à M. AF AA, à M. J D, à M. C AE, à M. AF L, à Mme W A, à M. Z S, à M. B H, à M. P AJ, à Mme AL AC, à M. AB Y, à Mme M T, à M. G I, à M. N AD, à Mme AG AK, à M. AB Q, à M. K F, à M. X V et à M. U O.

Délibéré après l'audience du 27 septembre 2023 à laquelle siégeaient :

M. Ladreyt, président,

M. Gandolfi, premier conseiller,

Mme Leravat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 11 octobre 2023.

Le rapporteur,

G. Gandolfi

Le président,

J-P. LadreytLa greffière,

L. Sueur

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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