jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2119472 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3e Section - 3e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | DE LA BRIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête un mémoire, enregistrés les 14 septembre 2021 et 1er juin 2022, Mmes C et Lydie B, représentées par Me La Briere, demandent au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à leur payer la somme de 16 444,62 euros au titre du préjudice qu'elles estiment avoir subi du fait du refus du préfet de police d'accorder le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion de Mme F ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mmes B soutiennent que :
- la responsabilité de l'Etat est engagée en raison du refus du préfet de police d'accorder le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion de Mme F du logement dont elles sont propriétaires pour la période du 1er octobre 2021 au 14 avril 2022, date de libération du logement ;
- le protocole signé ne couvre que la période du 1er novembre 2020 au 1er septembre 2021 ;
- elles ont subi un préjudice moral qui s'élève à 10 000 euros ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, le préfet de police au non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient que :
- par un protocole d'accord transactionnel signé le 26 janvier 2022, Mmes B ont accepté une indemnité totale de 5.988,93 euros en réparation des préjudices subis du 1er novembre 2020 au 1er septembre 2021 du fait du refus de l'Etat de leur prêter le concours de la force publique et que, par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
La requête a été communiquée à Mme F qui n'a pas produit d'observations.
Par un mémoire du 11 octobre 2022, Mme A et Lydie B se sont désistées de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme E en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme E a lu son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire en désistement enregistré le 11 octobre 2022, Mmes C et Lydie B déclarent se désister purement et simplement de leurs conclusions. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D É C I D E :
Article 1er : : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mmes B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mmes C et Lydie B, au préfet de police et à Mme D F.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.
La magistrate désignée,
T. ELa greffière,
P. TARDY-PANIT
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026