mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2119905 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 2e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | ZZ_DESACTIVE JACQUARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2021, M. B A, représenté par Me Jacquard, doit être regardé comme demandant au tribunal au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet, née le 27 juin 2021, par laquelle la ville de Paris a rejeté son recours préalable obligatoire formé le 27 avril 2021 contre la décision du directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris en date du 19 avril 2021 lui notifiant un indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 5 150,99 euros portant sur la période de juin 2018 à février 2021 et de le décharger de l'obligation de payer cette somme ;
2°) d'annuler la décision du 23 novembre 2021, notifiée le 23 décembre 2021 par laquelle le président de la commission de recours amiable de la CAF de Paris a rejeté son recours préalable relatif à un indu de prime d'activité de 9,08 euros notifiée par la CAF de Paris le 19 avril 2021, retenue sur ses prestations sociales, et de le décharger de l'obligation de payer cette somme ;
3°) d'annuler la décision du 29 décembre 2021 par laquelle le directeur de la CAF de Paris a rejeté, après avis de la commission de recours amiable, son recours préalable portant sur un indu d'allocation logement sociale (ALS) d'un montant de 3 651,70 ainsi que la décision du 24 avril 2021 par laquelle le directeur de la CAF de Paris lui a notifié un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) de 152,45 euros et de le décharger de l'obligation de payer ces sommes ;
4°) d'enjoindre à l'administration de lui rembourser les sommes déjà retenues sur ses prestations sociales à titre de compensation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) A titre subsidiaire, lui accorder une remise gracieuse à hauteur de 80% de façon que soit laissée à sa charge une somme de 1 159,37 euros au titre des indus de RSA, prime d'activité et ALS et une somme de 30,49 euros au titre de l'indu de PEFA 2020 ou à défaut une somme laissée à l'appréciation du tribunal et d'enjoindre à l'administration de lui rembourser les sommes retenues sur ses prestations sociales à titre de compensation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
6°) En tout état de cause, mettre à la charge de la CAF de Paris une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation ;
- la décision du 19 mai 2021 lui annonçant une régularisation de sa situation n'a pas été suivie d'effet ;
- cette décision l'a privé de la possibilité d'exercer un recours préalable devant la commission de recours amiable de la CAF de Paris ;
- il sollicite, à titre subsidiaire, une remise de dette à hauteur de 80% de son indu de RSA compte tenu de ses difficultés financières et des erreurs de gestion imputables à l'administration .
Par un mémoire en défense enregistré le 25 janvier 2022, le directeur de la CAF de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre l'indu d'ALS notifié le 30 mars 2020 pour la période de mars 2018 à mai 2019 sont irrecevables en l'absence de recours préalable obligatoire ;
- les décisions du directeur de la CAF de Paris des 29 décembre et 21 décembre 2021 portant respectivement sur l'indu d'ALS et l'indu de PEFA 2020 se sont substituées aux décisions initiales des 19 et 24 avril 2021 et sont parfaitement motivées ;
- la décision de la commission de recours amiable du 23 novembre 2021 relative à l'indu de prime d'activité s'est substituée à la décision notifiée le 19 avril 2021 et est parfaitement motivée ;
- les indus d'ALS, de prime d'activité et de PEFA sont fondés ;
- le courrier du 19 mai 2021 évoqué par le requérant lui a été adressé par erreur et par suite aucune proposition de régularisation ne lui a été proposée ;
- les conclusions tendant à obtenir une remise gracieuse sont irrecevables dès lors qu'ainsi que le reconnaît lui-même le requérant il n'a jamais formé de recours préalable en ce sens et au surplus il ne démontre pas être dans une situation de précarité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2022, la ville de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la décision implicite de rejet de la maire de Paris s'est substituée à la décision initiale et la demande de communication des motifs est dépourvue d'objet dès lors qu'elle est intervenue avant la formation de la décision implicite de rejet ;
- les indus de RSA sont fondés ;
- le requérant n'a pas été privé d'exercer un recours préalable obligatoire afin de contester les indus de RSA mis à sa charge ;
- si la bonne foi du requérant n'est pas en cause, il ne résulte pas de l'instruction que le requérant se trouve dans une situation financière ne lui permettant pas de régler sa dette de RSA.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de la sécurité sociale,
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A a déposé une demande de revenu de solidarité active (RSA) pour une personne seule le 20 juin 2017. Par un courrier du 19 avril 2021, la caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris a notifié à l'intéressé un indu de 8 802,69 euros dont 5 150,99 euros de RSA pour la période de mars 2018 à février 2021. Par ailleurs, par une décision du 24 avril 2021 la CAF de Paris a notifié à l'intéressé un indu de prime exceptionnelle de fin d'année (PEFA) de 152,45 euros au titre de l'année 2020. Le recours préalable obligatoire exercé par M. A auprès de la ville de Paris, le 27 avril 2021 a été implicitement rejeté. Par ailleurs, M. A a contesté auprès de la CAF de Paris les indus d'allocation logement sociale (ALS), de prime d'activité et de PEFA. Par une décision du 23 novembre 2021, la commission de recours amiable a rejeté le recours de l'intéressé relatif à l'indu de prime d'activité. En outre, par une décision du 21 décembre 2021 le directeur de la CAF de Paris a rejeté la contestation relative à l'indu de PEFA et, par une décision du 29 décembre 2021, il a également rejeté après avis de la commission de recours amiable, la contestation portant sur l'indu d'ALS pour la période d'avril à décembre 2020 et a implicitement rejeté la contestation de l'indu d'ALS pour la période de mars 2018 à mai 2019. Par la présente requête, M. A demande au tribunal, d'annuler la décision implicite de rejet pas laquelle la ville de Paris a confirmé un indu de RSA de 5 150,99 euros, les décisions du directeur de la CAF en date des 24 avril et 29 décembre 2021 portant respectivement sur un indu de PEFA et un indu d'ALS ainsi que la décision du 23 novembre 2021, notifiée le 23 décembre 2021 par laquelle le président de la commission de recours amiable de la CAF de Paris a rejeté son recours préalable relatif à un indu de prime d'activité et de le décharger de l'obligation de payer la totalité des sommes mises à sa charge ou à titre subsidiaire de lui accorder une remise gracieuse à hauteur de 80% pour l'ensemble des sommes mises à sa charge.
Sur l'indu de RSA :
En ce qui concerne la régularité de la décision d'indu :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () imposent des sujétions () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
3. Le silence gardé par la ville de Paris pendant plus de deux mois sur le recours de M. A contestant le bien-fondé de l'indu de RSA dont la CAF exige le remboursement a fait naître une décision implicite confirmant l'existence d'un trop-perçu et rejetant le recours préalable obligatoire formé contre la décision du 19 avril 2021 et venant se substituer à cette dernière décision. Une décision implicite intervenue dans un domaine qui, en cas de décision explicite, aurait dû faire l'objet d'une motivation, n'est pas illégale du seul fait de son absence de motivation. En l'espèce, si M. A soutient avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet par laquelle la ville de Paris a confirmé l'indu de RSA notifié par la CAF de Paris le 19 avril 2021, il résulte de l'instruction que le requérant a formé un recours préalable, le 27 avril 2021 à l'encontre de cette décision et qu'il a demandé la communication des motifs de cette décision, le 17 mai 2021, soit avant l'intervention de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant plus de deux mois à compter du 27 avril 2021. Par suite, aucune décision implicite de rejet n'étant intervenue le 17 mai 2021, la demande de communication de motifs était sans objet et elle n'a pas pu, dès lors, faire courir le délai d'un mois prévu par les dispositions précitées. Dans ces conditions, la décision implicite attaquée ne se trouve pas entachée d'illégalité du seul fait que ces motifs n'ont pas été communiqués à M. A.
4. En second lieu, le requérant ne saurait soutenir que la proposition d'examiner, sans qu'il l'ait demandé, une remise gracieuse de sa dette de RSA, l'a privé de la possibilité d'en contester le bien-fondé. En effet, si le directeur de la CAF l'a informé, le 19 mai 2021, de ce que sa dette étant soldée, il n'était pas nécessaire de soumettre son dossier à la commission de recours amiable, il résulte de l'instruction que ce courrier lui a été adressé par erreur et qu'il n'a jamais été envisagé de soumettre à cette commission une demande de remise gracieuse de sa dette de RSA dès lors, qu'ainsi que le requérant le fait valoir dans sa requête, il n'a jamais entendu solliciter une remise gracieuse de cette dette. Par ailleurs, si le requérant entend faire valoir qu'en raison de cette décision, il aurait été privé d'un examen du bien-fondé de l'indu de RSA, le moyen manque en fait dès lors qu'il a pu exercer un recours préalable auprès de la ville de Paris à cette fin.
En ce qui concerne le bien-fondé :
5. M. A se borne à faire valoir que, contrairement à la décision du directeur de la CAF en date du 19 mai 2021 l'informant de ce que sa dette était soldée, sa situation n'a pas été régularisée, alors qu'ainsi qu'il été dit précédemment ce courrier lui a été adressé par erreur. Par ailleurs, M. A, ne conteste pas le bien-fondé de l'indu de RSA dans le cadre de la présente instance. Par suite ses conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet par laquelle la ville de Paris a confirmé un indu de RSA d'un montant de 5 150,99 euros doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence ses conclusions à fin de décharge.
Sur l'indu d'ALS :
En ce qui concerne la régularité de la décision d'indu :
6. La décision du 29 décembre 2021 par laquelle le directeur de la CAF de Paris a rejeté après avis de la commission de recours amiable le recours de M. A contre la décision du 19 avril 2021 lui notifiant un indu d'ALS de 2 565 euros pour la période d'avril à décembre 2020 s'est substituée à cette dernière décision. La décision du 29 décembre 2021 précitée qui mentionne la nature de la prestation, le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération est suffisamment motivée. Par ailleurs, en tout état de cause, en ce qui concerne l'indu d'ALS d'un montant de 1 437 euros pour la période de mars 2018 à mai 2019, M. A ne saurait se prévaloir de l'absence de motivation, de la décision de la CAF de Paris, alors qu'ainsi qu'il a été dit au point 3, l'intéressé a saisi l'administration d'une demande de communication des motifs avant la naissance d'une décision implicite de rejet.
7. En second lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4, le requérant ne saurait soutenir que la proposition d'examiner, sans qu'il l'ait demandé, une remise gracieuse de sa dette d'ALS, l'a privé de la possibilité d'en contester le bien-fondé. En effet, si le directeur de la CAF l'a informé, le 19 mai 2021, de ce que sa dette étant soldée, il n'était pas nécessaire de soumettre son dossier à la commission de recours amiable, à ce titre, il résulte de l'instruction que ce courrier lui a été adressé par erreur et qu'il n'a jamais été envisagé de soumettre à cette commission une demande de remise gracieuse de sa dette d'ALS dès lors qu'ainsi que le requérant le fait valoir dans sa requête, il n'a jamais entendu solliciter une remise gracieuse de cette dette. Par ailleurs, si le requérant entend faire valoir qu'en raison de cette décision, il aurait été privé d'un examen du bien-fondé de l'indu l'ALS par la commission de recours amiable de la CAF de Paris, il ne résulte d'aucune disposition que ces recours ne puissent pas être présentés concomitamment
En ce qui concerne le bien-fondé :
8. Ainsi qu'il a été dit au point 5, M. A se borne à faire valoir que, contrairement à la décision du directeur de la CAF en date du 19 mai 2021 l'informant de ce que sa dette était soldée, sa situation n'a pas été régularisée, alors qu'ainsi qu'il été dit précédemment ce courrier lui a été adressé par erreur. Par ailleurs, M. A, ne conteste pas le bien-fondé de l'indu d'ALS dans le cadre de la présente instance. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur leur recevabilité, ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 29 décembre 2021 par laquelle le directeur de la CAF de Paris a rejeté après avis de la commission de recours amiable le recours de M. A contre la décision du 19 avril 2021 doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence ses conclusions à fin de décharge.
Sur l'indu de prime d'activité :
En ce qui concerne la régularité de la décision d'indu :
9. En premier lieu, la décision du 23 novembre 2021, notifiée le 23 décembre 2021 par laquelle la commission de recours amiable a rejeté le recours de M. A contre la décision du 19 avril 2021 lui notifiant un indu de prime d'activité de 9,08 euros pour la période du 1er mars au 31 mars 2020 s'est substituée à cette dernière décision. La décision du 23 novembre 2021 précitée qui mentionne la nature de la prestation, le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération est suffisamment motivée.
10. En second lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4, le requérant ne saurait soutenir que la proposition d'examiner, sans qu'il l'ait demandé, une remise gracieuse de sa dette de prime d'activité, l'a privé de la possibilité d'en contester le bien-fondé. En effet, si le directeur de la CAF l'a informé, le 19 mai 2021, de ce que sa dette étant soldée, il n'était pas nécessaire de soumettre son dossier à la commission de recours amiable, à ce titre, il résulte de l'instruction que ce courrier lui a été adressé par erreur et qu'il n'a jamais été envisagé de soumettre à cette commission une demande de remise gracieuse de sa dette de prime d'activité dès lors, qu'ainsi que le requérant le fait valoir dans sa requête, il n'a jamais entendu solliciter une remise gracieuse de sa dette. Par ailleurs, si le requérant entend faire valoir qu'en raison de cette décision, il aurait été privé d'un examen du bien-fondé de l'indu de prime d'activité par la commission de recours amiable de la CAF de Paris, il ne résulte d'aucune disposition que ces recours ne puissent pas être présentés concomitamment.
En ce qui concerne le bien-fondé :
11. Ainsi qu'il a été dit au point 5, M. A se borne à faire valoir que, contrairement à la décision du directeur de la CAF en date du 19 mai 2021 l'informant de ce que sa dette était soldée, sa situation n'a pas été régularisée, alors qu'ainsi qu'il été dit précédemment ce courrier lui a été adressé par erreur. Par ailleurs, M. A, ne conteste pas le bien-fondé de l'indu de prime d'activité dans le cadre de la présente instance. Par suite, ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 23 novembre 2021, notifiée le 23 décembre 2021 par laquelle la commission de recours amiable a rejeté le recours de M. A contre la décision du 19 avril 2021 doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence ses conclusions à fin de décharge.
Sur l'indu de PEFA 2020 :
En ce qui concerne la régularité de la décision d'indu :
12. En premier lieu, la décision du directeur de la CAF de Paris en date du 24 avril 2021 qui mentionne la nature de la prestation, le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération est suffisamment motivée. Par suite le moyen tiré d'un défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
13. En second lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4, le requérant ne saurait soutenir que la proposition d'examiner, sans qu'il l'ait demandé, une remise gracieuse de sa dette de PEFA 2020 l'a privé de la possibilité d'en contester le bien-fondé. En effet, si le directeur de la CAF l'a informé, le 19 mai 2021, de ce que sa dette étant soldée, il n'était pas nécessaire de soumettre son dossier à la commission de recours amiable, à ce titre, il résulte de l'instruction que ce courrier lui a été adressé par erreur et qu'il n'a jamais été envisagé de soumettre à cette commission une demande de remise gracieuse de sa dette de prime d'activité dès lors, qu'ainsi que le requérant le fait valoir dans sa requête, il n'a jamais entendu solliciter une remise gracieuse de sa dette.
En ce qui concerne le bien-fondé :
14. Ainsi qu'il a été dit au point 5, M. A se borne à faire valoir que, contrairement à la décision du directeur de la CAF en date du 19 mai 2021 l'informant de ce que sa dette était soldée, sa situation n'a pas été régularisée, alors qu'ainsi qu'il été dit précédemment ce courrier lui a été adressé par erreur. Par ailleurs, M. A, ne conteste pas le bien-fondé de l'indu de PEFA 2020 dans le cadre de la présente instance. Par suite, ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 24 avril 2021 par laquelle le directeur de la CAF de Paris a notifié à M. A un indu de PEFA doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence ses conclusions à fin de décharge.
Sur la demande de remise gracieuse :
15. M. A demande dans le cadre de la présente instance que lui soit accordé une remise de 80% au titre de l'ensemble des indus de RSA, de prime d'activité, d'ALS et de PEFA 2020 mis à sa charge. Toutefois, il résulte de l'instruction, et en particulier de la mesure d'instruction diligentée en ce sens, que M. A a perçu au cours des mois de juillet et août 2022, un revenu net moyen de 990, 49 euros pour une personne seule à charge et qu'il rembourse une somme mensuelle de 232,83 euros. Par suite, le requérant, qui ne fait état d'aucune charge de loyer, dispose d'un reste à vivre mensuel de 757,66 euros et ne peut donc pas être regardé comme se trouvant dans une situation de précarité à la date du jugement. Par suite, en tout état de cause, les conclusions à fin de remise gracieuse ne peuvent qu'être rejetées.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, à la ville de Paris et à la caisse d'allocations familiales de Paris.
Copie sera adressée au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe 19 octobre 2022.
La magistrate désignée,
S. CLa greffière,
K. Bak-Piot
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées et au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2119905/6-
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026