jeudi 20 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2120684 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5e Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET JASPER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 29 septembre 2021 et
20 décembre 2022, le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI), représenté par Me Fabbro, demande au tribunal de condamner l'Etat à lui rembourser la somme de 179 712,36 euros, assortie des intérêts aux taux légal à compter du
8 décembre 2017, sauf à parfaire, ainsi que la capitalisation des intérêts, qu'il a versé à
M. A, militaire, en indemnisation des préjudices résultant de l'agression subie par lui en service.
Il soutient que :
- l'Etat est tenu de réparer l'ensemble des préjudices qui ont résulté des agressions et des violences dont a été victime M. A dans l'exercice de ses fonctions ;
- le Fonds, subrogé dans les droits de la victime, est en droit d'obtenir le remboursement par l'Etat des sommes versées, sur le fondement des dispositions combinées de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 l'article 706-11 du code de procédure pénale ;
- le Fonds a versé à M. A et à sa famille la somme de 179 712,36 euros et peut, dans la mesure où l'Etat est tenu d'assurer la réparation totale des dommages causés par son agent, obtenir de l'Etat le remboursement de cette somme ;
- la somme de 179 712,36 euros correspondant aux dépenses de santé passées pour un montant de 1 560 euros et futures pour un montant de 7 888,20 euros, aux frais divers pour un montant de 2 288,16 euros, à l'assistance à tierce personne évaluée 24 338 euros, ainsi qu'aux préjudice extrapatrimoniaux liés au déficit fonctionnel temporaire évalué à
26 082 euros, aux souffrances endurées pour un montant de 35 000 euros, au préjudice d'agrément pour un montant de 25 000 euros, au préjudice esthétique pour un montant de 7 000 euros, au préjudice sexuel pour un montant de 15 000 euros et aux préjudices subies par sa compagne évalués à 35 556 euros.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 29 novembre 2022 et 17 janvier 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête pour les prétentions supérieures à 97 630,36 euros.
Par une ordonnance du 17 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au
1er février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre ;
- le code de la défense ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rebellato, rapporteur,
- et les conclusions de Mme Nikolic, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, gendarme affecté à la brigade motorisée de Beynes, a été victime d'une tentative d'homicide, le 7 avril 2011, alors qu'il était en service. Par un arrêt du
16 janvier 2014, la cour d'assises des Yvelines a condamné l'agresseur de M. A à une peine de réclusion criminelle de 15 ans pour tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions. Par un arrêt du même jour, la même cour a diligenté une expertise médicale afin d'évaluer les préjudices subis par M. A et condamné son agresseur à verser une provision de 40 000 euros. Le 15 juillet 2014, M. A a saisi la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) de Versailles, qui lui a alloué une provision de 40 000 euros versée par le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI). A la suite de nombreuses tentatives infructueuses de la part du FGTI pour se voir rembourser cette somme auprès de l'Etat, le FGTI a formé le
8 décembre 2017, une demande préalable indemnitaire d'un montant de 179 712,36 euros. Le 15 mars 2018, le préfet de police a indiqué qu'il allait procéder à l'instruction du dossier et revenir vers les consorts A. Compte tenu de l'inaction de l'administration, le FGTI demande au tribunal, par la présente requête de condamner l'Etat à lui verser la somme de 179 712,36 euros qu'il avait réglé à la victime.
Sur la responsabilité :
2. D'une part, en vertu des dispositions de l'article 706-3 du code de procédure pénale, toute personne ayant subi un préjudice en lien avec des faits volontaires ou non présentant le caractère matériel d'une infraction peut, lorsque certaines conditions sont réunies, obtenir une indemnité en réparation de l'intégralité des dommages qui résultent des atteintes à la personne. Le premier alinéa de l'article 706-4 du même code prévoit que cette indemnité est allouée par une commission d'indemnisation des victimes d'infractions qui, instituée dans le ressort de chaque tribunal de grande instance, a le caractère d'une juridiction civile statuant en premier ressort. Le dernier alinéa de l'article 706-9 du même code précise que cette même indemnité est versée par le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions. Le premier alinéa de l'article 706-11 du même code dispose, enfin, que ce fonds " est subrogé dans les droits de la victime pour obtenir des personnes responsables du dommage causé par l'infraction ou tenues à un titre quelconque d'en assurer la réparation totale ou partielle le remboursement de l'indemnité ou de la provision versée par lui, dans la limite du montant des réparations à la charge desdites personnes ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 4123-10 du code de la défense : " Les militaires sont protégés par le code pénal et les lois spéciales contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les menaces, violences, harcèlements moral ou sexuel, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils peuvent être l'objet. / L'Etat est tenu de les protéger contre les menaces et attaques dont ils peuvent être l'objet à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. Il est subrogé aux droits de la victime pour obtenir des auteurs des menaces ou attaques la restitution des sommes versées aux victimes ". Aux termes de l'article 112 de la loi du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure, dont les dispositions, applicables au litige, sont aujourd'hui reprises à l'article L. 113-1 du code de la sécurité intérieure : " I - La protection dont bénéficient [] les militaires de la gendarmerie nationale [] en vertu de l'article L. 4123-10 du code de la défense [] couvre les préjudices qu'ils subissent à l'occasion ou du fait de leurs fonctions []. " Si ces dispositions ne substituent pas la collectivité publique à l'auteur des attaques pour le paiement des dommages et intérêts mis à sa charge par une décision de justice, elles lui imposent d'assurer la juste réparation du préjudice subi par son agent.
4. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que la collectivité publique dont dépend un agent victime de violences dans le cadre de ses fonctions, dès lors qu'elle est tenue, au titre de la protection instituée par l'article L. 4123-10, de réparer le préjudice résultant de ces violences, est au nombre des personnes à qui le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions peut réclamer le remboursement de l'indemnité ou de la provision qu'il a versée à cet agent à raison des mêmes violences, dans la limite du montant à la charge de cette collectivité.
5. En l'espèce, M. A, militaire de la gendarmerie nationale a, ainsi qu'il a été dit au point 1, été victime de violences à l'occasion de ses fonctions en avril 2011. L'Etat était dès lors tenu, au titre de la protection instituée par l'article L. 4123-10 du code de la défense, de réparer le préjudice résultant de ces violences. Il s'ensuit que le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions a droit, dans la limite mentionnée au point précédent, au remboursement par l'État de l'indemnité qu'il a versée à M. A à raison de ces mêmes violences.
En ce qui concerne l'étendue des droits du Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions :
6. Eu égard à la finalité qui lui est assignée par les dispositions de l'article L. 1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et aux éléments entrant dans la détermination de son montant, tels qu'ils résultent des dispositions des articles L. 8 bis à L. 40 du même code, la pension militaire d'invalidité doit être regardée comme ayant pour objet de réparer, d'une part, les pertes de revenus et l'incidence professionnelle de l'incapacité physique et, d'autre part, le déficit fonctionnel, entendu comme l'ensemble des préjudices à caractère personnel liés à la perte de la qualité de la vie, aux douleurs permanentes et aux troubles ressentis par la victime dans ses conditions d'existence personnelles, familiales et sociales, à l'exclusion des souffrances éprouvées avant la consolidation, du préjudice esthétique, du préjudice sexuel, du préjudice d'agrément lié à l'impossibilité de continuer à pratiquer une activité spécifique, sportive ou de loisirs, et du préjudice d'établissement lié à l'impossibilité de fonder une famille. Lorsqu'elle est assortie de la majoration prévue à l'article L. 18 du code, la pension a également pour objet la prise en charge des frais afférents à l'assistance par une tierce personne.
7. En instituant la pension militaire d'invalidité, le législateur a entendu déterminer forfaitairement la réparation à laquelle les militaires peuvent prétendre, au titre des préjudices mentionnés ci-dessus, dans le cadre de l'obligation qui incombe à l'Etat de les garantir contre les risques qu'ils courent dans l'exercice de leur mission. Cependant, si le titulaire d'une pension a subi, du fait de l'infirmité imputable au service, d'autres préjudices que ceux que cette prestation a pour objet de réparer, il peut prétendre à une indemnité complémentaire égale au montant de ces préjudices. En outre, dans l'hypothèse où le dommage engage la responsabilité de l'Etat à un autre titre que la garantie contre les risques courus dans l'exercice des fonctions, et notamment lorsqu'il trouve sa cause dans des soins défectueux dispensés dans un hôpital militaire, l'intéressé peut prétendre à une indemnité complémentaire au titre des préjudices que la pension a pour objet de réparer, si elle n'en assure pas une réparation intégrale. Lorsqu'il est saisi de conclusions en ce sens, il incombe au juge administratif de déterminer le montant total des préjudices que la pension a pour objet de réparer, avant toute compensation par cette prestation, d'en déduire le capital représentatif de la pension et d'accorder à l'intéressé une indemnité égale au solde, s'il est positif ;
8. Considérant que la subrogation dont bénéficie le FGTI ne peut couvrir que le remboursement de l'indemnité réparant ces préjudices personnels dans la limite des sommes versées à ce titre. Il appartient au juge administratif, compte tenu des règles relatives à la responsabilité des personnes morales de droit public, et indépendamment des sommes qui ont pu être exposées par le Fonds de garantie à titre de provision, d'indemnité ou d'intérêts, de déterminer la nature et l'étendue des réparations incombant à l'employeur public de la victime dans le cadre des dispositions combinées précitées ;
Sur les préjudices
9. La nature et l'étendue des réparations incombant à une collectivité publique ne dépendent pas de l'évaluation du dommage faite par l'autorité judiciaire, notamment par une commission d'indemnisation des victimes d'infractions, dans un litige auquel cette collectivité n'a pas été partie, mais doivent être déterminées suivant les règles gouvernant la responsabilité des personnes morales de droit public.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux de M. A :
S'agissant des dépenses de santé :
10. Il est constant que l'agression dont a victime M. A a entraîné des dépenses de santé restées à sa charge pour un montant de 1 560 euros et entraînera des dépenses de santé futures à hauteur de 7 888,20 euros qui resteront à sa charge. Le ministre indique que ce poste de préjudice et l'évaluation retenue peuvent être indemnisés. Il y a lieu de condamner l'Etat à verser au FGTI la somme de 9 448,20 euros.
S'agissant des frais divers :
11. Le FGTI sollicite, au titre des frais divers, pour un montant total de
2 288,16 euros, la prise en charge des frais de téléphone et de télévision qu'il a engagés lors de ses hospitalisations ainsi que ses frais de déplacements. Il y a lieu de lui accorder la somme demandée et non contestée à hauteur de 2 288,16 euros.
S'agissant des frais d'assistance d'une tierce personne :
12. D'une part, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que l'agression dont a été victime M. A a entraîné la nécessité de recourir au service d'une tierce personne, 4 heures par jour pendant les week-end, du 7 avril 2011 au
16 décembre 2011, 3 heures par jour du 17 décembre 2011 au 29 mars 2012, 1,5 heures par jour du 30 mars 2012 au 29 septembre 2012, 2 heures par semaine du 30 septembre 2012 au 29 mars 2013 et enfin de 2 heures par mois du 30 mars 2013 au 24 avril 2015. D'autre part, il résulte également du rapport d'expertise que, depuis sa consolidation, l'état de santé de
M. A nécessite, de façon pérenne, une assistance par une tierce personne à raison de
2 heures par mois. Le montant de 24 338 euros qui a été alloué par la CIVI au titre de ce chef de préjudice, correspondant à un taux d'environ 13 euros par jour, caractérise une juste appréciation de ce chef de préjudice. Par suite, il y a lieu de condamner l'Etat à verser au FGTI la somme de 24 338 euros.
En ce qui concerne les préjudices extra patrimoniaux de M. A :
13. Le FGTI réclame l'indemnisation des sommes versées au titre de la réparation du déficit fonctionnel temporaire de M. A. Toutefois, la pension militaire d'invalidité versée à M. A a notamment pour objet de réparer ce poste de préjudice. Il n'est pas allégué et il ne résulte pas de l'instruction que le préjudice relatif à l'incidence professionnelle n'aurait pas été intégralement réparé par ladite pension. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par le FGTI doivent être rejetées.
14. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise ordonné par la commission d'indemnisation des victimes d'infraction, que M. A a enduré des souffrances physiques, évaluées à 5.5 sur une échelle de 1 à 7. Il sera fait une juste évaluation des souffrances endurées en les évaluant à 20 000 euros. Il a également subi un préjudice esthétique permanent évalué à 3 sur 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 5 000 euros.
15. Il résulte de l'instruction, notamment des conclusions de l'expert judiciaire, que M. A, à la suite de l'agression dont il a été victime, s'est trouvé dans l'impossibilité de poursuivre les activités sportives qu'il pratiquait (moto, ski). Il sera fait une juste appréciation en évaluant son préjudice d'agrément à la somme de 10 000 euros.
16. Enfin, le rapport d'expertise a également considéré que l'intéressé avait subi un préjudice sexuel. Il sera fait une juste appréciation en l'évaluant à 5 000 euros.
En ce qui concerne les préjudices des victimes indirectes :
17. Il est constant que le FGTI a versé à la compagne de M. A, une somme de
35 556 euros au titre des troubles dans ses conditions d'existence, du préjudice d'affection et de frais divers. Ce montant est, dans les circonstances de l'espèce, justifié et n'est d'ailleurs pas contesté. Ainsi, le FGTI est fondé à demander la condamnation de l'Etat à lui rembourser ladite somme.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions est fondé à solliciter la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 111 630,36 euros.
Sur les intérêts et la capitalisation :
19. D'une part, lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires dus en application de l'article 1231-6 du code civil, dans sa rédaction applicable à la date d'introduction de la requête, courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saison du juge, à compter du jour de cette saisine. Le FGTI a droit aux intérêts au taux légal correspondant à l'indemnité de 111 630,36 euros à compter du 18 décembre 2017, date de réception de sa demande par l'Etat.
20. D'autre part, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée le 20 décembre 2022. A la date du présent jugement, il n'était pas dû une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de rejeter cette demande.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser la somme de 111 630,36 euros au Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 18 décembre 2017.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gros, président,
M. Rebellato, premier conseiller,
M. Hélard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 20 juillet 2023.
Le rapporteur,
J. REBELLATO
Le président,
L. GROS
La greffière,
S. PORRINAS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026