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AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2122082

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2122082

vendredi 26 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2122082
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation6e Section - 1re Chambre
Avocat requérantINTER-BARREAUX JRF AVOCATS (AARPI)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2021, Mme C B, représentée par Me Callon, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser la somme de 19 449,30 euros en réparation des préjudices consécutifs à sa prise en charge de à l'hôpital Cochin, assortie des intérêts à taux légal ;

2°) de mettre à la charge de l'AP-HP la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- elle a contracté au décours de l'opération chirurgicale réalisée le 21 juillet 2017 au sein de l'hôpital Cochin une infection nosocomiale, et l'indemnisation des préjudices nés de cette infection incombe intégralement à l'AP-HP ;

- au titre des préjudices patrimoniaux temporaires, elle est fondée à solliciter une indemnisation de 705 euros au titre de l'assistance par tierce personne à laquelle elle devait recourir ;

- au titre des préjudices extrapatrimoniaux temporaires, elle est fondée à solliciter une indemnisation de 1 244,30 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire, une indemnisation de 7 000 euros au titre des souffrances qu'elle a endurées ;

- au titre des préjudices extrapatrimoniaux permanents, elle est fondée à solliciter une indemnisation de 5 000 euros au titre de son déficit fonctionnel permanent, de 3 500 euros au titre de son préjudice sexuel et de 2 000 euros au titre de son préjudice esthétique temporaire.

Par des mémoires, enregistrés le 6 octobre et 10 novembre 2022, M. A B, représenté par la SELARL Callon Avocat et Conseil, déclare reprendre l'instance engagée par sa mère, Mme B, aujourd'hui décédée.

Par un mémoire, enregistré le 22 février 2022, la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris, intervenant pour le compte de la Caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne, représentée par le cabinet JRF et Associés, demande au tribunal :

1°) de condamner l'AP-HP à lui verser une somme de 31 331,79 euros en remboursement des prestations versées dans l'intérêt de Mme B, assortie des intérêts au taux légal à compter de la première demande et la capitalisation de ces intérêts ;

2°) de condamner l'AP-HP à lui verser une somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale ;

3°) de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- elle est fondée à demander à l'AP-HP le remboursement des prestations versées dans l'intérêt de Mme B qui s'élèvent à la somme totale de 31 331,79 euros ;

- l'indemnité forfaitaire de gestion doit être mise à la charge de l'AP-HP.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2022, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) demande que les prétentions indemnitaires de la succession de la victime soient ramenées à de plus justes proportions.

Elle fait valoir que :

- l'indemnisation des préjudices subis par Mme B ne peut concerner que les préjudices strictement en lien avec l'infection nosocomiale dont elle a été victime lors de la sa prise en charge à l'hôpital Cochin ;

- elle propose d'allouer une somme de 906,30 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, de 4 500 euros au titre des souffrances endurées, de 611 euros au titre de l'assistance par tierce personne, de 2 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent, de 5 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;

- les demandes présentées au titre du préjudice d'agrément ne sont pas fondées.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la santé publique,

- le code de la sécurité sociale,

- l'arrêté du 4 décembre 2020 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Lautard-Mattioli,

- et les conclusions de Mme Pestka, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C B, née le 16 octobre 1949, souffrait d'une obésité morbide, assortie de problèmes respiratoires, de diabète ainsi que d'un syndrome d'apnées du sommeil. Elle a bénéficié d'une chirurgie bariatrique par la pose d'un bypass gastrique le 26 novembre 2008. A la suite de plusieurs interventions de chirurgie réparatrice consécutives à ce premier traitement, elle a été prise en charge le 20 juillet 2016 au sein du service de chirurgie digestive de l'hôpital Cochin, établissement dépendant de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour une curoplastie post-bypass (dermolipectomie verticale par incision du pli de l'aine) pratiquée le 21 juillet 2016, avant de regagner son domicile le 23 juillet 2016. Le 31 juillet de la même année, elle s'est présentée aux services de urgences du même hôpital pour une infection locale, traitée immédiatement par antibiothérapie puis a été hospitalisée du 1er au 8 août 2016, du 1er au 7 septembre suivant et, enfin, du 6 au 10 février 2017.

2. Par une requête en référé expertise du 19 mars 2019, Mme B a sollicité une expertise médicale. Par une ordonnance en date du 12 juillet 2019, le vice-président du tribunal a désigné un expert, qui a rendu son rapport le 11 septembre 2020. Par un courrier du 11 juin 2021, notifié le 16 juin suivant, la victime a présenté, par le truchement de son conseil, une demande préalable d'indemnisation à l'AP-HP, restée sans réponse. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal de condamner l'AP-HP à l'indemniser des préjudices qui leur ont été causés du fait de l'infection nosocomiale dont elle a été victime lors de la prise en charge à l'hôpital Cochin du 20 au 23 juillet 2016. M. A B, fils de la victime, a déclaré reprendre l'instance engagée par sa mère, décédée le 28 janvier 2022.

Sur l'existence d'une infection nosocomiale et la détermination de la personne responsable de l'indemnisation :

3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. -Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Aux termes de l'article L. 1142-1-1 du même code : " Sans préjudice des dispositions du septième alinéa de l'article L. 1142-17, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : / 1° Les dommages résultant d'infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés au premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 correspondant à un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales () ". Ces dispositions font peser sur l'établissement de santé la responsabilité des infections nosocomiales, qu'elles soient exogènes ou endogènes, à moins que la preuve d'une cause étrangère soit rapportée ou que le taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique de la victime soit supérieur à 25%, étant précisé que seule une infection, survenant au cours ou au décours d'une prise en charge et qui n'était ni présente ni en incubation au début de la prise en charge, peut être qualifiée de nosocomiale.

4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise dont l'AP-HP confirme les conclusions sur ce point, que l'infection, dont a été victime Mme B, s'est déclarée le 31 juillet 2017, 10 jours après son opération à l'hôpital Cochin, sans qu'il soit rapporté à l'instance que cette infection aurait été présente ou en incubation au début de sa prise en charge dans cet établissement. L'expert estime que le déficit fonctionnel permanent présenté par la victime en lien exclusif avec son infection nosocomiale est de 4 %. L'infection en cause présente donc les caractéristiques d'une infection nosocomiale dont la responsabilité incombe à l'AP-HP en vertu des dispositions précitées de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en l'absence de preuve de l'intervention d'une cause étrangère et au regard du taux de déficit fonctionnel permanent en lien avec l'infection nosocomiale.

Sur les préjudices de Mme B :

5. Mme B est décédée en cours d'instance le 28 janvier 2022. Le droit à réparation des préjudices tant matériels que personnels qu'elle a subis est entré dans le patrimoine de sa succession. Le juge doit dès lors condamner l'établissement hospitalier dont la responsabilité est engagée à réparer l'ensemble des préjudices au bénéfice de la succession.

En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :

S'agissant des dépenses de santé :

6. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme B ait exposé d'autres dépenses de santé que celles qui ont été prises en charge par la CPAM du Val-de-Marne pour une somme totale de 31 331,76 euros. Cette somme comprend les frais d'hospitalisation pour les périodes imputables en totalité à l'infection telles que définies par le rapport d'expertise, des frais médicaux intégrant des actes d'imagerie et de biologie, ainsi que des frais infirmiers et des frais pharmaceutiques, et, enfin, des frais de transport, détaillés dans le relevé de débours définitif établi le 21 novembre 2021 sur le fondement d'une attestation du médecin conseil de la caisse en date du 6 octobre 2020. Ces frais, imputables aux dommages consécutifs à l'infection nosocomiale subie par Mme B, doivent, dès lors, être mis à la charge de l'AP-HP et versés à la CPAM de Paris, qui agit pour le compte de la CPAM du Val-de-Marne en vertu de la convention relative à l'activité " recours contre tiers " conclue entre celles-ci.

S'agissant de l'assistance par tierce personne :

7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que Mme B a dû recourir à l'assistance d'une tierce personne pour les besoins de la vie quotidienne, en conséquence du dommage imputable à l'infection nosocomiale, à raison d'une heure par jour pour la période du 8 septembre au 8 octobre 2016, puis de quatre heures par semaine pour la période du 9 octobre au 9 novembre 2016. Il y a lieu de retenir, au regard du caractère non spécialisé de cette assistance, un taux horaire égal au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) augmenté des cotisations sociales et tenant compte des congés payés et des jours fériés. Ce besoin, pour la période du 8 septembre au 8 octobre 2016 (31 jours), à un taux horaire du SMIC augmenté de 15 euros pour une heure par jour représente 465 euros. Pour la période 9 octobre au 9 novembre 2016 (4 semaines), ce besoin calculé selon le même taux horaire, représente 240 euros. Le besoin d'assistance par tierce personne de Mme B s'est ainsi élevé à la somme totale de 705 euros, qu'il y a lieu de mettre à la charge de l'AP-HP.

En ce qui concerne les préjudices extrapatrimoniaux :

S'agissant des préjudices temporaires :

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

8. D'une part, il résulte de l'instruction que Mme B a subi un déficit fonctionnel temporaire total durant les périodes hospitalisation ayant résulté de l'infection nosocomiale, du 31 juillet 2021 au 8 août suivant (9 jours) et du 1er au 7 septembre 2016 (7 jours). Sur la base d'un taux quotidien de 20 euros, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi à ce titre en fixant le montant de sa réparation à 320 euros.

9. D'autre part, il résulte de l'instruction que Mme B a subi, en lien avec l'infection nosocomiale, un déficit fonctionnel temporaire partiel à des taux variables selon les périodes. Il y a donc lieu d'indemniser la requérante d'un déficit fonctionnel de 50 % du 9 au 31 août 2016 (23 jours), puis du 8 septembre au 8 octobre 2016 (31 jours), de 25 % du 9 octobre au 9 novembre 2016 (31 jours) et, enfin, de 10 % du 10 novembre 2016 au 12 décembre 2016 (31 jours). Il sera fait une juste appréciation de ces préjudices, sur la base d'un taux quotidien de 20 euros, en les évaluant à la somme totale de 757 euros.

10. Par suite, M. B est fondé à demander à ce qu'une somme totale de 1 077 euros soit mise à la charge de l'AP-HP au titre de ce poste de préjudice.

Quant aux souffrances endurées :

11. Le rapport d'expertise, non contesté sur ce point, estime que la souffrance endurée par Mme B, au seul titre de l'infection nosocomiale, correspond à une cotation de 3,5 sur 7. Il sera fait une juste appréciation de cette souffrance en fixant le montant de la réparation cette souffrance à 4 500 euros.

S'agissant des préjudices permanents :

Quant au déficit fonctionnel permanent :

12. Il résulte de l'instruction que Mme B a subi jusqu'à la date de son décès un déficit fonctionnel permanent imputable à l'infection et évalué par l'expert à 4%. Eu égard à l'âge de la victime à la date de consolidation du dommage, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice subi en fixant le montant de sa réparation à 5 000 euros.

Quant au préjudice d'agrément :

13. L'AP-HP conteste, sans être contredite, la réalité du préjudice d'agrément subi par Mme B, et M. B ne produit en réplique aucun élément permettant d'en attester l'existence. Par suite, il n'est pas fondé à demander l'indemnisation de ce chef de préjudice.

Quant au préjudice esthétique permanent :

14. Selon le rapport d'expertise, non contesté sur ce point, le préjudice esthétique permanent subi par Mme B du fait des cicatrices qu'elle garde des différentes interventions imputables au traitement des conséquences de l'infection nosocomiale, correspond à une cotation de 2 sur 7. Il sera fait une juste appréciation de chef de préjudice en fixant le montant de sa réparation à 2 000 euros.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

15. En premier lieu, lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

16. D'une part, il y a lieu de faire droit aux conclusions de M. B tendant à ce que les sommes qui lui sont allouées aux points précédents du présent jugement portent intérêt au taux légal à compter du 16 juin 2021, date de réception par l'AP-HP de sa demande indemnitaire préalable.

17. D'autre part, il y a lieu de faire droit aux conclusions de la CPAM de Paris, qui agit pour le compte de la CPAM du Val-de-Marne, tendant à ce que les sommes qui lui sont allouées aux points précédents du présent jugement portent intérêt au taux légal à compter du 22 février 2022, date d'enregistrement de son mémoire en demande.

18. En second lieu, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière. La capitalisation des intérêts a été demandée par la caisse le 22 février 2022. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 23 février 2023, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion prévue par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale :

19. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale, le montant maximum de cette indemnité forfaitaire de gestion est de 1 162 euros. Par suite, il y a lieu de mettre à la charge de l'AP-HP en application de ces dispositions une somme de 1 162 euros au profit de la CPAM de Paris, qui agit pour le compte de la CPAM du Val-de-Marne.

Sur les dépens :

20. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. (). ".

21. Dans les circonstances de l'espèce, les frais et honoraires de l'expertise, liquidés et taxés à la somme totale de 1 500 euros par une ordonnance du 9 février 2021 du président du tribunal, doivent être mis à la charge définitive de l'AP-HP.

Sur les frais non compris dans les dépens :

22. Dans les circonstances de l'espèce, il y a de lieu de mettre à la charge de l'AP-HP au profit de M. B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

23. Il y a également lieu de mettre à la charge de l'AP-HP au profit de la CPAM de Paris une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la succession de Mme B la somme de 13 282 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juin 2021.

Article 2 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 31 331,76 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 22 février 2022. Les intérêts échus le 22 février 2023 seront capitalisés à cette date et à chaque échéance annuelle ultérieure pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 3 : Les dépens, liquidés et taxés à la somme de 1 500 euros, sont mis à la charge définitive de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

Article 4 : l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris, qui agit pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne, la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Article 5 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à M. B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 6 : L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la caisse primaire d'assurance maladie de Paris, à la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne et à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Marino, président,

M. Le Broussois, premier conseiller,

M. Lautard-Mattioli, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mai 2023.

Le rapporteur,

B. Lautard-Mattioli

Le président,

Y. MarinoLe greffier,

A. Lemieux

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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