jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2122800 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 3e Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | GOULAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 25 octobre 2021 et les 23 février et 21 mars 2022, M. C B, représenté par Me Goulay, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 août 2021 par laquelle la commission d'attribution des logements de Paris Habitat-OPH a refusé de lui attribuer un logement social situé 11, rue Léon Giraud à Paris (75019) ;
2°) d'enjoindre à Paris Habitat-OPH de procéder à un nouvel examen de sa demande, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la ville de Paris une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- Paris Habitat-OPH n'établit pas que d'autres candidats justifiant d'une cotation plus favorable auraient été mieux classés dans le cadre du processus d'attribution du logement social ;
- seule sa demande tendant au nouvel examen de sa demande de logement et à son relogement sont devenues sans objet en cours de procédure ;
- en revanche, il ne s'est pas désisté de sa demande.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 18 février, 17 et 31 mars 2022, Paris Habitat-OPH, représenté par Me Hennequin, conclut, à titre principal à ce que le tribunal constate le désistement d'instance et d'action de M. B, à titre subsidiaire à l'irrecevabilité de la requête et, à titre infiniment subsidiaire, à son rejet.
Paris Habitat-OPH soutient que les moyens invoqués par M. B sont infondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 octobre 2021.
Vu :
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de la construction et de l'habitation,
- l'arrêté du 6 août 2018 relatif au nouveau formulaire de demande de logement locatif social et aux pièces justificatives fournies pour l'instruction de la demande de logement locatif social,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Goulay, représentant M. B,
- et les observations de Me Osorio, pour Paris Habitat-OPH.
Considérant ce qui suit :
1. Par courriel du 16 août 2021, M. B a été informé que sa candidature à l'attribution d'un logement social appartenant à Paris Habitat-OPH et situé 11, rue Léon Giraud à Paris (75019) avait été rejetée. M. B demande l'annulation de cette décision.
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été relogé en cours de procédure avec une entrée dans les lieux le 5 janvier 2022. Il s'ensuit que la demande du requérant tendant à l'annulation de la décision du 16 août 2021 par laquelle la commission d'attribution des logements de Paris Habitat-OPH a refusé de lui attribuer un logement social situé 11, rue Léon Giraud à Paris (75019) est devenue sans objet en cours d'instance. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les frais d'instance :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Paris Habitat-OPH la somme demandée par le requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il n'y a pas non plus lieu de faire droit à la demande de Paris Habitat-OPH tendant au versement d'une somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions présentées par Paris Habitat-OPH sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à Paris Habitat-OPH.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
A. ALe greffier,
C. Blondel
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision./6-3
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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01/06/2026