mercredi 4 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2124610 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | LAGRANGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des mémoires et pièces complémentaires, enregistrés le 19 novembre 2021, les 8 et 10 mars, le 13 mai, le 26 août et le 20 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Lagrange, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner, sur le fondement des dispositions de l'article 1240 du code civil, la direction générale des finances publiques (DGFIP) et la Banque de France à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait de la communication, par la DGFIP, dans le cadre de l'examen de son dossier de surendettement, d'informations erronées le concernant ;
2°) de condamner, sur le fondement des dispositions de l'article 1240 du code civil, la DGFIP et la Banque de France à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation du préjudice résultant du refus de la Banque de France de procéder à l'instruction de son dossier de surendettement, déposé le 20 novembre 2020 ;
3°) de condamner, sur le fondement des dispositions de l'article 1240 du code civil, la Banque de France à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation du préjudice qui résulte pour lui du refus de la Banque de France d'enregistrer le dossier de surendettement qu'il a présenté, le 25 novembre 2021, par voie électronique ;
4°) de condamner la DGFIP, la Banque de France et la commission de surendettement des particuliers à lui verser la somme de 50 000 euros au titre des préjudices qu'il impute au non-respect du principe du contradictoire et leur refus de communiquer, dans le cadre de l'examen de son dossier de surendettement, par voie électronique, ainsi qu'à l'absence de réponse à sa demande de suspension de la vente aux enchères de ses biens immobiliers.
Par une décision du 20 janvier 2022, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par une lettre du 22 février 2022, dont il a été accusé réception le jour même, le greffe du tribunal a invité M. A à régulariser sa requête en produisant, dans un délai de quinze jours, la décision rejetant sa demande indemnitaire préalable ou, à défaut, copie de cette demande, accompagnée de sa preuve de dépôt.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 412-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".
3. La requête de M. A tend à la condamnation de l'Etat à réparer les préjudices qu'il impute à des erreurs et irrégularités commises dans l'examen de son dossier de surendettement. Toutefois, en l'absence, au jour de la présente ordonnance, de toute décision rejetant sa demande indemnitaire ou de la preuve du dépôt d'une telle demande, la requête de M. A ne peut être regardée comme satisfaisant aux prescriptions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Par suite, la présente requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Paris, le 4 janvier 2023.
Le président du tribunal,
Jean-Christophe Duchon-Doris
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/12-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026