mercredi 26 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2125407 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET CASTALDI, MOURRE (ASSOCIATION) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2021, la régie autonome des transports parisiens (RATP) demande au tribunal :
1°) de condamner, à titre principal sur le fondement contractuel et à titre subsidiaire sur le fondement de la responsabilité délictuelle ou quasi-délictuelle, les sociétés Apave Parisienne, Tractebel Engineering, Eiffage Génie Civil et Razel-Bec à lui verser la somme de 80 741 358,29 euros sauf à parfaire, assortie des intérêts de droit, en réparation des préjudices subis en raison des sinistres survenus les 24 juin et 24 novembre 2016 sur le chantier de la station " Porte de Clichy " de la ligne de métro 14 ;
2°) de condamner solidairement ces sociétés à la garantir des actions et demandes qui pourraient être introduites par la ville de Paris en sa qualité de propriétaire des ouvrages riverains sinistrés ;
3°) de mettre à la charge de ces sociétés la somme de 413 373,76 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de les condamner aux entiers dépens, représentant la somme de 97 282 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 février 2022, la société Apave Parisienne, représentée par Me Marié, conclut [VL1]:
1°) au rejet de la requête en tant qu'elle la met en cause ;
2°) à la condamnation solidaire des sociétés Systra, Tractebel Engineering, Eiffage Génie Civil, Effaiges Fondations, ICOP SPA et de la RATP à la garantir de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre au titre de la survenance des sinistres de juin et novembre 2016 et de leurs conséquences ;
3°) à la mise à la charge in solidum de ces sociétés de la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à leur condamnation aux entiers dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 août 2022, la société Tractebel Engineering, représentée par la SCP Preel Hecquet Payet-Godel, agissant par Me Hecquet, conclut :
1°) au rejet de la requête en tant qu'elle la met en cause ;
2°) à la condamnation des sociétés Eiffage Génie Civil, Razel-Bel, Systra, Apave Parisienne, ICOP SPA et Eiffage Fondations à la garantir des sommes qui pourraient être mises à sa charge ;
3°) à la mise à la charge de ces sociétés de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un acte, enregistré le 31 mars 2023, la RATP déclare se désister de la présente instance et de toute action future ayant le même objet.
Par un mémoire, enregistré le 5 avril 2023, les sociétés Eiffage Génie Civil et Razel-Bec, représentées par la SELARL Molas Riquelme Associés, agissant par Me Molas, demandent au tribunal de donner acte du désistement d'instance et d'action de la RATP.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
2. Le désistement d'instance et d'action de la RATP est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la société Apave Parisienne et la société Tractebel Engineering sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou au titre des dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la RATP.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Apave Parisienne et la société Tractebel Engineering sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou au titre des dépens sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la régie autonome des transports parisiens et aux sociétés Eiffage Génie Civil, Razel-Bel, Apave Parisienne, ICOP SPA, Eiffage Fondations et Tractebel Engineering.
Fait à Paris, le 26 avril 2023.
La vice-présidente de la 4ème section
M.-O. Le Roux
La République mande et ordonne au préfet d'Île-de-France, préfet de Paris en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
[VL1]Détailler '
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026