mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2125680 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1re Section - 2e Chambre |
| Avocat requérant | CABINET CENSUS (SELARLU) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 novembre 2021, la SARL Genova, représentée par la SELARL Census, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et en pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2013 et 2014 ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'il convient de reconstituer les chiffres d'affaires réalisés en se fondant sur le volume de farine acheté, lequel s'élève à 6 120 kg en 2013 et 6 560 kg en 2014.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2022, l'administrateur général des finances publiques de la direction régionale du contrôle fiscal d'Ile-de-France conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est tardive ;
- la société n'est pas fondée à contester les suppléments d'imposition sur lesquels le tribunal s'est déjà prononcé par jugement du 6 avril 2021 et qui sont, dès lors, couverts par l'autorité de la chose jugée ;
- aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Amadori,
- les conclusions de M. Charzat, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Genova, qui exploite un fonds de commerce dont l'activité principale est la vente de pizzas, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014. Par une proposition de rectification du 25 juillet 2016, le service vérificateur lui a notifié des rehaussements de ses bases imposables à l'impôt sur les sociétés au titre des exercices clos en 2013 et 2014 ainsi que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période de janvier 2013 à décembre 2014. A l'issue de la procédure contradictoire, les impositions supplémentaires en résultant ont été mises en recouvrement le 31 janvier 2018. La SARL Genova a présenté une réclamation le 24 mai 2021, qui a été rejetée le 28 septembre 2021. Par la présente requête, la SARL Genova demande la décharge, en droits et en pénalités, de ces impositions.
2. Il résulte de l'instruction que la SARL Genova avait saisi, le 30 septembre 2019, le tribunal administratif de Paris d'une première demande tendant à la décharge des mêmes impositions et pénalités. Le tribunal a rejeté cette requête par jugement rendu public le 6 avril 2021, n° 1921031/1-2, lequel est passé en force de chose jugée. Alors même que la société présenterait une nouvelle méthode de reconstitution de ses chiffres d'affaires et recettes, la demande de décharge présentée par la SARL Genova dans le cadre de la présente instance, qui conteste le bien-fondé de l'imposition supplémentaire à laquelle la contribuable a été assujettie, oppose les mêmes parties et a le même objet et la même cause juridique. L'autorité de la chose jugée fait, dès lors, obstacle à ce que la SARL Genova puisse contester les impositions supplémentaires auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2013 et 2014.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par la SARL Genova doivent être rejetées. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en outre obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante à la présente instance, la somme que la SARL Genova sollicite au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SARL Genova doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Genova est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Genova et à l'administrateur général des finances publiques représentant la direction spécialisée du contrôle fiscal d'Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bachoffer, président,
M. Pertuy, premier conseiller,
M. Amadori, premier conseiller.
Lu en audience publique le 21 mai 2024.
Le rapporteur,
A. AMADORI
Le président,
B. BACHOFFERLa greffière,
V. FLUET
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/1-
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400288
La société First Trading contestait devant le **Tribunal Administratif de Paris** des rappels d'impôts et pénalités suite à un contrôle fiscal. Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée conformément aux articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés (prescription, qualification de la cession immobilière) n'étaient pas fondés.
31/03/2026
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31/03/2026