LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA75-2127647

Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2127647

mercredi 13 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2127647
TypeDécision
PublicationC
Formation5e Section - 3e Chambre
Avocat requérantMORLOT-DEHAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 décembre 2021 et 16 décembre 2022, M. B A, représenté par Me Morlot Dehan, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 5 août 2021 par laquelle la commission de recours de l'invalidité a rejeté sa demande d'octroi d'une pension militaire d'invalidité ;

2°) d'enjoindre au ministre des armées de lui attribuer la pension sollicitée ou, à défaut, de réexaminer sa demande, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

- la décision attaquée méconnaît les dispositions des articles L. 113-6, L. 124-11 et L. 124-20 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- l'administration ne peut se prévaloir des recherches infructueuses par le service historique des archives de Vincennes ou le service des pensions de Caen pour rejeter sa demande.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juillet 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 août 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Sueur, greffière d'audience :

- le rapport de Mme Leravat,

- et les conclusions de M. Lamy, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant algérien né le 2 décembre 1945, déclare avoir reçu des éclats de grenade le 4 septembre 1958 à Ain Nsour entraînant un éclatement du pied droit et de la partie tibio-métatarsienne qui a nécessité l'amputation de la jambe droite du tiers moyen, ainsi que plusieurs plaies sur la jambe gauche. Par un courrier du 7 mars 2018, M. A a sollicité le bénéfice d'une pension militaire d'invalidité en tant que victime civile de la guerre d'Algérie, qui lui a été refusé par une décision du 21 juin 2021. M. A a formé un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours de l'invalidité le 5 août 2021, qui a été rejeté par une décision du 24 novembre 2021. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 113-6 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " Les personnes ayant subi en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 29 septembre 1962 des dommages physiques, du fait d'attentats ou de tout autre acte de violence en relation avec la guerre d'Algérie, bénéficient des pensions de victimes civiles de guerre. () " Aux termes de l'article L. 124-11 du même code : " Pour l'application des dispositions de l'article L. 113-6 relatif à la réparation des dommages physiques subis en relation avec la guerre d'Algérie, ouvrent droit à pension les infirmités ou le décès résultant : /1° De blessures reçues ou d'accidents subis du fait d'attentats ou de tout autre acte de violence en relation avec cette guerre ; () ". Aux termes de l'article L. 124-20 de ce code : " Il appartient aux postulants de faire la preuve de leurs droits à pension en établissant que l'infirmité invoquée a bien son origine dans une blessure ou dans une maladie causée par l'un des faits prévus aux sections 1 et 2 du présent chapitre. "

3. En l'espèce, pour établir que les infirmités dont il a été victime résultent d'un fait ou d'un acte de violence commis lors de la guerre d'Algérie, M. A produit deux comptes-rendus chirurgicaux, datés des 4 septembre et 29 octobre 1958, indiquant " polyblessé par éclats de grenade éclatement du pied droit qui nécessite l'amputation de la jambe au 1/3 moyen ", " plaies de la jambe gauche " et " reprise du moignon d'amputation de la jambe D[roite] ", ainsi que des certificats médicaux de l'établissement public hospitalier de Miliana (Algérie), datés des 21 juillet 2020, 2 août 2020 et 15 février 2021, attestant qu'il ressort des registres de cet hôpital que M. A y a été hospitalisé en septembre et octobre 1958. Toutefois, s'il n'est pas contesté que l'intéressé a dû être hospitalisé et amputé, notamment, de la jambe droite, ces éléments ne permettent pas de corroborer les circonstances de l'accident, le lieu ou les séquelles tels qu'allégués par M. A. Dans ces circonstances, l'intéressé n'établit pas un lien de causalité entre ses infirmités et un acte de violence en relation avec les événements qui se sont déroulés en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 29 septembre 1962 ainsi que le prévoient les dispositions précitées du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

4. Par ailleurs, M. A fait valoir que l'administration s'est limitée à demander des certificats médicaux relatifs à l'accident qu'il a subi au service historique des archives de Vincennes et à la division des archives des victimes des conflits contemporains de Caen alors qu'il a été hospitalisé dans un hôpital civil et que, par conséquent, les recherches menées par ces services ne pouvaient qu'être infructueuses. Cependant, si M. A produit divers éléments d'archives relatant les affrontements dans la région de Miliana entre 1956 et 1958, ceux-ci ne suffisent pas à rapporter la preuve d'un lien entre son infirmité et les évènements qui se sont déroulés en Algérie entre 1954 et 1962, ainsi qu'il a été analysé au point précédent.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre des armées.

Délibéré après l'audience du 28 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Ladreyt, président,

M. Gandolfi, premier conseiller,

Mme Leravat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2024.

La rapporteure,

C. LERAVAT

Le président,

J-P. LADREYT

La greffière,

L. SUEUR

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309888

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à une ressortissante bangladaise. Le juge a constaté que le préfet de police, mis en demeure, n'avait produit aucune défense et était donc réputé avoir acquiescé aux faits de la requérante, notamment sa présence continue en France depuis 2009 et la régularisation de son conjoint. La décision a été annulée pour méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas procédé à l'examen complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.

27/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407314

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant camerounais, père d'un enfant français. La juridiction a estimé que la décision administrative, fondée sur une menace à l'ordre public, méconnaissait l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant, en portant atteinte à sa vie familiale en France. Le tribunal a ainsi fait prévaloir la protection de la vie familiale sur les considérations d'ordre public dans ce cas d'espèce.

27/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317783

**Sujet principal** : Recours en annulation contre une révocation et une radiation des cadres d'un capitaine de police pour vice de procédure disciplinaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était entachée d'un vice substantiel, car l'agent n'a pas disposé d'un délai suffisant pour consulter son dossier (reçu seulement la veille de l'audience du conseil de discipline, malgré sa demande antérieure et l'importance du dossier). Cette méconnaissance des droits de la défense entraîne l'annulation de l'arrêté de révocation attaqué. **Textes appliqués** : Article L. 532-4 du code général de la fonction publique et article 5 du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984, qui garantissent le droit à la communication intégrale du dossier dans un délai permettant une défense effective.

27/03/2026

TA75Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315697

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler sa déclaration d'élimination au concours externe du CAPES d'anglais 2023. La juridiction juge irrecevable le recours, considérant que la délibération du jury sur l'admissibilité n'est pas détachable de sa décision finale. Elle refuse également la condamnation de l'État aux frais de procédure, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

27/03/2026

← Retour aux décisions