mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2128101 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6e Section - 1re Chambre - R.222-13 |
| Avocat requérant | DECLERCQ |
Vu la procédure suivante :
A une requête et un mémoire, enregistrés les 26 décembre 2021 et 25 août 2022, M. B C, représenté A Me Declercq, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite, qui serait née du silence gardé sur lui, A laquelle la maire de Paris aurait rejeté son recours administratif préalable obligatoire, présenté A un courrier du 19 octobre 2021, à l'encontre de sa décision du 3 août 2021 refusant de le prendre en charge en qualité de jeune majeur ;
2°) d'enjoindre à la ville de Paris de lui accorder une prise en charge provisoire adaptée à ses besoins, sous astreinte de 100 euros A jour de retard à compter de la décision à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation sous la même condition d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée,
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le fait qu'il ait été auparavant pris en charge en qualité de mineur A le service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Côte-d'Or ne constituait pas un motif légal permettant à la ville de Paris de refuser de lui accorder un contrat en qualité de jeune majeur,
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle,
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
A un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, la maire de Paris conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la ville de Paris n'étant pas compétente pour se prononcer sur la demande de contrat en qualité de jeune majeur formulée A M. C, sa requête est irrecevable,
- le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée est inopérant,
- les autres moyens soulevés A M. C ne sont pas fondés.
La Défenseure des droits, en application des dispositions de l'article 33 de la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011, a présenté des observations le 6 septembre 2022.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale A une décision du 2 juillet 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011, notamment son article 33 ;
- le code de l'action sociale et des familles,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thulard, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. E,
- les observations de Me Declercq pour M. C,
- et les observations de M. F pour la maire de Paris.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant guinéen né le 10 juin 2002 à Conakry, a fait l'objet d'une prise en charge A le service de l'aide sociale à l'enfance du conseil départemental de la Côte-d'Or A un arrêté du 5 novembre 2017. A un jugement du 18 janvier 2018, le juge des enfants du tribunal pour enfants de D a confirmé son placement auprès de l'aide sociale à l'enfance de la Côte-d'Or jusqu'au 10 juin 2020, date de sa majorité. A une ordonnance du 1er février 2018, le juge des tutelles du tribunal de grande instance de D a ordonné l'ouverture d'une tutelle d'Etat au bénéfice de M. C. A une décision du 10 août 2020, le président du conseil départemental de la Côte-d'Or a décidé la fin de la prise en charge de M. C A son service de l'aide sociale à l'enfance à compter du 31 août 2020. A un courrier du
25 février 2021, M. C a demandé le bénéfice d'un contrat " jeune majeur " à la maire de Paris. A une décision du 3 août 2021, le chef du bureau de l'accompagnement vers l'autonomie et l'insertion du pôle parcours de l'enfant de la direction de l'action sociale de l'enfance et de la santé a rejeté cette demande au motif que " toute demande pour le bénéfice d'une prestation de l'aide sociale à l'enfance doit être réalisée auprès du Département de la Côte d'Or, seul département compétent pour y donner suite ". M. C a exercé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision A un courrier daté du 19 octobre 2021 et réceptionné le 25 octobre suivant, conformément aux dispositions des articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles. A la présente requête, il demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet, qui serait, d'après lui, née du silence gardé sur ce recours administratif préalable obligatoire. Toutefois, il résulte de l'instruction que, A décision du
23 décembre 2021, la maire de Paris a expressément rejeté ce recours aux motifs que l'obligation de suivi de M. C incombe au département de la Côte d'Or, que la ville de Paris n'est pas compétente pour revenir sur la décision de mettre fin à la prise en charge du président du conseil départemental de la Côte d'Or et que le domicile de secours acquis pendant la minorité se trouve dans ce dernier département. La requête de M. C doit ainsi être regardée comme dirigée contre cette dernière décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les textes applicables et l'office du juge :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 221-1 du code de l'action sociale et des
familles : " Le service de l'aide sociale à l'enfance est un service non personnalisé du département chargé des missions suivantes : / 1° Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique tant aux mineurs et à leur famille ou à tout détenteur de l'autorité parentale, confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, qu'aux mineurs émancipés et majeurs de moins de vingt et un ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre () ". Le sixième alinéa de son article L. 222-5 dispose que, sur décision du président du conseil départemental : " Peuvent être également pris en charge à titre temporaire A le service chargé de l'aide sociale à l'enfance les mineurs émancipés et les majeurs âgés de moins de vingt et un ans qui éprouvent des difficultés d'insertion sociale faute de ressources ou d'un soutien familial suffisants. ".
3. Sous réserve de l'hypothèse dans laquelle un accompagnement doit être proposé au jeune pour lui permettre de terminer l'année scolaire ou universitaire engagée, le président du conseil départemental dispose d'un large pouvoir d'appréciation pour accorder ou maintenir la prise en charge A le service de l'aide sociale à l'enfance d'un jeune majeur de moins de vingt et un ans éprouvant des difficultés d'insertion sociale faute de ressources ou d'un soutien familial suffisants et peut à ce titre, notamment, prendre en considération les perspectives d'insertion qu'ouvre une prise en charge A ce service. Il peut à ce titre, notamment, prendre en considération les perspectives d'insertion qu'ouvre une prise en charge A ce service compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, y compris les doutes sur l'âge réel du demandeur.
4. Eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, il appartient au présent juge non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner la situation de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler, s'il y a lieu, cette décision en accueillant lui-même la demande de l'intéressé s'il apparaît, à la date à laquelle il statue, eu égard à la marge d'appréciation dont dispose le président du conseil départemental dans leur mise en œuvre, qu'un défaut de prise en charge conduirait à une méconnaissance des dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance et en renvoyant l'intéressé devant l'administration afin qu'elle précise les modalités de cette prise en charge sur la base des motifs de son jugement.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du code de l'action sociale et des familles : " Les prestations légales d'aide sociale sont à la charge du département dans lequel les bénéficiaires ont leur domicile de secours, à l'exception des prestations énumérées à l'article L. 121-7. ". Son article L. 122-2 dispose : " Nonobstant les dispositions des articles 102 à 111 du code civil, le domicile de secours s'acquiert A une résidence habituelle de trois mois dans un département postérieurement à la majorité ou à l'émancipation, sauf pour les personnes admises dans des établissements sanitaires ou sociaux, ou accueillies habituellement, à titre onéreux ou au titre de l'aide sociale au domicile d'un particulier agréé ou faisant l'objet d'un placement familial en application des articles L. 441-1, L. 442-1 et L. 442-3, qui conservent le domicile de secours qu'elles avaient acquis avant leur entrée dans l'établissement et avant le début de leur séjour chez un particulier. Le séjour dans ces établissements ou au domicile d'un particulier agréé ou dans un placement familial est sans effet sur le domicile de secours. ".
En ce qui concerne la légalité de la décision du 23 décembre 2021 et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête :
6. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point 6 que la circonstance que M. C ait été pris en charge A le service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Côte-d'Or quand il était mineur est sans incidence sur la détermination du département compétent pour se prononcer sur sa demande d'admission au bénéfice de l'aide sociale à l'enfance en qualité de jeune majeur, objet du présent litige. Alors que l'intéressé réside à Paris depuis décembre 2020 et y a donc acquis un domicile de secours depuis mars 2021, la ville de Paris était bien compétente pour examiner ladite demande, contrairement à ce qu'elle soutient dans son mémoire en défense. Sa fin de non-recevoir tirée de l'irrecevabilité des conclusions de la requête de M. C en ce qu'elles seraient mal dirigées doit donc être rejetée.
7. En second lieu, il résulte de l'instruction que, lorsqu'il était pris en charge en qualité de mineur A le service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Côte-d'Or, M. C, qui bénéficiait alors de l'appui du personnel spécialisé d'une maison d'enfant à caractère social, a fourni des efforts remarquables pour s'intégrer dans la société française. Ainsi, alors qu'il est arrivé sur le territoire national à l'âge de seulement 15 ans et qu'il ne maîtrisait pas initialement la langue française, il a pu valider un certificat de formation générale à l'issue de l'année 2017/2018 puis un certificat d'aptitude professionnelle " employé de vente spécialisé produits alimentaires " en juin 2020. Il a également travaillé en qualité d'apprenti entre octobre 2018 et mai 2020 et a donné entière satisfaction à son maître d'apprentissage. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'à compter de septembre 2020, alors qu'il était privé de l'appui des services de l'aide sociale à l'enfance, il a été confronté à de graves difficultés sociales, en ne disposant plus d'un logement stable, en ne parvenant pas à obtenir un emploi dans sa qualification et en étant privé de tout titre de séjour alors même qu'il aurait été fondé à obtenir de plein droit une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11-2 bis du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables. Il a également été déscolarisé plusieurs mois, jusqu'en mars 2021. Il résulte de ce qui précède que, malgré ses efforts d'intégration, M. C n'était alors pas suffisamment autonome pour que l'absence de suivi A le service de l'aide sociale à l'enfance du département compétent ne l'expose pas à de graves difficultés d'insertion. Il résulte de l'instruction que
M. C a pu se stabiliser à Paris à compter de décembre 2020 et qu'avec l'aide des associations " Repairs ! 75 " et " Ecole de la 2ème chance ", il a pu reprendre sa scolarité et effectuer des stages dans le domaine de la vente. Il résulte également de l'instruction qu'il a pu obtenir du préfet de police un titre de séjour. Toutefois, l'aide desdites associations est A nature précaire. En ce qui concerne plus particulièrement l'hébergement de M. C, l'association
" Repairs ! 75 " notait ainsi dans une attestation du 23 février 2021 qu'il était alors " en rupture " et a indiqué le 29 juin 2022 qu'elle finançait à cette date son hébergement " à titre temporaire ". A ailleurs, il résulte de l'instruction qu'à la date du présent jugement, M. C a la qualité d'apprenti. Toutefois, son contrat d'apprentissage devrait s'achever prochainement, le 14 novembre 2022. A ailleurs, son activité professionnelle ne lui procure des revenus que d'un montant égal à 55% du salaire minimum de croissance (SMIC), ce qui ne lui permet pas de disposer de ressources suffisantes au regard du coût de la vie en région parisienne. Enfin, il résulte de l'instruction que le requérant souffre de problèmes cardiaques importants malgré son jeune âge et qu'un suivi médical doit être mis en place puis assuré dans les prochains mois. Dans ces conditions, compte-tenu à la fois des efforts particulièrement remarquables d'intégration dans la société française de M. C, de la précarité actuelle de sa situation et de la nécessité pour lui de disposer dans un proche avenir d'un accompagnement professionnel, social et médical, la décision du 23 décembre 2021 A laquelle la maire de Paris a expressément rejeté le recours administratif préalable obligatoire de l'intéressé à l'encontre de sa décision de refus de prise en charge A l'aide sociale à l'enfance du 3 août 2021 méconnaît manifestement les dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'annuler cette décision et d'admettre
M. C au bénéfice de l'aide sociale à l'enfance en qualité de jeune majeur.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Conformément aux pouvoirs du juge tels que rappelés au point 4 et aux motifs d'annulation retenus, il y a lieu de renvoyer M. C devant la ville de Paris afin qu'elle précise les modalités de sa prise en charge A son service de l'aide sociale à l'enfance, dans un délai de huit jours à compter de la mise à disposition au greffe du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer une astreinte à l'encontre de la ville de Paris.
Sur les frais d'instance :
10. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la ville de Paris la somme de 1 200 euros au titre des frais engagés dans l'instance n°2128101 et non compris dans les dépens, somme qu'elle versera à Me Declercq en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus, sous réserve pour cette dernière de renoncer au bénéfice de la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 23 décembre 2021 A laquelle la maire de Paris a expressément rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. C à l'encontre de sa décision de refus de prise en charge A l'aide sociale à l'enfance en qualité de jeune majeur du 3 août 2021 est annulée.
Article 2 : M. C est admis au bénéfice de l'aide sociale à l'enfance en qualité de jeune majeur.
Article 3 : M. C est renvoyé devant la ville de Paris afin qu'elle précise les modalités de sa prise en charge A son service de l'aide sociale à l'enfance dans un délai de huit jours à compter de la mise à disposition au greffe du présent jugement.
Article 4 : La ville de Paris versera la somme de 1 200 euros à Me Declercq, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour Me Declercq de renoncer au bénéfice de la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Declercq et à la maire de Paris.
Copie en sera envoyée pour information au président du conseil départemental de la Côte-d'Or.
Rendu public A mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
V. E
Le greffier,
A. LemieuxLa République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2/6-1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026