lundi 17 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2204510 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET CLYDE & CO (LLP) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 février 2022, la société d'exploitation de l'hôtel et du restaurant Le Fouquet's, la compagnie d'assurances Chubb european group SE, la caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles Paris Val de Loire, Generali Iard, MS Amlin insurance SE, MSIG insurance Europe AG, Zurich insurance PLC, Aviva assurances représentées par Me Le Calvez, demandent au tribunal :
1°) de prescrire une expertise en présence en présence du préfet de police afin d'évaluer les préjudices matériels et immatériels subis par la société d'exploitation de l'hôtel et du restaurant Le Fouquet's suite aux vols et dégradations commis le 16 mars 2019 ;
2°) dire que l'expert devra déposer un pré rapport.
Ils soutiennent qu'une expertise est utile dès lors qu'un recours au fond a été déposé au tribunal pour évaluer l'ensemble des préjudices subis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. / Il peut, notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission ".
2. La société d'exploitation de l'hôtel et du restaurant Le Fouquet's et ses co-assureurs font valoir que lors de la manifestation dite des " gilets jaunes " le 16 mars 2019, l'établissement a subi d'importants dégradations et vols, les manifestants ayant fait usage d'engins incendiaires ayant obligé la fermeture du restaurant du 16 mars au 13 juillet 2019. Ils demandent au juge des référés de prescrire une expertise en présence en présence du préfet de police afin d'évaluer l'ensemble des préjudices matériels et immatériels subis par la société d'exploitation de l'hôtel et du restaurant Le Fouquet's.
3. Les constations demandées entrent dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ; il y a lieu, par suite, de faire droit à cette demande. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de fixer la mission de l'expert comme il est dit à l'article 1er de la présente ordonnance.
4. L'expert est tenu, entre autres, d'informer les parties de ses constatations, de recueillir leurs dires et d'en faire état dans son rapport. S'il lui est loisible de communiquer aux parties un pré-rapport aux fins de recueillir leurs observations, aucune disposition législative ou réglementaire applicable devant le juge administratif ne permet de lui imposer cette formalité.
O R D O N N E :
Article 1er : Il sera procédé par Mme B A demeurant au 140 boulevard Haussman à Paris 8ème, en présence de la société d'exploitation de l'hôtel et du restaurant Le Fouquet's, la compagnie d'assurances Chubb European Group SE, la caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles Paris Val de Loire, Generali Iard, MS Amlin insurance SE, MSIG insurance Europe AG, Zurich insurance PLC, Aviva assurances, le préfet de police à une expertise en vue de :
1°) se faire remettre tous les documents techniques et pièces comptables utiles à sa mission ;
2°) convoquer les parties et entendre tout sachant ;
3°) évaluer l'ensemble des préjudices matériels et immatériels subis par la société d'exploitation de l'hôtel et du restaurant Le Fouquet's consécutifs à la manifestation du 16 mars 2019 ;
4°) recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
Article 2 : L'expert remplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Pour l'accomplissement de cette mission, il se fera communiquer tous documents relatifs à la conception et à la réalisation des travaux.
Article 3 : L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal en 2 exemplaires au plus tard le 15 avril 2023. Il notifiera les copies de son rapport aux parties intéressées telles que précisées à l'article 5 de la présente ordonnance, le cas échéant, avec leur accord, sous forme électronique.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la société d'exploitation de l'hôtel et du restaurant Le Fouquet's, à la compagnie d'assurances Chubb european group SE, à la caisse régionale d'assurances mutuelles agricoles Paris Val de Loire, à Generali Iard, à MS Amlin insurance SE, à MSIG insurance Europe AG, à Zurich insurance PLC, à Aviva assurances, au préfet de police et à Mme B A, expert.
Fait à Paris, le 17 octobre 202Le juge des référés,
J-C. DUCHON-DORIS
La République mande et ordonne au préfet de la région d'Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026